Pour SIGNALER une LUTTE ou une ACTION SOCIALE en cours.
N'hésitez pas !!
"PAS DE GUERRE ENTRE LES PEUPLES, PAS DE PAIX ENTRE LES CLASSES !"
*******************
"Il faut que les ouvriers sachent bien qu'il n'est de remède à leurs maux que la patience et la résignation."
Casimir Périer, premier ministre 1831...
Les PETITIONS
Mines Energie CGT
Toutes les Pétitions de la FNME sur Internet !
Signez sur le net !
LES PLANS SOCIAUX
Lieux de regroupement de la casse sociale et industrielle en cours dans notre pays
Fermetures d'usine, licenciements, chômage technique... Découvrez les entreprises qui trinquent
Les suppressions d'emplois annoncées depuis septembre 2008 en France.
Merci à Philippe Tastet

Non aux licenciements et sanctions à ErDF- GrDF !
240 salariés sanctionnés, 11 licenciements annoncés, des mises à pied, des rétrogradations avec pertes de salaires importantes, des blâmes, des menaces permanentes… voici la politique revancharde que le patronat d’EDF SA et de GDF/SUEZ mettent en œuvre en guise de réponse au mouvement social historique de ce printemps.
Au printemps, durant trois mois, des dizaines de milliers d’agents d’EDF SA et de GDF/SUEZ se sont battus sous différentes formes pour exiger un meilleur partage des richesses créées par leurs entreprises, pour la fin de la politique d’externalisation de nombre de leurs métiers et un plan d’embauche permettant de faire face aux missions de service public de leurs entreprises. Les salariés en action n’ont pas manquéde faire le lien avec la libéralisation du secteur de l’énergie ou encore avec les pratiques managériales qui ne produisent que de la souffrance.
C’est tout cela que ce patronat ne peut supporter. Et leurs méthodes sont iniques, les conseils de discipline sont bâclés car les dossiers sont vides. D’ailleurs, devant le tribunal des Prud’hommes de Toulouse, par la voix de leur avocat, les directions ont affirmé que la convention européenne des Droits de l’homme et des libertés fondamentales n’avait aucune valeur dans les entreprises. On ne peut mieux dire.
L’objectif de cette répression est d’effrayer le personnel, le contraindre à accepter les effets de la libéralisation sans rechigner. C’est un niveau de répression jamais connu dans l’histoire de ces entreprises. Le mouvement syndical est bien sûr visé, c’est le cas de la CGT dont de nombreux militants sont attaqués, ça l’est également de SUD Énergie. Un des motifs récurrents contre les militants visés est de n’avoir pas «usé de leur devoir de modération», le message du patronat est clair : «faites-nous un syndicalisme convenable d’accompagnement, ou sinon nous frappons».
À Toulouse, à Paris, en Normandie, les réactions sont fortes : mouvements de grève, manifestations. À l’évidence, après un moment de consternation, le personnel avec ses organisations syndicales redresse la tête et fait preuve d’une magnifique solidarité. À Paris, pour soutenir le responsable du syndicat CGT, plusieurs centaines de salariés se sont regroupés dans l’unité. Comme à Toulouse de nombreuses personnalités politiques, dont Alain Krivine, sont venus apporter au nom de leur parti leur soutien militant.
En attaquant les salariés et le mouvement syndical à EDF- GDG/SUEZ c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est attaqué, et au-delà ce sont toutes celles et ceux qui veulent faire vivre les libertés démocratiques qui sont provoqués.
Un appel des organisations politiques de la gauche de la gauche exige le retrait des sanctions contre les salariés d’EDF-GDF/SUEZ. Elles appellent également leurs militantes et militants à participer à toutes les formes de soutien proposées par leurs organisations syndicales. C’est urgent!
La Branche Énergie du NPA

de Union Syndicale de I’Intérim-CGT
Depuis le 12 octobre, des centaines de salariés intérimaires sans-papiers sont entrés en grève pour leur régularisation.
Des agences d’intérim situées rue de Rome (une SYNERGIE, deux CRIT), rue St-Lazare (deux ADIA) et rue de Turin (une KELLY SERVICES) sont occupées dans le 8ème arrondissement de PARIS.
Les salariés grévistes, intérimaires détachés dans tous les secteurs d’activité, employés souvent dans la sous-traitance des grands groupes industriels, sont à ce jour plus de 700 recensés.
Ces salariés représentent l’ensemble des travailleurs du secteur de l’intérim.
Depuis l’entrée des salariés intérimaires dans la lutte en juin 2008, le PRISME (syndicat patronal de l’intérim) et l’Etat on cherché à blanchir les Entreprises de Travail Temporaire (ETT) en qualifiant ces grévistes de cas isolés.
Le mouvement en cours ouvre une brèche dans la stratégie patronale. Des milliers d’intérimaires sans-papiers sortent de l’ombre et font la démonstration que l’utilisation de ces travailleurs est une pratique généralisée dans le Travail Temporaire, encouragée par le MEDEF et couverte par le gouvernement.
Les premières luttes de septembre 2008 avec les occupations de PERFECT, MAN BTP, ADECCO, MANPOWER et RANDSTAD ont obligé le Ministère et le PRISME à prendre des engagements pour faire entrer les intérimaires dans le processus de régularisation.
Mais, rapidement, les Préfectures, au lieu d’appliquer les consignes, ont décidé de bloquer les demandes de régularisations avec l’aval du gouvernement.
L’Union Syndicale de I’Intérim-CGT dénonce dans cette attitude une volonté de pourrissement de la part des pouvoirs publics. Le gouvernement doit prendre toutes les dispositions mettant fin aux discriminations.
Par ce mouvement, la précarité de TOUS les intérimaires avec ou sans papiers est mis en évidence. Cette lutte exemplaire est un ballon d’oxygène pour TOUS les travailleurs de ce pays permettant ainsi de mettre un coup d’arrêt à une organisation du travail digne d’une république bananière.
Si le Ministère persiste dans son attitude, plusieurs milliers de travailleurs se feront connaître par la grève. Il engage toute sa responsabilité dans l’explosion du conflit qui jour après jours s’intensifie.
REGULARISATION DE TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS
Sources : CGT-PHILIPS EGP-DREUX

France Télécom
Enfin une commission d’enquête parlementaire ?
Par (14 octobre 2009)
Des députés communistes et du parti de gauche [1] demandent la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conséquences pour la santé des salariés "des restructurations permanentes, des nouvelles formes d’organisation du travail et des méthodes de gestion du personnel à France Télécom comme dans l’ensemble des secteurs de l’économie nationale."
Rappelant l’état des négociations actuelles entre les syndicats et la direction, ils estiment que la création d’une telle commission serait "un signal fort ", invitant France Télécom à rompre "avec les mesures d’affichage, de replâtrage, de pseudo-prévention comme les cellules d’écoute."
La proposition de résolution déposée cite l’exemple de l’entrave à l’action des médecins du travail par la direction de France Télécom, qui justifie entre autres que les parlementaires puissent « faire la lumière sur de tels faits aux conséquences dramatiques (...) et désigner les responsables de ces entraves au bon fonctionnement » : « comment justifier un tel déni, cet attentisme, cette abstention fautive dans la prise en compte de cette réalité, l’absence d’actions de prévention primaire pour prévenir la souffrance psychique ? »
Le cas de France Télécom doit venir interroger le législateur, en particulier au moment où sont prises de nouvelles décisions stratégiques. D’autant que les discussions entre syndicats et direction semblent bloquées. La CFE-CGC-Unsa de France Télécom a annoncé aujourd’hui son retrait des négociations sur le stress dans l’entreprise. Selon le syndicat, il est indispensable de questionner le « véritable projet industriel collectif », afin que les salariés « ne se sentent plus inutiles socialement ». Une condition nécessaire pour mettre fin au malaise social, selon la CFE-CGC-Unsa. Le syndicat Sud attend le 20 octobre pour prendre une décision, selon les avancées, même s’il considère aujourd’hui que "les négociations ne marchent pas", selon les propos de Patrick Ackermann.
Au-delà du stress au travail et du projet global de France Télécom, les parlementaires entendent par ce biais se saisir de la question générale des conditions de travail en France : « Le travail tue, blesse et rend malade, à raison de deux morts par jour dus à des accidents, de huit morts par jour dus à l’amiante, de deux millions et demi de salariés exposés quotidiennement à des cocktails cancérigènes, de millions d’hommes et de femmes constamment poussés aux limites de ce qu’un être humain peut supporter, moralement et physiquement. »
L’UMP va-t-il rejoindre ces parlementaires dans leur démarche ? Le parti présidentiel a lancé un groupe de travail interne sur la souffrance au travail, co-présidé par Pierre Méhaignerie et Jean-François Copé. Ce groupe a prévu de rendre un rapport fin 2009, et envisage la possibilité de « suites législatives »... De là à appuyer la demande de création d’une commission parlementaire...
Notes
[1] Monsieur Roland MUZEAU, Madame Marie-Hélène AMIABLE, Monsieur François ASENSI, Madame Martine BILLARD, Messieurs Alain BOCQUET, Patrick BRAOUEZEC, Jean-Pierre BRARD, Madame Marie-George BUFFET, Messieurs Jean-Jacques CANDELIER, André CHASSAIGNE, Jacques DESALLANGRE, Marc DOLEZ, Madame Jacqueline FRAYSSE, Messieurs André GERIN, Pierre GOSNAT, Maxime GREMETZ, Jean-Paul LECOQ, Roland MUZEAU, Daniel PAUL, Jean-Claude SANDRIER, Michel VAXES
Sources : BASTA !

Chez France Télécom:
«le pire, c'est le flicage, l'infantilisation»
VERBATIMS
Ils sont écœurés, fatigués, écorchés... 250 salariés de l'opérateur manifestaient devant le siège de l'entreprise à Paris. Cinq d'entre eux témoignent du malaise ambiant.

Ce mardi, à Paris, devant le siège social de France Télécom. (AFP)
Quelque 250 salariés de France Télécom en grève se sont réunis devant le siège social de leur entreprise, ce mardi à Paris, pour protester contre leurs conditions le travail, notamment eu égard au stress. 24 salariés de l'opérateur se sont donnés la mort ces derniers mois. Liberation.fr a rencontré cinq de ces employés de France Télécom qui ont accepté de témoigner de leurs difficultés au quotidien sur leur lieu de travail. Et des évolutions de leur entreprise telles qu'ils les ont vécues ces dernières années.
Patrick, 50 ans, fonctionnaire, chez France Télécom depuis trente ans
«Je suis entré à l'époque des PTT. Actuellement, tout ce qu'on nous demande, c'est de produire, de faire du fric. Seule la rentabilité les intéresse... Le gel de la mobilité promise par la direction? Elle va durer trois mois, et tout va recommencer comme avant. Je n'ai aucune confiance en Stéphane Richard (nouveau numéro 2 de France Télécom, ndlr), vu son parcours. Ce qu'ils veulent, c'est qu'un maximum d'entre nous quitte l'entreprise. J'ai des collègues de 55 ans à qui on a proposé de démissionner pour créer leur entreprise... Il faut arrêter de se moquer des gens...»
Mélanie, 33 ans, contractuelle en CDI, chez France Télécom depuis douze ans
«Moi, je ne suis pas fonctionnaire, donc ça veut dire que je suis rémunérée sur une grille salariale différente. La promotion à la tête du client, je connais... Le pire, c'est l'infantilisation des gens. Mon chef d'équipe se déguise de temps en temps; parfois, on doit tous porter un tee-shirt de la même couleur pour affirmer notre cohésion! Sur chaque plateau commercial, une personne est chargée de nous fliquer en permanence. Sur son poste, il peut savoir si on est en ligne avec un client, occupé à faire la gestion des dossiers sur notre ordi ou bien en pause.»
Christine, 50 ans, fonctionnaire, chez France Télécom depuis trente ans
«La moyenne d'âge des salariés de la boîte est de 47 ans. Du coup, il y a un problème de culture entre nous qui sommes entrés à France Télécom pour faire du service public et ce qu'on nous demande maintenant: faire du commercial pur. Avec un mépris à la fois pour le client mais aussi pour le salarié. Résultat, les zones rurales sont désertées et on commence déjà à quitter les petites villes. Un des principaux problèmes est la surcharge de travail. Nous avons vu se développer des méthodes de management qui n'existaient pas chez nous. Les commerciaux sont écoutés plusieurs fois par jour et minutés. J'ai des collègues qui ne prennent plus de pause déjeuner pour pouvoir atteindre les objectifs que leur manager leur a fixés.»
Marcello, 35 ans, contractuel en CDI, chez France Télécom depuis quatorze ans
«Chaque semaine, la direction nous envoie un mail avec des offres d'emploi dans la fonction publique auxquelles on peut postuler. Le message est on ne peut plus clair. Elle propose aussi des ateliers pour apprendre à faire un CV.»
Elisabeth, 50 ans, fonctionnaire, chez France Télécom depuis vingt-sept ans
«Un des chefs de la cellule 3P (performance, productivité, plannification, ndlr) est déjà venu me chercher aux toilettes. Avec nous, ils jouent vraiment le rôle de
parents. Ils ont déjà demandé à des collègues de faire du temps en plus pour rattraper leur temps de pause. Parfois, on reçoit des appels mystère de supérieurs qui se font passer pour des clients.
Ils veulent voir si on est polis et si on vend comme il faut. J'ai un collègue qui travaille avec une boîte de Xanax (tranquilisant, ndlr) sur son bureau pour tenir le coup.
«Le problème, c'est qu'on n'a pas tous un parcours dans le commercial. Avant d'atterrir ici il y a dix ans, je travaillais dans le technique. On ne m'a pas laissé le choix. Dernièrement, un collègue
qui était harcelé sans cesse par son manager a pété un plomb. Après une remarque vexatoire, il a voulu sortir prendre l'air, mais son chef s'est mis en travers de son chemin. Il l'a poussé. Résultat,
le chef s'est plaint à la direction d'avoir été frappé, alors que tout le monde sur le plateau a bien vu que ce n'était pas vrai. Une enquête interne est en cours.»

La Poste :
plus de deux millions de participants à la "votation citoyenne"
Quelque 2,2 millions de personnes ont participé à la consultation contre la privatisation de La Poste, a annoncé lundi le comité à l'origine de cette "votation citoyenne". Plus de 90% des votants disent "non" au changement de statut. Le gouvernement dénonce un "vote faussé". Il adresse une fin de non-recevoir aux demandes de référendum et de retrait de la réforme.
Ce scrutin symbolique, organisé par le comité national contre la privatisation de La Poste qui regroupe 62 syndicats, associations et partis de gauche, avait démarré dans tout le pays le 27 septembre et s'est achevé samedi.
Les citoyens étaient invités à répondre par "oui" ou par "non" à la question suivante: "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser. Etes-vous d'accord avec ce projet ?".
Le vote se faisait en direct, devant l'urne, avec signature de listes d'émargement, sur les marchés, dans les universités, devant les bureaux de Poste, les gares, ou encore devant les mairies. Plus de 10.000 "points de vote", y compris dans les petites communes, ont été comptabilisés par le comité.
"Plus de 90% des électeurs disent non au changement de statut de La Poste et à l'ouverture de son capital, et donc à sa privatisation", a déclaré le comité lundi lors d'une conférence de presse.
Le comité demande au gouvernement de "renoncer définitivement" à la loi sur la modification du statut et l'ouverture du capital de La Poste et demande également à être reçu par le président Nicolas Sarkozy.
"C'est un vote faussé, c'est une question fausse, la question est un mensonge: le gouvernement souhaite que la Poste reste publique à 100%, continue à exercer ses missions de service public pour l'aménagement du territoire", a répondu dès lundi matin le ministre du Budget Eric Woerth sur Europe-1.
"Je ne vois pas pourquoi il y aurait un référendum d'initiative populaire sur la Poste. Dans le droit constitutionnel aujourd'hui, ce n'est pas possible, ce sera possible lorsque la loi organique sera prise", a-t-il ajouté.
"Il faut mener jusqu'au bout le projet de la Poste, il faut surtout l'expliquer et éviter les caricatures comme c'est souvent le cas", a poursuivi Eric Woerth, martelant qu'"il n'y a pas de privatisation de la Poste". "Elle reste publique, on l'a dit, répété, redit, 100% du capital reste public".
Quant à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il a qualifié cette initiative de "fausse démocratie", soulignant selon lui que "deux millions" de personnes ne constituent pas "une majorité de Français".
"Cette démocratie participative, en fait, on bourre les urnes avec une information mensongère" parce qu'"il n'est pas question de privatiser la Poste: nous nous engageons à ce qu'il n'y ait pas de privatisation et ce sera dans le texte", a-t-il assuré lundi sur LCI.
"Je dis attention à cette démocratie participative: qui est représentatif ? Le peuple français et pas une partie du peuple français", a prévenu le sénateur UMP de la Vienne. "Je me méfie de ces comités: même s'il y a deux millions de personnes, ce n'est pas le peuple".
Mais pour le fondateur du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon, membre du comité, "il y a un procès un peu grotesque que nous fait l'UMP en nous disant 'ce n'est pas vraiment un vote'. On est au courant, c'est pour cela qu'on l'appelle une votation".
"On a fait une démonstration (...) La société s'envoie à elle-même un signal", a estimé le sénateur de l'Essonne lundi sur RTL. "Nous, nous nous entraînons en nous mobilisant, en montrant que l'on ne cède pas et nous préparons la suite".

Le Robin des bois Dominique Liot jugé par les shérifs d'EDF
Il manie plutôt le câble électrique et n'a pas de plume au chapeau. Ni de chapeau, d 'ailleurs. Ce syndicaliste CGT est pourtant un «Robin des bois». Du nom que se sont donné les agents EDF qui rétablissent le courant au plus démunis privés d’électricité faute d'avoir pur régler leur facture.
Le 18 avril dernier, en plein conflit contre un projet d’externalisation des services de maintenance, Dominique Liot, 54 ans, revendique haut et fort ce type d’actions devant les caméras de télévision. C’est la raison pour laquelle, ce vendredi 2 octobre, il est convoqué devant les shérifs de Nottingham de la commission de discipline. Dans le pire des cas, la procédure peut aboutir à son licenciement.
09h30, bâtiment du service clientèle d’EDF-GDF, boulevard de la Marquette à Toulouse. «C’est l’heure. Nous vous attendons à l’intérieur», annonce l’un des membres de la commission qui va statuer sur son sort. Dominique Liot lance un signe de la main à son comité de soutien rassemblé avant d'entrer. Il a tout de même le sourire tendu.
Parmi les soutiens du syndicaliste, la secrétaire CGT de l’entreprise, Dominique Gissot. «La direction veut nous faire payer le conflit du printemps 2009 qu’elle a perdu», dit-elle. En effet, le 26 mars dernier, après un mois de grève marqué par l’occupation de la direction régionale d’EDF-GDF, les salariés ont imposé l'arrêt de la privatisation des activités de maintenance et imposé aussi 66 embauches.
Á ce jour Dominique Liot est le huitième syndicaliste toulousain convoqué devant l’instance disciplinaire. Dix autres doivent suivre. Six licenciements ont été réclamés. Une cinquantaine d’agents ont par ailleurs déjà reçu un avertissement ou un blâme.
«En haut, les patrons l’ont en travers de la gorge, commente Magyd le technicien. Par esprit de vengeance, ils sanctionnent les leaders de ce mouvement pour décourager ceux qui
voudraient suivre leur exemple.»
«C’est du management par la terreur, reprend Dominique Gissot. Le seul résultat, c’est que les gens sont poussés à bout comme chez France Telecom. Chez nous aussi, on se suicide. Il y en
déjà eu quatre pour l’ensemble de l’entreprise dans les 15 derniers jours.»
13H.00: Le Robin des bois sort de chez ses juges. La direction prendra sa décision dans les prochains jours.

Nouveau suicide à France Télécom :
«Il n'en pouvait plus»
Un employé d'un centre d'appel s'est jeté depuis un pont sur l'autoroute A 41 lundi en Haute-Savoie. En dix-huit mois, c'est le 24e suicide chez France Télécom, malgré les tentatives du groupe pour calmer les tensions.
Un employé de France Télécom s'est suicidé, lundi matin, en Haute-Savoie. Il se serait jeté d'un viaduc de l'autoroute A41 au niveau d'Alby-sur-Chéran vers 9h30. Dans une lettre retrouvée dans son véhicule, il met en cause France Télécom et dénonce «le climat» au sein de l'entreprise, un climat qui «a rendu propice le passage à l'acte.
Marié et père de deux enfants, Jean-Paul R., 51 ans, était employé d'un centre d'appels à Annecy, où il venait d'être muté dans un nouveau service. Selon Danièle Rochet, déléguée SUD-Solidaires de ce service, il ne s'y sentait «pas bien», «était livré à lui-même» et ne reconnaissait pas son «métier»,
«Jean-Paul est arrivé chez nous il y a deux ou trois mois. Son service avait fermé et on lui a proposé le 1016 ou... le 1016», numéro destiné aux clients professionnels de France Télécom, ne lui laissant d'autre choix que cette centrale d'appel implantée à Annecy-le-Vieux, a ajouté Danièle Rochet. Avant de préciser que les délégués du personnel avaient «été voir la direction il y a une dizaine de jours pour leur expliquer : ça ne va pas, il ne se sent pas bien. On en a encore reparlé en réunion vendredi. La direction a dit On va le surveiller». «Il disait tous les soirs: Je n'en peux plus, ce n'est pas pour moi. Il m'a dit que c'était difficile, que ce n'était pas son métier», a insisté la syndicaliste, soulignant que Jean-Paul R., «avait demandé un rendez-vous au médecin du travail».
Le PDG du groupe, Didier Lombard devait se rendre sur place ce lundi soir. Il y a dix jours, il avait proposé un nouveau contrat social à ses employés pour tenter de mettre un terme à cette dramatique spirale. Il avait par la suite eu un entretien avec 500 managers pour leur demander d'évoquer ces drames avec leurs équipes et de suspendre temporairement les mutations ou les changements d'affectation.
La mort de cet homme alourdit un bilan déjà trop fourni: ces dix huit derniers mois, 23 autres employés du groupe se sont donnés la mort, certains sur leur lieu de travail. Le 11 septembre dernier, une femme s'est jetée par la fenêtre de son bureau après avoir appris qu'elle passait sous la hiérarchie d'un nouveau chef. Trois jours plus tard, le 14 septembre, une autre salariée, âgée de 53 ans, a tenté un geste dramatique en avalant une surdose de barbituriques.

Déclaration du LKP : Nou pa lavèt a yo !
L’Etat français, le Président du Conseil Général et, le Président du Conseil Régional, de façon concertée ont décidé de ne pas respecter les engagements pris dans le protocole de suspension de conflit du 4 mars 2009 :
- L’accord BINO, instituant une augmentation de salaire de 200 € net pour près de 60 000 salariés du secteur privé, a été détourné par l’Etat de son objectif principal, d’abord en l’appelant RSTA comme s’il s’agissait d ‘une allocation donnée par bonté d’âme aux « pauvres travailleurs » par l’ « Etat généreux », ensuite en limitant le nombre de bénéficiaires et enfin en l’amputant de l’article 5 qui garantissait aux salariés son maintien par l’entreprise à la fin des aides de l’Etat et des Collectivités. Sa sé koukyanm.
Koukyanm, quand les patrons guadeloupéens de l’UCEG, l’UMPEG, l’OPGSS et de l’UNAPL ont signé l’accord BINO, ils ont misé sur le soutien de l’Etat pour que cet accord soit appliqué dans toutes les entreprises, afin qu’il n’y ait pas de concurrence déloyale basée sur le différentiel de salaire payé à certains salariés. Ils ont également misé sur la baisse des coûts des marchandises, des transports, des carburants pour payer cet accord BINO. YO KOUYONNÉ YO.
Koukyanm, quand l’Etat refuse de payer sa participation de 100 € à tous les salariés qui perçoivent des primes et indemnités, gagnées et négociées par ailleurs, grâce à leur lutte. Ce tour de passe-passe permet à l’Etat de limiter à seulement 30 000 le nombre de salariés à payer, alors que les patrons et les collectivités en ont payé 60 000.
NOU PA LAVÈT A YO
An-nou gadé pli lwen :
- Baisse des prix : l’autorité de la consommation vient de publier un rapport qui confirme que les importateurs distributeurs (principalement la classe Béké) volent depuis toujours les Guadeloupéens en pratiquant des prix exorbitants. Ils s’offrent une inacceptable rente grâce à leur position de monopole et se garantissent des marges qui représentent 2 à 3 fois celles pratiquées en France. Tout ceci, avec la complicité de l’Etat et des collectivités territoriales qui se sucrent en passant, à travers l’octroi de mer et autres taxes.
DÉPI NANNI NANNAN YO KA KOUYONNÉ NOU !
- Plan d’urgence pour l’Emploi et la Formation : OU VWÈ’Y, OU PA VWÈ’Y !!! L’Etat s’est engagé à financer un plan d’urgence pour la formation professionnelle et l’insertion en faveur de 8.000 jeunes en difficulté. Six mois plus tard, RIEN N’A ETE FAIT !!! Dans le même temps, le chômage des jeunes augmente (60 % des demandeurs d’emplois sont des jeunes), la violence et la délinquance se banalisent sur l’ensemble du territoire avec comme seule réponse des autorités, la répression et le mépris des jeunes !
- Essence : l’Etat vient de subventionner à hauteur de 44 millions € les compagnies pétrolières et principalement TOTAL, entreprise qui a déclaré près de 14 milliards d’Euros de bénéfice pour l’année 2008. Il veut en plus augmenter le prix des carburants à la pompe pour soi-disant combler les pertes de la SARA. C’est un scandale, c’est une provocation, notamment pour les petites entreprises de Guadeloupe et tou lé maléré qui sont aujourd’hui pèkli anba dèt.
Tous les rapports rédigés par les propres services de l’Etat et la Mission Parlementaire considèrent que le mode de fixation et la structure des prix sont générateurs de PWOFITASYON au détriment du consommateur Gwadloupéyen. Les articles 29, 30, 31 et 32 du protocole d’accord signé avec le LKP, le 04 mars dernier, prévoient une remise à plat de ce mode de fixation du prix de l’essence AVANT TOUTE AUGMENTATION et la répercussion de la suppression de certaines taxes indûment perçues par la SARA pour une baisse des prix du carburant. Enfin, l’article 90 du même protocole prévoit de reverser dans un fonds pour la Formation et l’Emploi des Jeunes, les sommes injustement perçues par la SARA.
FO YO WOUMÈT NOU TOUT LAJAN, LASARA TÉ JA VOLÉ GWADLOUPÉYEN , TONNÈ !!!
- Comité de suivi du protocole du 04 mars 2009 : KI PRÉFÉ, KI JILO, KI LUREL SABOTÉ KOMITÉ SUIVI-LA É TCHOUYÉ NÉGOSIYASYON ANLÈ RESTAN A SÉ 126 PWEN A PLATFÒWM-LA !!! Il s’agit d’un véritable complot contre le peuple Gwadloupéyen et une volonté délibérée de remettre en cause la légitimité du LKP !
- Education : Le recteur de l’académie va jusqu’à renier les engagements de l’Etat dans le domaine de l’éducation au motif que l’Education Nationale ne serait pas sous l’autorité du Préfet !
LKP KA DÉKLARÉ : NOU PÉKÉ JANMEN BÉSÉ TÈT DOUVAN YO !
TRAVAYÈ E PÈP GWADLOUP, AN NOU WOUPWAN DOUBOUT AN NOU !
NOU PÉKÉ ASEPTÉ PON OGMANTASYON A ÉSANS !
AN MENM BALAN-LA, NOU KA MANDÉ :
- Le respect et l’application de l’Accord BINO, conformément aux dispositions de l’accord interprofessionnel du 26 février 2009 ;
- la mise en place du Plan d’urgence pour l’Emploi, l’Insertion et la Formation Professionnelle des jeunes ;
- la revalorisation des minimas sociaux et de l’Allocation pour les personnes handicapées ;
- le respect des accords signés sur la baisse des prix ;
- la titularisation des personnes en contrats aidés ;
- La condamnation de l’Etat Français et des Békés pour l’empoisonnement à la CHLORDECONE et l’indemnisation de toutes les victimes ;
- l’indemnisation des agriculteurs ;
- l’arrêt immédiat de toute répression anti-syndicale dans les entreprises et administrations et l’arrêt de toute poursuite judiciaire contre les militants et les jeunes pour cause de participation à la mobilisation.
- Le règlement de tous les conflits en cours (ASFO, Texaco La boucan, Agents de sécurité au Pays de la Canne, Agents de sécurité de l’hippodrome).
- La reprise des négociations sur les revendications du LKP.
TRAVAYÈ é PÈP GWADLOUP,
ANNOU KONTINYÉ BARÉ VAN A PWOFITASYON !
LA GWADLOUP SÉ TAN NOU ! LA GWADLOUP SÉ PA TA YO !
TOUS aux Meetings
Mardi 15 sèktanm : Lapwent - Mityalité
Vendredi 25 sèktanm : Pò Lwi –Plas a mawché
Vendredi 18 sèktanm : Bastè – douvan la Pos
Mardi 22 sèktanm : Moul – douvan lanméri
Jeudi 24 sèktanm : Manten – douvan lanméri
Mardi 29 sèktanm : Pwent Nwa - Plas a mawché
Jeudi 1er oktòb : Mònalo – douvan lanméri
Vendredi 2 oktòb : Kapestè - douvan lanméri
Tout moun, Jenn kon vyé, avÒté kon matrité, Annou pran lari-la :
SANMDI 3 OKTÒB
Sanblé a 9H00 douvan Mityalité Lapwent
LKP, Lapwent 09.09.09

Gauche, droite, gauche, droite...
La longue marche vers la privatisation de La Poste
Le Parlement est sur le point d'entériner le changement de statut de La Poste. À droite, on explique que « l'ouverture du capital est indispensable, du fait même de la fin des monopoles postaux.
La Poste ne peut pas être en Europe la seule entreprise publique du marché intérieur. » C'est ce qu'a déclaré le sénateur UMP Pierre Hérisson, qui préside l'Observatoire national de la présence
postale. Et, comme bien d'autres avant lui, il assure que « les missions de service public sont garanties par l'État ».
De son côté, Christian Martin, en charge, pour le Parti Socialiste, des services publics et de la fonction publique, dénonce le fait qu'une « privatisation de La Poste entraînerait à l'évidence la
suppression de milliers d'emplois, un recul du service rendu à nos concitoyens, notamment pour les envois, les services peu rentables et une augmentation des tarifs ». Tout cela n'est que trop vrai.
Mais le changement de statut mis au vote ces jours-ci est le fruit d'une longue remise en cause du monopole de La Poste, amorcée il y a plus de vingt ans. Remise en cause que les gouvernements
successifs, de droite comme de gauche, ont mise en œuvre avec un bel ensemble, achevant parfois ce que le parti opposé avait commencé.
Ainsi, sous Giscard comme sous Mitterrand, de 1974 à 1987, une série de commissions et d'expertises préconisèrent les mêmes orientations : la séparation des services postaux de ceux du téléphone, la
remise en question du statut des personnels et le recours au privé. Le ministre des PTT, le socialiste Mexandeau, commandita un rapport, en 1984, qui aboutit aux mêmes conclusions.
En 1986, sous la présidence de Mitterrand, Chirac devint Premier ministre. Gérard Longuet succédant à Mexandeau, il mit en route un projet de séparation entre la poste et les télécommunications...
finalement réalisée entre 1988 et 1990 par son successeur Paul Quilès du Parti Socialiste.
Quilès annonça ses objectifs : sortir les deux branches, poste et téléphone, du système public pour les rendre « plus compétitives », afin qu'elles assurent un « service à caractère industriel et
commercial ». Il entendait ainsi se situer dans la « perspective européenne » de dérégulation et de mise en concurrence des « opérateurs publics ». Il reçut l'appui de la CFDT et un proche de Rocard,
Prévot, ancien du PSU et membre de la CFDT, allait rédiger le rapport à partir duquel le ministre allait bâtir sa loi qui allait faire de la poste un « établissement public industriel et commercial
». Elle fut votée par le Parlement « grâce à l'abstention de la droite et du centre », comme titra Le Monde. Seuls les députés du PCF et une poignée de députés de droite ou du centre devaient voter
contre.
Le 20 décembre 1990, le Parti Socialiste dirigeant toujours le gouvernement, une loi identique concernant les télécommunications devait livrer tous les services à la concurrence et à la
privatisation, pratiquement sans contrôle. Le 1er janvier 1991, La Poste et France Télécom étaient devenus deux « exploitants autonomes de droit public ».
Le 15 décembre 1997, le Parlement européen votait sa première directive sur la poste. Elle ouvrait notamment le marché postal de l'Union européenne à la concurrence pour le courrier de plus de
350 grammes. Le gouvernement de Gauche plurielle (PS, PCF, Verts, MDC, PRG) ne trouva aucun inconvénient à transposer cette directive dans les lois nationales. C'était pourtant le début de
l'ouverture du marché du courrier aux opérateurs privés.
Le 10 juin 2002, au moment où la droite revenait aux affaires et où Raffarin allait succéder à Jospin, le Parlement européen adoptait sa seconde directive sur la poste, qui agrandissait l'ouverture
entamée cinq ans plus tôt. Désormais, à partir du 1er janvier 2003, le courrier de plus de 100 grammes était concerné par l'ouverture à la concurrence. Le poids devait même tomber à
50 grammes à partir de 2006. La directive annonçait même 2009 comme date de l'ouverture totale.
En mai 2005, c'était au tour du gouvernement Raffarin, quelques jours avant que celui-ci ne cède sa place de Premier ministre à Villepin, de transposer cette dernière directive européenne, tout en
réaffirmant bien sûr le principe du « service postal universel ». Les paroles n'engagent à rien, mais si elles peuvent faire plaisir ou endormir...
Le 20 février 2008, l'Union européenne a adopté une troisième directive qui parachève les précédentes, ouvrant à la concurrence les envois d'un poids inférieur à 50 grammes. Cela signifie
l'ouverture à la concurrence de l'essentiel du service public postal utilisé par la majorité de la population. Les opérateurs privés vont donc chercher à s'emparer des marchés les plus convoités, car
les plus concentrés, ce qui n'empêchera pas les secteurs moins peuplés d'être délaissés.
Cela aura pour conséquence d'amplifier encore le remplacement d'emplois stables par des emplois plus précaires. Les ministres successifs n'ont pas été avares de belles paroles sur le maintien du
statut ou de l'emploi. Mais la réalité est différente. Une comparaison entre 2002 et 2008 est éloquente : sur le total des postiers, près de 20 000 emplois ont disparu ainsi que 56
000 statuts de fonctionnaire. En revanche, il y a 36 000 employés de plus en situation précaire.
Dans le même temps, des milliers de bureaux de poste ont déjà disparu. Moins de 20 % dans les régions où la population est très dense, comme l'Ile-de-France, le Nord ou la région Provence-Alpes-Côte
d'Azur. Mais les fermetures ont atteint plus de 50 % dans les régions les moins peuplées. Ce qui signifie pour la population des difficultés plus grandes pour accéder à ce qui reste du « service
postal », de moins en moins universel, quoi qu'en disent les ministres et ceux qui espèrent leur succéder.
Jacques FONTENOY

La Poste :
Besancenot et 50 postiers ont investi la Bourse
Le porte-parole du NPA et une cinquantaine de postiers ont tenu symboliquement ce mardi une assemblée générale dans le Palais Brongniart, au matin d'une journée nationale de mobilisation contre le projet de réforme du statut de La Poste.

Olivier Besancenot (2e en partant de la gauche) et ses collègues de la Poste, ce mardi matin, au Palais Brongniart. (AFP)
«La Poste va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse.» Olivier Besancenot, postier et porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, et une cinquantaine de ses collègues, venus majoritairement comme lui des Hauts-de-Seine, ont occupé ce mardi matin le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse. Motif de leur ire: le changement de statut de la Poste.
Selon le syndicaliste, «cela a été un peu houleux au départ. Cela a été du pousse-pousse avec les vigiles». Mais finalement les grévistes ont pu s'installer dans un vaste salon à moulures pour tenir leur assemblée générale.
Porteurs d'autocollants jaunes du syndicat Sud, avec la photo de Nicolas Sarkozy et du président de La Poste Jean-Paul Bailly, et le slogan «votre privatisation on en veut pas, par la grève avec les usagers combattons la privatisation!», les postiers, installés en cercle, ont écouté les prises de parole dans une ambiance détendue.
«C'est la Bourse qui vous invite», a lancé Olivier Besancenot, avant de rappeler qu'au-delà de cette initiative «un peu à l'arrache», «le plus important c'est la manifestation» parisienne programmée dans l'après-midi par l'intersyndicale à l'origine de la mobilisation.
Les prises de parole ont tourné autour de l'idée d'une grève générale reconductible de tous les services de la Poste, au moment fin octobre-début novembre de l'étude du projet de loi devant le Parlement.
«Chacun d'entre vous doit faire monter la sauce. Il faut que la question de la grève reconductible se pose (à ce moment-là) mais pas comme un baroud d'honneur», a souligné Gaël Quirante, responsable Sud à la Poste des Hauts-de-Seine.
Les postiers ont quitté le Palais Brongniart sans incident peu après midi en cortège bruyant, en se donnant rendez-vous pour la manifestation parisienne qui démarre à 14 heures du siège de la Poste, au 44, boulevard Vaugirard (XVe).

Automobile : Besancenot se félicite de la "convergence des luttes"
Le leader du NPA était dans la manifestation des salariés de l'automobile, à Paris. Interrogé par Nouvelobs.com, il a salué "une convergence des luttes de tous les salariés qui résistent aux licenciements".

Olivier Besancenot (Sipa)
Olivier Besancenot, qui défilaient jeudi 17 septembre à Paris, entre la place de l'Opéra et la Bourse avec plusieurs centaines de salariés de l'automobile, s'est félicité de la "convergence des luttes de tous les salariés" et a dénoncé l'action de la majorité : "la seule force du gouvernement, c'est de diviser pour mieux régner, et aujourd'hui il y a un premier coup qui a été donné contre ça", a-t-il déclaré à Nouvelobs.com.
"C'est venu, pas par le haut, mais par la base"
"Ça fait longtemps qu'on attend une convergence des luttes de tous les salariés qui résistent aux licenciements. Ça faisait des mois et des mois, cette fois-ci c'est devenu une réalité. Et c'est venu, pas par le haut, mais par la base, parce qu'il y avait beaucoup d'obstacles", a-t-il expliqué à Nouvelobs.com, aux côtés d'Arlette Laguiller, au milieu des manifestants. Les délégations syndicales ont dénoncé "la logique finanière" des groupes et les licenciements.
"Une délégation de toutes entreprises"
"On sait à quel point ce n'est pas évident de sortir le nez du guidon quand on est pris dans un conflit local", a déclaré le chef du Nouveau parti anticapitaliste. Cette manifestation rassemblait des délégations de plusieurs entreprises du secteur automobile frappées par des plans sociaux ces derniers mois, telles que Continental Clairoix (Oise), Freescale (Toulouse), Renault, Ford, Michelin (Montceau-les-Mines), Goodyear (Amiens). Les salariés du fabricant de pneumatiques Continental, dont le site de Clairoix (1.120 emplois) est désormais fermé et le plan social finalisé, clamaient "Continental solidarité" en début de manifestation. "Là il y a des salariés qui on pris ce temps là pour aller au contact d'autres salariés. Il y a une délégation de toutes les entreprises qui ont fait parler d'elles ces derniers mois", a constaté Olivier Besancenot.
"On fera tout pour être plus nombreux"
"Evidemment on n'est pas encore assez nombreux pour stopper tous les licenciements", a regretté Olivier Besancenot, mais "on fera tout pour être plus nombreux". Faisant référence aux discussions franco-allemandes des syndicalistes de Continental, Olivier Besancenot a confié : "il faut se battre à la bonne échelle et c'est celle des multinationales auxquelles on est confronté." Une banderole affichait aussi "Arrêt des poursuites pour sept camarades": six salariés de Continental ont été condamnés à trois à cinq mois de prison avec sursis pour des dégradations commises à la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril par quelque 200 salariés de l'usine de Clairoix. Ils ont fait appel.
"La classe ouvrière en a marre d'en prendre plein la gueule"
Des délégations de Thalès et de la cokerie de Carling (Moselle) dont la fermeture, faute de repreneur, a été annoncée mercredi étaient également présents dans le cortège parisien. "Il s'agit de dénoncer les stratégies financières des multinationales et leur volonté unique d'augmenter les marges et les profits avec pour seule variable d'ajustement l'emploi et les droits sociaux", avait expliqué mercredi Carlos Moreira de la Fédération CGT Métallurgie. "Nous voulons exprimer le fait que d'autres choix sont possibles en matière de politique industrielle", avait-il ajouté. Les fédérations CGT de la métallurgie et du caoutchouc/plasturgie avaient appelé à ce rassemblement, au départ initié par les salariés de Goodyear à Amiens et d'autres sections CGT locales. Pour Xavier Mathieu, l'emblématique leader de la lutte des salariés de Continental Clairoix, "il est enfin temps de faire bouger les choses, on aimerait que nos confédérations fassent quelque chose, la classe ouvrière en a marre d'en prendre plein la gueule".
"Une première étape"
Ce n'est "qu'une première étape et on se réunira de suite pour engager rapidement une multitude d'actions les plus convergentes possibles", a déclaré lors d'un point-presse Jean-Pierre Delanoy, responsable CGT à la fédération Métallurgie du Nord-Pas-de-Calais, en ajoutant: "on ne peut pas attendre, la stratégie des confédérations n'est pas la bonne aujourd'hui".
Criminalisation de l'action syndicale
Les salariés du secteur ont protesté contre les 800 licenciements qui ont frappé la branche automobile depuis janvier 2009, mais également contre la criminalisation de l'action syndicale. Les salariés de Continental veulent ainsi dénoncer la récente condamnation de six d'entre eux pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne. Les six salariés, condamnés à des peines de prison avec sursis, ont fait appel mardi.
Molex racheté : "On ne peut pas parler de reprise"
C'est ce qu'estime le secrétaire du CE de l'usine. Le protocole de reprise par le fonds d'investissement HIG ne prévoit en effet de garder que 15 à 20 personnes sur l'effectif actuel de 283 employés.

Les salaries de l'usine Molex, specialisée dans la connectique automobile attendent depuis plus d'un mois la réouverture du site (Sipa)
"On ne peut pas parler de reprise", a affirmé mardi le secrétaire du CE de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), Denis Parise
(CGT), lors d'une interruption d'une séance de travail à la préfecture de la Haute-Garonne sur l'avenir de l'entreprise.
Pas de garantie
"On ne peut pas parler de reprise lorsque seulement 20 salariés sont maintenus", a estimé devant la presse l'élu CGT à propos de la signature d'un protocole, annoncée par le ministre de l'Industrie
Christian Estrosi, pour une reprise de Molex par le fonds d'investissement américain HIG.
Christian Estrosi avait indiqué plus tôt sur France 2 que la reprise "représente dans un premier temps entre 60 et 70 personnes". Mais "je veux une remontée en puissance de 200 à 300 salariés dans
les trois ans qui viennent", avait-il ajouté.
"Quand on demande une garantie par écrit (de l'Etat, ndlr) et que les constructeurs (ndlr: PSA et Renault) s'engagent réellement avec nous, on n'en reçoit aucune", a souligné Denis
Parise. Et "s'il n'y a pas d'écrit, on ne peut pas le croire", a-t-il dit.
"Une mascarade inadmissible"
Dans la matinée, après une assemblée générale devant l'usine de Villemur-sur-Tarn, les représentants du personnel s'étaient rendus à la préfecture de la Haute-Garonne pour examiner un nouveau rapport
sur la viabilité de l'entreprise préparé par le cabinet Syndex.
Une nouvelle assemblée générale devait avoir lieu en début d'après-midi, suivie, normalement, par une seconde réunion à la préfecture, sur le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). "Tout est lié à la
consultation du CE cet après-midi", a déclaré Denis Parise, notant que ce sera à l'AG d'en décider. Et "s'il n'y a pas de consultation cet après-midi, rien ne se fera", a-t-il lancé.
De leur côté, la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT et l'Union Départementale CGT de la Haute-Garonne ont déploré dans un communiqué qu'"à quelques jours du G20, le président de la
République et le gouvernement (...) confient le 'dossier Molex' à des financiers, voire même à des spéculateurs".
"De plus, le repreneur investit sans risque car le projet de reprise est financé par les fonds publics et une partie des indemnités de licenciement des salariés de Molex",
soulignent-ils, affirmant qu'"une telle mascarade est inadmissible".
Les salariés déçus
Plus tôt dans la matinée, l'annonce de la reprise éventuelle de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) par le fonds d'investissement américain HIG avait
été reçue sans joie par les salariés réunis en assemblée générale.
Le protocole, a rappelé devant une centaine de salariés le secrétaire du CE, Denis Parise (CGT), prévoit entre autres le maintien "sur le site, ou un autre lieu situé dans le bassin d'emploi" de
15 à 20 personnes sur l'effectif actuel de 283 employés. Avec "30 à 40 emplois supplémentaires" à terme, a-t-il ajouté.
"J'ai fini de rêver", a dit un employé, Jean-François Porté, à l'annonce de la signature du protocole, qui devait faire l'objet de discussions en fin de matinée à la préfecture de Haute-Garonne à
Toulouse. "Ce n'est pas avec 15 personnes que l'on peut faire tourner l'usine, autant faire venir tout de suite 15 déménageurs", a-t-il dit.
"On va droit contre le mur, ça fait un moment que je n'y crois plus", a affirmé un autre employé, Alain Papaix.

Charles Hoareau partiellement relaxé !

RM : Alors Charles quel est le verdict et ton sentiment sur celui-ci ?
CH : Je suis relaxé de deux des 3 chefs d’inculpation pour lesquels je comparaissais à savoir les injures et les menaces, menaces que le procureur avait souhaité voir
requalifiées en menaces de mort. Si la juge avait suivi le procureur sur ce point j’étais passible d’une peine de prison. Concernant plus particulièrement ces dernières la juge a invoqué, et c’est
une bonne chose le contexte social de l’affaire, qui aurait pu expliquer si tel avait été le cas, des propos de colère. Je rappelle que les salariés passaient en justice pour la 19ème fois (sans
compter les reports !) pour obtenir le paiement de leur salaire bloqué depuis deux ans maintenant…et qu’ils n’ont toujours pas eu malgré 7 condamnations… [1]. J’ai par contre été condamné pour « violence légère ayant entraîné un arrêt de travail de moins de 8 jours », le fameux choc psychologique, à 500€
d’amende.
Malgré l’absence de témoin crédible, [2], je suis condamné de manière totalement incompréhensible. Au-delà de la version invraisemblable donnée
par le plaignant [3], le caractère peu sérieux de ses certificats médicaux [4] et du fait
qu’un policier a même déclaré à la presse : « la confrontation a montré qu’aucun coup n’a été porté ».
Je suis donc traversé par des sentiments contradictoires. La satisfaction que la justice m’ait reconnu innocent pour une grande part, mais que quand même elle me reconnaît coupable de faits sans
avoir de preuve pour le faire.
RM : comment expliques tu alors ce jugement ?
CH : Dans cette affaire nos adversaires ont voulu nous monter un chantier pour nous détourner du fond du procès. La mobilisation lors de ma garde à vue, les plus de 5000 signatures déposées sur Internet, l’écho médiatique sur des sites comme Bella Ciao ou des journaux comme l’Huma, les 1000 personnes présentes le jour de l’audience, ont empêché une comparution immédiate ou une condamnation plus importante. C’est cette mobilisation qui explique le décalage entre ce que laissaient présager les différentes étapes de la procédure et le résultat final. La justice aurait été que je sois totalement relaxé, mais politiquement cela ne leur était pas possible. Ils ont donc rendu une décision pour ne pas nous donner la victoire totale.
RM : au chapitre de la mobilisation il y a eu aussi le comité de soutien national et l’engagement de diverses organisations au premier rang desquelles la CGT…
CH : Oui et j’ai eu l’occasion de le dire à la sortie de ma garde à vue, cela ne s’est pas démenti par la suite. On ne met pas 1000 personnes dans la rue (surtout un 29 juin) sans un engagement fort des organisations du département et de ce point de vue la CGT des Bouches du Rhône a donné le maximum dès le premier jour. De même je trouve à la fois normal, que sur cette question des libertés qui dépasse ma personne, et encourageant pour les luttes, que les premiers responsables d’organisations politiques dont je ne suis pas membre, mais aussi que des personnalités de la culture aient tenu à faire partie du comité de soutien national. Cela a incontestablement pesé. Cela rend encore plus incompréhensible la décision prise par le bureau confédéral de la CGT qu’aucun de ses membres ne fasse partie de ce comité de soutien. Quand j’ai été informé de cela j’ai demandé à Aline Pailler qui s’occupait de la récolte nationale des signatures de stopper sa quête et de ne pas solliciter la FSU. Il y avait déjà celle de la secrétaire générale de SUD, ce n’était pas la peine de charger la barque ! J’ai par contre apprécié comme il se doit l’engagement de dirigeants nationaux de la CGT qui spontanément, au vu de l’enjeu, se sont fait connaître.
RM : et maintenant ?
CH : Eh bien on continue ! La lutte des ADOMA se poursuit plus que jamais. La vérité et la justice finiront bien par ouvrir en grand le chemin qu’elles se sont déjà frayé. Dans cette lutte ils savent pouvoir compter sur la CGT des Bouches du Rhône et les militants de leur fédération encore nombreuses et nombreux aujourd’hui devant le tribunal à l’énoncé du verdict. En juillet j’ai enfin été entendu par la brigade financière suite au courrier que nous lui avions adressé dans l’été 2008. Apparemment l’inspecteur qui m’a entendu pendant 4h a été fort intéressé par les pièces que je lui ai fournies et nous avons prévu de nous revoir à la rentrée. De même d’autres éléments qui mettent en cause le système qui a prévalu et dont les salariés font les frais nous sont parvenus et seront rendus publics (Et dont Rouge Midi rendra compte NDR). Sans parler de toutes les manifestations prévues dont une montée à Paris au siège d’ADOMA. Nous ne resterons pas l’arme au pied en attendant le procès en appel du 17 décembre. On ne lâchera pas l’emploi !
[1] Mes propos exacts à l’époque et que j’avais oublié dans le détail (ils m’ont été rapportés après coup par des témoins de la scène qui n’ont rien à voir avec le conflit mais qui étaient présents ce jour là pour des raisons professionnelles) étaient, à l’encontre d’un des directeurs : « C’est un scandale ce que tu fais ! Soi disant tu travailles dans le social et tu ne paies pas les salaires ! De toute façon on ne lâchera pas ! »
[2] le seul témoin, employée du plaignant, ne s’est pas présentée à la confrontation au contraire des 6 témoins (dont l’avocat des salariés) qui m’innocentaient.
[3] "Dans ma tête je me disais : « Mais comment c’est possible ? Hoareau tenait d’une main Le Mons par le cou et de l’autre il n’a pas pu l’atteindre avec son poing ? Il n’a pas l’air d’avoir un bras plus court que l’autre ! ». Franchement cette accusation aurait mérité une reconstitution !! D’autant que Le Mons a déclaré ne pas avoir esquivé le coup mais que celui-ci l’avait effleuré…" Art ADOMA je t’aurai, je t’aurai
[4] " Il y eut celui sur les certificats médicaux de Le Mons : le 7 il va voir son docteur, le 8 il va voir le médecin de l’UML qui ne voit aucune trace de coup…et le soir il retourne chez son docteur qui écrit que la veille il a bien vu des traces sur le cou !" art déjà cité
Six "Conti" condamnés pour le saccage de la sous-préfecture
Jugés par le tribunal correctionnel de Compiègne, ils écopent de peines de trois à cinq mois de prison avec sursis pour le saccage d'une sous-préfecture en avril dernier. Le syndicat Sud réclamait leur "relaxe pure et simple".
Le tribunal correctionnel de Compiègne (Oise) a prononcé mardi 1er septembre des peines allant de trois à cinq mois de prison avec sursis contre six des sept
ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, dont son délégué CGT Xavier Mathieu
Ils étaient poursuivis pour "destructions en réunion de biens au préjudice de l'Etat", après le saccage de la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril dernier. Quelque 200 "Conti"
avaient envahi les locaux dans le cadre d'une lutte emblématique pour la sauvegarde de leur usine, dont la fermeture avait été annoncée en mars.
Les condamnations sont très légèrement inférieures aux réquisitions du parquet qui avait demandé de trois à six mois de prison contre les "Conti".
Un septième prévenu a été relaxé par le tribunal, qui n'a prononcé aucune amende.
Lors du procès, le 17 juillet, Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental, avait reconnu un "dérapage" qui n'avait "pas été prémédité".
"Faire taire les Conti"
Lundi, l'Union syndicale Solidaires (Sud) a lancé un appel pour "la relaxe pure et simple" des sept ouvriers de Continental.
"Ces poursuites judiciaires s'inscrivent dans toutes les tentatives de faire taire les Conti, par la répression, face à leur lutte déterminée contre les licenciements. C'est la
relaxe pure et simple que le tribunal de grande instance doit prononcer", a déclaré Solidaires (syndicats Sud et autres). Suite au rejet par la justice de leur demande d'annulation
de la procédure de fermeture de l'usine de Clairoix, 250 à 300 salariés avaient saccagé la préfecture de Compiègne le 21 avril.
Le PS et FO solidaires
Le porte-parole du PS Benoît Hamon a affirmé mardi la "pleine et entière solidarité du Parti socialiste" à l'égard des salariés de Continental "condamnés injustement". Il a trouvé
"insensé" que "les voleurs en col blanc se voient quasi amnistiés et ne soient pas traduits devant la justice par le gouvernement alors que les cols bleus quand il défendent leurs
conditions d'existence se voient non seulement traduits en justice mais condamnés extrêmement sévèrement".
Le syndicat Force ouvrière a lui aussi mis en garde contre des dérives judiciaires. "On rentre dans un système de judiciarisation qui est préjudiciable", a affirmé le secrétaire général de FO,
Jean-Claude Mailly sur BFM. "Pour les Conti, il y a encore le civil, est-ce qu'on va les condamner à rembourser? Il faut être sérieux, la violence n'est pas toujours là ou on croit", a-t-il
rajouté.
La CGT solidaire malgré la polémique sur Xavier Mathieu
La CGT a elle-aussi dénoncé "un jugement profondément injuste". "Alors que les salariés ont un impérieux besoin de sécurité dans leur emploi et dans leurs droits,
d'un côté on criminalise ceux qui luttent face aux décisions unilatérales des actionnaires, de l'autre on fait preuve d'indulgence voire de connivence avec les dirigeants qui
imposent leurs décisions stratégiques sacrifiant les entreprises et l'emploi", affirme le communiqué, signé par la confédération, l'Union départementale de l'Oise et la fédération de la chimie.
Le 20 août, la CGT de l'Oise et la fédération CGT de la chimie avaient condamné dans un communiqué "avec force les propos calomnieux" tenus par le "Conti" Xavier Mathieu envers
Bernard Thibault. Le délégué CGT avait qualifié le numéro un de l'organisation de "racaille", "juste bon qu'à frayer avec le gouvernement".

Rentrée sociale: Bernard Thibault et François Chérèque affichent leur unité...
La pré-rentrée sociale s'est faite, jeudi 27 août, sous le signe de l'entente cordiale des secrétaires généraux des deux principaux syndicats français, la CFDT et la CGT. Alors que la crise continue de produire ses effets, avec l'augmentation du chômage, la multiplication des plans sociaux, François Chérèque et Bernard Thibault, tous les deux à l'avant-veille de leurs congrès respectifs – la CGT tiendra le sien en décembre et la CFDT en juin 2010 –, ont voulu afficher leur complicité en débattant de "l'avenir du syndicalisme".
Le numéro un de la CGT a répondu à l'invitation de son homologue à l'occasion de l'université d'été de la CFDT – une première qualifiée de "signe politique" –, qui s'est tenue à Boissy-la -Rivière (Essonne), du 25 au 28 août.
Ambiance décontractée, joutes humoristiques, sur l'essentiel, les deux hommes ont affiché leurs convergences. Ils ont aussi manifesté leurs inquiétudes sur la situation sociale, François Chérèque insistant sur le sort des jeunes qui arrivent sur le marché du travail.
Pour autant, hormis des mobilisations possibles dans certains secteurs comme l'éducation nationale – une réunion entre les syndicats d'enseignants se tenait vendredi – ou à La Poste, rien n'est encore annoncé comme échéance nationale de manifestation.
Après six journées d'action depuis le début de l'année, dont les dernières ont connu une mobilisation faible, les huit syndicats qui avaient fait causse commune (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Solidaires, UNSA, FSU) cherchent le moyen de rebondir, alors que le front syndical donnait avant l'été des signes de faiblesse.
"TRAVAIL DÉCENT"
Dans l'attente de la réunion de l'intersyndicale dont la date n'est pas encore arrêtée, les responsables de la CGT et de la CFDT ont rappelé leur volonté de se mobiliser le 8octobre, à l'appel de la Confédération syndicale internationale (CSI) pour défendre le "travail décent".
Ils ont aussi souhaité le maintien du cadre unitaire qui a permis l'organisation des journées d'action avant l'été. Mais quel est l'avenir de l'intersyndicale, dont les dernières initiatives, en mai et juin, avaient montré leurs limites ? Les postures restent différentes : la CGT insiste sur la nécessité d'une "mobilisation intersyndicale pour obtenir de nouvelles inflexions dans la politique gouvernementale", quand la CFDT met plutôt l'accent sur le fait de "capitaliser et de mettre en œuvre ce qu'on a gagné", précise M. Chérèque.
FO, de plus en plus tentée d'affirmer sa singularité, reste attachée à l'organisation d'une journée de "grève interprofessionnelle de 24 heures". Jeudi, M.Chérèque a exprimé son opposition à une telle grève. "Entre l'enseignant qui fait sa rentrée dans une classe surchargée, l'infirmière qui va devoir gérer une épidémie de grippe A et des salariés qui se retrouvent en chômage partiel, qu'est-ce qui est unificateur ?", s'est-il interrogé.
Reconnaissant que "les manifestations avaient montré leurs limites", M. Chérèque a déclaré que la priorité de la CFDT, était de "mettre des forces sur le terrain pour aider les équipes locales en difficulté".
M. Thibault, quant à lui, a rappelé que "les attentes des salariés étaient fortes à l'égard des syndicats" et s'est inquiété de ceux qui pourraient vouloir la fin du cadre unitaire, visant sans le nommer le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.
Sans perspective claire de mobilisation nationale, les syndicats sont confrontés au même défi que le gouvernement : le risque d'embrasement d'un conflit local. A cet égard M. Thibault cherche à calmer le jeu. Pris à parti cet été par Xavier Mathieu, délégué CGT à Continental qui l'avait traité de "racaille" et lui avait reproché son absence lors du conflit, le numéro un de la CGT a déclaré qu'il "ne répondrait pas aux insultes". Mais comme son homologue de la CFDT, il a dit comprendre la colère des salariés.
M. Thibault pourrait de nouveau se rendre, dans les prochains jours, à Molex, une usine située en Haute-Garonne, menacée de fermeture et en conflits depuis de longs mois.
****************
"La CGT a laissé ses propres délégués dans la merde"
Délégué CGT de l'usine Continental Clairoix promise à la fermeture, Xavier Mathieu s'est récemment attaqué aux dirigeants syndicalistes, les traitant de "racaille" et leur reprochant de "frayer avec le gouvernement". Selon lui, les "Conti", qui ont obtenu 50 000 euros d'indemnités de licenciement n'auraient pas eu autant s'ils avaient confié leur sort aux confédération syndicales.
A l'issue du conflit de Continental Clairoix, vous vous en êtes pris aux instances dirigeantes des syndicats, notamment au vôtre, la CGT, en traitant Bernard Thibault de "racaille". Pourquoi ?
Ce n'est pas une attaque contre la CGT. J'ai trop de respect pour tous les salariés et délégués qui se battent comme des fous durant les conflits. J'ai plutôt parlé en leur nom, et je peux vous assurer que beaucoup pensent comme moi, à savoir qu'on n'est pas assez soutenus. D'ailleurs, je ne reproche pas à Bernard Thibault de ne pas venir devant les usines. Ce que je reproche à la direction, c'est qu'elle a refusé de nous soutenir quand nous étions convoqués au tribunal (pour les destructions dans la préfecture de l'Oise). Quand on a demandé de l'aide, il n'y a que des partis politiques de gauche qui sont venus et aucune confédération syndicale. Alors que dans les sept convoqués, il y avait trois élus CGT, deux syndiqués et deux sympathisants. Dans les confédérations paysannes ou autres, on n'abandonne jamais ses adhérents. La CGT a laissé ses propres délégués dans la merde. C'est honteux.
Il y a une fracture entre les directions des confédérations et la base ?
La fracture entre la base et les directions est générale. Pas seulement du côté de la CGT. C'est pareil à FO ou à la CFDT. Je ne regrette pas mon coup de colère. Quand le mec pour qui je paie mes timbres depuis 18 ans refuse de venir soutenir des ouvriers poursuivis au tribunal pour s'être battus, je n'ai pas de respect pour lui. Ce n'est pas parce qu'il est au-dessus de moi que je suis obligé de l'adorer. D'ailleurs, je vais arrêter de répondre là-dessus. J'ai juste un conseil à leur donner : c'est d'arrêter de penser que tous ceux qui sont en colère sont manipulés par l'extrême gauche. Ça, c'est le même discours que l'UMP. Et franchement, ce n'est pas très respectueux de la classe ouvrière, de penser que nous sommes des moutons incapables de nous battre tout seuls.
On vous a pourtant accusé de rouler pour le NPA d'Olivier Besancenot...
Ça fait quatre mois et demi qu'on nous répète les mêmes conneries. A la CGT de Continental Clairoix, il n'y a aucun encarté, ni au NPA, ni au PC, ni à LO. Aucun. C'est la mode : dès qu'on n'est pas content, on est taxé d'être d'extrême gauche. Je suis allé à l'université d'été du NPA parce qu'ils m'ont invité. J'avais dit, à l'époque où différents partis nous avaient soutenus, que j'étais prêt à venir parler de la lutte des Conti. Je l'ai fait pour Lutte ouvrière en juin, je l'ai fait au NPA, je le ferai le 12 septembre à la Fête de l'Humanité. Si les Verts, le PS ou le PRG me le demandent, je le ferai.
Mais mettre dos-à-dos les politiques et les syndicalistes, c'est de la connerie. Quand Thibault demande l'interdiction des licenciements ou la hausse du SMIC, ce n'est pas de la politique ? Est-ce que Bové n'a pas été syndicaliste avant d'être homme politique ? La CGT reproche ça uniquement si tu n'es pas au Parti communiste, tout le monde le sait. Thibault refuse d'aller au NPA, mais il va bien à la Fête de l'Huma. S'il ne veut pas faire de politique, il n'a rien à y foutre. Comment on peut dire, si on est syndicaliste, qu'on ne fait pas de politique ? Le syndicalisme, c'est de la politique ou alors je comprends rien.
Est-ce que les rencontres que vous avez faites pendant ces derniers mois peuvent aboutir à une coordination des luttes ?
Je ne sais pas. Tant que ça ne sont que les gens qui sont dans la merde qui appellent à l'aide, ça n'aboutit pas. Ça bougera quand ce seront les gens qui n'ont pas de problèmes qui viendront aider. En plus, je vois bien que quand on était dans notre lutte, on avait d'autres choses à faire que d'aller organiser des coordinations avec d'autres boîtes.
Et puis, je ne suis pas un professionnel de tout ça. Il y a six mois de ça, je faisais mes trois parties de pêche par semaine, je regardais le foot à la télé. Je défendais mes copains à l'usine, mais toutes ces histoires, ça me dépassait.
L'après-Continental, vous le voyez comment ?
Je ne sais même pas ce que je vais devenir. Je suis en train de réaliser aujourd'hui ce que les copains me disent depuis plusieurs mois : "Tu t'exposes trop." Alors peut-être que mon plus gros combat, ça ne va pas être Conti, mais de retrouver du travail. J'espère que je me trompe, même si je ne regrette pas ce qui s'est passé. Tout ce qu'on a vécu durant ces six mois, tous ces efforts et cette chaleur humaine, je ne sais pas si les gens qui me critiquent peuvent le comprendre.

Communiqué
du NPA :
Assez des provocations patronales à Molex.
NPA jeudi 6 août 2009
Depuis l'annonce par l'équipementier américain de la fermeture de l'usine de Molex, près de Toulouse, par tous les moyens la direction tente de briser la combativité des salariés qui luttent depuis plusieurs mois pour le maintien du site et de tous les emplois.
Après avoir réussi à repousser la fermeture de l'entreprise, depuis le 7 juillet, les salariés sont en grève et veillent sur le matériel et les machines pour éviter que la direction, qui utilise le service de vigiles, déménage, en douce, le stock et l'outil de travail. Parallèlement, des négociations avaient lieu avec un éventuel repreneur.
Mardi 4, les salariés avaient été informés que la direction de Molex mettait fin à toute négociation avec le repreneur, que l'entreprise allait fermer en octobre et la production ête relocalisée aux USA. Une provocation de plus de la part de cette direction qui avait déjà manifesté antérieurement tout le mépris qu'elle avait pour les salariés de Villemur-sur-Tarn.
Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de la sortie mouvementée de l'entreprise de Mr Doesburg, directeur du développement de Molex USA.Ni la convocation devant le tribunal de grande instance de Toulouse de quatre salariés de Molex, ni la fermeture de l'entreprise ne résoudra la situation de l'emploi pour les quelques trois cents salariés qui se retrouveront à la rue en octobre prochain.
Le NPA condamne les provocations de la direction de Molex USA, sa décision de fermer l'entreprise de Villemur-sur-Tarn coûte que coûte et réaffirme son soutien total à la lutte des salariés de Molex.
Quant à Mr Estrosi, ministre l'industrie, qui s'est offusqué des « actes de violence exercés par une minorité », il ferait bien d'être scandalisé par les agissements d'une direction d'entreprise qui entend fermer un site qui fait des profits sans égard pour le sort des salariés et de leurs familles. Il ferait bien de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fermeture de l'entreprise et le rapatriement aux USA de la technologie, des machines, du stock.
New FabrisNew Fabris :
un millier de personnes à la manifestation de soutien à Châtellerault
Environ un millier de personnes ont participé jeudi à une manifestation de soutien aux salariés licenciés de l'équipementier automobile New Fabris, à la veille de l'expiration de leur ultimatum.
Les salariés, qui menacent toujours de faire sauter leur usine le 31 juillet pour obtenir une prime de 30.000 euros, ont toutefois décidé de ne pas réinstaller les bouteilles de gaz dans l'établissement. Les représentants syndicaux doivent être reçus vendredi matin à la sous-préfecture de la Vienne à Châtellerault pour envisager "un protocole de sortie de crise". Puis, ce sera le temps d'une ultime assemblée générale vendredi à 11h30.
En plus de salariés d'entreprises de la Vienne comme Aubade ou la Snecma, touchées également par des plans sociaux, des délégations de toute la France étaient présentes jeudi dans le cortège. Parmi elles, des salariés de Continental à Clairoix (Oise), de Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), de SKF à Fontenay-le-Comte (Vendée), de Rencast à Châteauroux (Indre), Philips à Dreux (Eure-et-Loire), Goodyear à Amiens (Somme) ou encore de Renault à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Les manifestants ont quitté le site de l'usine, après un barbecue pour se rendre devant l'hôtel de ville de Châtellerault, située à plus d'un kilomètre.
Les ténors des principales centrales syndicales et des principaux partis politiques étaient aux abonnés absents. Olivier Besancenot, représenté par le responsable du NPA dans l'Est Yvan Zimmermann, et Marie-George Buffet (PCF), officiellement en congés, ont expédié un message aux ouvriers tout comme Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts qui a rendu visite aux New Fabris samedi. Le parti était représenté par Jean Desessard, sénateur Vert de Paris venu pour "soutenir un combat politiquement et socialement juste".
Quant à la présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, elle n'a pas participé au défilé mais avait reçu une délégation de syndicalistes vendredi dernier. Dans le cortège figurait en revanche, Edith Cresson. L'ancien maire de Châtellerault et ex-Premier ministre s'est dite "révoltée". "Le jour où il y aura une reprise de l'activité économique, j'aimerais qu'on me dise avec quoi on va travailler si on perd des outils de production remarquables et modernisés. Si on veut tout délocaliser à l'étranger, autant le dire tout de suite", s'est-elle insurgée.
"Le ministre de l'industrie Christian Estrosi nous a laissés tomber. En une semaine, rien n'a avancé", a accusé Eric Poisson, délégué CFDT de New Fabris. "Je ne vois pas aujourd'hui un salarié de New Fabris faire sauter son usine. Mais s'il n'obtiennent pas ce qu'ils veulent, c'est sûr qu'il y aura beaucoup de colère et de dépits", a-t-il ajouté. "Dans ce cas de figure, la violence n'est pas à exclure".
Pour autant, a reconnu Eric Poisson, "la porte de la négociation a été ouverte hier au ministère à Paris, nous ne voulons pas la refermer". Un sentiment partagé par Dominique Duval de FO: "on est arrivés à Paris avec zéro. On revient avec 11.000 euros et l'ouverture de négociation. Si le 31 juillet, nous n'aboutissons pas à ce que l'on veut, il faudra voir. Mais pour l'heure, si on met encore une trop grosse pression sur l'Etat, on va tout perdre!"
Dans l'après-midi, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi avait pris "acte avec satisfaction des propos plus apaisés" exprimés par les représentants syndicaux" de l'équipementier automobile, les invitant à exprimer "très explicitement leur rejet de toute forme de violence".
"Sur cette base, Christian Estrosi pourrait alors, et dès ce soir, être au rendez-vous du dialogue dans la perspective d'une sortie de crise heureuse à l'issue de la rencontre programmée demain", selon le communiqué du ministre.
"Nous appelons toutes les entreprises en difficulté à nous rejoindre le 30 juillet pour participer à une grande manifestation symbolique au départ de l'usine occupée", a déclaré de son côté Guy Eyermann, délégué CGT, dans l'entrepôt où s'étaient rassemblées une centaine de personnes. Mais "n'allons pas faire n'importe quoi qui entraînerait l'arrêt des négociations".
Les salariés demandent à leur anciens clients Peugeot et Renault de verser 30.000 euros pour chacun des 366 employés licenciés. Cette somme correspond à la prime de licenciement versée par les deux constructeurs automobiles français à chacun des 200 salariés licenciés de Rencast, qui appartient au groupe italien Zen.
MERCI à FANCH pour l'imageStatut de La Poste : les précédents GDF et France Télécom
Le processus de transformation de La Poste en société anonyme à capitaux publics sera mené à terme début 2010. Devant l'inquiétude syndicale, le gouvernement claironne que ce changement de statut ne débouchera pas sur une privatisation de l'entreprise postale. Retour sur les précédents Gaz de France et France Télécom.
Le texte consécutif à l'ouverture du capital de La Poste a été examiné, mercredi 29 juillet, lors du dernier Conseil des ministres précédant les vacances. Le calendrier du projet
de loi prévoit un débat parlementaire à la rentrée afin que La Poste devienne au 1er janvier 2010 une société anonyme à capitaux publics. Cette réforme, explique le ministre de la
Relance Patrick Devedjian, "est rendue obligatoire par le fait que La Poste devra affronter la concurrence" de sociétés commerciales.
Mais pas de crainte, la ministre de l'Economie Christine Lagarde l'a confirmé mercredi sur France Inter : "l'actionnariat sera 100% public". Autrement dit, il n'y aura pas de
privatisation de La Poste.
"C'est clair, c'est simple et c'est net"
"Pas de privatisation" : c'est ce qu'avait soutenu en 2004 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances au moment de l'augmentation du capital d'EDF-GDF. Le 6 mai 2004 lors d'un
déplacement à Chinon (Indre-et-Loire), Sarkozy contente les représentants syndicaux de l'entreprise énergétique devant les caméras de télévisions : "On ne viendra pas à la
privatisation, c'est clair, simple et net". Et à nouveau pour tout ceux qui n'avait pas bien entendu : "Il n'y aura pas de privatisation d'EDF et Gaz de France, c'est clair, c'est
simple et c'est net."
Le 15 juin 2004, il réaffirme avec aplomb devant les députés : "EDF-GDF ne sera pas privatisée, le gouvernement ne le souhaite pas et l'Europe ne nous le demande pas".
Toutefois, pour qu’EDF et Gaz de France puisse "lutter à armes égales contre leurs concurrents", Nicolas Sarkozy estime qu'il est "indispensable de transformer ces établissements
publics en sociétés anonymes."
Le 22 juillet 2004, le Parlement vote l'ouverture du capital de Gaz de France (GDF) avec une participation de l'Etat ne pouvant pas descendre au-dessous de 70%.
Quatre années plus tard, jour pour jour, le tout nouveau groupe GDF-Suez est coté en Bourse. L'Etat ne détient que 35,6% de son capital.
"Le changement de statut de l'entreprise est nécessaire"
Autres temps, autres pratiques. En juin 1996, le gouvernement Juppé promulgue les lois de déréglementation et d’ouverture à la concurrence de France Télécom. Selon un modèle déjà bien rodé,
l'opérateur public est transformé en société anonyme. "Le changement de statut de l'entreprise est nécessaire", explique alors le ministre des Technologies de l'Information et Poste, François Fillon,
"dans la perspective d'une ouverture à la concurrence". Il est évidemment entendu que l’Etat conservera au moins 51% de son capital.
La dissolution de l'Assemblée nationale en 1997 retarde l'ouverture du capital de l'opérateur téléphonique. Au nom de la défense des services publics, chère à la gauche, les socialistes s'engagent
lors de la campagne législative à stopper le processus de privatisation. "Parce qu’il y a mission de service public, les socialistes souhaitent que France Télécom reste avec un capital à 100 %
public", indique Dominique Strauss-Kahn. Une fois nommé Premier ministre, Lionel Jospin se ravise et fixe les modalités d'une privatisation partielle, qui conduit à
la mise sur le marché 20,9% du capital de France Télécom. Cette ouverture du capital, "lui permettra de rester l'un des tous premiers opérateurs mondiaux", justifie-t-il. La vente des actifs de
l'Etat se poursuit.
Privatisation
En décembre 2003, les députés adoptent une loi permettant à l’Etat de réduire sa participation sous le seuil de 50% du capital de France Télécom. Le ministre de l'Economie de l'époque,
Francis Mer, défend les choix du gouvernement : "Le fait de voir son capital figé par une obligation juridique peut devenir un handicap stratégique pour
l'entreprise."
Nicolas Sarkozy transforme l'essai le 1er septembre 2004. France Télécom est privatisée. Aujourd'hui l'Etat ne détient plus que 26,65% de son capital.
A la lumière de ces précédents, il faut donc croire le chef de l'Etat : "La Poste changera de statut, mais ne s'ouvrira qu'à des capitaux publics".
******************

Communiqué du NPA :
Non à la privatisation de La Poste.
Pour son dernier conseil des ministres, le gouvernement Fillon a choisi de s'attaquer au service public postal en fixant à l'automne le débat parlementaire sur la privatisation de La Poste par le biais d'un changement de statut et de l'ouverture du capital.
Les déclarations d'intention sur l'ouverture à des capitaux 100% publics ainsi que les promesses sur le respect des missions actuelles de La Poste ne tromperont personne. Les différents gouvernements qui ont précédé celui actuellement en place ont tous utilisé cet argument avant d'engager la privatisation du service public.
Le changement de statut, l'ouverture du capital permet justement aux capitaux privés de s'engouffrer dans la brèche et de faire tomber dans leur escarcelle une entreprise publique. Qu'on se rappelle Air France, France Télécom, GDF et EDF, par exemple. Quant aux promesses de Sarkozy, chacun se rappelle celle qu'il avait faite à propos de GDF (participation de l'état à hauteur de 70%) avant de piétiner allègrement ses déclarations antérieures (35% depuis la fusion avec Suez).
La privatisation de La Poste et de ses missions s'inscrit en droite ligne dans la politique libérale de la Commission européenne qui vise à introduire à promouvoir privatisation et concurrence en lieu et place du service public.
Pour lutter contre une privatisation synonyme de suppression d'emplois , de fermetures de bureaux, de dégradation supplémentaire pour le public, une mobilisation sur la durée des salariés de La Poste avec leurs organisations syndicales, des associations, des partis politiques et des usagers est indispensable.
D'ores et déjà, des rendez-vous de mobilisation sont prévues avec une journée de grève et de manifestation en septembre et un référendum dans les localités, le 3 octobre, par le Comité national contre la privatisation de La Poste, dont le NPA est partie prenante.

Travail du dimanche
La loi est votée, mais la page n’est pas tournée
Communiqué commun Cgt et de la Fédération commerce distribution services Cgt
jeudi 23 juillet 2009
C’est donc dans la nuit du 22 au 23 juillet, que la loi sur le travail dominical a été adoptée au Sénat par une infime majorité de 6 voix.
Les conditions de ce vote – procédure d’urgence, passage à la hussarde au Parlement, pressions diverses sur les élus – sont tristement significatives d’une conception du débat démocratique, réduite à la portion congrue, pour ne pas dire davantage.
Sur le fond, la CGT l’a dit à de nombreuses reprises, ce texte est porteur de lourds reculs pour les salariés. Demain, par centaines de milliers, ceux-ci pourraient voir leurs conditions de travail encore détériorées et leur vie familiale déstructurée.
Par ailleurs, aucune compensation véritable n’est même prévue dans ce dispositif régressif, qui n’a pas de justifications sociales et économiques. Qui peut croire, en effet, que l’écrasante majorité des citoyens dont on comprime le pouvoir d’achat consommeront plus le dimanche que les jours de la semaine ?
Le seul vrai gagnant d’une telle mesure est une partie du patronat, pour qui, plus de flexibilité et plus de précarité pour les salariés riment avec plus de profits.
Même votée dans des conditions peu honorables, cette loi doit continuer à être combattue.
L’extension du travail du dimanche ne créera pas d’emploi, pis, elle en supprimera essentiellement dans les très petites entreprises au profit d’une plus grande productivité dans les plus grands établissements.
Ce qu’il faut c’est de l’emploi, une sécurisation du parcours professionnel, l’augmentation générale des salaires, la sauvegarde et le développement des services publics, une politique industrielle respectueuse de l’environnement.
Pour la CGT, ce sont autant de raisons, dans l’unité la plus large, de poursuivre et d’amplifier la mobilisation professionnelle et interprofessionnelle.
Le dimanche, c’est pour nous, continuons de signer massivement la pétition.
CGT Montreuil, le 23 juillet 2009
Signez la pétition !
Le dimanche, c’est pour nous !
Parce que je veux que le dimanche :
|
Arguments contre...la retraite à 67 ans
NPA vendredi 17 juillet 2009
Sarkozy et son gouvernement annonce une nouvelle attaque contre les retraites. Leurs arguments, sans fondement, visent uniquement à satisfaire le patronat et les plus riches.
La retraite à 67 ans
À peine les élections européennes terminées et prenant prétexte du déficit de la sécurité sociale, le gouvernement prépare l’opinion à une attaque sans précédent : reculer l’âge légal de la retraite à 67 ans. C’est Brice Hortefeux, qui n’avait pas encore changé de ministère, qui a ouvert les hostilités en prenant exemple sur l'Allemagne, « idée » reprise ensuite par Fillon, qui considère que reculer l’âge de la retraite « n’est pas une question taboue », ce qui n’est pas très étonnant de la part de celui qui, en 2003, avait mené l'attaque contre les retraites de la fonction publique en allongeant le nombre d'annuités nécessaires à 40 ans. Mais, pour nous rassurer, on nous dit également que rien n’est décidé et que le débat sera ouvert début 2010, au moment où le Conseil d’orientation des retraites (COR) rendra public son rapport annuel. Difficilement croyable ! Quoi qu’il en soit, le pavé est lancé est c’est une première. Depuis 1982, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 60 ans. Les contre-réformes successives, celles de 1993, 2003 et 2007, avaient privilégié l’augmentation de la durée de cotisation, de 37,5 à 40 annuités, puis à 41 annuités d’ici à 2012. Toucher à l’âge légal était toujours considéré comme un sujet tabou. C’est ce verrou que le gouvernement tente de faire sauter. Le gouvernement va ainsi dans le sens du Medef, qui considère depuis longtemps que pour « rééquilibrer » les retraites, il faut « ajouter » aux 41 années de cotisation un report de l’âge légal, préconisant ainsi le passage de 60 à 63,5 ans dès 2012.
Des années d’attaques
La prochaine contre-réforme des retraites s’inscrit dans une attaque globale commencée il y a plus de quinze ans. C’est en 1993 que les « réformes » Balladur s’attaquent au privé, dans l’indifférence la plus totale, en particulier de la part des directions syndicales, en augmentant le nombre d’annuités de 37,5 à 40 ans. Mais aussi en modifiant le calcul de la pension, en l’indexant sur les prix et non plus sur le salaire moyen d’activité (soit environ 20 % de pension en moins en 10 ans) et en prenant, comme base les salaires des 25 meilleures années (et plus des 10). Même chose en 2003, avec la contre-réforme Fillon pour les salariés de la fonction publique, mais en ajoutant des décotes, soit des baisses de pension supplémentaires (5% par trimestre manquant), pour les salariés en-dessous des annuités requises, mais ayant l’âge légal de départ, c’est-à-dire 60 ans. Pour terminer, la dernière contre-réforme, en 2007, s'est attaquée aux salariés des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF…) qui, par « équité », ont vu également l’augmentation de la durée de leurs cotisations à 40 ans. Pour nous faire avaler la pilule, les arguments avancés par les gouvernements et le patronat sont toujours les mêmes : déficit, problème démographique, équité…
Le « trou » de la Sécu: vieille rengaine
Le déficit de la Sécurité sociale et des caisses de retraite serait tellement énorme (24 milliards d'euros) que le gouvernement se déclare impuissant et que le seul moyen de « sauver nos retraites » serait de travailler jusqu’à 67ans. En revanche, le gouvernement, trouve tout à fait normal d'aider les plus riches via le bouclier fiscal, de venir en aide à coup de centaines de milliards aux banquiers et d'exonérer le patronat de toute une partie de ses cotisations en puisant dans les caisses de l'État ou de la Sécurité sociale. C'est donc une question de choix. Les richesses existent . C'est d'autant plus inacceptable que, si le déficit de la Sécurité sociale augmente, ce n'est pas parce que les salariés se soignent mieux, mais parce qu'il y a de plus en plus de chômeurs et de moins en moins de cotisations qui rentrent. La seule « piste » possible pour les salariés ne consiste pas à accepter de travailler plus longtemps ou de partir avec une retraite de plus en plus maigre, mais à imposer l’interdiction des licenciements et la réduction du temps de travail jusqu’à ce que tout le monde ait un emploi. En un mot, travailler moins pour travailler toutes et tous.
On vit trop longtemps ?
Depuis le temps, on connaît la musique: le problème serait démographique. On vit plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps. C’est présenté comme du bon sens. Comme si un progrès social (l’allongement de la durée de la vie) devait être vécu comme une calamité ! Comme si la progression des dépenses sociales ne servait pas le bien-être de la population, mais le contraire ! Travailler plus longtemps ? A l’âge de toucher leurs droits à la retraite, six salariés sur dix ne travaillent plus. Ils sont soit au chômage, en plans divers et variés de « cessation progressive d’activité » et autres « dispense de recherche d’emploi » après licenciements, virés par des patrons qui trouvent les vieux «pas assez productifs et trop chers», soit au RSA (le nouveau RMI)… De fait, l’âge réel de fin d’activité, aussi bien dans le public que dans le privé, se situe autour de 58 ans. Tout le discours sur la nécessité de travailler plus longtemps est donc faux: le véritable objectif est de nous faire partir avec des pensions de plus en plus faibles (aujourd’hui, 50 % des retraités vivent avec une pension inférieure au Smic).
La retraite, c’est la continuation du salaire
Les moyens pour financer les retraites existent. Ce sont les richesses produites dans l’activité salariale. Il faut beaucoup de culot et de cynisme pour affirmer qu'il ne serait plus possible de financer les retraites sans allonger la durée de cotisation. L'argument ne tient pas. Il faut prendre sur les profits, augmenter les cotisations patronales, pour financer les retraites qui sont un salaire collectif, une partie de la richesse née du travail et immédiatement reversée (comme pour l’assurance maladie) aux pensionnés. La retraite est la continuation du salaire, c’est-à-dire un droit social à ne plus travailler pour le compte d’un patron, tout en étant payé quand même, et à diversifier ses activités librement. La retraite prouve que le salaire, défini comme un salaire social et non individuel, peut être un moyen puissant, s’il est défendu, augmenté et élargi à toute la population (y compris aux jeunes en formation dès 18 ans), d’échapper en partie au marché du travail. Un autre mode de relations sociales, non concurrentielles, est possible. D’abord, bien sûr, pour satisfaire des besoins urgents (se soigner, faire et éduquer des enfants dans les meilleures conditions sociales et médicales, réparer les dégâts du travail par la retraite en bonne santé) que les patrons ne voulaient pas reconnaître, ou qu’ils ont essayé de contrôler en proposant des systèmes sociaux « maison », où les salariés restent dans la soumission. Le salaire social est donc un moyen de gagner du temps libre payé, sans être sous la domination du patron et de son système de temps réquisitionné exclusivement pour la valorisation.
L’argent existe
Plus le salaire social général diminue, plus la part qui revient aux classes possédantes augmente. Ainsi, depuis les vingt dernières années, la part de richesse revenant aux salariés a diminué de plus de 10 points, au profit de celle qu'accaparent les possédants. En même temps, la productivité du travail n’a cessé de croître (plus de 50%). Entre 1960 et 2006, le produit intérieur brut (PIB), en euros constants, a progressé de 328 %, quand l'augmentation des besoins du financement des retraites, sur la même période, est estimée à 104 %. Ce qui veut dire que même si la part du PIB servant au financement des retraites augmente, il reste en réalité une large marge de manœuvre, à condition que les revenus du capital n'accaparent pas l'essentiel des gains de productivité. Cela veut dire partager le travail entre tous, en finir avec le chômage. 100000 chômeurs de moins représentent un gain de 1,5 milliard d'euros par an. Une hausse de 1 % des salaires suffirait à dégager, chaque année, 1 milliard d’euros pour les retraites. La fin des exonérations des cotisations patronales rapporterait 30 milliards d'euros. L'argent est bien là. Il faut changer le rapport de forces afin d'imposer une autre répartition des richesses

Pouvoir d'achat-salaires :
vivre, pas survivre
mercredi 1 juillet 2009
Chaque 1er juillet, les traditionnelles revalorisations et augmentations sont dévoilées. Cette année encore, pour les salariés et les chômeurs, ce sera « régime sec ».
Pour la troisième année consécutive, le gouvernement «du pouvoir d'achat» a confirmé qu'il ne donnerait pas de «coup de pouce» au Smic. La revalorisation du salaire minimum, au 1er juillet prochain, sera donc limitée au minimum légal (1,3%). Bref, les 3,5 millions de smicards verront leur taux horaire passer de 8,71 euros brut à 8,82 euros, et leur salaire mensuel (pour 35 heures) atteindra 1051 euros net (13,47 euros net de plus par mois).
Pour le gouvernement, qui n'a peur de rien, cette revalorisation est satisfaisante et permettra de lutter contre le chômage, puisque pour Brice Hortefeux, ancien ministre du travail: «Il vaut mieux une vraie revalorisation qu'un faux coup de pouce, qui aurait un effet boomerang sur l'emploi et sur les plus défavorisés, et remettrait en cause l'emploi, notamment dans les petites entreprises.» Les chômeurs indemnisés, qui sont actuellement 2 millions et dont la moitié touche moins de 946 euros par mois, tandis que trois chômeurs sur dix n'ont aucune couverture sociale, connaîtront le même sort avec une revalorisation a minima de 1%. Quant à la grande majorité des salariés, elle ne connaîtra qu'une très faible, voire aucune, augmentation de salaire, pour cause «de crise», ou pourra être licenciée comme les 108 salariés de l'entreprise Osram, qui ont refusé de baisser leurs salaires…
Dans le même temps, l'ensemble de la population va connaître des augmentations. Celles d'EDF (entre 2 et 3%), de la SNCF (3,4%), de la RATP (2%), qui s'ajouteront à celles des prix de l'alimentation, des loyers, du pétrole… Ces augmentations sont d'autant plus inadmissibles que le fameux grand plan de relance de Sarkozy (26 milliards d'euros) prévoyait, notamment, 4 milliards d'investissements supplémentaires dans les entreprises publiques (EDF, GDF, La Poste, la RATP et la SNCF), dont 2,5 milliards… pour la seule EDF, 300 millions pour la SNCF et 200 millions pour GDF-Suez qui, elle, laisse ses tarifs inchangés malgré la baisse des prix du pétrole, alors qu'une baisse des tarifs du gaz à partir d'avril avait été annoncée !
On le voit de plus en plus chaque jour, le prix de «la crise» et de «la relance», ce sont d'abord les salariés, les
précaires, les chômeurs, les retraités qui la payent et, au lieu de vivre, survivent. Il est urgent de changer la donne. Pour cela, il faut prendre sur les profits qui, malgré ce qu'on veut nous
faire croire, existent encore. Il faut d'urgence rattraper les pertes de pouvoir d'achat accumulées depuis des années, en augmentant de 300 euros net les salaires, les retraites et les minima
sociaux, ainsi que garantir les moyens de vivre correctement pour tous et toutes, avec au minimum 1500 euros net par mois. Mais aussi augmenter les salaires et les cotisations sociales, et en finir
avec les exonérations, pour augmenter la protection sociale, les retraites, l'assurance-chômage… Mais, pour obtenir cela, il faut riposter en nombre et tous ensemble, en finir avec les journées de
mobilisation isolées, se mettre d'accord autour d'une plateforme revendicative ayant un contenu, en particulier sur les salaires.
« Parole contre parole »
au procès Hoareau

Le cortège était dense, hier, pour accompagner Charles Hoareau au tribunal de grande instance. Le syndicaliste CGT comparaissait pour menaces réitérées, violences envers un responsable de régie en charge du nettoyage des foyers Adoma, et pour avoir craché sur un autre responsable.
Le 7 avril dernier, les parties sont dans la salle des pas perdus du tribunal. Alors qu'un report d'audience est décidé dans le procès concernant le sort de 39 salariés du nettoyage se retrouvant sans emploi, soutenus par Charles Hoareau, le ton monte. A la barre, hier, le premier responsable de régie est formel. « Charles Hoareau m'a dit en me montrant du doigt : "Je t'aurai" à plusieurs reprises. Il m'a tenu le cou et porté un coup de poing au visage. »
Après examen par le médecin légiste, il bénéficie de quatre jours d'ITT pour « traumatisme psychologique », mais aucune trace de coup n'est relevé. « J'ai esquivé, précise le plaignant. Il m'a éraflé. » Un témoignage d'une de ses employés confirme sa version. « C'est vrai qu'il y a eu bousculade, mais je n'y étais pas. J'essayais au contraire de calmer les salariés », rétorque Charles Hoareau, dont la version est, elle, appuyée par cinq témoins. « Dans ce dossier, il n'y a pas de place pour l'action syndicale. C'est un acte de délinquance, un point c'est tout », a défendu Michel Dossetto, l'avocat des responsables de régie qui se sont constitué partie civile. Il réclame 1 euros symbolique pour chacun. Si le procureur a demandé la relaxe pour le crachat pour des questions de procédure, il a requis 1 000 euros d'amende pour les violences... et la requalification des menaces réitérées en menaces de mort. Du coup, il a requis quatre mois de prison avec sursis. De quoi faire bondir Philippe Vouland, l'avocat de Charles Hoareau, qui a plaidé la relaxe. « Nous sommes parole contre parole. Il a un témoin, j'en ai au moins trois. A qui bénéficie le doute ? » Pour lui, ce procès révèle surtout la « judiciarisation permanente de la société. Si Charles Hoareau est relaxé, ce ne sera pas le triomphe de la CGT, mais une manière de dire que le juge pénal n'est pas la voiture-balai de tout. » La décision est attendue le 7 septembre.

événement
L’affaire dans l’affaire : Hoareau au tribunal
C’est finalement par le biais pénal que cette affaire sociale a éclaté au grand jour. En effet, la récente garde à vue de Charles Hoareau, accusé de menaces et de violences par les deux directeurs de régie, a été couverte par la presse locale, permettant dans le même mouvement de lever le couvercle et de sentir le fumet du fond du dossier. Le 19 mai dernier, le leader syndical a donc été convoqué au commissariat de Noailles, à Marseille. Les policiers veulent l’entendre concernant les accusations portées. L’interrogatoire tourne à la garde à vue. « Sur ordre de Paris », affirme Charles Hoareau. Le syndicaliste témoigne : « Le responsable du commissariat l’a d’ailleurs bien dit aux militants de la CGT qu’il a reçus : "C’est une affaire politique qui nous échappe totalement, c’est au-dessus du parquet de Marseille. Si ce n’était pas Charles Hoareau, il ne serait pas là…" D’ailleurs je tiens à souligner que, lors de ma garde à vue, j’ai été remarquablement bien traité par des policiers qui hallucinaient devant la tournure des événements et étaient tributaires du parquet, qui ne cessait de retarder ma libération et tentait par tous les moyens de trouver un motif à ma comparution immédiate. C’est bien connu, quand on ne peut pas critiquer un combat, on tente de le discréditer en s’attaquant aux personnes qui le portent. Les plaintes intervenant dans un contexte de criminalisation de l’action militante, le pouvoir a tenté de faire un exemple, car ce qui était visé, c’était la comparution immédiate et la sanction qui n’aurait pas manqué - d’aller avec. C’est un coup monté. » L’affaire sera jugée le 29 juin. En attendant, le fond de l’affaire (*) est remonté à la surface.
(*) Pour un historique complet : www.rougemidi.org.
Les acteurs du LKP, les 74 d’EDF, celles et ceux qui défendent les sans papiers...
dans les Bouches du Rhône les militants de La Poste, du Port autonome, Erwan Redon professeur des écoles, Charles Hoareau....les actes d’intimidation et de criminalisation se multiplient. Face à
cela, les 1ers concernés et celles et ceux qui en sont solidaires réaffirment à la face des pourchasseurs leur détermination : nous ne nous laisserons pas faire !
A chacune et chacun d’entre nous d’affirmer la même détermination en signant la pétition.
Stopper la machine infernale
NPA 27 juin 2009
Les multinationales réorganisent leurs réseaux de production et de distribution à travers le monde. A cette logique infernale de la rentabilité et de la concurrence, opposons l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire.
Une nouvelle rafale de licenciements a été annoncée, ces deux dernières semaines, en France. Plusieurs usines en liquidation judiciaire ou en passe de l’être vont fermer, comme New Fabris, à Châtellerault, sous-traitant de PSA et de Renault qui employait 366 salariés, la fonderie Pamco, dans l'Orne, où 223 personnes vont perdre leur emploi, et bientôt sans doute la fonderie SBFM, près de Lorient, avec ses 500 salariés, pour ne citer que quelques exemples. Ont été annoncées également des milliers de suppressions de postes: 550 chez TDF, 704 chez Marionnaud, 104 chez Aubade, 3000 à Air France et près de 3000 également à Michelin.
A Air France ou à Michelin, les dirigeants patronaux mettent en avant le fait qu’il n’y aurait « aucun licenciement ». Mais à supposer qu’ils disent vrai, ces suppressions de postes, ce sont autant de chômeurs supplémentaires. Lorsque l’Insee prévoit, pour la seule année 2009, 700000 destructions de postes, ce sont bien autant de travailleurs, parmi les chômeurs déjà existants ou les 600000 jeunes qui arriveront en septembre sur le marché du travail, qui se verront privés d’emploi et de salaires. Et que dire de l’argument de la concurrence des pays où la main-d’œuvre est moins chère ! Michelin n’a-t-il pas annoncé, quelques jours seulement après la fermeture de deux sites en France, la construction d’une nouvelle usine en Inde ?
Les médias ont rapproché les licenciements actuels chez Michelin de ceux que la multinationale avait annoncés en 1999 dans le même temps qu’une augmentation de 20% de ses bénéfices. Ils affirment haut et fort que la situation n’a plus rien à voir, qu’aujourd’hui les ventes de pneumatiques s’effondrent, que c’est la crise, qu’on ne peut pas faire autrement.
Mais n’est-ce pas cette politique de réduction des effectifs à seule fin d’augmenter les profits qui a conduit, précisément, à cette crise dont ils font semblant de croire qu’elle serait comparable à un cataclysme venu d’on ne sait où ? En 1999, Michelin avait annoncé 7500 suppressions de postes en trois ans dans ses usines en Europe. Il lui en faut maintenant 3000 de plus sur les 25000 existant en France. Et qu’ont-ils fait, Michelin comme tous les autres, des centaines de milliards de bénéfices qu’ils ont réalisés pendant toutes ces années ? La logique de la compétitivité pour faire face à la concurrence est une machine infernale sans fin.
Quand ferment petites ou moyennes entreprises, le gouvernement et le Medef agitent les « difficultés » dues à la crise, mais il s’agit pour l’essentiel d’une restructuration opérée par les multinationales à grande échelle. Ce sont elles qui réorganisent, pour les rendre plus rentables, leurs réseaux de production et de distribution, dont fait partie le maillage de la sous-traitance. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans le secteur de l’automobile, et commence dans le secteur du transport aérien.
Les salariés victimes de ces plans destructeurs se battent aujourd’hui, le dos au mur, pour exiger, le plus souvent, de meilleures indemnités de licenciement. Mais stopper cette logique infernale, c’est interdire les licenciements, imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, au moyen du contrôle des salariés et de la population sur l’ensemble de l’économie.

Sécurité sociale :
nouvelle attaque
Le 16 juin, le ministre du Travail, Brice Hortefeux, relançait le débat sur l’âge légal du départ en retraite et préconisait son relèvement à 67 ans, à l’image d’autres pays européens. Il recevait immédiatement le soutien de François Fillon et de la présidente du Medef, Laurence Parisot.
Alors que la France compte plus de 10% de chômeurs, il faudrait imposer à ceux qui ont un emploi de continuer à s’épuiser au travail. Ils devraient continuer à occuper leur poste, alors que se multiplient les vagues de licenciements et de suppressions de postes pour des salariés de moins de 60 ans et que des millions de jeunes sont à la recherche d’un emploi.
Le 17 juin, la publication des prévisions pour 2009 des comptes de la Sécurité sociale enfonçait le clou. La commission des comptes de cet organisme annonce un doublement du « trou » de la Sécu cette année. Celui-ci passerait de 10 à 20 milliards d’euros toutes branches confondues (retraites, maladie, accidents de travail, famille), un niveau jamais atteint depuis 1945. Le ministre des Finances, Eric Woerth, en a lui même précisé les causes: « La multiplication par deux du déficit, c’est tout simplement la division par deux du volume des recettes, c’est parce que l’argent ne rentre pas, ce n’est pas parce que les dépenses progresseraient de manière incontrôlée. » C’est faute de rentrées suffisantes des cotisations sociales – cette part du salaire mise en commun pour financer les retraites, la soins ou les allocations familiales – que la Sécurité sociale est en « déficit ». Ce manque de recettes n’a rien de mystérieux : il s’appelle « plans de licenciements », « suppressions d’emplois dans la fonction publique », « blocage des salaires », et généralisation de l’emploi précaire accompagnée d’exonérations de cotisations sociales pour les employeurs (près de 31 milliards d’euros en 2009).
100000 suppressions d’emplois, c’est près de 1 milliard d’euros en moins pour la Sécu; une augmentation de 1% des salaires, ce sont 3 milliards d'euros de cotisations sociales en plus ! Pourtant, le ministre exclut d’avance toute idée de remise à niveau des cotisations .Pour la maladie, comme pour les retraites, ce gouvernement n’envisage qu’une chose : s’en prendre encore plus aux salariés, afin de diminuer les dépenses, dans l’attente de la « reprise » !
Deux mesures sont préconisées : le durcissement des contrôles et des sanctions pour les arrêts de travail jugés « abusifs », et un contrôle plus strict des transports sanitaires prescrits par les hôpitaux. Ces mesures, censées rapporter quelques millions d’euros là où on nous parle d’un « déficit » de 20 milliards d’euros, sont financièrement dérisoires. Mais elles annoncent de nouvelles ponctions et de nouvelles sanctions contre les salariés malades.
Une mesure expérimentée dans quelques départements risque d'être généralisée : les salariés dont les arrêts de travail sont jugés « abusifs » par un médecin envoyé par l’employeur pourraient voir supprimées leurs indemnités journalières de Sécurité sociale ! C’est la porte ouverte à la remise au travail systématique par des « médecins Medef » des salariés malades, alors même que la pression du chômage et des employeurs dissuade de nombreux salariés de se soigner comme ils le devraient.
L’autre « piste » de diminution des dépenses concernerait les prescriptions de transports sanitaires par les hôpitaux dont le volume augmente. Sur ce point, Eric Woerth, n’aura aucune difficulté à trouver les coupables, puisqu’ils siègent avec eux chaque semaine en Conseil des ministres. En fermant les hôpitaux de proximité, en regroupant les moyens sur des « plateaux techniques » éloignés, ils ont créé les conditions d’une explosion des dépenses de transport. La loi Bachelot va encore aggraver cette situation.
Ces annonces révèlent l’urgence et la cohérence d’une réponse anticapitaliste. En interdisant les licenciements, en diminuant le temps de travail pour favoriser les embauches, en augmentant les salaires de 300 euros pour tous, on assurerait en même temps la rentrée de cotisations sociales permettant de garantir à tous une retraite à taux plein à 60 ans, des soins financés à 100% par l’assurance maladie. Mais, à l’opposé des réponses gouvernementales, il faudrait pour cela s’en prendre aux profits et imposer une autre répartition des richesses.

Licenciements :
l’urgente coordination
NPA mercredi 17 juin 2009
Depuis l’accélération sans précédent des licenciements, les luttes sont nombreuses. Des amorces de coordination, fragiles, voient le jour.
Ce qui caractérise la plupart des luttes face aux licenciements, c’est leur isolement. Aucune confédération syndicale n’a pris l’initiative de réunir l’ensemble des entreprises concernées par les licenciements pour définir une riposte commune. Un potentiel de mobilisation réel existe pourtant dans bien des endroits, avec des luttes qui durent sur plusieurs mois, comme à Celanese, Fulmen (batteries de voiture à Auxerre) ou Lear (sièges pour Citroën dans l’Oise). Mais, malgré des luttes dures, aucune boîte ne se bat par sur la perspective d’interdiction des licenciements, comme le NPA le défend. Non pas que les salariés concernés soient opposés à cette perspective, mais elle apparaît dans bien des cas comme inaccessible. Car, isolés, les salariés n’ont d’autre choix que de se battre pour des plans « sociaux » les moins mauvais possibles, des primes de départ conséquentes, un nombre de licenciements moindre par rapport à celui prévu par les patrons, etc.
De ce point de vue, même sur la défensive, les travailleurs, comme à Continental, arrivent, ici et là, à marquer des points. Même timidement, on assiste, de manière très locale, à des débuts de coordination d’entreprises en lutte. A Châteauroux (Indre), par exemple, les salariés de l’usine Rencast (tôles aluminium pour l’automobile), après avoir gagné à 100% contre la fermeture de leur usine à la suite de deux semaines de grève avec occupation, ont donné un coup de main aux salariés de Mead Emballages. Dans la région de Quimper, il y a eu une tentative de coordination entre les salariés de Cummins (filtres à air, à huile et hydrauliques pour les poids lourds et les engins de chantiers et l'automobile), ceux de Livbag (numéro un mondial de l’airbag, qui veut licencier 250 des 900 salariés) et ceux d'Asteel (sous-traitance électronique et électromécanique), avec une manifestation commune devant le Medef et la préfecture, mais qui n’a pas été plus loin. Mardi 9 juin, les travailleurs de Lear sont venus accueillir les salariés de Molex à Paris, ces deux usines étant liées au même donneur d’ordre, PSA (lire TEAN n°12 du 11 juin).
En Picardie, particulièrement touchée par des licenciements dans le secteur automobile, les salariés de Continental (Oise) et de Goodyear (Somme) se sont coordonnés. Ils organisent des manifestations communes, se voient le samedi « chez l’un ou chez l’autre », pour des barbecues de lutte, etc. Sans faire de plans sur la comète, à partir de ces deux usines, un appel à une rencontre de l’ensemble des salariés victimes des mêmes plans de licenciements dans tout le pays rencontrerait, à coup sûr, un écho considérable. Ce serait l’occasion, pour les salariés eux-mêmes, de débattre des perspectives concrètes à mettre en avant aujourd’hui.
Mais une telle rencontre ne se décrète pas. Le NPA pourrait réunir des représentants d’une quinzaine d’entreprises en France aujourd’hui touchées par des plans de licenciements et sortir de son chapeau « un appel NPA ». Ce n’est pas sa manière de faire. Mais cela ne l'empêche pas de faire connaître à tous ce qu'il juge utile dans la période (comme une marche nationale pour l’interdiction des licenciements) et de faire savoir sa disponibilité à ce sujet, comme il l'a déjà fait savoir en décembre dernier en convoquant une réunion unitaire adressée à l’ensemble des organisations syndicales et politiques afin de proposer un front commun contre les licenciements.

Déclaration d'Olivier Besancenot. Au coeur de l'été, privatisation en recommandé.
mardi 16 juin 2009
Suite à la réunion de la commission Ailleret sur le devenir de la Poste, Luc Chatel vient d'annoncer que le changement de statut serait examiné au conseil des ministres le 27 juillet.
Le choix de la date en dit long sur le courage du gouvernement, qui compte profiter de la trève estivale pour s'épargner la fronde prévisible des salariés des usagers ainsi que de nombreux élus de petites communes attachés à un service public présent sur tout le territoire. Après avoir évoquer l'Europe des services publics durant la campagne, le gouvernement montre une nouvelle fois son vrai visage : offrir au marché un secteur qui lui échappait et appliquer ainsi docilement la directive libérale européenne d'ouverture à la concurrence de l'ensemble du marché postal.
Pour tenter de rassurer, le gouvernement prétend que la Poste restera 100% publique malgré le changement de statut. On connait pourtant l'histoire : à chaque privatisation, l'entreprise est censée rester 100% publique, l'état est majoritaire lors de l'ouverture du capital et puis vient ensuite la privatisation totale.
Qui peut oublier la promesse récente de Sarkozy de ne pas baisser la part de l'état en desous de 70% du capital d'EDF ?
Les promesses du gouvernement en matière de service public ne valent rien. En matière postale aussi, la droite manque de franchise. L'Etat trouve des milliards pour renflouer des banques privées qui s'écroulent du fait de la crise et s'apprête à se séparer d'un des services publics les plus populaires. Sarkozy socialise les pertes et privatise les profits.
Pour le maintien du statut de la Poste, pour un service 100% public, une riposte unitaire est nécessaire pour bloquer ce projet avant qu'il ne passe à l'Assemblée à l'automne prochain.

Continental :
50.000 euros de prime de départ pour chacun des salariés
Les syndicats du fabricant de pneumatiques Continental à Clairoix (Oise) ont obtenu de la direction le versement d'une prime extra-légale de départ de 50.000 euros nets à chaque salarié, a-t-on appris samedi soir de source syndicale.
"Nous avons obtenu 50.000 euros nets de prime extra-légale de départ, plus 0,6 mois par année d'ancienneté" vendredi lors d'une réunion tripartite (syndicats, direction et Etat), a déclaré à l'Associated Press Philippe Biernacki, élu CFDT. "On a bataillé".
L'accord n'est cependant pas encore définitivement signé. La direction n'a pu être jointe dans l'immédiat.
Environ 800 salariés réunis samedi en assemblée générale ont approuvé ce compromis, fruit de "la lutte et de la négociation", ainsi que le congé de mobilité allant jusqu'au 31 décembre 2011.
"Aucune société en France n'a permis 23 mois de congé de mobilité, soit 23 mois avec 80% de sa rémunération pour rechercher un emploi et être formé", a souligné Philippe Biernacki en ajoutant que "la direction s'engageait à reclasser les salariés", qui seront selon lui "payés à 100% jusqu'au 31 janvier 2010".
Interrogé sur ce compromis, il a expliqué que "l'assemblée générale était à 95% satisfaite. Le travail qui a été fait, c'est le travail de deux mois et demi de négociations et de rapport de force". Reste que "le préjudice est énorme, celui de perdre son emploi et de devoir en retrouver un autre dans la conjoncture actuelle", a-t-il dit.
Philippe Biernacki a expliqué qu'il restait "d'autres points à discuter" tels que "les préretraites" lors d'une nouvelle réunion tripartite vendredi prochain. "On pourra véritablement évaluer le PSE à la fin", a-t-il noté.
Il a par ailleurs expliqué que des salariés de Continental "iraient épauler" leurs collègues de Goodyear, qui vont touchés par des licenciements, lors d'un rassemblement mardi à Amiens. "On compte bien être entre 600 et 800 personnes", a-t-il déclaré, ajoutant que les salariés de Goodyear "viendraient soit jeudi soit vendredi" sur le site de Clairoix.
La direction de Continental avait annoncé le 11 mars son intention de fermer l'usine de Clairoix qui compte plus de 1.100 salariés, faisant valoir les difficultés actuellement traversées par l'industrie automobile. Elle a maintenu son projet de fermeture du site le 29 avril lors de la réunion de médiation avec les représentants du personnel et le gouvernement qui s'est tenue au ministère de l'Economie.
EDF GDF-SUEZ : huit semaines de grève
mardi 19 mai 2009
Alors que les salariés d'ERDF/GRDF et EDF-SA sont entrés dans leur huitième semaine de grève et d’actions, il aura fallu une petite action « coup de poing » pour faire frémir les médias et les dirigeants.
Que s’est-il passé au siège de l’Unémig (le patronat du gaz), jeudi 14 mai, pour justifier l’arrestation et la mise en garde à vue de 74 salariés, dont plusieurs responsables de la CGT ? Quelques papiers passés par la fenêtre, des bureaux déplacés, des cadres qui se font vertement engueulés par des salariés excédés du silence méprisant de leur direction, qui refuse toujours l'ouverture de négociations de branche sur les salaires. La belle affaire ! Voilà toute la violence réinterprétée par la presse aux ordres.
Il faut le dire et le redire : les patrons de la branche énergie sont des casseurs et ils le savent. Ce sont eux les pilleurs du service public. Ils jouent au Monopoly international en se lançant dans des opérations catastrophiques. Ce sont des casseurs d’emplois: avec la libéralisation du secteur ils en ont supprimé par milliers. Ils cassent les missions de service public. Ils font semblant d’être scandalisés par les coupures pour fait de grève mais ils ne disent rien sur le temps des coupures qui explose. En Vendée, par exemple, les coupures de courant de plus de six heures sont passées de 200 à 27000 entre 2004 et 2007; en Île-de-France, les temps d’intervention sont, eux, passés de 45 minutes à 1h50.
De plus, ces voyous n’hésitent pas à fliquer Greenpeace et le réseau Sortir du nucléaire par des officines privées (c’est leur conception du débat démocratique). Pour finir, ils se sucrent par des augmentations de salaires indécentes, tout en expliquant qu’ils ne peuvent accorder plus de 0,3 % d’augmentation aux salariés de leurs entreprises. C’est le passage d’une entreprise publique à une entreprise néolibérale qui est en échec et qui est profondément rejeté par l’ensemble des salariés. Ces gens-là n’ont donc aucune leçon à donner, la lutte des salariés d'ERDF/GRDF est parfaitement légitime.
Les militants syndicaux, les salariés en lutte tiennent malgré toutes les pressions. Après les dizaines de convocations
avec menaces de sanctions, ils ont été convoqués en référé afin de faire lever les piquets de grève devant les centrales nucléaires. Mais rien n’y fait, et plus personne n’imagine arrêter ce
mouvement sans avoir obtenu de substantielles avancées sur les revendications.
NPA
Un des interpellés d'EDF-GrDF témoigne : "Il n'y a eu aucune violence"
Au lendemain du placement en garde à vue pour dégradation de 74 manifestants, parmi lesquels des syndicalistes, Nouvelobs.com a recueilli le témoignage de l'un des interpellés : Cédric Liechti, secrétaire CGT énergie Paris.
Au lendemain du placement en garde à vue de 74 personnes, accusées de dégradations lors d'une manifestation de salariés d'ERDF et de GRDF à Paris, Nouvelobs.com a recueilli, vendredi 15 mai, le témoignage de l'un des interpellés.
Cédric Liechti, secrétaire CGT énergie Paris faisait en effet partie des 74 manifestants interpellés jeudi 14 mai pour avoir fait irruption au siège de l'organisation patronale du gaz et au siège
d'ERDF et de GRDF, les filiales de distribution, dans le VIIIe arrondissement. Ils sont accusés d'avoir arraché des câbles, écrit des slogans sur les murs à la peinture et renversé des tables.
Or, selon Cédric Liechti, il n'y a eu "aucune violence". Le responsable CGT raconte, dans cette vidéo, comment les CRS ont immédiatement encerclé les manifestants, au départ pour un
simple contrôle de "quelques heures", puis les heures de garde à vue, la fouille à nu, l'interrogatoire avant d'être finalement relâchés au milieu de la nuit sans qu'aucune charge n'ait été retenue
contre eux.
Soupçons de dégradation
L'interpellation de ces 74 salariés de l'énergie, soupçonnés de dégradations en marge d'une manifestation sur les salaires n'en finit pas en effet de susciter des remous. Le
gouvernement condamne l'action, et dit refuser la violence dans la contestation syndicale, tandis que d'autres dénoncent en face "une répression d'Etat".
Jeudi, en marge d'une action de salariés du gaz appartenant aux syndicats Sud et à la CGT, des bureaux et du mobilier ont été saccagés au siège du patronat du gaz, rue de Courcelles à Paris (8e
arrondissement). C'est ce qu'affirment des sources policière et patronale. Les salariés demandaient l'ouverture de négociations de branche sur les salaires.
Selon le témoignage d'une commerçante, l'action s'est accompagnée de coupures d'électricité dans le quartier. Ces coupures se sont multipliées depuis quelques semaines dans
l'énergie.
Interpellations musclées
A la suite de cette action, jeudi soir, à la suite de trois plaintes déposées par l'Association Française du Gaz (AFG) qui regroupe les grandes entreprises du secteur, la police a interpellé
74 personnes. Celles-ci ont finalement été remises en liberté peu après minuit.
Parmi les personnes interpellées figuraient des responsables franciliens de la CGT gaz, syndicat qui a qualifié vendredi l'intervention policière de "rafle", ayant conduit à 74
"gardes à vue politiques".
Le syndicat affirme qu'"aucune violence et aucune dégradation n'a été commise" et regrette une "ridicule et inutile démonstration violente de la part du gouvernement".
La gauche dénonce une "répression d'Etat"
Dès jeudi soir, les partis de gauche ont serré les rangs derrière les syndicats : "Les limites ont vraiment été dépassées", a affirmé la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet en dénonçant
une "véritable répression d'Etat".
Razzy Hamadi, secrétaire national du PS aux services publics, a pour sa part estimé que "l'attitude du gouvernement face aux mouvements sociaux dans le secteur de l'énergie se résume en trois mots :
pourrissement, humiliation et dédain", tandis que le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) fustigeait la "répression policière". Sud a également dénoncé des méthodes
"irresponsables".
Un responsable CGT a par ailleurs dénoncé les conditions de garde à vue, affirmant que dans certains arrondissements, des camarades avaient été déshabillés entièrement et menottés.
Vendredi, à l'appel de la CGT, quelque 200 personnes se sont rassemblées devant le siège du patronat du gaz, à Paris pour protester contre le traitement infligé aux manifestants interpellés.
Parmi les manifestants, de nombreux responsables syndicaux CGT et Sud arborant leurs badges, ainsi que des élus politiques comme la sénatrice PCF des Hauts-de-Seine Brigitte Gonthier, ou des
militants du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon.
Pour Michel Astruc, vice-président de l'Unémig (Union nationale des employeurs de l'industrie gazière), dont l'immeuble abrite les locaux de l'AFG, "il ne faut pas assimiler les auteurs de ces actes
avec la majorité des collaborateurs qui sont au travail".

EDF GDF : un enjeu central !
La grève à EDF-GDF continue et se renforce. Elle en surprend beaucoup, y compris les directions syndicales, par son ampleur et la radicalité des actions mises en œuvre.
Après six semaines de grève, le conflit recouvre maintenant des enjeux qui débordent largement le cadre des industries électriques et gazières. Si les salariés d’EDF et GDF gagnent sur leurs revendications, comme l’ont fait ceux des terminaux méthaniers, des stockages souterrains et du transport de gaz, ce sera le début de la transformation d’un rapport de force dans cette branche mais également au delà.
Voilà la raison de la résistance patronale et de la ligne éditoriale de la presse aux ordres, qui oscille entre omerta et campagne haineuse envers les grévistes.
Mais ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est la pugnacité et la détermination des salariés. Ceux-ci s’organisent pour tenir dans la durée et affichent leur refus de reprendre le travail. « Après tant de semaines de grèves, nous ne pouvons plus reculer », voila le leitmotiv dans les assemblées générales.
Coupures ciblées, rétablissement du courant à des usagers en défaut de paiement, passages en heures creuses, actions de popularisation, l’activité des grévistes ne manque pas. Par le travail des équipes syndicales de terrain (CGT, FO, SUD), le mouvement s’est étendu à la production thermique ainsi que dans plusieurs centrales nucléaires (Chinon, Dampierre, Bugey, Blayais, Cruas, Civaux, Chooz).
Les manœuvres et les intimidations des directions ne manquent pas, avec un encadrement provocateur, en particulier dans le nucléaire, qui n’hésite pas à aller au contact des piquets de grève. Par dizaines, des grévistes présents à ces piquets ont reçu des lettres pour entretien préalable avant sanction (lire encadré).
La question de la stratégie des fédérations syndicales est posée. Comment comprendre, qu’au bout de six semaines de grève, avec une tentative évidente de laisser le mouvement pourrir, avec la multiplication des menaces de répression envers ses propres militants, celles-ci aient besoin d’attendre une semaine entière pour se rencontrer et proposer de nouvelles mobilisations ? Il y a urgence à appeler tous les secteurs de la branche à rentrer dans la grève reconductible. Il y a urgence à appeler tous les électriciens et gaziers à converger sur Paris afin de s’y faire entendre.
C’est ce qu’ont compris de nombreuses assemblées du personnel qui ont voté des appels à la mobilisation de tous leurs collègues comme dans la distribution à Caen, dans le nucléaire à Dampierre et à Chinon. Ce mouvement historique nous réserve encore bien des surprises et ceux qui seraient tentés de le brader pour une poignée de cacahuètes s’en mordraient les doigts.
Dans tous les cas il mérite une solidarité sans faille de tous militants du NPA.
Communiqué du NPA 05.05.2009

«L’extrême gauche n’est pas en mesure de noyauter le mouvement social»
Interview
Pour Christophe Bourseiller, historien, spécialiste de l'extrême gauche, «l'accusation de noyautage est une vieille antienne de la droite».
Christophe Bourseiller, historien et professeur à l’Institut d’Etudes politiques de Paris (IEP), est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la gauche radicale, dont Extrêmes gauches, la tentation de la réforme (éditions Textuel, 2006) et A Gauche toute! (CNRS Editions) qui vient de paraître.
Comment expliquez-vous la présence de militants de l’extrême gauche dans les conflits sociaux en cours ?
Nous vivons une période de récession économique dure, marquée par la multiplication des mouvements sociaux. Il est naturel que l’extrême gauche soit présente dans ces conflits, puisque c’est sa marque de fabrique. La présence de militants de Lutte ouvrière à Caterpillar ou Toyota témoigne donc simplement de l’implantation sociologique de cette organisation. Il est vrai que LO et le NPA se sont fortement prolétarisés.
LO n’est-elle pas plus implantée dans les entreprises que le NPA, l’ex-LCR étant traditionnellement plus présente chez les enseignants ?
Ce public est désormais assez équitablement réparti entre les deux formations. En ce moment, LO fait preuve à la base d’une certaine efficacité. On l’a vu lors du conflit récent à La Guadeloupe et en Martinique, puisque la CGT guadeloupéenne et la CGT martiniquaise sont dirigées par des militants de Combat ouvrier, organisations sœurs de LO. A la différence du NPA, LO vise principalement les entreprises alors que la cible du NPA se veut plus large et connaît une embellie en termes d’adhésion, en raison notamment de l’écho rencontré par Olivier Besancenot. En ce qui concerne LO, il n’y a visiblement pas de baisse d’influence sur le terrain.
L’extrême gauche noyaute-t-elle les mouvements sociaux ?
Je ne crois pas qu’elle soit en mesure de noyauter un mouvement social. Elle est trop minoritaire. Elle peut en revanche l’impulser et ses militants sont à même de le mener. Mais le mouvement actuel a des causes plus profondes. L’accusation de noyautage est récurrente, c’est une veille antienne de la droite. Et parfois de la gauche modérée. Mais là, elle paraît dérisoire au regard de l’ampleur de la crise et des inquiétudes qu’elle suscite.
Début de chasse aux sorcières à la
CGT ?
Bon, le titre est un peu excessif. Mais pas tant que cela. Après le procès contre les camarades de Forclum
, le coup d'Etat contre l'UL de
Douai
, la tentative d'éjection d'un
camarade de CEGELEC
(l'affaire est toujours en cours), voilà qu'au détour d'un article du Figaro daté de hier, on apprend qu'il y a
maintenant à la Conf' un responsable chargé de suivre le développement du NPA dans ses rangs...
L'article du Figaro ne fait pas dans la dentelle ("Séquestrations : la main de l'extrême-gauche
") pour se faire le porte-parole du patronat le plus réactionnaire. Pas de surprise, on pouvait s'y attendre de
ce journal.
A part cela, l'article n'est pas mal documenté (évidemment alimenté par les RG, comme d'habitude au Figaro), et reflète une évidence : dans tous les conflits actuels, les militants les plus radicaux
sont à la tête du mouvement. La belle affaire ! C'est bien le moins qu'on pouvait attendre d'eux, non ? Alors LO, NPA, anarchistes, maoïstes ou autres, ils sont là et c'est bien normal.
Pas de quoi fouetter un chat, et si les bourgeois et les patrons en parlent tant, ministres en tête, c'est que quelque part ils ont peur de la contagion.
Pour l'instant, les séquestrations sont carrément "light", il n'y a pas vraiment d'occupations d'usines, pas de comités de grève, les syndicats contrôlent encore les luttes. On n'est ni en 1995, ni
dans les manifestations des
sidérurgistes
des années 70/80, bouteurs en action contre les CRS et incendie du château patronal... ou mise à sac de la préfecture de la Moselle
! Mais il y a la crainte, réelle que cela déborde, que cette période revienne. Et vue l'ambiance en ce moment,
on peut les comprendre.
Hier soir, dans leur
soirée finalement insipide à la télé, les trois leaders Thibault, Chérèque et Mailly n'ont en fait pas dit autre chose : "Il faut que le gouvernement nous entende", "qu'il lâche quelque chose,
n'importe quoi", "sinon ça va péter", et "on vous l'aura bien dit !".
Donc la bourgeoisie, Figaro en tête, lance la chasse à l'extrême-gauche. Pas très nouveau.
Ce qui nous intéresse surtout, c'est ce qui est dit sur notre syndicat :
«Les centrales territoriales sont très infiltrées, assure ainsi un représentant patronal. Il y a de
l'entrisme actuellement dans les syndicats d'extrême gauche qui tentent de radicaliser les mouvements.» Ce que confirme un cadre de la CGT. «Ils nous collent sur le terrain dans tous les conflits,
reconnaît-il. Ils essayent de peser sur ce qu'on dit et ce qu'on fait.» Il est d'ailleurs de plus en plus fréquent de retrouver des tracts du NPA ou de LO - vantant la lutte des classes et appelant à
la révolte - traîner à la sortie des entreprises, et même à l'intérieur.
Une situation qui a poussé la CGT à confier à un ancien responsable de la CGT-transport, Alain Renault, la mission de suivre le développement du NPA dans ses
rangs. «On sait très bien où ils se trouvent : dans quelles fédérations, dans quels territoires, dans quelles entreprises», avoue-t-il. Les sections départementales CGT de Seine-Maritime, du
Pas-de-Calais ou des Bouches-du-Rhône seraient ainsi présidées par des militants d'extrême gauche. Tout comme les fédérations de la chimie, de quelques branches de la fonction publique, ou encore les
sections d'Orly-Sud ou de la SNCM. «Le NPA a besoin d'une assise dans les organisations de masse, comme à la CGT, pour se développer», justifie un syndicaliste cégétiste."
Au delà du discours policier traditionnel ("infiltration", comme si les ouvriers étaient trop cons pour être radicaux par eux mêmes... "entrisme", comme si les ouvriers ne pouvaient pas se politiser
par eux-mêmes etc.) l'article montre que la direction confédérale prend les affaires en mains... et Thibault, comme Maryse Dumas en avaient parlé de manière à peine voilée lors de la réunion des Fédés et UD
du 1er Avril. L'avenir dira ce qui se passera, mais nous n'avons pas oublié l'histoire
de la CFDT dans les années 80, et il y a une échéance, le 49ème Congrès, désormais sur les rails (voir le dernier numéro du "Peuple" qui vient d'arriver dans les boîtes aux lettres).
Voilà plusieurs années que nous alertons les camarades de la CGT. Ceux qui s'imaginent qu'il va être possible d'arriver à un arrangement, d'établir un rapport de forces etc. vont en être pour leur
frais. Nous le répétons : le seul avenir est collectif dans la construction d'une opposition constituée et solide. Malheureusement les conditions ne semblent pas encore réunies... Espérons que nous
n'en fassions pas les frais, avec maintenant en plus ce "Mr Flic" dans la CGT, ce Alain Renault qui d'ailleurs surveille ce blog dans le cadre de ses fonctions depuis au moins juin de l'an
dernier...
[info
spéciale de notre service de contre-espionnage, n'est-ce pas "Niala" ?
]
- “Nous ne sommes plus des moutons mais des lions”
- Communiqué de presse confédéral CNT du 30 avril 2009
-
Voilà une phrase que nous aimerions voir en tête des manifestations du 1er Mai, sur les banderoles unitaires du cortège intersyndical. Prononcées pas Xavier Mathieu, délégué syndical CGT de Continental, ces paroles sont représentatives des luttes actuelles des travailleurs, du public comme du privé, de Molex, Caterpillar, FM Logistic, Scapa, Sony, 3M et autres Faurecia , des hôpitaux aux universités, de tous ceux et celles qui doivent faire face à la violence des attaques de l’État et du patronat.
Aujourd’hui il n’existe pas un secteur épargné par les licenciements, la remise en cause des acquis sociaux, la course à la rentabilité, ou la répression à l’encontre des « contestataires ». Il n’existe pas un droit qui ne soit pas aujourd’hui battu en brèche par ceux qui nous dirigent politiquement comme économiquement.
La CNT a toujours défilé le 1er Mai et elle le fera bien entendu encore cette année. Mais au-delà de la manifestation symbolique de commémoration des premiers temps du syndicalisme, au-delà de cette journée de revandication des travailleurs - et non de fête du travail comme l’a institué Pétain en 1941 et continuent de l’appeler nos gouvernants aujourd’hui encore - la CNT participera à ces défilés avec pour volonté qu’ils ne soient qu’une étape. Une étape vers une grève interprofessionnelle reconductible, seul moyen à notre sens de mettre un coup d’arrêt aux attaques patronales et gouvernementales.
Les journées de grève de janvier et mars, isolées et sans suite, n’ont rien changé. Les licenciements continuent de se succéder, les salaires stagnent, les conditions de travail se détériorent, les libertés sont bafouées, les immigrés sont traqués, le système de santé écrasé, l’éducation déstructurée,...
La seule réponse que proposent les bureaucraties syndicales CGT, CFDT, etc. est de soutenir du bout des lèvres leurs adhérents « trop agités », de leur demander de lutter au cas par cas, en évitant les débordements, chacun dans son coin, isolé et affaibli.
L’enjeu n’est plus de nous défendre, de savoir si on recule d’un pas ou de deux, mais de reprendre l’offensive. Il nous faut imposer enfin ce rapport de force qui nous permettra de mettre au pas le capitalisme et sa logique d’exploitation et de destruction. Pourquoi ceux qui produisent chaque jour les richesses que s’accaparent quelques-uns devraient continuer de céder ou de fléchir ? Sans les travailleurs, les patrons et l’État ne sont rien. Ils ne sont que des sangsues, des parasites qui s’engraissent sur notre dos et nous jettent quelques miettes à la figure pour nous faire patienter. Fini le dialogue social de sourd, fini les rencontres à l’Élysée et les négociations au rabais avec le Medef, la CGPME et consorts.
L’heure est à un syndicalisme de lutte de classe, autogestionnaire et offensif :
la peur doit changer de camp !
- Publié le 30 avril 2009.

Besancenot appelle à une "marche nationale" des salariés licenciés
Olivier Besancenot a appelé, jeudi 23 avril, à "une marche nationale sur Paris, en mai, de tous les salariés licenciés". "Il faut organiser au mois de mai une marche nationale sur Paris pour que soient abordés les vrais problèmes et les vraies solutions", a lancé le leader du Nouveau Parti anticapitaliste à des dizaines de salariés de Molex, manifestant contre la fermeture annoncée du site de Villemur-sur-Tarn, en Haute-Garonne.
Parlant aux salariés devant un cercueil géant symbolisant la mort de Molex, M. Besancenot a estimé que cette marche, où seraient "en tête les salariés de Molex, de Continental, de Caterpillar..., permettrait de montrer le visage de tous ceux qui résistent". Selon lui, cette manifestation pourrait se tenir à une date autre que le 1er Mai, jour de la fête des travailleurs.
Interrogé sur la séquestration en début de semaine, pendant 24 heures, de deux des dirigeants de Molex, Olivier Besancenot a déclaré : "Je soutiens les salariés dans toute forme d'action, ne comptez pas sur moi pour les désapprouver."
Avec les Molex...

EDF-GDF-SUEZ : des salariés montrent la voie
mercredi 22 avril 2009
Alors que les luttes, sans attendre la journée interprofessionnelle du 1er Mai, se multiplient, les salariés d'EDF et de GDF-Suez ont entamé un véritable bras de fer avec leurs directions sur la question des salaires.
Il faut remonter très loin en arrière pour se souvenir d’un tel mouvement à EDF-GDF-Suez, et encore, celui-là est, à bien des égards, inédit. Dans un secteur où, traditionnellement, les fédérations syndicales donnent le « la » de mouvements particulièrement cadrés, le plus souvent sous la forme de grèves de 24 heures, c’est, cette fois, à la base des entreprises que la révolte a sonné, sous la forme d’une grève reconductible.
C’est une révolte profonde contre l’entreprise néolibérale imposée à tous depuis des années, malgré l’opposition de l’écrasante majorité des salariés. Elle marque la fin de l’abattement, voire de la résignation devant le rouleau compresseur de la privatisation. Et cette révolte est partagée par tous les secteurs des industries électriques et gazières. Avec, partout, le même rejet des pratiques d’individualisation des salaires et d’accroissement des inégalités, d’éclatement des collectifs de travail, de fixation d’objectifs délirants et bureaucratiques, de la perte de sens au travail liée à l’abandon des valeurs de service public et au chaos engendré par l’éclatement de l’entreprise en filiales et sous-filiales.
Ce rejet de la politique d’EDF et de GDF-Suez s’exprime aujourd’hui par les revendications suivantes : augmentations salariales pour rattraper les pertes de pouvoir d’achat, arrêt de l’externalisation des activités (sous-traitance), plans d’embauches. Rappelons que ces entreprises ont réalisé des bénéfices substantiels, très largement reversés aux actionnaires et à leurs dirigeants.
Les jeunes sont sortis de la torpeur les premiers. Ils n’ont pas été désemparés par la perte du service public qu’ils ont peu connu mais ils ont, en revanche, bien compris que leur avenir s'assombrissait. En particulier à cause de l’externalisation des métiers pour lesquels ils ont été embauchés. Se retrouver à laver les voitures bleues avec des salaires proches du Smic au lieu d’intervenir auprès de la clientèle, il n’y a là rien de passionnant.
Avec l’aide d'équipes syndicales déterminées, ils ont poussé aux initiatives les plus dynamiques. Ils sont parfois entrés spontanément en grève reconductible, entraînant les autres salariés dans les assemblées générales et se retrouvant à la tête du mouvement dans leurs agences. Ils ont redonné la pêche aux plus anciens. Cela s’est traduit, partout, par la recherche permanente de l’efficacité dans la construction du rapport de forces. Agir avec sérénité et détermination en intervenant de façon très ciblée sur l’outil de travail, en vidant des sites bloqués les huissiers aux ordres de l’encadrement, en n’oubliant pas de faire participer des secteurs particulièrement muselés par le management (comme les plateaux téléphoniques), en organisant l’entraide entre métiers afin de rendre efficace la grève. En organisant des rencontres avec d’autres secteurs en lutte, comme les salariés de Valeo ou les étudiants.
Les électriciens et gaziers ont engagé une véritable contre-offensive sociale : il ne s’agit plus de se défendre au coup par coup contre des mesures régressives, ils veulent maintenant regagner du terrain, inverser la tendance. Leur grève, par sa ténacité, ses actions et ses pratiques, dépasse largement les stratégies des appareils syndicaux. Elle montre la voie d’une offensive générale de l’ensemble des salariés. Face à toutes les tentatives d’intimidation du patronat de la branche et du gouvernement contre cette grève, c’est l’ensemble du mouvement ouvrier qui doit se lever.
Branche énergie du NPA
Tract NPA Energie.pdf
Document Adobe Acrobat [823.9 KB]

Déclaration Olivier Besancenot
"Sarkozy – Fillon : un discours de guerre sociale"
Contre les fermetures de sites et suppression d’emplois, contre les licenciements annoncés, le climat social se tend et les luttes des salariés se radicalisent, comme à Continental ou à Molex.
Face à cette situation, François Fillon - tout en disant comprendre le « désespoir des salariés » - a condamné fermement, ce matin à la radio, les différentes initiatives de riposte- en particulier celle des salariés de Continental - en les faisant passer pour des actions menées par une « minorité », louant au passage le rôle de « médiateur » des appareils syndicaux.
Plus généralement, le pouvoir utilise un véritable vocabulaire de guerre sociale, dénonçant les moyens d’action que choisissent les salariés en colère comme autant de « prises d’otages » ou de «
sabotages ».
Une fois de plus, ces déclarations hypocrites qui visent à justifier la répression font mine de ne pas voir que la vraie violence est celle exercée par le patronat et le gouvernement contre les salariés qui l’on veut faire payer l’addition d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.
Menacés par la politique patronale, les salariés ont raison de s'y opposer avec les moyens dont ils disposent. Leurs actions ne sont pas seulement compréhensibles : elles sont légitimes et méritent le soutien de l'ensemble du monde du travail. En particulier, le NPA apporte tout son soutien aux salariés de Continental qui vont manifester à Hanovre devant l’assemblée générale des actionnaires.
Face aux suppressions d’emplois en cascade, il est plus que jamais nécessaire que soit apporté un soutien unitaire, le plus large possible, à ces luttes, d’aider à leur convergence et à ce qu’elles puissent déboucher sur une grève général, seule à même de faire reculer le patronat et le gouvernement qui le soutient.
Montreuil, le 22 avril 2009

Le climat social se tend et les luttes se radicalisent.
A la fin de la première semaine d’avril, alors que les salariés de Sony, de 3M, de Caterpillar et de Scapa, qui vont être jetés à la rue parce que les patrons de ces groupes ont décidé de fermer leur usine, avaient déjà retenu pendant quelques heures plusieurs de leurs cadres, Sarkozy menaçait : « Je ne laisserai pas faire les choses comme ça. » La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, de son côté, parlant du mouvement des universités, condamnait « la violence, la séquestration des présidents et les menaces de boycott des jurys du bac».
Mais les actions dans les universités mobilisées comme celles des salariés licenciés ou en chômage partiel n’ont pas cessé pour autant, faisant au contraire tache d’huile. Sur un des sites de Faurecia, une filiale du groupe automobile Peugeot qui prévoit de supprimer 1215 postes, trois cadres ont été retenus pendant plusieurs heures. Chez ArcelorMittal, les syndicats de l’usine de Florange (Moselle), dont le trust ferme les deux hauts-fourneaux pour une « durée indéterminée » ont décidé d’occuper le centre d’aiguillage. A Valenciennes, où une grève avait débuté à Toyota le 6 avril pour le paiement à 100 % du chômage partiel, les salariés ont bloqué les accès de l’usine. Comme également ceux de Caterpillar à Grenoble et à Echirolles.
Et voilà que, grâce à leur détermination, les salariés d’ERDF-GRDF, dont la grève était ignorée d’une façon scandaleuse par les médias, ont réussi à percer le mur du silence. Fillon et Hortefeux ont violemment attaqué les grévistes et les « coupures sauvages » cyniquement taxées de « sabotages » par ceux qui n’ont eu de cesse de saboter le service public et de choyer les actionnaires des grands groupes responsables de la crise et des licenciements. Or les grévistes gaziers et électriciens n’effectuent pas des coupures au hasard, mais ciblent les immeubles administratifs, les centres commerciaux ou les zones industrielles. Mieux, ils ont dans certains endroits réalimenté des logements privés d’électricité pour facture impayée ou fait passer certains quartiers en tarif heures creuses, comme à Morlaix. De quoi faire se retourner les calomnies des ministres contre le gouvernement, ce qui, nous l’espérons, ne manquera pas d’arriver.
Ce qui inquiète le gouvernement, comme aussi les dirigeants du PS ou Bayrou qui ont condamné la « violence » tout en disant comprendre le « désespoir » des salariés, c’est que ces actions, ces occupations ou blocages d’usines, la grève des gaziers et des électriciens, sortent des cadres institutionnels à l’intérieur desquels ils voudraient les voir rester, sous le contrôle de la direction des appareils syndicaux. C’est là d’ailleurs, pour les classes dirigeantes, le revers de la passivité des directions syndicales. Les salariés, qui en ont assez des journées d’action sans lendemain, prennent des initiatives par eux-mêmes et s’organisent. Et ce n’est pas un hasard si l’éditorial du Figaro du 9 avril exprimait de la hargne contre le LKP en Guadeloupe ou la coordination nationale des universités, « collectifs d’individus qui parviennent à imposer leurs diktats au plus grand nombre. » Car, pour tous ces gens-là, contester la liberté de nuire de la minorité richissime qui décide du sort de millions de salariés, cela ne peut être que manipulation et dictature.
Face aux menaces du patronat et du pouvoir, il est plus que jamais nécessaire que soit apporté un soutien unitaire, le plus large possible, à ces luttes, d’aider à leur convergence et à ce qu’elles puissent déboucher sur une grève général.
NPA 22.04.2009

A-t’on raison de séquestrer les patrons ?
La mise au pilori médiatique des salariés qui « retiennent » leurs patrons est devenue la nouvelle marotte des journalistes couchés et des sarkozystes enrégimentés. Selon ces nouveaux « bien pensants », ils seraient des « preneurs d’otages », des salariés « voyous » qui usent de méthodes « terroristes ». Ce festival de commentaires haineux vis-à- vis d’hommes et de femmes qui sont menacés dans leur existence sociale me choque de la part de ceux qui glorifient le libéralisme, la dérèglementation et le libre échange sous toutes ses formes, depuis de longues années, sans s’interroger sur les conséquences de ces armes de destruction massive du dialogue social.
Les séquestrations ne sont pas des méthodes nouvelles. Avant et après Mais 68, l’insubordination ouvrière des OS avait entraîné ces « dialogues prolongés » avec les employeurs. A l’époque, cette méthode de négociation faisait partie du répertoire traditionnel des formes d’actions collectives utilisées par les syndicats et les salariés ; elle se pratiquait sans donner matière à un tel déchaînement médiatique. Il est vrai que la presse à l’époque était un tantinet plus diverse et que, même à la télévision, le rapport de force entre communistes et gaullistes, issus de la matrice de la Résistance, modérait les ardeurs des plus libéraux. Il est vrai aussi que l’on se souvenait des premières séquestrations apparues en juin 1936 sous le Front Populaire, elles avaient ensuite été suivies par celles de 1947 et, enfin, en mai 68 : les deux premières grèves ouvrières, avec occupation des usines de Sud Aviation à Bouguenais en Loire-Atlantique et de Renault Cléon, furent le signal de la grève générale.
Autres temps, autres mœurs. Aujourd’hui, tout est fait pour diaboliser et criminaliser le mouvement social et transformer les salariés qui osent se défendre contre les licenciements en partisans de la violence sociale. Pourtant, la radicalisation actuelle dans de nombreuses entreprises, notamment privées, ne devrait étonner que les naïfs ou les inconscients. La casse sociale menace et précarise l’existence de centaines de milliers de familles, sans que l’État ni la loi ne fassent rien pour les protéger. Les plans de licenciements, les délocalisations boursières, se multiplient au moment où des grands patrons ayant mis en péril leurs entreprises, partent avec des sur-rémunérations scandaleuses. Les stock-options et autres primes de départ atteignent des sommes astronomiques que les salariés réduits au chômage regardent bouche bée. L’inégalité de traitement est telle que les plus modérés des syndicats commencent à ruer dans les brancards.
Le gouvernement Sarkozy n’est pas étranger non plus à cette explosion de séquestrations. Qui sème la misère récolte la colère, c’est bien connu. Et le comportement de Nicolas Sarkozy est en soi une provocation : un jour il se moque de la grève qu’il a définitivement enterrée comme moyen d’action ; un autre jour, il défiscalise un peu plus l’ISF pour ses amis du Fouquet’s, le troisième jour, il décore de la légion d’honneur Vincent Bolloré, qui lui offrit une croisière de luxe au lendemain de son élection, ainsi que le dirigeant de Lagardère média. Dès lors, la séquestration traduit un « ras le bol » de gens qui disent : « on en a assez de payer la crise, quand tous ces riches se goinfrent avec le bouclier fiscal, les sursalaires, les stock- options, les délits d’initiés, les paradis fiscaux...".
La séquestration révèle trois choses :
Premièrement, la contradiction entre légalité et légitimité n’a jamais été aussi forte dans le pays. Les
inégalités entre les salaires, les disparités entre les revenus sont parmi les plus forts de toute l’Europe. Quand la loi devient injuste, quand elle ne protège pas, elle incite à la rébellion tous
ceux qui ne se reconnaissent pas dans un ordre social injuste.
Deuxièmement , la crise de la représentation politique et sociale est d’abord une crise de la représentation
médiatique. Les séquestrations permettent de faire connaitre le conflit qui y est lié. Elles sont un moyen de culpabiliser le patronat en révélant sa rapacité et son absence de volonté de négocier.
Elles permettent de sensibiliser le grand public et de mettre en lumière une situation de crise sociale qui, sinon, pourrirait. Il faut noter que, le plus souvent, ces séquestrations ne sont pas
seulement soutenues par les salariés de l’entreprise concernée mais par la population de la ville et des villages environnants qui se sentent aussi menacés par la désertification que la fermeture de
l’usine va nécessairement entraîner.
Troisièmement , elle est le révélateur d’un illégalisme ouvrier qui trouve ses racines dans l’absence de médiation
sociale organisée. Les syndicats français sont les plus faibles d’Europe, en terme d’adhérents et d’organisations. Ils sont divisés, trop nombreux et absents de la plupart des PME. Une des raisons de
ce syndicalisme d’action directe, profondément enracinée dans la mémoire collective, est que le patronat français a toujours cru pouvoir se passer d’interlocuteurs, en jouant à la fois sur le
registre du paternalisme et sur celui de la répression anti-syndicale.
Alors, oui je comprends les raisons qui poussent des femmes et des hommes acculés au désespoir à utiliser la rétention provisoire de personnes qui déménagent en douce les machines, qui ne paient pas les salaires, qui jouent avec la vie des familles. La désobéissance sociale quand elle est une réaction non violente à une situation de violence sociale, je la comprends quand je vois atterrir dans mon bureau de maire ou de parlementaire des femmes et des hommes cassés par le chômage, la précarité, la baisse drastique de leur niveau de vie, le surendettement. Ils ont trimé toute leur vie durant et ils sont jetés tout d’un coup au bout d’une vie de labeur comme des kleenex. Qui ne se révolterait pas à leur place ? Quand le système en place est incapable d’apporter la sécurité, de protéger ses concitoyens, l’autodéfense sociale devient légitime. Je ne serais pas de ceux qui jetteront la pierre à ceux qui défendent leur existence sociale. Que les "invisibles" soient de retour, cela est plutôt une bonne nouvelle par les temps qui courent. La résignation ne rime pas en général avec la bonne santé du corps social. L’une des conditions, bien au contraire, de la cohésion sociale est l’existence d’une société mobilisée. Ce n’est pas aux politiques d’encourager ni de crier haro sur telle ou telle forme de lutte. Les salariés et leurs organisations déterminent les rythmes, les méthodes et les tactiques de luttes. Ils font leur boulot, faisons le notre en formulant des propositions crédibles pour sortir de la crise. C’est là où réside l’urgence et pas dans la diversion du débat, par la stigmatisation de ceux qui luttent pour sauver leur emploi leur revenu et leur dignité.
Noël Mamère, le 14 avril 2009
Tentative de censure au Québec
Deux sociétés minières et aurifères réclament 11 millions de dollars à Ecosociété. Cette maison d’édition québécoise a publié un livre dénonçant les abus et les crimes commis en Afrique par les exploitants des matières premières. Ces « poursuites-bâillons » sont des épées de Damoclès qui menacent les éditeurs courageux. Reportage.
Une foule compacte est massée sur les marches du Palais de justice de Montréal. Certains mordent un bâillon rouge. Ils sont venus soutenir une maison d’édition québécoise, Ecosociété, poursuivie pour avoir jeté un pavé dans la mare du pouvoir. En publiant Noir Canada, l’enquête très fouillée d’Alain Denault sur les abus et les crimes qu’auraient commis des sociétés minières ou pétrolières canadiennes en Afrique, l’éditeur et l’auteur se sont exposés aux foudres de deux d’entre elles : Barrick Gold et Banro. Lesquelles leur réclament 11 millions de dollars. Largement de quoi couler Ecosociété. « 11 millions de dollars pour avoir fait quoi ? », s’interroge Alain Denault devant les associations, les représentants de Québec Solidaire et du Parti Québécois, quelques universitaires et autres citoyens rassemblés en cette froide matinée de mars.
PILLAGES, CORRUPTION...
« Il existe dans le monde une abondance de sources critiques et de documents circonstanciés sur [des affaires] de pillage institutionnalisé, projets destructeurs pour l’environnement financés à partir des fonds publics, négligence industrielle et atteinte grave à la santé des peuples, expropriations violentes voire meurtrières, corruption, évasion fiscale, collusion avec des seigneurs de guerre… » Il est usé. En privé, le chercheur confie : « Je ne donne plus de cours, je n’écris plus d’article, je ne participe plus à des colloques. » Toute l’équipe a les traits tirés, l’angoisse est palpable, la suspicion aussi. « On est sous très haute surveillance », affirme l’éditeur Guy Cheyney qui prévient : « Si on perd un des deux procès, on est fini. »
ALTERMONDIALISTE
Les 60 000 dollars qu’ils ont reçus en dons ne suffiront pas à les sauver. « Ces procédures peuvent nous tuer avant même qu’on aille jusqu’au procès », enchaîne sa collègue Elodie Comtois.
Ils ont une cohérence éditoriale et quelques leitmotiv : écologie, simplicité volontaire, consommation responsable, altermondialisme, mouvements sociaux… Ecosociété est aussi l’éditeur de Françoise David, militante féministe connue sur le territoire et fondatrice d’un jeune parti de gauche de gauche, Québec Solidaire. « Ce sont les premiers à avoir édité Chomsky en français », rappelle par ailleurs son confrère Claude Rioux, des éditions Lux, rencontré dans un café morne de Montréal à l’occasion de la sortie d’un livre.
Les deux maisons se sont associées à une troisième, Remue Ménage, pour créer une structure commune de diffusion, organiser des rencontres dans les collèges, les universités, les librairies. Lux est branché sur l’histoire politique, notamment américaine, avec les Mémoires d’un esclave, de Frédérick Douglass, et Une histoire populaire des Etats-Unis, de Howard Zinn. En 2005, ils ont publié un livre intitulé Petit cours d’autodéfense intellectuelle, de Normand Baillargeon : « Il s’est vendu à 40 000 exemplaires en France. C’est un des livres qui font vivre la maison. Il nous assure l’indépendance pour des années. » A moins d’un démêlé judiciaire, une de ces invraisemblables « poursuites-bâillons » qui peuvent bien faire tomber même des sociétés en bonne santé.
M.R.
Sources : REGARDS
La loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale, en vigueur depuis le 1er janvier, a pour objectif de renforcer la légitimité des négociateurs syndicaux par le résultat obtenu lors des élections professionnelles. Ces nouvelles règles, qui modifient en profondeur les règles du dialogue social peuvent se résumer en trois chiffres :
10 %, 30 % et 50 %.
10 %. Il s'agit du pourcentage minimum que doit recueillir une organisation syndicale pour être reconnue représentative au niveau de l'entreprise et ainsi s'asseoir à la table des négociations. Au niveau des branches, ce seuil est ramené à 8 %.
30 %. Désormais, un accord d'entreprise n'est valable que s'il est paraphé par une ou plusieurs organisations syndicales ayant obtenu au moins 30 % des voix aux élections aux comités d'établissements (CE).
50 %. Il s'agit du pourcentage minimum requis pour faire valoir son droit d'opposition à l'application d'un accord.
Représentativité nationale.
A la SNCF, elle s'obtient en ajoutant les suffrages des organisations syndicales présentes sur les différentes listes obtenues dans les 27 CE. Lorsque les syndicats se rassemblent sur une même liste, ils doivent indiquer à l'avance quelles seront les clefs de répartition des votes. Ceux qui n'ont pas obtenu 10 % des voix à l'élection du CE peuvent continuer leur activité et militer, mais ils ne pourront plus participer à la négociation ou à la signature d'accords
collectifs.
*********************
Le paysage syndical s’éclaircit à la SNCF
La CGT arrive en tête du scrutin, devant l’UNSA et SUD. Désormais, seuls quatre syndicats sont représentatifs.
Désormais seules quatre fédérations syndicales (CGT, UNSA, SUD rail et CFDT) sont représentatives à la SNCF. C’est le principal enseignement du scrutin qui s’est déroulé jeudi. La participation reste forte. 73,4 % des 158 000 cheminots ont voté. Néanmoins, elle régresse de 5 points par rapport à la dernière consultation de 2006.
Comme attendu, la mise en oeuvre de la loi du 21 août 2008 sur la représentativité a donc quelque peu éclairci le paysage syndical. FO, qui s’est alliée avec la CFE-CGC, et dans quelques régions avec la CFTC, n’est pas parvenue à atteindre le seuil de 10 % des suffrages exprimés pour être reconnue représentative. Les deux organisations recueillent 7,98 %, soit 0,34 % de plus que leur total de 2006. FO, qui n’est désormais plus représentative que dans 9 des 27 comités d’établissement que compte l’entreprise publique, espère « retrouver sa représentativité à l’échelle de l’entreprise en 2011 ». Contraintes également à l’union, CFDT et FGAAC ont réussi à atteindre le seuil fatidique. Cependant, leur rapprochement n’a pas créé de dynamique. Elles recueillent 11,59 %, soit une baisse de 3,03 points par rapport à leur résultat de 2006.
L’UNSA, qui a bénéficié également du renfort de la CFTC dans quelques régions, connaît la meilleure progression. Elle atteint 18,05 % des voix (+ 3,57 %). Ce faisant, elle détrône SUD rail (17,67 %) de son statut de deuxième organisation syndicale malgré une progression de 2,7 % de celui-ci.
Ceux qui misaient sur un recul significatif de la CGT en sont pour leurs frais. Malgré un léger tassement (- 0,84 %), elle reste très confortablement majoritaire (39,3 %) et devance ainsi l’UNSA de 21,24 points. « La CGT est confortée dans sa position de premier syndicat », a souligné hier son secrétaire général, Didier Le Reste. Le résultat de la CGT est d’autant plus important que le scrutin était marqué par un fort renouvellement du corps électoral. 22 000 agents ont en effet quitté l’entreprise depuis 2006 tandis que 15 000 cheminots, en majorité des jeunes, ont voté pour la première fois. La CGT est majoritaire dans l’exécution (49,75 %), chez les agents de conduite (33,15 %). Elle est également première organisation syndicale chez les agents de maîtrise (43,84 %) et chez les cadres (23,13 %) où elle continue de progresser. Le syndicat l’emporte dans 25 comités d’établissement sur 27.
Conséquence de l’application des nouvelles règles de représentativité, seule la CGT pourra désormais contracter des accords d’entreprise. Elle est en effet le seul syndicat à avoir atteint le seuil de 30 % requis par la loi du 21 août 2008. Cette situation devrait contraindre la SNCF à changer d’attitude vis-à-vis de l’organisation majoritaire. Ces dernières années, en particulier sur l’intéressement, la direction avait pris l’habitude de la contourner en négociant des accords avec des syndicats minoritaires. Une tactique qu’elle ne pourra pas cette fois-ci mettre en oeuvre puisque l’addition des suffrages recueillis par l’UNSA et la CFDT reste inférieure
à 30 %.
*********************

Élections professionnelles du 26 mars - Progression de SUD-Rail …
Communiqué de la fédération des syndicats SUD-Rail
SUD-Rail progresse de 2,7% et obtient 17,67%
Toujours très objective, la direction en conclut auprès des journalistes que « SUD-Rail marque le pas ». Et bien, nous voulons bien marquer le pas en progressant de près de 3% à chaque élection !
SUD-Rail progresse dans les trois collèges :
- Exécution + 4,1%
- Maîtrise + 3%
- Cadres + 1%
Notre implantation demeure inégale : de 23,5% à l’exécution, à 4,4% chez les cadres. Les équipes SUD-Rail sont majoritaires dans de très nombreux établissements. Un exemple : les agents de conduite de Paris Saint Lazare où SUD-Rail progresse de 27% et recueille 53% des voix !
- La CGT continue de baisser (39,31 %) : - 3,9% en 2006, - 0,8% en 2009.
- L’UNSA (18,06%) gagne 3,58%, mais absorbe les voix de la CFTC avec qui elle faisait listes communes dans plusieurs Comités d’Etablissement.
- La CFTC perd d’ailleurs 2,78%, n’obtenant que 5,36%.
- L’alliance CFDT FGAAC (11,59%), tant sponsorisée par la direction, perd des voix : - 3,04%.
- L’alliance FO CGC n’obtient que 8,02%.
Quatre organisations syndicales (FGAAC, FO, CFTC, CGC) ne sont plus représentatives nationalement à la SNCF. C’est la conséquence de la position commune CGT/CFDT/MEDEF d’avril 2008, reprise dans la loi d’août 2008.
SUD-Rail réaffirme que, si la recherche de l’unité syndicale est une question importante, elle ne saurait se régler par une loi qui limite les droits de certaines organisations syndicales.
La fédération SUD-Rail constate que les organisations qui se revendiquent du syndicalisme de lutte sont toujours prédominantes. Nous parlons là, des syndicats SUD-Rail bien entendu, mais aussi de nombreuses autres équipes syndicales, qui refusent les compromissions, privilégient la démocratie, et n’ont d’autre but que de défendre les intérêts collectifs des salarié-e-s.
A chacun-e de renforcer le syndicalisme, pour être plus fort-e-s ensemble ! C’est indispensable, pour l’avenir du service public, pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail … et construire aussi le mouvement interprofessionnel qui doit imposer une autre répartition des richesses !
L'activisme du NPA dans les usines fait peur aux syndicats
Olivier Besancenot et son Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) commenceraient-ils à donner des sueurs froides à François Chérèque ? Quatre jours avant la mobilisation interprofessionnelle du 19 mars, le secrétaire national de la CFDT a reproché au porte-parole du NPA son attitude dans les conflits sociaux, affirmant que "les militants NPA font le tour des entreprises en difficulté". "Ça fait un peu rapace, on attend la misère pour agir", a-t-il ajouté. "Si François Chérèque est surpris de voir des militants anticapitalistes à la sortie des entreprises, il va falloir qu'il prenne sur lui parce qu'il va en voir de plus en plus", a rétorqué le jeune leader révolutionnaire.
Voilà des années que les militants politiques de la gauche radicale interviennent à la porte des entreprises. Et si Olivier Besancenot s'est fait une spécialité de campagne électorale de visiter les entreprises en lutte, on y croise aussi, souvent, Marie-George Buffet pour le PCF ou Arlette Laguiller pour LO.
"TRAVAIL OUVRIER"
Par deux fois, en 1974 et 1980, la LCR a tenté de "s'implanter" dans les usines, en y faisant embaucher quelques dizaines de militants chevronnés. Sans grand succès. Avec la popularité d'Olivier Besancenot et l'afflux de nouvelles recrues, la donne a changé. "Les militants du NPA ne sont plus simplement à la porte des usines, ils sont aussi à l'intérieur", note Florence Johsua, doctorante au Cevipof. Le "travail ouvrier" est désormais organisé par une "commission d'intervention sur les lieux de travail".
Le recrutement est visible notamment dans l'automobile avec de nouveaux adhérents tant à Renault, Citroën, Peugeot, Ford que dans les secteurs les plus ouvriers des services publics comme La Poste ou la SNCF. Mais pas encore suffisant pour constituer des bastions. "On s'est renforcés mais nous n'avons pas encore de grandes sections d'entreprises", tempère Basile Pot, un de ses responsables. Mais l'influence des mots d'ordre de Besancenot est, elle, bien réelle. C'est peut-être cette radicalisation qui fait peur à la CFDT.
La sortie de M. Chérèque intervient dans une situation sociale particulièrement tendue. Avec l'aggravation de la crise économique et la multiplication d'annonces de fermetures d'usine et de licenciements, le climat social vire à l'exaspération. Les débrayages se multiplient dans les usines et les blocages de sites se répandent ; les conflits sociaux risquent de partir plus vite avec des salariés qui n'ont plus rien à perdre, analysent de nombreux syndicalistes. "Les propos de M. Chérèque traduisent une inquiétude qui va croissante au fur et à mesure que l'audience d'Olivier Besancenot augmente", remarque Jérome Fourquet, directeur de l'institut IFOP.
La cote de confiance du leader du NPA ne faiblit pas : selon le dernier sondage de BVA pour BFM et La Tribune, paru le 14 mars, il est jugé "capable de changer les choses" par 35 % des Français interrogés, soit seulement trois points de moins que Nicolas Sarkozy.
Cette crédibilité politique inquiète aussi à la CGT mais Bernard Thibault se garde bien d'attaquer M. Besancenot. Il s'est contenté, le 10 mars, de contrer toute tentative de "d'importation" du conflit guadeloupéen, comme le souhaite le leader du NPA. Mais, comme le souligne Dominique Mezzi, permanent au NPA, "le mot d'ordre des 200 euros pour tous comme en Guadeloupe a un vrai écho dans les boîtes".
Le NPA à Chérèque : "Nous donnons un débouché aux mobilisations"
"Ça fait un peu rapace." Ce commentaire dimanche sur RTL de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, au sujet des militants du NPA qui "font le tour des entreprises en difficultés" a fait bondir au siège de la nouvelle organisation d'Olivier Besancenot, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). La réaction de Pierre-François Grond, membre de l'exécutif du NPA.
Vous êtes accusés d'être les rapaces qui volent au-dessus des plans sociaux ?
Le propos est injurieux. Nous ne sommes pas en situation d'être des rapaces, mais nous aidons les mobilisations, nous leur proposons un débouché. Le problème, ce n'est pas qu'il y ait des militants à la porte des usines, c'est le manque de syndicalistes dans les entreprises.
Le leader cédétiste ne cherche-t-il pas à limiter votre influence?
La direction de la CFDT ferait mieux de se concentrer sur les suites de la grève du 19 mars. Car si c'est la simple répétition de celle du 29 janvier, en attendant une hypothétique journée d'action en mai, ce n'est certainement pas le moyen de faire bouger le gouvernement. Pour qu'il prenne des décisions efficaces en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, il faudrait un mouvement social durable décidé à la base.
Comment entendez-vous suivre l'exemple du collectif guadeloupéen LKP ?
Nous pensons toujours qu'il faudrait construire un "LKP à la française ". Nous cherchons la solution, mais c'est compliqué. Elle viendra du mouvement social lui-même.
Communiqué du NPA.
Faire céder le gouvernement et le patronat.
La colère sociale monte de tous les côtés contre les patrons licencieurs et le gouvernement Sarkozy-Fillon accroché à son bouclier fiscal, aux réformes libérales dans tous les domaines et qui ne veut rien lâcher de sa politique anti-sociale. Continental, Sony et Glaxo sont les derniers exemples en date, dramatiques pour les salariés, des ravages de la crise du capitalisme qui brise des carrières professionnelles et des vies.
Pendant la crise, en 2008, la quasi totalité des entreprises du CAC 40 continuent à faire des profits, à hauteur de plus 65 milliards d'euros et pour près de la moitié d'entre elles, elles augmentent leurs bénéfices et les dividendes versés aux actionaires. La journée de grève et de manifestations du 19 mars tombent en pleine accélération des mouvements sociaux contre les charrettes de licenciements et les fermetures d'entreprises. Comme le 29 janvier, le 19 mars sera une grande journée de refus de la régression sociale, de défense de l'emploi et des salaires. Une seule journée « tous ensemble » ne suffira pas. En Guadeloupe et à la Martinique, c'est au bout de plusieurs semaines de grève générale que le pouvoir et les patrons ont plié. Pour interdire les licenciements, 300 euros net pour tous, le SMIC à 1500 euros net, obtenir le retait des réformes libérales, il faut préparer un mouvement de grève générale afin de faire céder le MEDEF et le gouvernement. Le NPA et ses militants seront présents dans les grèves et les manifestations le 19 mars. A Paris, le NPA tiendra un point fixe, à partir de 13h, à la hauteur du métro Saint-Sébastien Froissart.
Le 16 mars 2009.
Continental :
les salariés de Clairoix sont "dégoutés"
En colère, les ouvriers ont brûlé des pneus devant l'usine de Clairoix, après que la direction allemande du fabricant de pneumatiques a annoncé sa décision de fermer ce site au printemps 2010.
En Picardie, les employés du fabricant de pneus Continental sont abasourdis après l'annonce de la fermeture de leur usine de Clairoix. Reportage: 1min25

Total supprime 500 emplois : "scandaleux" pour les élus
Le PS rappelle que le groupe a fait 13,9 milliards d'euros de bénéfices en 2008. "Il faut utiliser les bénéfices de Total pour investir", réclame pour sa part Jean-Paul Lecoq, député-maire PCF de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), où 200 postes vont être supprimés.
L'annonce par le groupe Total de la suppression de plus de 500 emplois
, mardi 10 mars, ne laisse pas les élus indifférents. "Scandaleux", réagit Guillaume Bachelay, secrétaire
national du PS à l'Industrie et conseiller général de Seine-Maritime, où plusieurs sites de raffinage sont concernés. "Et d'autant plus que Total a annoncé 13,9 milliards d'euros de bénéfices en
2008. Cela prouve que la stratégie de Total est financière, pas du tout industrielle", poursuit Guillaume Bachelay, joint mardi par nouvelobs.com.
"Qu'on dise à Laurent Wauquiez qu'il est ministre"
C'est aussi le sentiment de Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi (UMP): " Qu'un groupe comme Total qui fait plusieurs milliards de bénéfices ne soit pas capable dans cette période
d'avoir un comportement exemplaire en termes d'emploi me reste en travers de la gorge", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.
Mais l'indignation du secrétaire d'Etat fait sourire à gauche. "Il faudrait que quelqu'un dise à Laurent Wauquiez qu'il est ministre", ironise Guillaume Bachelay. "Quand on est membre du
gouvernement, on ne peut pas être à la fois dans l'indignation et la validation. Car là où il est, Laurent Wauquiez pourrait agir, or il ne le fait pas."
"Utiliser les bénéfices pour investir"
Pour sa part, Jean-Paul Lecoq, député-maire de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), où 200 postes seraient supprimés, souligne que "plutôt que de s'indigner, il faut utiliser les bénéfices de
Total pour investir". "La direction de la raffinerie de Gonfreville-l'Orcher
m'a affirmé qu'elle serait modernisée", précise à nouvelobs.com l'élu communiste. "Cette raffinerie est l'une
des plus modernes de France. J'attends de connaître les éléments précis, mais s'il y avait des licenciements, ce serait en effet un scandale. Vu la crise pétrolière et la crise économique que nous
traversons, Total doit s'expliquer sur la mutation de son outil industriel. Plutôt que de fermer des sites, il faut repenser leur avenir de façon à préserver l'emploi."
********************
Communiqué du NPA.
Total assassine l'emploi !
"14 milliards d'euros de bénéfices en 2008, 306 emplois supprimés en France d'ici 2012 entrainant la fermeture de l'usine de Notre-Dame-de-Gravenchon : le groupe Total, qui a largement profité de la hausse spéculative du prix de l'essence se montre sans pitié pour ses salariés.
L'absence de licenciement sec ne change rien à l'affaire : Total, comme Arcelor-Mittal, détruit des emplois. C'est inadmissible et révoltant !
Contre l'égoïsme patronal, qui s'accapare les richesses produites par ses salariés, il faut développer la mobilisation pour l'interdiction des licenciements, notamment à l'occasion de la grève générale du 19 mars.
La crise, les salariés n'en sont pas responsables mais c'est eux qui paye l'addition par la multiplication des licenciements, du chômage partiel, avec les répercussions sur la chute dramatique du niveau de vie, les difficultés en tout genre dans la vie quotidienne.
Le NPA, avec Olivier Besancenot son porte-parole, condamne cette décision de Total et assure les salariés du groupe de son soutien aux initiatives qui seront prises pour stopper cette politique destructice d'emplois. Au-delà de la lutte immédiate, afin que se chauffer, s'éclairer, se déplacer deviennent un droit accessible à tous, il faut mettre fin à la dictature du profit pour les actionnaires en expropriant les patrons pour constituer un service public de l'énergie."
Le 10 mars 2009.
Total_2008_resultats_persp_090212_compte[...]
Document Adobe Acrobat [44.8 KB]
Groupe PPR : Conforama pourrait supprimer 800 postes, la Fnac pourrait en détruire 400...
Deux enseignes du groupe de luxe et de distribution PPR (dirigé par François-Henri Pinault) ont annoncé mercredi 18 février un plan d'économie. Conforama a indiqué que 800 postes pourraient être supprimés d'ici à 2010 . Le plan d'économies porte sur 50 millions d'euros. Chez sa consoeur la Fnac, le plan d'économies pourrait conduire à la suppression de 400 postes en France.
Conforama gèle les embauches
Conforama, propriété du groupe de luxe et de distribution PPR, a souligné que dans le cadre de son plan, il allait "poursuivre le gel des embauches et le non remplacement systématique des départs",
offrir aux salariés concernés toute opportunité de reclassement interne et mettre en place un plan de départs volontaires encadré par l'entreprise.
L'enseigne, numéro un mondial de l'ameublement, a expliqué cette décision par la dégradation du "contexte", tout en rappelant que "depuis plusieurs années, l'enseigne a perdu des parts de marché dans
l'Hexagone".
Le groupe vient ainsi de céder sa première place de distribution de meubles en France au groupe suédois Ikea, selon la fédération française de l'ameublement.
La Fnac supprime 3,4% de ses effectifs
La Fnac, enseigne culturelle et de produits hautes technologies, a annoncé "un plan d'économies" qui pourrait concerner 400 postes en France, soit 3,4% de ses effectifs.
"Dans un contexte de dégradation brutale de la conjoncture, notamment sur le marché des produits techniques, la Fnac a décidé de mettre en oeuvre un plan d'économies et de conquête commerciale en
France et à l'international", a indiqué la Fnac, qui dit avoir présenté ce plan mercredi à ses partenaires sociaux.
"Eviter tout licenciement"
Ce plan, qui s'étale sur trois ans, "pourrait avoir un impact sur les effectifs et concerner 400 postes en France, soit 3,4% des effectifs. Ce chiffre représente moins du quart des mouvements
naturels de l'entreprise", a relativisé la Fnac.
La société appartient au groupe de luxe et de distribution PPR (dirigé par François-Henri Pinault). Elle a souligné avoir "pour objectif d'éviter tout licenciement et se donne 18 mois pour proposer
un emploi à tous grâce à la mobilité interne (une centaine de postes sont d'ores et déjà ouverts)", mais aussi au développement de nouvelles activités.
Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion.
Déclaration commune
Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s’étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.
Leur combat est le nôtre, il est exemplaire.
Après le succès des grandes mobilisations du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais ; Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n’est pas au peuple de payer la crise !
Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.
Tous ensemble, Solidarité !
Toutes et tous Lundi 16 février dans la rue à 18h Place de Clichy
Appel signé par :
Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)
Les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation le 19 mars
Les représentants des syndicats CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires n'ont pas été convaincus par l'intervention radiotélévisée de Nicolas Sarkozy le 5 février dernier.
Les syndicats réunis lundi 9 février à Paris ont décidé d'appeler à une nouvelle journée de mobilisation le 19 mars prochain pour la défense du pouvoir d'achat, de
l'emploi et des services publics, a-t-on appris de sources syndicales concordantes.
Les représentants des syndicats CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires se sont réunis lundi à Paris pour décider des suites à donner à la mobilisation du 29 janvier. Entamée à 17h30, la
réunion au siège de SNES-FSU, dans le XIIIe arrondissement de Paris, se poursuivaient peu avant 20h.
Les syndicats doivent être reçus le 18 février par Nicolas Sarkozy à Paris, mais aucun n'a été convaincu par l'intervention radiotélévisée du chef de l'Etat le 5 février dernier.
Des syndicats ne seront pas reçus
En outre, le gouvernement ne prévoit finalement aucun rendez-vous avec la FSU, l'Unsa ou Sud, selon un calendrier transmis lundi par le ministère de l'Economie.
Seuls les numéros un des cinq confédérations dites représentatives seront reçus, ainsi que deux représentants du patronat (Medef et CGPME).
Ni la FSU, ni l'Unsa, ni Sud, ne sont conviés, alors que ces derniers sont dans l'intersyndicale ayant organisé les manifestations du 29 janvier pour l'emploi, le pouvoir d'achat et la défense des
services publics.
Lagarde, Woerth, Hortefeux et Hirsh
Toutes les rencontres se tiendront au ministère du Travail, rue de Grenelle, en présence de trois ministres: Christine Lagarde (Economie, Finances, Emploi), Eric Woerth (Budget, Fonction publique),
Brice Hortefeux (Travail, Relations sociales, Famille, Solidarité, Ville), du Haut commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, et du secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez.
François Chérèque (CFDT) doit être reçu mardi à 16h00 et Jacques Voisin (CFTC) en principe le même jour à 18h30. Mercredi, Jacques Roubaud (CGPME) sera reçu à 08h30, Laurence Parisot (Medef) à 11h00
puis Bernard Thibault (CGT) à 16h30. Jeudi, ce sera au tour de Jean-Claude Mailly (FO) à 08h30, puis vendredi de Bernard von Crayenest (CFE-CGC) à 09h30.
Aucune date n'a été communiquée pour l'UPA (artisanat) pour l'instant.
Préparer, discuter…
Il s'agit de préparer l'ordre du jour de la rencontre du 18 février, et de discuter des mesures qui pourraient être prises, ou des négociations paritaires qui pourraient être lancées, Nicolas Sarkozy
ayant envisagé une durée "de trois mois, six mois" lors de son intervention télévisée jeudi soir.
Parmi la liste des sujets mis sur la table par le président de la République, mais que les syndicats comptent élargir, figurent l'amélioration de l'indemnisation du chômage partiel, l'indemnisation
des CDD dont le contrat s'arrête en pleine crise, et celle des jeunes demandeurs d'emploi, n'ayant pas cotisé assez longtemps à l'assurance-chômage pour en bénéficier.
Martin Hirsch avait initialement prévu de recevoir, séparément, chacun des dirigeants syndicaux et patronaux pour la question de la jeunesse.
SITE de la GREVE du 19 MARS 2009

Les 3 Suisses vont supprimer 674 postes
Les 3 Suisses, numéro 2 français de la vente à distance, va supprimer 674 postes, "sans licenciement" dans le cadre d'une réorganisation liée au développement de la vente
en ligne, a annoncé, mercredi 11 février, la CFE-CGC, après un comité d'entreprise extraordinaire à Croix (Nord).
Parmi les 674 postes concernés sur les quelque 3.000 que compte l'entreprise en France, 354 sont liés à la fermeture des cinq centres d'appel de Lyon, Marseille, Nancy, Nantes et Rouen. Les autres
postes supprimés touchent le courrier (112), la logistique (104) et le siège (104), selon le syndicat.
"Pas de licenciements secs"
"La direction s'engage à ne pas faire de licenciements secs, ce qui est très important pour nous", indique la CFE-CGC, qui précise que les solutions proposées concernent essentiellement des embauches
dans des sociétés extérieures et également des départs volontaires.
"L'entreprise s'engage à investir dès 2009 des sommes importantes" qui "porteront sur la marque, sur l'internet et sur l'international", selon le communiqué de la CFE-CGC.
"Proposition d'emploi pour chaque salarié touché"
"La réorganisation nécessaire de l'entreprise va se traduire par une proposition d'emploi pour chaque salarié touché et une possibilité de formation pour tous les salariés partants et restants",
ajoute le syndicat.
Fin 2008, un autre spécialiste de la vente à distance, La Redoute (groupe PPR), a annoncé la suppression de 672 emplois d'ici 4 ans, alors que la Camif a fait l'objet d'une liquidation
judiciaire.

Arcelor : au-delà de 9.000 suppressions d'emplois
Les suppressions d'emplois chez ArcelorMittal pourraient dépasser les 9.000 initialement prévues, son plan de départs volontaires étant étendu aux salariés de la
production, a indiqué mercredi 11 février Aditya Mittal, directeur financier du géant mondial de l'acier.
Cherchant à réduire ses coûts face à une demande en acier en forte baisse, ArcelorMittal avait annoncé en novembre vouloir supprimer dans les fonctions de support 9.000 emplois dans le monde, dont
1.400 en France, dans le cadre d'un guichet de départs. Cela représente environ 3% de ses effectifs.
"L'étendue du programme (de départs volontaires) est plus grande dans le sens où nous l'étendons aussi aux employés travaillant à la production", a déclaré Aditya Mittal, lors d'une conférence
téléphonique.
"Plus élevé" que les 9.000
Par conséquent, le nombre de départs volontaires "sera peut-être plus élevé" que les 9.000 initialement programmés, a-t-il ajouté, sans vouloir avancer un nouveau chiffre.
Aditya Mittal a indiqué espérer donner davantage d'informations sur l'avancée de ce programme à la publication des résultats du premier trimestre fin avril.
Alors que ses bénéfices 2008 ont fondu de 9% face à une fin d'année déficitaire, ArcelorMittal compte continuer à réduire sa production d'environ 35% au premier trimestre 2009, comme c'était le cas
au quatrième trimestre 2008, a indiqué par ailleurs Aditya Mittal.
*********************************

Gandrange érige une stèle aux promesses "non-tenues" de Sarkozy...
Le 4 février 2008, Nicolas Sarkozy effectuait une visite très médiatisée de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange. Le président de la République s'était engagé à faire prendre en charge par l'Etat "tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir le site en activité. Un an après, rien ne s'est passé. En signe de protestation, une stèle "aux promesses non tenues" a été érigée sur le site à l'initiative de la CFDT.
Une stèle aux promesses - "non tenues", selon la CFDT - de Nicolas Sarkozy a été érigée mercredi par le syndicat à l'entrée de l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), a
constaté un photographe de l'AFP. Sur la stèle en granit gris de 70 cm par 50 cm, le syndicat a fait graver en lettres d'or la phrase suivante: "Ici reposent les promesses de N. Sarkozy faites le 4
février 2008 à Gandrange: "Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange".
L'an dernier, à l'issue d'une visite très médiatisée de 45 minutes de l'aciérie mosellane, le chef de l'Etat s'était engagé devant quelque 400 sidérurgistes à faire prendre en charge
par l'Etat "tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir l'aciérie en activité. "Nous sommes prêts à faire le nécessaire quel que soit le propriétaire (de l'usine), car notre
objectif, c'est de garder des usines ouvertes en France parce qu'un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie", avait alors déclaré le président de la République.
Un plan de restructuration prévoit une fermeture d'ici à avril de l'aciérie électrique et d'une installation de laminage, entraînant la suppression de 575 des 1.108 emplois de l'usine spécialisée dans les aciers longs, le segment le plus profitable de la métallurgie. (Source AFP et Europe 1)

L'Unef rejoint les enseignants-chercheurs
NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 |
Le syndicat appelle les étudiants à manifester le 10 février aux côtés des enseignants-chercheurs "pour obtenir un changement de cap en matière de politique universitaire".
L'Unef, première organisation étudiante, a appelé, mardi 3 février, les étudiants à participer "à une journée de grève et de manifestation" le 10 février.
Le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost a déclaré que "l'Unef appelle les étudiants à une journée de grève et de manifestation mardi 10 février pour obtenir un changement de cap en matière de
politique universitaire et des réponses pour faire face à la crise et lutter contre la précarité". Il a ajouté que l'Unef "soutient toutes les initiatives organisées jeudi dans un grand nombre de
villes universitaires".
Un mécontentement croissant
Cet appel répond à celui lancé lundi soir par une coordination nationale des universités réunie à Paris IV, qui a appelé à intensifier la grève entamée depuis quelques jours par les
enseignants-chercheurs et lancé deux journées d'actions : des manifestations et actions jeudi partout en France et une manifestation nationale à Paris le mardi 10 février.
"On sent aujourd'hui que le mécontentement étudiant monte dans les universités et que Valérie Pécresse doit répondre aux inquiétudes qui s'expriment", a-t-il ajouté.
Ce, en renonçant aux 900 suppressions de postes" dans l'enseignement supérieur et "en remettant à plat la réforme du financement à la performance des universités", a conclu Jean-Baptiste
Prévost.
Pas de "retrait" du décret
Plus tôt, mardi, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse avait affirmé que "le retrait" du décret sur le statut des enseignants- chercheurs "serait un recul considérable pour tous
les (enseignants)- chercheurs". Alors que c'est précisément ce que réclament plusieurs syndicats et universitaires.
"Si ce décret était modifié, ce serait extrêmement dommage pour l'université française et pour l'ensemble des chercheurs", avait-elle déclaré au cours d'une conférence de presse consacrée au plan de
relance gouvernemental.
"Maintenant c'est aux présidents d'universités, avec l'ensemble de la communauté universitaire, de rassurer et de voir concrètement comment il (le décret) va s'appliquer". La ministre a rappelé à ce
titre qu'elle souhaitait qu'ils construisent "ensemble, une charte" destinée à la "bonne application" du décret.
Grèves à l’université :
"le savoir n’est pas une marchandise"
Alors que les enseignants-chercheurs se lancent dans une grève multiforme illimitée et reconductible, les étudiants affichent leur solidarité avec ce mouvement de contestation inédit.
Sous diverses formes -grève complète, rétention des notes, boycott administratif, cours hors de la faculté, etc- le mouvement de contestation universitaire se poursuit
dans toute la France et prévoit plusieurs journées d’actions dans les semaines qui viennent. Même si toutes les universités n’étaient pas en grève hier, 45% des activités d’enseignement étaient
perturbées hier, selon le Snesup, le premier syndicat de l’enseignement supérieur.
Lancé par les enseignants-chercheurs, soutenu par les laboratoires de recherche, ce mouvement demande en priorité le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la
réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire –la ‘masterisation’ menée au pas de charge par le gouvernement.
A Paris, la coordination nationale des universités a réuni 393 participants pour l’Assemblée générale, dont 276 délégués des universités françaises. Trois motions ont été adoptées à la quasi
unanimité. Au-delà des deux revendications prioritaires déjà citées, ces motions rappellent d’autres motifs de mécontentement : les suppressions de postes dans l’enseignement supérieur, la
réorganisation des établissements publics de recherche en agences de moyen, le pilotage de la recherche par le gouvernement, le développement de l’emploi précaire.
Les étudiants pourraient se joindre à ces actions. Hier plusieurs AG étudiantes se sont tenues et dans certains cas les étudiants ont rejoint les AG des enseignants-chercheurs. Les baisses
d’effectifs, la faiblesse budgétaire, la réforme accélérée des IUFM inquiètent les étudiants, qui se sont déjà mobilisés à la fin de l’année 2008, tout comme en août 2007 au moment du vote de la loi
LRU. «Nous contestons l’ensemble de la logique de cette loi» rappelle Renaud Becot, porte-parole de l’Unef. Le syndicat étudiant dénonce notamment le recours accru aux financements privés et
la présence des entreprises dans les conseils d’administration des universités. Globalement, l’Unef craint une «explosion des inégalités entre universités» qui va pénaliser les étudiants les moins
favorisés, et la perte de valeur des diplômes.
Le syndicat étudiant fait aujourd’hui un constat simple : étudiants et enseignants-chercheurs auront plus de chance d’obtenir gain de cause –notamment sur la loi LRU- en se rapprochant.
La coordination nationale demande qu’une nouvelle loi garantissant «démocratie, collégialité, indépendance et liberté» soit établie après consultation des intéressés. La communauté universitaire et
scientifique se bat aussi pour défendre des valeurs qui, selon ses représentants, sont mises à mal par les réformes actuelles, comme la mise en concurrence des personnes et des universités.
«L’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise», précise le texte de la motion n°3.
La coordination appelle à une journée de manifestations et d’actions partout en France jeudi prochain, le 5 février, ainsi qu’à une manifestation nationale à Paris le 10 février et à une «cérémonie
de non remise des maquettes de Masters» le 13 février devant les rectorats et le ministère de la recherche et de l‘enseignement supérieur. Ces maquettes sont les projets de masters (formation en 5
ans après le bac) demandés aux universités et aux IUFM dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire.
NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 11:16
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?rubrique4
Sauvons la Recherche : action le 2 février
« En finir avec une organisation désastreuse » Nicolas Sarkozy, 22 janvier 2009.
Répondons-lui ! Le 2 février, les universités s'arrêtent. Tous les laboratoires doivent soutenir activement la grève.
Mauvais, non performants, archaïques, idéologues, partisans, conservateurs, aveugles, refusant de voir la réalité, immobilistes, ayant des mentalités à changer, installés dans le confort de l'autoévaluation et travaillant dans des structures obsolètes, archaïques et rigides. Voici donc les termes que Nicolas Sarkozy a utilisés dans son discours du 22 janvier 2009, pour dire ce qu'il pense de nous et de nos institutions. Et il a ajouté : « N'y a-t-il pas urgence à en finir avec une organisation désastreuse. Les organismes de recherche doivent opérer leur transformation en agence de moyens » (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2373)
A côté du mépris que le chef de l'Etat a ainsi manifesté à notre égard, il a confirmé une fois encore sa volonté qui confine à l'obsession de poursuivre le démantèlement de l'intégralité des institutions qui organisent en France la production et la diffusion du savoir scientifique. Le Président de la République a refusé d'entendre le rejet massif par les Universités des réformes sur le statut des enseignants-chercheurs et de la mastérisation et se propose d'ouvrir un autre front en annonçant la disparition programmée d'un système de recherche qui a offert au pays une bonne partie de ses succès industriels. L'heure n'est plus aux tergiversations, les décisions sont déjà prises : les réformes universitaires doivent se poursuivre et le CNRS sera transformé en une kyrielle d'agences de moyens, venant s'ajouter à celles existantes. Et qu'importent les incohérences internes de cette politique, l'aggravation du désintérêt pour les carrières scientifiques qu'elle entraînera, c'est le geste qui compte.
Comme à son habitude, le Président de la République fonde son projet sur un diagnostic totalement mensonger qu'il habille des atours de l'évidence. La France nous dit-il, serait à la traîne en matière de recherche et d'enseignement supérieur et ce, en dépit des sommes formidables qui lui seraient consacrées. La raison de cet échec tiendrait à la vétusté de ses institutions et au conservatisme de ses personnels installés dans le confort de la fonction publique. Faut-il rappeler une fois encore que la France occupe une place tout à fait honorable dans la recherche internationale, notamment au regard des faibles moyens qui lui sont consacrés ? Faut-il rappeler que l'université a vu en une génération ses effectifs étudiants doubler, sans que les moyen! s dont elle dispose pour les encadrer ne suivent, ce qui n'a pu se faire sans une certaine capacité d'adaptation de ses structures et de ses personnels ? (voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2141)
Face à cette nouvelle provocation d'un Président qui annonce avec un plaisir presque gourmand son intention d'en découdre, il ne faut pas en douter : nous saurons répondre présents pour empêcher la mise en coupe de notre système de recherche et d'enseignement supérieur.
Nous vous appelons donc à vous joindre massivement à la journée interprofessionnelle de grève et de manifestations des salariés des secteurs public et privé du 29 janvier. (A Paris, nous serons présents sous la banderole SLR dans le cortège et SLR-Paris convoquera une Assemblée générale de 12h à 13h30, aux Cordeliers, Amphi Farabeuf ,15, rue de l'Ecole de Médecine, métro Odéon.)
Par ailleurs, une coordination nationale des universités, réunie le 22 janvier à Paris a décidé de lancer une grève pour le 2 février dans toutes les universités qui doit donc être soutenue par tous ceux –y compris les chercheurs, techniciens et personnels administratifs des organismes - qui sont convaincus de la violence de l'attaque contre nos institutions et contre les valeurs qu'elles portent.
Plus que jamais, nous appelons (1) tous ceux dont les fonctions peuvent les conduire à réaliser des expertises dans le cadre de l'ANR ou de l'AERES signer et faire signer le moratoire des expertises (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2147) (2) et tous les laboratoires CNRS à participer à la consultation mise en place par la C3N à laquelle ont déjà pris part plus de 400 unités (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2284 <http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2284> ).
Enfin nous vous invitons également à signer L'appel des appels (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2326) et à participer à la journée du 31 janvier aux côtés d'acteurs d'autres secteurs eux-aussi confrontés à une casse similaire de leurs institutions.
Encore et toujours exigeons :
(1) Un moratoire des réformes en cours, voire pour certaines leur abandon pur et simple : réforme du statut des enseignants chercheurs, démantèlement du CNRS et des EPST, mastérisation, chaires CNRS/Universités.
(2) La création de postes et pour le moins, le rétablissement de tous les postes supprimés aux concours 2009 (chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA et BIATOSS).
(3) La mise en place d'un débat et d'une véritable négociation avec les personnels, leurs organisations et les instances représentatives existantes (comité national, CNU, conseils universitaires et conseils d'organismes, etc.).
Pour le CA de Sauvons La recherche
Isabelle This Saint-Jean
Besancenot : « Nicolas Sarkozy veut criminaliser le mouvement social »
Porte-parole de la LCR ,Olivier Besancenot lancera son Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) les 7 et 8 février prochain. Il publie également, avec Daniel Bensaïd, « Prenons parti. Pour un
socialisme du XXI e siècle » (Ed. Mille et Une Nuits).
Après les incidents de la gare Saint-Lazare, Nicolas Sarkozy a accusé le syndicat SUD, dont vous faites partie, de « casser le service public »…
Olivier Besancenot. Nicolas Sarkozy est mal placé pour parler de cela. Lui et son gouvernement passent leur temps à démanteler le service public, que cela soit les transports
ferroviaires, la santé, la Poste… Partout il y a des suppressions d’emplois. Les vraies raisons du conflit à Saint-Lazare sont là. La direction de la SNCF demande aux cheminots de faire rouler plus
de trains avec moins de personnel, quitte à jouer avec la sécurité.
Le président de la SNCF a présenté ses excuses aux usagers. SUD n’aurait-il pas dû faire de même ?
Les grévistes ne sont pas responsables de la situation ! Pendant trois semaines, la direction a refusé de négocier. Je comprends la colère des usagers. Mais ça ne retire rien à ma solidarité avec les grévistes. Les cheminots ne luttent pas pour des droits corporatistes mais pour que les services publics fonctionnent bien.
Beaucoup disent que l’extrême gauche est derrière SUD. Que répondez-vous ?
C’est inexact. Il suffit de regarder SUD-PTT pour constater qu’il y a des militants d’autres partis politiques dans ce syndicat. Nicolas Sarkozy a une volonté : taper fort sur tous ceux qui contestent. Le DAL (NDLR : Droit au logement) a été condamné à 12 000 € d’amende. Le gouvernement veut faire des exemples car il a peur de l’extension des conflits, de la jonction entre grévistes. Partout dans les entreprises du privé, où on se bat, il y a des mises à pied, des licenciements. Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social.
Vous êtes convoqué mardi au commissariat de Nanterre après une plainte d’un cadre de la Poste qui aurait été violenté lors d’un rassemblement auquel vous participiez…
Il n’y a eu aucun contact physique. Témoignages et vidéos le prouveront. Nous sommes trois convoqués et allons demander une confrontation avec la prétendue victime. J’ai la conscience plus que tranquille.
Que reprochez vous au plan de relance proposé par le président ?
Nicolas Sarkozy n’agit que pour les riches. Son plan de sauvegarde c’est pour les banques, pour les capitalistes. Nous, nous proposons un plan de sauvegarde pour le peuple, pas pour les banques. Il faut d’abord essayer de satisfaire la demande sociale. Augmenter les salaires, interdire les licenciements, créer de nouveaux services publics, c’est le seul moyen à terme de retrouver de la rationalité économique.
Selon vous, nous n’assistons pas uniquement à une crise du système capitaliste financier ?
Non, la crise actuelle c’est la crise du capitalisme tout court. C’est d’ailleurs pour ça que Sarkozy est complètement à l’ouest. Le président est anachronique quand il dit qu’on pourrait revenir à un gentil capitalisme industriel contre un méchant capitalisme financier. Car le capitalisme financier est né des entrailles mêmes du capitalisme industriel.
Pourtant Nicolas Sarkozy demande aux banques qui veulent être aidées de limiter le versement des dividendes aux actionnaires…
C’est une posture, un affichage politique de plus. Nous, nous proposons de réunifier toutes les banques privées et publiques dans un seul service public bancaire qui serait sous le contrôle des salariés et des consommateurs et qui aurait le monopole du crédit pour financer l’investissement.
Vous avez participé à une manifestation contre l’offensive israélienne à Gaza au cours de laquelle il y a eu des slogans antisémites. Cela ne vous gêne pas ?
Si de tels slogans ont été lancés, je les condamne. Mais ce que nous retenons avant tout, c’est la force du soutien au peuple palestinien. Des Blacks, des Blancs, des Beurs, tous dans la rue pour défendre le droit des Palestiniens. Cette fois, il ne s’agissait pas de célébrer Zidane au moment de la Coupe du monde. Voilà ce qui inquiète les responsables de ce pays : que la jeunesse black-blanc-beur se mêle de questions internationales. Ce mouvement de masse est la meilleure garantie contre la recrudescence d’actes antisémites et islamophobes. Je suis donc tout à fait à l’aise.
Craignez-vous une montée des tensions entre communautés ?
Je ne fais pas d’angélisme. Il y a en effet des courants organisés et des personnes qui cherchent à propager la haine. Les quartiers populaires sont exposés, c’est vrai. Mais l’antisémitisme est aussi enraciné dans une France bien blanche, riche, et bien d’extrême droite…
A trois semaines de son congrès de fondation, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) affiche à peine 8 000 adhérents, êtes-vous inquiet ?
Le Téléthon militant, ce n’est pas notre truc. La LCR revendiquait 3 200 militants. Le NPA en est aujourd’hui à 7 700. C’est déjà une petite… révolution. Nous, on n’a pas cherché à faire du chiffre grâce à Internet mais à créer une organisation cohérente. Le nouveau parti affichera tôt ou tard 10 000 membres. Ma crainte est ailleurs : ceux qui aujourd’hui nous rejoignent resteront-ils sur le long terme ? Je souhaite que tous trouvent leur place.
Les européennes de juin seront le premier test électoral du NPA. Serez-vous candidat ?
Nous prendrons une décision après le congrès de fondation, lors de la première direction nationale qui se tiendra quelques semaines après. Je serai là où le parti décidera que c’est le plus utile.
Mais le militant que vous êtes craint-il d’avoir un mandat électif ?
Absolument pas, mais je n’en fais pas non plus une obsession. Avoir des élus au Parlement européen sera utile, notamment pour aider au lancement du NPA. Mais le vrai test, c’est la mobilisation sociale.
Grèves à Saint-Lazare: Sud-Rail s'explique
Après quatre semaines de grève des conducteurs, les usagers de la gare Saint-Lazare n'ont pas fini de subir les perturbations du trafic. Lundi, ce sera en effet au tour des agents d'aiguillage de cesser le travail. Au siège de la section "Saint-Lazare" du syndicat Sud-Rail, LEXPRESS.fr a rencontré l'un des initiateurs du mouvement, Eric Bezou.
Une grève si longue, en pleine vague de froid, n'est-ce pas exagéré?
Il y a toujours une raison pour ne pas faire grève : les intempéries, les vacances, les matches de foot... On ne choisit pas le moment où l'on fait grève. Avec le cadencement [régulation des horaires de trains], la dégradation des conditions de travail est historique. Du jamais vu!
Attention, nous ne somme pas contre le fait de programmer davantage de trains! Le problème vient des moyens humains et financiers: ils ne suivent pas! Aujourd'hui, les agents arrivent à saturation. Les aiguilleurs font état d'un stress permanent, ce qui accentue le risque d'erreur humaine. Nous sommes donc forcés de faire grève, car il est inconcevable de faire voyager les passagers dans ces conditions.
Saint-Lazare semble actuellement au coeur de tous les problèmes. Quelle est la particularité de cette gare ?
Cette activité en partie dû au fait que notre syndicat est ici très combatif. Nous sommes moins bureaucratiques qu'ailleurs et nous avons l'habitude du terrain. Les cheminots de Saint-Lazare ont dénoncé le recours aux emplois jeunes, aux maîtres chiens sans papiers et aux contractuels d'origine étrangère. Ajoutons le fait que, depuis six mois, 70 % des agents d'équipement (entretien des voies, signalisation...) sont en grève. Mais ça, personne n'en parle parce que ça ne gène pas les usagers.
Avec les agents qui font grève 59 minutes par jour, ne lancez-vous pas un nouveau type de mouvement ?
Ce n'est pas vraiment nouveau mais il est clair que ça arrivera de plus en plus souvent. C'est le meilleur moyen de faire pression sur la direction sans perdre trop d'argent. Une heure suffit à annuler le départ d'un train, et cela ne représente que quelques euros de perdus pour l'agent gréviste. Surtout, cela nous permet de tenir plus longtemps et donc de prendre du temps pour les négociations, contrairement au schéma classique d'une grève permanente, qui nous oblige à négocier dans l'urgence pour que cela ne nous coûte pas trop cher.
Alors que des élections professionnelles ont lieu en mars, la direction de la SNCF redoute une montée en puissance de Sud-Rail. Qu'en pensez vous ?
La CGT, qui vient de se retirer de la lutte à Saint-Lazare, a été qualifiée de « syndicat raisonnable » par la direction de la SNCF. Mais la CGT est désavouée par la base ! 100 % des aiguilleurs de Mantes-la-Jolie [un bastion CGT] seront en grève la semaine prochaine, alors que le préavis est une initiative de Sud-Rail. Si le fait d'être à l'écoute des agents, c'est être irresponsables, alors nous nous revendiquons irresponsables ! Pourtant, je ne pense pas que les rapports de forces vont changer. La CGT est une machine de guerre qui se met en route deux mois avant les élections. On a souvent vu, par le passé, la CGT en décalage avec sa base, et, paradoxalement, obtenir de très bons résultats aux élections qui suivent.
Les rumeurs de licenciements au sein de Microsoft s'intensifient
Edition du 02/01/2009
Voilà plusieurs semaines que des rumeurs sur des suppressions de postes au sein de Microsoft circulent sur la Toile. D'après le site Fudzilla, les rumeurs seraient passées au stade de faits : les
cadres de l'éditeur auraient été informés d'un plan visant à supprimer 15 000 des 90 000 postes, soit une réduction de personnel de près de 17%.
Microsoft n'a pas encore officiellement réagi à ces allégations. En revanche, un cabinet d'analystes financiers, Oppenheimer & Co, expliquait il y a quelques jours que Wall Street apprécierait
grandement que Microsoft annonce à son tour un plan d'économies. Cela montrerait « que la profitabilité est plus importante que la croissance du chiffre d'affaires en ces temps très difficiles
».
Brad Reback, d'Oppenheimer & Co, conjecturait qu'un plan de suppression de 10% des postes permettrait à Microsoft d'économiser 1,2 Md$ par an, ce qui devrait se traduire par une augmentation du
bénéfice par action de 10 cents. Un argument imparable pour la Bourse, quand bien même il irait à l'inverse de toute logique industrielle.
"suicide de J.Gamelin, j'appel à la solidarité de plus 200 000 pers"
"Bonjour,
Je m’appelle Gamelin Fanny, je suis l'ainée de deux soeurs et notre père Joël Gamelin s’est suicidé le 23 décembre (la veille de noël).
C’était un chef d’entreprise respecté sur La Rochelle (17). (voir le Sud Ouest,
taper Joël Gamelin dans Google)
Il s’est donné la mort dans le bureau de son entreprise.
Derrière lui, il laisse Les Chantiers GAMELIN, un chantier de construction naval.
Ce mois-ci, 120 personnes on perdu leur chef d’entreprise, mais n’auront pas de salaires.
Nous sommes en période de fêtes, et les gens ont dépensés un peu plus que d’habitude.
La conjoncture que l’on traverse, ne va pas être favorable à ces 120 familles.
Si 200 000 personnes font un don d’1€ symbolique, les salaires pourront être versés à 120 familles, pour vivre pour le mois prochain.
J’en appelle à la solidarité française pour aider les 120 employés des Chantiers GAMELIN à recevoir leur paye.
TOUS ENSEMBLE, NOUS POUVONS PERMETTRE A DES GENS DE SURVIVRE.
Et permettra à mon père qui s’est suicidé, de trouver le repos. Car, mon père n’était pas un homme lâche. Il était fort, droit, respectueux.
Et durant son enfance, il vivait avec 6 frères, son père travaillait au silo et avait un autre emploi pour permettre à sa femme et ses 7 enfants de vivre.
Mon père n’avait tout comme ses frères, qu’un linge pour chaque saison.
Aujourd’hui, il est mort, parce qu’il n’a pas supporté le fait de laisser 120 emplois sans salaire. Chaque travail mérite salaire, surtout en période de crise.
Je vous demande donc si vous avez une pensée de solidarité en ces temps, où si vous connaissiez Joël GAMELIN, un geste de solidarité. Mon père était quelqu’un de bien, ses derniers mots étaient «
PARDONNEZ-MOI DE NE PAS AVOIR PU SAUVER L’ENTREPRISE »."
MERCI DE ME CONTACTER :
Melle GAMELIN FANNY
2, chemin du prieuré
Résidence Maintenon
17000 La Rochelle
fgamelin@hotmail.com
>> La Rochelle : disparition du chef d'entreprise Joël Gamelin, émotion et mobilisation !
Coordonnées
| Adresse électronique: |
|
| Site web: | |
| Bureau: |
CHANTIER GAMELIN
|
Libération fait aujourd'hui sa une sur ces entreprises qui profitent de la crise pour licencier : « Quand la crise a bon dos », titre le journal.
Les entreprises qui ont encore des marges choisissent-elles entre investissement ou dividendes, rémunérer le travail ou le capital ? « Ces dernières années, écrit Didier Pourquery, la rémunération du capital a toujours été privilégiée. Les dividendes ont bondi. Les salaires ont stagné. En 2008 encore, les versements de dividendes pour les entreprises du CAC 40 vont progresser de 6%. » Un rendement que certaines entreprises n'hésitent donc pas à « booster » en taillant dans les effectifs. « Faut-il laisser faire », demande Libération ?
« La réponse est NON ! L'Etat ne peut rester inerte devant ce qu'on appelle les licenciements boursiers. Voici un arbitrage facile à faire. » Cette fraternité-là aurait besoin d’un petit coup de pouce.
http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_76592.asp

Solidarité avec les salariés de Molex
Depuis lundi 22 décembre, les ouvriers de Molex, dans la Haute-Garonne, bloquent l’entrée de leur entreprise. Entreprise sous-traitante de l’industrie automobile, elle est menacée de fermeture et de délocalisation en 2009. Les 285 salariés se sont, déjà, mobilisés, à plusieurs reprises, contre cette fermeture et les licenciements qui les menacent, d’autant plus que cette entreprise, appartenant à un groupe américain, va réaliser un bénéfice de 1,2 millions d’euros en 2008. La LCR, qui avait déjà manifesté sa solidarité avec les ouvriers de Molex, soutient le blocage organisé par les salariés, réaffirme son opposition à la fermeture-délocalisation de cette entreprise et rappelle son exigence d’une loi interdisant les licenciements.
Communiqué de la LCR, le 23 décembre 2008.
Le DAL occupe un immeuble près de la Bourse à Paris
A quelques dizaines de mètres du 24 rue de la Banque, où le DAL, Jeudi Noir et Macaq ont installé le ministère de la Crise du Logement dans un immeuble vide qu'ils occupent depuis le 11 janvier 2007, plusieurs dizaines de militants du DAL et de la LCR, dont Olivier Besançenot, sont entrés dans un immeuble en cours de réhabilitation, situé rue de la Bourse. Ils y ont installé une banderole au cinquième et dernier étage revendiquant l'"Application de la loi réquisition".
Le propriétaire demande l'évacuation
La petite rue en face de la Bourse était bloquée des deux côtés par des cars de la gendarmerie mobile. Quelques personnes, qui n'ont pas pu entrer, sont restées en sitting, encadrées par les forces de l'ordre. La préfecture de police a indiqué que le propriétaire de l'immeuble avait déposé dès le matin une "plainte-réquisition" pour récupérer son bien.
Selon la police, l'immeuble, encore en travaux, présenterait des risques pour les occupants. Du haut des cinq étages, un militant a affirmé que les lieux étaient en bon état et ne présentaient pas de danger. Une dizaine de soutiens, dont l'acteur Guy Bedos, gardés à l'écart sur la place, scandaient "La presse est bâillonnée, les mal-logés sont expulsés!", en référence à la mobilisation de l'Agence France Presse dont le siège se trouve à coté.
"Réquisition, oui! Criminalisation, non!"
Vers 13h30, les forces de l'ordre ont commencé à évacuer la rue. Les policiers ont transporté des femmes et des hommes qui refusaient de marcher mais ne se débattaient pas. A six, ils ont ramené une poussette derrière le cordon : "Quel courage, bravo!" leur lancent des militants. Le groupe a ensuite déployé sa banderole "Réquisition, oui! Criminalisation, non!". Les policiers, impassibles, empêchaient toujours quiconque de passer dans la rue.
A 14h, depuis le balcon du dernier étage de l'immeuble, un militant a annoncé au mégaphone que la police était au 4e étage mais "on est barricadés, il y a beaucoup de femmes et d'enfants et on est très décidés". Peu après, les premiers coups sur la porte qui séparait les occupants et les forces de l'ordre se sont fait entendre. "Courage, on est là!" lançaient les personnes restées en bas. Certains commençaient à s'inquiéter : "c'est un balcon en zinc, ce n'est pas très solide". Mais l'évacuation s'est faite dans le calme. Alors que les premiers gendarmes apparaissent sur le balcon, vers 14h30, les militants ont prévenu : "nous sortirons dans le calme mais sous la contrainte".
"La lutte continue!"
Les femmes et les enfants ont été évacués les premiers, accueillis par le groupe qui lançait "C'est pas fini, la lutte continue!". Finalement, Olivier Besançenot, porte-parole de la LCR, et Jean-Baptiste Heyraud, porte-parole du DAL, se sont exprimés devant les militants. "Il s'agit ici d'une opération spéculative comme il y en a beaucoup à Paris" dénonce le porte-parole du DAL, "mais la préfecture de police s'est engagée à intervenir pour qu'on ait un rendez-vous à Matignon". "Parole, parole, ils avaient déjà promis il y a longtemps, et pourtant on est toujours là" réagit un militant mal-logé. Alors que le gouvernement s'était engagé à reloger en moins d'un an les 374 familles de la première occupation de la rue de la Banque, 233 d'entre elles n'ont toujours pas de logement décent. Les associations de mal-logés critiquent également l'inéfficacité de la loi Dalo, censée permettre un recours en justice en cas de défaillance de l'Etat en matière de relogement. Mais Jean-Baptiste Heyraud prévient "si ça n'avance pas, ce sera un Noël de lutte!".
"Larmes de crocodile"
Olivier Besançenot a affirmé l'engagement du Nouveau Parti Anticapitaliste aux cotés des mal-logés. "L'Etat n'a pas de parole! Nous voulons la taxation de la spéculation immobilière, la réquisition des logements vides et l'application de l'article 55 de la loi SRU", qui prévoit que chaque commune doit avoir 20% de logements sociaux, lança-t-il. "Le gouvernement verse des larmes de crocodile sur les SDF et veut nettoyer les quartiers populaires. C'est à Neuilly qu'il y aurait du ménage à faire!" affirme-t-il, en faisant référence à la période où Nicolas Sarkozy était maire d'une des villes les plus riches de France. Une assemblée générale devait se tenir juste après, au ministère de la Crise du logement, rue de la Banque, où le DAL a réinstallé depuis une semaine un campement de bâches à même le trottoir, bien que l'association ait été condamné le 24 novembre 2008 pour l'installation de tentes au même endroit fin 2007. Le DAL a annoncé qu'il ferait appel de la condamnation à 12.000 euros d'amende.
Faurecia supprime 1215 emplois en France
Alcatel-Lucent va supprimer environ 1 000 postes de cadres
Trois mois après son arrivée à la tête d'Alcatel-Lucent, le nouveau directeur général, Ben Verwaayen, a présenté, vendredi 12 décembre, sa stratégie pour tenter de sortir de l'ornière l'équipementier en télécommunications.
Son programme passe par un recentrage sur le Web, dont il entend devenir un acteur majeur en matière de réseaux et de technologies attenantes. Il comprend aussi des mesures d'économies et l'achèvement de la réorganisation du groupe à la suite de la difficile fusion franco-américaine de 2006.
L'équipementier se concentrera sur les fournisseurs de services, les entreprises et les développeurs d'applications. Il interviendra dans quatre domaines que sont l'IP, l'optique, le haut débit fixe et mobile et des services dits "applications enablement" qui permettent de relier le réseau à différentes applications (sécurisation, paiement, géolocalisation...).Il s'agit d'un nouveau champ pour le groupe. "Nous voulons soutenir et développer un modèle opérationnel durable qui encouragera l'innovation et les investissements nécessaires pour étendre l'expérience Web à plus de personnes et d'entreprises", affirme M. Verwaayen dans un communiqué.
Alcatel-Lucent envisage un plan de 750 millions d'euros d'économies à taux de change constant d'ici le quatrième trimestre 2009. Elles concerneront pour environ un tiers en coût des biens vendus, et deux tiers en dépenses de recherche-développement et de charges administratives et commerciales.
RÉDUIRE LES NIVEAUX DE DÉCISION
Dans ce cadre, environ 1 000 postes de managers sur les 11 000 de par le monde vont être supprimés. Il s'agit de réduire les niveaux de décision, qui se sont parfois rajoutés avec la fusion. L'idée, cette fois, est ne pas recourir à des plans sociaux massifs pour mener ce plan d'économie. Depuis sa constitution en 2006, le groupe franco-américain, qui emploie 77 000 salariés, a procédé à plusieurs restructurations, représentant au total 16 500 suppressions d'emplois dans le monde d'ici 2009, dont plus de 1 800 en France. L'autre piste est de réduire d'environ 5 000 le nombre de ses sous-traitants sur les 20 000 recensés.
"Le groupe achèvera également ses programmes de restructuration en cours, ainsi que ses plans de réduction des coûts dans le domaine de l'immobilier, des fonctions support et des dépenses discrétionnaires", précise l'équipementier. Parmi les désengagements envisagés, figure la cession à Dassault Aviation des 20,8 % détenu dans Thales pour 1,57 milliard d'euros.
Cependant ce recentrage intervient dans une conjoncture délicate. Alcatel-Lucent prévoit pour 2009 un marché des équipements de télécommunications en baisse de 8 % à 12 %. Il entend néanmoins maintenir une part de marché stable.
"En raison du déclin attendu des volumes, et étant donné que les améliorations prévues sur la marge brute ne porteront leurs fruits que vers la fin de l'année, les prévisions initiales du groupe sont d'atteindre un résultat d'exploitation ajusté proche de l'équilibre en 2009", explique le groupe. Vendredi, à l'ouverture de la Bourse, l'action Alcatel-Lucent plongeait de 9,61 % dans un marché en baisse de 4,3 %.
PENDANT CE TEMPS LA.......
21346 €/heure...pour le PATRON de PORSCHE !
Qui cherche matière à polémique, en ces temps de crise morale du capitalisme, n'a qu'à se pencher sur le montant des émoluments accordés aux dirigeants de
Porsche. Au cours de l'exercice fiscal 2007-2008, les six membres du directoire du fabricant allemand de bolides ont encaissé 143,5 millions d'euros, en hausse de 27 % sur un an, selon le rapport
d'activité publié mercredi 26 novembre.
Il n'est pas dans les us et coutumes du groupe de dévoiler le détail du salaire perçu par chacun d'entre eux. Mais les experts estiment qu'environ la moitié de cette somme est tombée dans
l'escarcelle de son président, Wendelin Wiedeking. Selon certaines rumeurs, le patron aurait négocié, par le passé, de toucher 0,9 % du bénéfice imposable du constructeur. Celui-ci était de 8,6
milliards d'euros cette année, M. Wiedeking aurait donc perçu plus de 77 millions d'euros. Soit davantage que les revenus cumulés des quatorze patrons les mieux payés du DAX, l'indice vedette de la
Bourse de Francfort...
A partir de ce montant, on peut se livrer à d'intéressants calculs : "En admettant que Wiedeking travaille soixante-dix heures par semaine (...) et qu'il ne prenne pas de vacances, on arrive à une
moyenne de 21 346 euros de l'heure", fait par exemple remarquer le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung du jeudi 27 novembre.
Dans cette litanie de chiffres, il n'est pas inutile de rappeler que, en 2007, le concepteur de la 911 a vendu un peu plus de 98 000 voitures, moins que ce qu'écoule son compatriote BMW en un
mois.
Si Porsche - et par ricochet son patron - gagne beaucoup d'argent, c'est plutôt grâce à ses investissements et à ses placements financiers. Notamment sa participation dans Volkswagen (VW), et plus
encore ses options sur actions. Porsche détient 42 % du capital de VW, et 32 % en plus en options. Ce mécanisme a rapporté 6,8 milliards d'euros au groupe de Stuttgart lors de l'exercice écoulé.
C'est un peu plus que le bénéfice net enregistré en 2007 par la première banque allemande, Deutsche Bank.
LE MONDE | 29.11.08 |
Fin de la production de ski en France chez Salomon
"Aujourd'hui, 28 novembre 2008, la dernière paire de ski Salomon a été produite dans cette usine de Rumilly. Désormais plus aucun produit Salomon ne sera fabriquée en
France".
Ce vendredi, lors d'un débrayage observé par le personnel de l'usine rumillienne de Salomon, ce discours prononcé par Sylvain Chalumeau, délégué syndical CGT, a résonné comme une oraison funèbre, en
mémoire d'une usine qui, après cet arrêt de la fabrication, fermera définitivement ses portes dans un délai de trois semaines.
Autour de cette ultime paire de ski, là où il y a quatre ans quelque 600 employés assuraient une production annuelle de 600 000 paires, les derniers "Salomon" s'étaient réunis pour une cérémonie
aussi symbolique que solennelle.
Aux portes du site rumillien, entré en activité il y a 20 ans, les salariés ont enterré cette dernière paire de ski, tout juste sortie des chaines de fabrication désormais arrêtées.
Un cortège recueilli a accompagné cette dernière paire de ski jusqu'à cette "tombe" surmontée d'une épitaphe :
"1998-2008, ici-gît 20 ans de passion, savoir-faire, sueur, sacrifiés sur l'autel du profit ".
Sur les 200 salariés de Salomon encore en activité à Rumilly, 90 seront licenciés, 110 seront réemployés sur le site annécien de la marque.
Usines en veilleuse, la France industrielle s'engourdit
L'usine Renault
de Flins ferme aujourd'hui pour quinze jours · Celle de PSA à Sochaux va s'arrêter un mois · Face à la chute
des ventes, ArcelorMittal, Rhodia
, BASF
, Michelin
réduisent fortement leur production
La production industrielle française risque de nettement baisser ce mois-ci et en décembre. Pour éviter de gonfler les stocks, alors que leurs ventes chutent, de
nombreux groupes industriels sont en train de mettre une partie de leurs installations en veilleuse. L'usine Renault
de Flins ferme aujourd'hui pour quinze jours. Celle de PSA à Sochaux, le plus grand site industriel du pays, va
s'arrêter un mois. Tandis qu'ArcelorMittal va stopper une grande partie de ses hauts-fourneaux. Des mesures du même type sont prévues chez Michelin
, Rhodia
, etc. Avec l'aggravation de la crise, les réductions de production annoncées par les entreprises sont chaque
jour plus drastiques. L'allemand BASF
a ainsi décidé hier la fermeture temporaire de... 80 usines dans le monde, à cause des déboires de l'automobile
, mais aussi du BTP et du textile. En France
, ce mouvement fait craindre une nouvelle étape dans la désindustrialisation : certaines usines arrêtées
pourraient ne pas redémarrer.
UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
Paris, le 24 novembre 2008
L’Union syndicale Solidaires dénonce vigoureusement l’acharnement répressif dont l’association Droit au Logement est victime,
après sa condamnation à une amende de 12000 euros par le tribunal de Police. Un an après la lutte victorieuse de la rue de la banque, le DAL a été poursuivi par l’Etat, accusé d’avoir, à plus de 300
reprises, commis une infraction de 4ème catégorie en ayant « embarrassé la voie publique en y laissant des objets » (art R 644-2 du code pénal) pendant le campement. Considérer que les
tentes dans lesquelles s’abritaient les familles constituent un débarras sur la voie publique relève de l’insulte envers les sans-abri..
Cette décision aura pour conséquence de pouvoir s’appliquer à l’ensemble des mal-logés qui sont dans la rue.
Du 3 octobre 2007 au 15 décembre 2007, 374 familles sans-logis ou très mal logées ont campé rue de la banque, dans le IIème arrondissement de Paris, pour obtenir un logement décent.
Après une très longue période de répression et d’acharnement policier et plusieurs évacuations par les forces de l’ordre, la détermination de ces familles et le très large soutien de personnalités du
monde artistique et d’organisations (associations, syndicats, partis) dont elles ont bénéficié ont permis l’ouverture de négociations avec l’Etat. Un accord de relogement a ensuite été signé avec le
Ministère du logement le 14 décembre 2008, et 130 familles sont à ce jour relogées.
Faute d’avoir découragé les mal-logés par la répression policière, l’Etat tente aujourd’hui de couler financièrement l’association qui les a soutenus.
En pleine crise financière, alors que la situation des ménages les plus pauvres se dégrade, l’Etat, qui dépense des milliards pour sauver les banques de la crise financière, sort « la
matraque » pour lutter contre la crise sociale : la loi Boutin prévoit de réduire encore les délais dont disposent les personnes menacées d’expulsion, les associations les plus investies
dans la lutte contre le mal-logement sont réprimées financièrement.
Alors que la Mairie de Paris met en place une mission d’urgence suite au décès d’un sans-abri dans le bois de Vincennes (dans lequel campent plus de 200 personnes), l’Etat s’attaque directement aux
plus démunis en essayant de pénaliser les abris de fortune que sont les tentes et essaye manifestement de faire taire la contestation des victimes de la crise du logement en s’attaquant à ceux qui
les soutiennent.
L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien à l’association Droit au Logement et s‘inscrira dans toutes les mobilisations contre cette condamnation inacceptable.
Près de 300 emplois supprimés chez Amora-Maille
Dijon tourne la page d'un siècle de son histoire avec la fermeture, avant la fin 2009, de l'usine Amora-Maille, quai Nicolas-Rolin. Jeudi 20 novembre, les 184 salariés du site historique, siège social de la filiale d'Unilever, ont appris sa fermeture. Elle ne fabrique déjà plus de moutarde depuis 2007, mais de la mayonnaise, des sauces et du ketchup. Les mayonnaises rejoindront les chaînes de moutarde, dans l'usine de Chevigny-Saint-Sauveur (135 salariés), près de Dijon. Le ketchup partira en Espagne, les sauces seront sous-traitées.
Dans un communiqué, Hervé Laureau, président d'Amora-Maille, met en cause la compétitivité d'une usine en centre-ville et la chute des ventes de la marque de près de 20 % depuis cinq ans, au profit des marques de distributeurs.
La réorganisation du leader de la moutarde (250 millions d'euros de chiffre d'affaires, environ 500 salariés) s'étend au-delà de l'usine qui a vu la naissance de la marque. Elle touche 265 postes, 296 selon les syndicats. L'usine de cornichons d'Appoigny (77 salariés), dans l'Yonne, ferme. La distribution des condiments et sauces, étendue à tous les produits alimentaires d'Unilever fabriqués en France, est externalisée chez FM Logistic à Fauvernay, à une quinzaine de kilomètres de Dijon. Les équipes marketing de Dijon et de Crawley (Grande-Bretagne) rejoignent celles du siège d'Unilever France, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Quant aux activités de recherche, elles sont rassemblées au centre de R&D d'Unilever de Vlaardingen, aux Pays-Bas. Vendredi, une partie des salariés n'était pas à leur poste. C'est pour eux l'incompréhension. "Nous n'avons jamais fait une année dans le rouge", plaide Bernard Deschamps, délégué CFDT.
Dans un communiqué commun, François Rebsamen, maire (PS) de Dijon, et François Patriat, président (PS) du conseil régional de Bourgogne, disent leur intention d'"intervenir auprès de la direction nationale du groupe" et de se mobiliser "aux côtés des salariés".
Selon Unilever France, la décision de fermer trois sites d'Amora-Maille n'est pas liée au vaste plan de restructuration annoncé en 2007, qui prévoyait la suppression de 20 000 postes au niveau mondial en quatre ans, dont 12 000 en Europe. "Pour nous, il y a clairement un lien. 60 % du plan a été réalisé, il reste donc 40 % à faire", rétorque Gérard Cazorla, délégué syndical CGT d'Unilever France.

Amora : une boîte qui licencie pour accroître encore plus ses profits !
Communiqué du NPA 21
"La fermeture des usines Amora sur Dijon a déjà un écho national du fait de sa portée symbolique. Mais il n'y a évidemment pas que l'image d'une ville qui sera écorchée, il y a aussi et surtout la suppression de 296 emplois à Dijon, mais aussi dans la commune d'Appoigny (dans l'Yonne). Ces licenciements interviennent alors même qu'Amora a engrangé pas moins de 25 millions d'euro de bénéfice l'année dernière ! Une fois de plus, les salariés sont sacrifiés sur l'autel de la concurrence et de la rentabilité.
Depuis plusieurs mois des rumeurs de fermeture circulaient, mais la direction se refusait à tout dialogue avec les salariés. La semaine
dernière, une réunion de 15 minutes dans les locaux de la cantine a paru suffisante aux dirigeants pour annoncer la fermeture des sites et les suppressions d'emplois !
Le comité dijonnais du Nouveau Parti Anticapitaliste est solidaire des salariés d'Amora et dénonce ces licenciements. Thomson à Genlis en 2006, Nestlé l'année dernière, aujourd'hui Amora, les « plans sociaux » et « restructurations » sur le département n'en finissent pas de s'enchaîner. De Sauvadet à Rebsamen, les élus locaux feignent de découvrir la situation et osent même « demander des comptes », après tant de cadeaux fiscaux et d'aides en tout genre accordées sans aucune contrepartie.
Il est plutôt temps de se mobiliser tous ensemble pour exiger l'ouverture des livres de comptes et l'interdiction pure et simple des licenciements. Aujourd'hui, c'est bien une mobilisation interprofessionnelle qui est nécessaire pour défendre l'emploi, public et privé."
La Poste : manifestations dans toute la France contre la privatisation partielle
PARIS, 22 nov 2008 - Des milliers de postiers et usagers de la Poste ont manifesté samedi à Paris, comme dans plusieurs autres villes de France, à l'appel de cinq fédérations syndicales pour protester contre le projet de privatisation partielle de la Poste, a constaté un journaliste de l'AFP.
Derrière une bannière "Non à la privatisation, pour le service public postal", plusieurs dirigeants syndicaux nationaux ont défilé au départ de Nation en direction de Bercy, comme Bernard Thibault (CGT), Jean-Claude Mailly (FO), Jacques Voisin (CFTC) et Gérard Aschieri (FSU).
Aucun chiffre de participation n'était disponible vers 15H45 du côté de la police, mais les syndicats ont évalué à 12.000 le nombre de participants à la manifestation parisienne. En tout début de manifestation, Sud-PTT avait donné une première évaluation de 5.000 manifestants. A Toulouse, où des facteurs en tenue bleu marine et jaune arboraient un autocollant "privatiser la Poste, faut être timbré", entre 600 (police) et 2.200 personnes (organisateurs) ont défilé. Ils étaient entre 400 (police) et 1.000 (organisateurs) à Marseille, où l'on dénonçait notamment le risque d'abandon des zones rurales. Et entre 200 (police) et 500 (organisateurs) à Lyon sous le mot d'ordre "touche pas à ma Poste".
"En cette période de turbulence économique, les services publics sont un facteur de cohésion sociale et sont l'un des atouts de la France, notamment dans le domaine des communications", a jugé Bernard Thibault, estimant que les manifestations de samedi n'étaient qu'un "point d'étape" dans la mobilisation. Jean-Claude Mailly a quant à lui souligné que "dans un contexte de retour des pouvoirs publics dans l'économie, ce n'(était) pas le moment de privatiser La Poste", ajoutant que FO était contre une ouverture du capital, qui "conduira inévitablement à la privatisation, comme avec Gaz de France et France Télécom". "Nous ne pouvons pas accepter l'idée d'une privatisation, même partielle, cela ne va pas de pair avec le service public", a déclaré le président de la CFTC, Jacques Voisin.
Dans ou le long du défilé, certains responsables politiques comme Olivier Besancenot (LCR), facteur de profession, Benoit Hamon (PS) ou Marie-George Buffet (PCF) étaient présents.
Des collectifs d'usagers étaient également présents derrière par exemple une banderole "Touche pas à ma Poste, usagers oui, clients non". Les manifestants dénoncent un projet de changement de statut de la Poste en société anonyme le 1er janvier 2010, destiné à permettre une ouverture du capital à hauteur d'environ 3 milliards d'euros pour financer sa modernisation, soit une ouverture de quelque 30% du capital.
Malgré l'assurance apportée par le Pdg de la Poste Jean-Paul Bailly que l'Etat resterait majoritaire, les syndicats y voient une privatisation de fait qui menace l'emploi des 300.000 postiers et la qualité du service public.
Document Adobe Acrobat [63.7 KB]
Document Adobe Acrobat [141.7 KB]
Expressions Solidaires N°40 mai 2009
SOMMAIRE
* Edito : A la croisée des chemins ?
* Dossier central : Guadeloupe, Martinique, Guyane
* Trois questions à SUD Rail suite aux élections professionnelles à la SNCF
* G20, tout ça pour ça !
- Nous sommes tous des irréguliers de ce système absurde et mortifère.
- Convention UNEDIC 2009-2011 : personne ne sera épargné ?
interluttants29.pdf
Document Adobe Acrobat [957.6 KB]
LE SERVICE PUBLIC DE SANTE EST AUJOURD’HUI
MENACE...
HOPITAL_PUBLIC_VDEF%5B1%5D.pdf
Document Adobe Acrobat [270.1 KB]
Le Combat syndicaliste en pdf. L’HEURE EST VENUE DE BÂTIR UN AUTRE FUTUR. UN FUTUR SANS EXPLOITATION. UN FUTUR SANS DOMINATION. UN FUTUR ÉMANCIPÉ POUR DES HOMMES ET DES FEMMES LIBRES ET ÉGAUX.
cs_338.pdf
Document Adobe Acrobat [1.3 MB]
Sans prétendre à l’exhaustivité, le présent Vadémécum tente de donner un éclairage sur les procédures pouvant aboutir à une interpellation au cours ou en marge d’une manifestation...
guide.pdf
Document Adobe Acrobat [466.2 KB]
Triptyque réalisé par la Commission juridique de la Ligue des droits de l’Homme
Garde à vue.pdf
Document Adobe Acrobat [36.5 KB]
Triptyque sur les contrôles et les vérifications d’identité réalisé par la Commission juridique de la Ligue des droits de l’Homme
Vos papiers !.pdf
Document Adobe Acrobat [36.0 KB]
CARREFOUR ANTICAPITALISTE
Gauche radicale écologiste






























