"...que le salut de l'Europe n'est pas l'affaire d'une révolution dans les méthodes ; que c'est l'affaire de la Révolution ; celle qui, à l'étroite
tyrannie d'une bourgeoisie déshumanisée, substituera, en attendant la société sans classes, la prépondérance de la seule classe qui ait encore mission universelle, car dans sa chair elle souffre de
tous les maux de l'histoire, de tous les maux universels :
le prolétariat."
Aimé Césaire, "Discours sur le colonialisme"
Les élections européennes auront lieu du 4 au 7 juin
2009.
Résultats des élections Européennes 2009
|
FRANCE ENTIERE
Nombre de siège(s) à pourvoir : 72
|
RESULTATS*
| |
Nombre |
% Inscrits |
% Votants |
| Inscrits |
44 282 679 |
|
|
| Abstentions |
26 282 225 |
59,35 |
|
| Votants |
18 000 454 |
40,65 |
|
| Blancs ou nuls |
781 480 |
1,76 |
4,34 |
| Exprimés |
17 218 974 |
38,88 |
95,66 |
| Nuances de listes |
Voix |
% Exprimés |
Sièges |
| Listes d'extrême-gauche (LEXG) |
1 050 170 |
6,10 |
|
| Listes du PCF et du Parti de gauche (LCOP) |
1 041 755 |
6,05 |
4 |
| Listes du Parti socialiste (LSOC) |
2 837 674 |
16,48 |
14 |
| Listes divers gauche (LDVG) |
81 045 |
0,47 |
1 |
| Listes des Verts (LVEC) |
2 802 950 |
16,28 |
14 |
| Listes régionaliste (LREG) |
42 969 |
0,25 |
|
| Autres liste (LAUT) |
768 375 |
4,46 |
|
| Listes centre-MoDem (LCMD) |
1 455 225 |
8,45 |
6 |
| Listes de la majorité (LMAJ) |
4 798 921 |
27,87 |
29 |
| Listes divers droite (LDVD) |
1 160 933 |
6,74 |
1 |
| Listes du Front national (LFN) |
1 091 681 |
6,34 |
3 |
| Listes d'extrême-droite (LEXD) |
87 276 |
0,51 |
|
En raison des arrondis à la deuxième décimale, la somme des % exprimés peut ne pas être égale à 100,00% .
Sources
|
Le nouveau Parlement européen
Elections européennes : les résultats dans les régions
PARLEMENT EUROPEEN SORTANT : les députés français élus
| Parti français |
Députés |
Parti européen |
| Parti socialiste |
31 |
Parti socialiste européen |
| Union pour un mouvement populaire |
17 |
Parti populaire européen |
| Union pour la démocratie française |
11 |
Parti démocrate européen |
| Front national |
7 |
Non-inscrits (2004-07)
Identité, tradition, souveraineté (2007)
Non-inscrits (2007-09) |
| Les Verts |
6 |
Parti Vert européen |
| Communistes (PCF/PCR) |
3 |
Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique |
| Mouvement pour la France |
3 |
Indépendance/Démocratie |
Les résultats du NPA
lundi 8 juin 2009
Total national : 840 713 voix 4,88%
(4,98% sur les suffrages "métropole", le NPA n'avait pas de liste sur l'"Outre mer"....)
- Centre : 73 193 voix 5,45 %
- Ile de France : 97 446 voix 3,48 %
- Nord Ouest : 143 969 voix 5,8 %
- Ouest : 128 634 voix 5,13 %
- Est : 122 774 voix 5,65 %
- Sud Ouest : 147 318 voix 5,61 %
- Sud Est : 127 379 voix 4,33 %
Les résultats de Lutte Ouvrière
Voici les résultats des listes Lutte Ouvrière dans les sept circonscriptions de métropole :
(Résultats du ministère de l’Intérieur, lundi 8 juin 2009)
| Région |
Voix |
Pourcentage |
| Ile-de-France |
20 737 |
0,74% |
| Est |
31 834 |
1,46% |
| Nord-Ouest |
51 757 |
2,08% |
| Centre |
18 946 |
1,41% |
| Sud-Est |
24 732 |
0,84% |
| Sud-Ouest |
26 756 |
1,02% |
| Ouest |
31 357 |
1,25% |
Total
| Voix |
Pourcentage |
| 206 119 |
1,20% |
Les résultats du Front de Gauche
lundi 8 juin 2009
Total national : voix 6,05 %
- Centre : 108 311 voix 8,07 %
- Ile de France : 176 817 voix 6,32 % 1 SIEGE
- Nord Ouest : 169 786 voix 6,84 % 1 SIEGE
- Ouest : 114 909 voix 4,58 %
- Sud Ouest : 213 926 voix 8,15 % 1 SIEGE
- Sud Est : 173 491 voix 5,90 % 1 SIEGE
Ile-de-France : Jean-Pierre Mercier, ouvrier dans l'automobile ; Sophie Robin, factrice ; Patrice Crunil, ouvrier fraiseur dans l'aéronautique.
Sud-Est : Nathalie Arthaud, enseignante, porte-parole de LO ; François Roche, ouvrier ; Isabelle Bonnet, enseignante.
Sud-Ouest : Sandra Torremocha, enseignante ; Guillaume Perchet, électronicien ; Nelly Malaty, ouvrière dans la métallurgie.
Nord-Ouest : Éric Pecqueur, ouvrier dans l'automobile ; Anne Zanditenas, enseignante ; Pascal Le Manach, ouvrier dans l'automobile
Ouest : Valérie Hamon, conductrice de trains ; Eddy Le Beller, technicien chantiers navals ; Hélène Defrance, professeur de collège.
Est : Claire Rocher, infirmière ; Thomas Rose, enseignant ; Geneviève Lemoine, assistante sociale.
Massif central - Centre : Marie Savre, formatrice au Centre d'apprentissage du bâtiment ; Éric Bellet, ouvrier ; Farida Megdoud, professeur en lycée professionnel
Outre-mer : pas de candidats
Ile-de-France : Omar Slaouti, enseignant en lycée professionnel
Sud-Est : Raoul Marc Jennar, politologue et militant altermondialiste.
Sud-Ouest : Myriam Martin, enseignante en lycée professionnel et militante à RESF.
Nord-Ouest : Christine Poupin, technicienne dans l'industrie chimique.
Ouest : Laurence Debouard, cadre de santé.
Est : Yvan Zimmermann, ouvrier de PSA.
Massif central - Centre : Christian N'Guyen, vacataire à l'Education nationale.
Dom-Tom : pas de candidats.
Ile-de-France : Patrick Le Hyaric, directeur du journal L'Humanité ; Raquel Garrido, secrétaire nationale du Parti de gauche (PG) ; Christian
Piquet, membre du courant Gauche unitaire, minoritaire au sein du NPA.
Sud-Est : Marie-Christine Vergiat, militante féministe et des droits de l'Homme ; Karim Ghendouf (PCF); Corinne Morel-Darleux (PG)
Sud-Ouest : Jean-Luc Mélenchon, sénateur et fondateur du PG ; Cathy Daguerre (PCF) ; René Revol (PG).
Nord-Ouest : Jacky Hénin, député européen, ex-maire PCF de Calais ; Michèle Hernis, membre du PG.
Ouest : Jacques Généreux, économiste (PG) ; Odile Coquereau, syndicaliste de l'électronique ; Gérard Lahellec (PCF).
Est : Hélène Franco, ex-secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (PG), Jacky Dubois (PCF) ; Céline Malaisé (Gauche unitaire).
Massif central - Centre : Marie-France Beaufils, sénatrice et maire PCF de Saint-Pierre-des-Corps ; Patrick Charles, adjoint au maire de Limoges, membre d'Alternative démocratie socialisme.
Patricia Guilhot (PG).
Outre-mer : tête de liste pas encore connue
Ile-de-France : Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts/ALE au Parlement européen ; Eva Joly, ancienne magistrate
Sud-Est : Michèle Rivasi, adjointe au maire de Valence, conseillère générale ; François Alfonsi, maire d'Osani (Corse-du-Sud), porte-parole de Régions et peuples solidaires.
Sud-Ouest : José Bové, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, candidat à la présidentielle de 2007 ; Catherine Grèze, déléguée à l'International, l'Europe, et l'Outre
mer au Collège exécutif des Verts, et coordinatrice du parti Vert Mondial.
Nord-Ouest : Hélène Flautre, députée européenne ; François Dufour, ancien porte-parole de la Confédération Paysanne
Ouest : Yannick Jadot, ancien directeur des programmes de Greenpeace, Nicole Kiil Nielsen, ancienne adjointe (Verts) au maire de Rennes.
Est : Sandrine Bélier, ancienne directrice fédérale de France Nature Environnement, Jacques Muller, sénateur- maire Verts de Watwiller (Haut-Rhin).
Massif central - Centre : Jean-Paul Besset, ancien porte-parole de la Fondation Hulot et ancien journaliste, Guilaine Jeannot-Pages, conseillère régionale (Verts) du Limousin.
Outre-mer : Harry Durimel (avocat , Guadeloupe) ; Raliba Dubois (La Réunion)
Sources : Le Monde (maj du 17.04.2009)
Elections européennes : tous les sondages
Voici les derniers sondages sur les élections européennes, qui ont lieu le 7 juin.
28 mai
L'UMP-Nouveau Centre recueillerait 26% des intentions de vote pour les élections européennes, quand le PS tomberait à
19%, selon un nouveausondage TNS Sofres Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde. Le MoDem est en troisième position avec 14% des intentions de vote. Vient ensuite Europe
Ecologie, avec 11%.
24 mai
Selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France, l'UMP, malgré une perte de deux points devance, avec 26% des intentions de vote, le PS crédité de
21%. Le MoDem arrive troisème avec 14% et réalise un gainde un point. Le rassemblement Europe Ecologie est crédité de 9% des intentions, reculant d'un peit point. Les formations de Philippe de
Villiers, listes MPF-CPNT et d'Olivier Besancenot, listes NPA, enregistrent toutes deux une hausse de un point passant à 6%. Le Front national de Jean-Marie Le Pen est à 7%. C'est le taux
d'abstention qui enregistre finalement la plus grosse progression, passant de 51% à 54%
Sondage réalisé les 19 et 20 mai auprès d'un échantillon de 903 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
20 mai
Selon un sondage Ifop pour La Croix, les listes de l'UMP arriveraient en tête des élections européennes du 7 juin, avec 26% des voix.
Les listes PS obtiendraient 21,5%,
Le MoDem arriverait en 3e position avec 14%, toutes les autres listes se situant en dessous de 10%.
Les Verts-Europe Ecologie recueilleraient 8% des suffrages,
Le Front national et le NPA sont crédités de 7,5%.
Viennent ensuite les listes d'union PCF-Parti de gauche (6,5%), les listes MPF-CPNT (5%) et celles de Lutte ouvrière (2%).
Les autres listes sont créditées de 2%.
Enquête réalisée les 29 et 30 avril et les 6 et 7 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 1.741 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).
19 mai
L'UMP avance en tête des intentions de vote pour les européennes du 7 juin, avec 28% des intentions de vote, contre 27% il y a une semaine, selon le baromètre
OpinionWay réalisé pour TF1, LCI, Le Figaro et RTL, diffusé mardi 19 mai . Le PS perd du terrain (21% contre 22%)
A la question "si les élections européennes avaient lieu dimanche prochain, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez?", 28% des personnes interrogées
répondent UMP (+1% par rapport au 12 mai) et 21% PS (-1%).
Le MoDem est 3ème avec 13% (inchangé), suivi d'Europe Ecologie, 10% (+1%).
Le NPA et le Front national recueillent chacun 6% des intentions de votes, reculant tous les deux d'un point. Ils sont suivis de Libertas (MPF-CPNT) 5,5% (+0,5) et du Front de Gauche (PCF-Parti de
Gauche) 5% (inchangé).
Lutte ouvrière (inchangé) et l'Alliance écologique indépendante (+1) obtiennent 2% et Debout la République 0,5% (-0,5). L'ensemble des "autres listes" totalise 1%.
Autant de sondés disent vouloir voter en fonction des enjeux nationaux (49%, -4) qu'en fonction des enjeux européens 49% (+4). 2% ne se prononcent pas.
Pour 45% (inchangé) donner son opinion sur l'action du président et du gouvernement ne sera pas l'essentiel, alors que 36% (-3) voudront exprimer leur "insatisfaction vis à vis de l'action du
président de la République et du gouvernement" et 16% (+2) voudront exprimer leur "soutien" à cette action.
14% (=) des personnes interrogées voudront exprimer leur accord avec la manière dont est dirigée l'Union européenne, 38% (-3) leur désaccord et 44% (+1) ne voteront pas en fonction de la manière dont
est dirigée l'UE.
44% des personnes interrogées se disent intéressées par la campagne électorale (-3), contre 55% pas intéressées (+3).
- Etude réalisée en ligne, selon la méthode des quotas, du 15 au 18 mai auprès d'un échantillon de 4.724 personnes, constitué de 7 échantillons représentatifs de la population âgée de 18 ans et
plus et inscrite sur les listes électorales de chaque circonscription européenne de métropole.
Notice complète consultable à la commission des sondages.
Un sondage Ifop pour Paris Match publié mardi 19 mai réduit les écarts entre les principales listes pour les élections européennes en Ile-de-France.
Avec 29% des intentions de vote, l'UMP reste en tête, avec un peu moins de 6 points d'avance sur la liste PS, qui rassemblerait 23,5% des suffrages.
Arrivent ensuite les listes Europe Ecologie (Daniel Cohn-Bendit) et MoDem (Marielle de Sarnez), qui recueilleraient 12% des voix chacune.
La liste Front de gauche soutenue par le Parti communiste et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon fait jeu égal avec le Front national, à 6%, devant le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier
Besancenot à 5%.
La liste Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan recueillerait 2% des intentions de voix, celle de Libertas 1,5% et celle de Lutte ouvrière 1%. Les autres listes totalisent 2% des intentions
des voix.
- Sondage réalisé du 14 au 16 mai par téléphone au domicile des personnes interrogées. Echantillon de 706 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population Francilienne
âgée de 18 ans et plus.
18 mai
Selon un sondage Viavoice pour Libération, l'UMP arrive toujours en tête des intentions de vote des Français. Plus d'un quart (27%) des
Français pense voter pour la liste UMP-Nouveau centre, et plus d'un Français sur cinq (22%) a l'intention de voter pour une liste du PS. Le MoDem arrive en troisième position avec 13% des intentions
de vote, devant Europe Ecologie, avec 9%.
Le FN recueille 6% des intentions de vote, tout comme le NPA et le Front de Gauche (PC et Parti de Gauche). Ils devancent Libertas (MPF et CPNT), avec 5%, Lutte ouvrière, avec 2%, et Debout la
République (soutenue par Nicolas Dupont-Aignan), avec 2%.
Sondage Viavoice réalisé par téléphone du 13 au 15 mai auprès d'un échantillon représentatif de 1.010 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
17 mai
L'UMP reste en tête des élections européennes selon un sondage CSA publié dans le "Parisien/Aujourd'hui en France" dimanche 17
mai.
Plus d'un quart des Français (28%) ont l'intention de voter pour la liste UMP-Nouveau centre le 7 juin, quand un peu plus d'un Français sur cinq (22%) compte donner son vote au PS.
Le MoDem arrive quant à lui en troisième position avec 13% des intentions de vote, talonné par Europe Ecologie (Verts et Ecologistes) qui obtient 10%.
12 mai
- 61% des Français affirment qu’ils se prononceront principalement en fonction des enjeux européens et non de la situation politique nationale, selon un sondage réalisé par LH2 pour nouvelobs.com et
rendu public lundi 11 mai.
- Selon un sondage Ifop pour Paris Match, l'UMP devance le Parti socialiste de plus de cinq points La majorité obtiendrait 27%, en hausse par rapport aux dernières enquêtes de l'Ifop. Le PS
obtiendrait 21,5% d'intentions de vote (-1 point), tandis que le Mouvement démocrate conforte sa troisième place avec 13,5% (-0,5).
4 mai
L'UMP reste en tête des intentions de vote pour les élections européennes, selon un sondage Ipsos pour l'hebdomadaire Le Point, rendu public lundi 4 mai.
Le parti majoritaire recueille 27% des intentions de vote (score inchangé par rapport au sondage Ipsos précédent de mars). Le PS est lui à 23%, en recul d'un point par rapport à mars. Le MoDem de
François Bayrou progresse d'un point, avec 11% des intentions de vote.
Les Verts-Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit progressent aussi d'un point (10%), alors que le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot cède 2 points à 7%.
Les listes du Parti communiste et du Parti de gauche sont inchangées à 6%, comme Libertas, bannière sous laquelle sont réunis le MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous. Le Front
National recule lui de 0,5 point à 5%.
Lutte ouvrière, avec 2% des intentions de vote, et Debout la République, avec 1%, sont inchangés. Les autres listes totalisent 2% des intentions de vote, contre 0,5% en mars.
Sondage réalisé par téléphone les 30 avril et 2 mai auprès d'un échantillon de 861 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française de 18 ans et plus.
Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
27 avril
L'UMP est en tête des intentions de vote pour les élections européennes, devançant le PS de quatre points, avec un taux de 26,5%, selon un sondage Ifop pour l'Humanité
rendu public lundi 27 avril.
Le parti majoritaire a progressé d'un demi-point par rapport à février dernier et de 4,5 points par rapport à novembre, selon cette enquête d'opinion.
Deuxième du classement, le Parti socialiste recueille 22,5% des intentions de vote, un taux quasi-stable (0,5 point de moins qu'il y a deux mois et 0,5 de plus qu'en novembre).
Les autres listes soumises aux personnes interrogées évoluent assez peu: 14% (-0,5 point) pour le MoDem de François Bayrou, 7,5% (+0,5%) pour Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, autant pour le FN
qui progresse de 1,5 point.
A 7%, le NPA d'Olivier Besancenot fléchit de 2 points par rapport à février, tandis que le Front de Gauche (PCF et Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) affiche 5,5 point, en hausse de 1,5.
Libertas, bannière sous laquelle sont réunis le MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous, est stable à 5%, comme L0 à 3%.
- Sondage réalisé par téléphone du 23 au 24 avril auprès d'un échantillon de 853 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 958 personnes, représentatif de la
population française de 18 ans et plus. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
22 avril
La liste UMP-Nouveau centre est créditée de 27% des intentions de vote aux élections européennes du 7 juin contre 25% pour la liste PS, selon un sondage CSA paru mercredi 22 avril dans le
Parisien et Aujourd'hui en France.
La liste du Modem arrive ensuite avec 12%, devant celle d'Europe Ecologie (José Bové, Daniel Cohn Bendit), 10%, celle du Front national (8%) et celle du Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier
Besancenot (7%).
La liste du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers est créditée de 5%, celle du Front de Gauche (Marie-George Buffet, Jean-Luc Melenchon) de 3%, celle de Lutte ouvrière de 2% et celle de
Debout la République de Nicolas Dupont Aignant de 1%.
Le nombre d'abstentions, blancs et nuls serait de 49%, presque un électeur sur deux, selon CSA.
- Sondage réalisé par téléphone les 15 et 16 avril 2009 auprès d'un échantillon national représentatif de 904 personnes âgées de 18 ans et plus constitué d'après la méthode des quotas. Notice
détaillée disponible auprès de la commission des sondages.
19 mars
L'UMP et le Nouveau centre, qui font listes communes pour les élections européennes en France métropolitaine, arrivent en tête des intentions de vote, avec 27% des voix, selon un sondage Ipsos, paru
dans Le Point daté du 19 mars.
Selon le sondage, les listes UMP-NC obtiendraient 27% des voix si les élections européennes avaient lieu dimanche prochain. Aux européennes de 2004, l'UMP avait obtenu 16,6% des voix.
Le Parti socialiste arrive en deuxième position avec 24% des intentions de vote (contre 28,9% en 2004).
Le Modem rassemblerait 10% des suffrages (l'UDF, d'où est issu ce parti, en avait eu 12% il y a cinq ans), tandis que le Nouveau parti anticapitaliste et Europe-Ecologie (Verts et associatifs)
feraient jeu égal avec 9% des voix.
Les listes communes du Mouvement pour la France (MPF) et de Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT) obtiendraient 6% des voix (contre 6,67% au MPF et 1,73 à CPNT%), tout comme le Parti communiste et
Parti de Gauche (contre 5,6%).
Les points restants se partagent entre le Front national (5,5% contre 9,8%), Lutte ouvrière (2%), Debout la République (1%) et Parti de la France (0,5%).
- Sondage réalisé les 13 et 14 mars, auprès d'un échantillon représentatif de 887 personnes âgées de 18 ans et plus.
17 février
L'UMP est en tête des intentions de vote aux élections européennes de juin (26%), devant le PS de Martine Aubry (23%) et le MoDem de François Bayrou (14,5%), selon la deuxième enquête
Ifop-Match sur le sujet diffusée mardi 17 février.
L'UMP et le PS étaient à égalité (22%) lors de la première enquête publiée début décembre, alors que le MoDem recueillait 12% des intentions de vote.
Toutefois, selon l'Ifop, la progression de l'UMP est "en trompe l'oeil". Cette hausse, affirme-t-il, est due essentiellement au retrait des listes du Nouveau centre et Chasse Pêche Nature et
Tradition (CPNT) qui figuraient dans la précédente enquête.
Par ailleurs, souligne l'Ifop, si le niveau de l'UMP est bien au-dessus du résultat des européennes de 2004 (16,6%), il est en deçà du résultat de Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle
de 2007 (31,18%).
Le PS de son côté est très en-deçà de son résultat des dernières européennes (30,2%), mais il se rapproche du résultat de Ségolène Royal au premier tour de 2007 (25,87%). Pour l'Ifop, il n'apparaît
pas menacé par une gauche radicale divisée dont les intentions de vote totalisent 16% (8,6% en 2004): NPA (9%), liste PCF/Parti de gauche (4%) et Lutte ouvrière (3%).
Faisant jeu égal avec le PS et l'UMP auprès des cadres supérieurs et des professions libérales, le MoDem bénéficie d'une amorce de dynamique, estime l'Ifop. En revanche, il ne parvient à capter qu'un
petit nombre de sympathisants socialistes ou de l'UMP (3% de chaque).
Les Verts, de leur côté, recueillent 7% des intentions de vote (11% en décembre).
A droite les listes Libertas de Philippe de Villiers (5%) et Debout la République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan (2%) gagnent un point. Le Front national de Jean-Marie Le Pen cède un point (6%) et
les listes de Carl Lang et de Jean-Claude Martinez, dissidents du FN, représentent 0,5% des intentions de vote.
- Sondage réalisé les 12 et 13 février par téléphone auprès d'un échantillon de 862 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 952 personnes, âgées de 18 ans et
plus, selon la méthode des quotas après stratification par région et catégorie d'agglomération.
Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages. Les intentions de vote ont été recueillies sur candidatures et listes réelles dans chacune des sept circonscriptions
métropolitaines.
Les 161 listes déposées
Voici l'intégralité des listes candidates aux élections européennes, par circonscription, telles que déposées vendredi 22 mai au ministère de l'Intérieur à 18h00,
heure limite de dépôt.
Toutes les têtes de liste n'ont pas encore été communiquées.
Les listes doivent être validées par les services du ministère avant d'être officiellement rendues publiques lundi soir.
Ile-de-France
Liste Jean-Pierre Mercier : Lutte ouvrière (LO)
Liste Omar Slaouti : Pas question de payer leur crise (NPA)
Liste Patrick Le Hyaric : Front de gauche (PCF)
Liste Harlem Désir : Changer l'Europe maintenant (PS)
Liste Daniel Cohn-Bendit : Europe Ecologie (Verts)
Liste Jean-Marc Governatori : Notre énergie pour la terre (ECO)
Liste Elisabeth Barbay : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste Marielle de Sarnez : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Marianne Cormier-Ranke : Newropeans (DIV)
Liste Michel Barnier : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Jean-Pierre Enjalbert : Debout la République (DLR)
Liste Annick du Roscoät : Pour une Europe utile (CNI)
Liste Sabine Herold : L'Europe, c'est vous (DVD)
Liste Jérôme Rivière : Libertas (DVD)
Liste Patrick de Villenoisy : Alliance royale (DVD)
Liste Dieudonné M'bala M'bala : Liste antisioniste (EXD)
Liste Jean-Michel Dubois : Front national (FN)
Liste Europe de Gibraltar à Jérusalem
Liste Communistes
Liste Citoyenneté Culture Européennes
Liste La terre sinon rien, le bonheur intérieur brut
Liste Europe décroissance
Liste Parti humaniste
Liste Union des Gens
Liste Solidarité France
Liste Rassemblement pour l'Initiative citoyenne
Liste Cannabis sans frontière
Liste Pour une France et une Europe plus fraternelles
Nord-Ouest
Liste Eric Pecqueur : Lutte ouvrière (LO)
Liste Christine Poupin : Pas question de payer leur crise (NPA)
Liste Jacky Hénin : Front de gauche (PCF)
Liste Gilles Pargneaux : Changer l'Europe Maintenant (PS)
Liste Hélène Flautre : Europe Ecologie (Verts)
Liste Bernard Frau : Notre énergie pour la terre (ECO)
Liste Jacques Borie : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste Corinne Lepage : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Dominique Riquet : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Thierry Grégoire : Debout la République (DLR)
Liste Frédéric Nihous : Libertas (DVD)
Liste Carl Lang : Le Parti de la France (PDF)
Liste Marine Le Pen : Front national (FN)
Liste Communistes
Liste Europe décroissance
Liste Rassemblement pour l'Initiative citoyenne
Liste CNI
Liste Union des Gens
Ouest
Liste Valérie Hamon : Lutte ouvrière (LO)
Liste Laurence de Bouard : Pas question de payer leur crise (NPA)
Liste Jacques Généreux : Front de gauche (PG)
Liste Bernadette Vergnaud : Changer l'Europe maintenant (PS)
Liste Yannick Jadot : Europe Ecologie (Verts)
Liste Eva Roy : Notre énergie pour la terre (ECO)
Liste Bert Schumann : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste Bruno Blossier : Newropeans (DIV)
Liste Sylvie Goulard : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Christophe Béchu : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Christian Lechevalier : Debout la République (DLR)
Liste Philippe de Villiers : Libertas (DVD)
Liste Jean-Philippe Chauvin : Alliance royale (DVD)
Liste Brigitte Neveux : Front national (FN)
Liste Communistes
Liste La voix de la Bretagne en Europe
Liste l'Europe c'est vous
Liste Rassemblement pour l'Initiative citoyenne
Liste Union des Gens
Est
Liste Claire Rocher : Lutte ouvrière (LO)
Liste Yvan Zimmermann : Pas question de paye leur crise (NPA)
Liste Hélène Franco : Front de gauche (PG)
Liste Catherine Trautmann : Changer l'Europe maintenant (PS)
Liste Sandrine Bélier : Europe Ecologie (Verts)
Liste Antoine Waechter : Notre énergie pour la terre (ECO)
Liste Fabien Tschudy : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste François Guérin : Newropeans (DIV)
Liste Jean-François Kahn : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Joseph Daul : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Jean-Pierre Gérard : Debout la République (DLR)
Liste Christian Braga : L'Europe, c'est vous (DVD)
Liste Christophe Beaudouin : Libertas (DVD)
Liste Sandrine Pico : Alliance royale (DVD)
Liste Bruno Gollnisch : Front national (FN)
Liste Communistes
Liste Rassemblement pour l'Initiative citoyenne
Liste Europe décroissance
Liste Parti humaniste
Sud-Ouest
Liste Sandra Torremocha : Lutte ouvrière (LO)
Liste Myriam Martin : Pas question de payer leur crise (NPA)
Liste Jean-Luc Mélenchon : Front de gauche (PG)
Liste Kader Arif : Changer l'Europe maintenant (PS)
Liste José Bové : Europe Ecologie (Verts)
Liste Patrice Drevet : Notre énergie pour la terre (ECO)
Liste Raymond Faura : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste David Carayol : Newropeans (DIV)
Liste Robert Rochefort : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Dominique Baudis : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Henri Temple : Debout la République (DLR)
Liste Douce de Franclieu : L'Europe, c'est vous (DVD)
Liste Eddy Puyjalon : Libertas (DVD)
Liste Louis Aliot : Front national (FN)
Liste L'Europe de la vie
Liste Euskal Herriarien Alde
Liste Communistes
Liste Euskadi Europan
Liste Rassemblement pour l'Initiative citoyenne
Liste Europe décroissance
Liste Pouvoir d'achat
Liste Parti humaniste
Liste CNI
Liste Union des Gens
Sud-Est
Liste Nathalie Arthaud : Lutte ouvrière (LO)
Liste Raoul Jennar : Pas question de payer leur crise (NPA)
Liste Marie-Christine Vergiat : Front de gauche (PCF)
Liste Vincent Peillon : Changer l'Europe maintenant (PS)
Liste Michèle Rivasi : Europe Ecologie (Verts)
Liste Francis Lalanne : Notre énergie pour la terre (ECO)
Liste Christian Garino : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste Franck Biancheri : Newropeans (DIV)
Liste Jean-Luc Bennahmias : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Françoise Grossetête : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Michèle Vianes : Debout la République (DLR)
Liste Jacques Gautron : L'Europe, c'est vous (DVD)
Liste Patrick Louis : Libertas (DVD)
Liste Jean-Marie Le Pen : Front national (FN)
Liste Union des Gens
Liste Résistances
Liste Communistes
Liste Europe décroissance
Liste Parti humaniste
Liste CNI
Liste Solidarité-liberté, justice et paix
Massif-Central-Centre
Liste Marie Savre : Lutte ouvrière (LO)
Liste Christian Nguyen : Pas question de payer leur crise (NPA)
Liste Marie-France Beaufils : Front de gauche (PCF)
Liste Henri Weber : Changer l'Europe maintenant (PS)
Liste Jean-Paul Besset : Europe Ecologie (Verts)
Liste Michel Fabre : Notre énergie sur la terre (ECO)
Liste Farhad Daneshmand : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste Philippe Micaelli : Newropeans (DIV)
Liste Jean-Marie Beaupuy : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Jean-Pierre Auduy : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Jean Barrat : Debout la République (DLR)
Liste Véronique Goncalvès : Libertas (DVD)
Liste Robert de Prévoisin : Alliance royale (DVD)
Liste Patrick Bourson : Front national (FN)
Liste Communistes
Liste Le Parti de la France
Liste Union des Gens
Liste Parti humaniste
Liste Rassemblement pour l'Initiative citoyenne
Liste Programme contre la précarité et le sexisme
Outre-Mer
Liste Elie Hoarau : Alliance des outre-mers (DVG)
Liste Ericka Bareigts : Changer l'Europe maintenant (PS)
Liste Harry Durimel : Europe Ecologie (Verts)
Liste Amandine Dalmasso : Notre énergie pour la terre (ECO)
Liste Jacques Etienne : Europe, démocratie, espéranto (DIV)
Liste Gino Ponin-Ballom : Nous l'Europe (MoDem)
Liste Marie-Luce Penchard : Quand l'Europe veut l'Europe peut (UMP)
Liste Erika Kuttner-Perreau : Libertas (DVD)
Liste CNI
Liste Rassemblement pour l'Initiative citoyenne
Liste Alliance royale
Déclaration du NPA
dimanche 7 juin 2009
Avec un taux d'abstention très élevé, le scrutin du 7 juin marque le rejet, ou pour le moins le désintérêt, qui frappe les institutions européennes.
En restant chez eux, nombre d’électeurs, en particulier parmi les jeunes et les classes populaires, envoient un message clair : cette Europe n’est pas la nôtre !
Il faut dire que tout a été fait pour que grandissent cette colère et cet éloignement. Les partis institutionnels, dont le Parti Socialiste, se sont assis sur le non au référendum de 2005 en faisant
passer par la voie parlementaire un traité jumeau. Quelle façon de dire clairement à la population, que son avis ne compte pas, que la gestion de l’Europe capitaliste est une affaire trop sérieuse
pour être confiée au peuple !
C'est aussi cette politique que le PS paye aujourd'hui.
Le Parlement qui sort de ce suffrage manque de légitimité. Il ne donne pas une photographie réaliste du poids de chaque formation politique dans le pays.
Cependant, dans cette situation, le NPA, né voilà quatre mois, s'affirme, d'après les premières estimations qui le situe autour de 5%, comme une force politique nationale.
Le pouvoir ne sort pas grandi de cette échéance. Il a voulu évacuer la crise économique de cette élection, en jouant une nouvelle fois sur les peurs et les fantasmes : l’insécurité et la Turquie.
Pourtant l'essentiel de la crise et des mobilisations sociales sont devant Sarkozy et le Medef.
Les attaques qui redoubleront venant du pouvoir et du patronat nécessitent une opposition déterminée et la défense d’une politique anticapitaliste. Une gauche de combat, pas une gauche de cogestion
du système capitaliste, des institutions européennes aux collectivités locales. Nous continuons à proposer à toutes les formations de la gauche antilibérale et anticapitaliste un accord durable
valable dans les échéances sociales et politiques à venir, pour encourager la convergence des luttes, plus que jamais nécessaire.
Montreuil, le 7 juin 2009 à 20h15.
Lettre à un électeur du NPA
jeudi 4 juin 2009, par Christian
Picquet
Le Front de gauche et le NPA vont défendre les mêmes perspectives pour changer d’Europe, mais au moyen de bulletins de votes différents. Absurde concurrence.
Mon camarade, ma camarade, il fallait que je m’adresse à toi. Comme nous appartenons à la même tradition politique, toi ou d’autres me font part régulièrement, dans cette campagne des européennes,
des interrogations qui sont les tiennes. Tu as pu croire un temps, comme on te le disait, que ce scrutin n’avait que peu d’importance. La réalité s’impose maintenant : ces élections
interviennent bel et bien au cœur de deux événements de dimension historique.
D’un côté, la crise historique du capitalisme annonce de nouveaux désastres sociaux et écologiques, les élites possédantes cherchant à la mettre à profit pour soumettre davantage nos conditions de
vie et de travail à l’avidité sans bornes des actionnaires. De l’autre, un mouvement social sans précédent depuis longtemps se trouve porté par le soutien majoritaire de la population, mais il peine
à trouver le chemin du « tous ensemble » qui serait indispensable, faute de pouvoir, entre autres, s’adosser à une réponse politique à la hauteur des choix de société qu’il soulève. Alors
que les dirigeants du Parti socialiste accentuent sans cesse leur dérive sociale-libérale, au point à présent de chercher leur salut du côté de François Bayrou, le besoin d’alternative à gauche
n’aura jamais revêtu une telle importance.
Tu as peut-être été choqué(e) lorsque la Gauche unitaire est devenue, aux côtés du Parti communiste et du Parti de gauche (et avant que d’autres secteurs militants ne fassent la même démarche), la
troisième composante du Front de gauche, parce que nous ne pouvions accepter la logique de division délibérée de la gauche de transformation choisie par la direction du NPA. Je peux le comprendre,
car ce nouveau parti t’apparaissait porteur d’une promesse de renouvellement à gauche. Maintenant, comment ne pas constater l’absurdité de la concurrence entre composantes de la gauche de
gauche ? Le Front de gauche aura, jusqu’au dernier instant, gardé portes et fenêtres ouvertes… En vain ! Rien n’aura fait fléchir la détermination des dirigeants du NPA à
« structurer leur propre espace électoral »…
Désormais, nos listes vont défendre les mêmes perspectives pour changer d’Europe : abrogation des traités libéraux pour faire place à une Europe au service des travailleurs et des
peuples ; bouclier social face à la crise ; interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits ; harmonisation sociale par le haut ; Smic
européen ; arrêt des privatisations ; remise en question de l’indépendance de la Banque centrale européenne et réappropriation publique du système bancaire et de crédit ; planification
écologique, sortie de l’Otan… Elles le feront toutefois au moyen de bulletins de vote différents ! Il convient de s’interroger, comme nous l’avons fait nous-mêmes au moment de prendre notre
décision : que peuvent penser les nôtres, je veux parler de la majorité des salariés, qui serrent les dents à mesure que des coups chaque jour plus violents s’abattent sur eux, en constatant
qu’aucune gauche digne de ce nom n’est à même de relayer avec la crédibilité nécessaire leurs luttes, leurs revendications, leur unité sur le terrain ? Ils savent bien qu’aucune force ne peut,
à elle seule, incarner l’alternative indispensable. Nos divisions leur apparaissent absurdes, désespérantes même, surtout lorsqu’ils entendent telle tête de liste du NPA déclarer benoîtement qu’il
irait siéger dans le même groupe que les députés du Front de gauche s’il était élu… À juste titre, ils se disent : « Tout cela pour en arriver là ? »
Pas un argument censé justifier le choix de listes séparées ne résiste à l’examen. Ni l’objectif affiché de travailler à un « front anticapitaliste durable » que la direction du NPA
aura, par sa propre attitude, empêché de se former à la première occasion qui se présentait. Ni le souci revendiqué de clarifier les débats de stratégie à gauche, qu’une démarche boutiquière ne fait
que retarder. Le seul résultat tangible de nos disputes est, au final, d’avoir interdit qu’une gauche de combat se retrouve en situation de prendre l’ascendant à gauche, de contester la domination
que le Parti socialiste conserve par défaut sur la gauche. Tout cela a de quoi déconcerter, démoraliser même. Il faut empêcher que se reproduise un tel gâchis. Le moyen de se faire entendre, c’est le
bulletin du Front de gauche.
En votant Front de gauche, tu ne délivreras de message d’hostilité à personne. Tu ne renieras ni tes préférences partisanes ni tes idées. Tu feras simplement connaître ton opinion. Rien de plus
normal, après tout, car les partis – le NPA comme les autres – sont au service de leurs mandants, non l’inverse. Mieux, tu émettras un signal d’espoir : au lendemain de ce 7 juin,
il faudra bien renouer le fil brisé du rassemblement, pour les luttes comme pour les élections. Comment mieux y parvenir qu’en se saisissant de la seule offre unitaire vraiment à gauche, même si elle
reste partielle, de ce rendez-vous électoral ? Il ne faut pas hésiter, l’heure est trop grave pour céder à la tentation du repli…
Politis
Élections européennes :
le Réseau "Sortir du nucléaire" a évalué les candidats
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a interrogé les principaux partis à propos de la politique énergétique qu’ils
entendent promouvoir au niveau européen. Voici le bilan de cette consultation.
Europe-Écologie et le NPA ont apporté des réponses très satisfaisantes. Il faut d’ailleurs rappeler que les Verts et le NPA sont
adhérents du Réseau "Sortir du nucléaire". Europe Écologie et le NPA se prononcent pour une sortie rapide du nucléaire, ont intégré la question des déchets radioactifs et des risques, mais aussi les
enjeux démocratiques (passage en force du lobby nucléaire) et géostratégiques (prolifération nucléaire sous couvert du nucléaire civil), ainsi que les questions de l’emploi et du social (promotion
des économies d’énergie et du développement des énergies renouvelables, qui sont de véritables gisements d’emplois).
Le Parti de Gauche a eu l’honnêteté de reconnaître que, dans le cadre du Front de gauche qui l’unit au PCF, il n’était pas possible d’avoir une position
commune sur la question du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" est très attentif à l’évolution du Parti de Gauche, qui s’est déclaré favorable à la sortie du nucléaire, et appelle le PCF a
reconsidérer sa position pronucléaire.
Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Modem et François Bayrou n’ont pas pris position contre le nucléaire, en critiquant néanmoins l’opacité du
lobby atomique. Pour ces élections européennes, seuls Corinne Lepage (CAP 21, tête de liste Modem dans le Nord) et Jean-Luc Bennahmias (ancien Vert) ont répondu, se prononçant pour des alternatives
au nucléaire, mais à moyen ou long terme. Finalement, la position "officielle" du Modem reste encore à découvrir !
Comme chacun a pu le constater, l’UMP et le PS ont repoussé au maximum le moment d’entrer en campagne et, qui plus est, évitent soigneusement tout débat pouvant remettre en cause
l’énergie nucléaire, qui est pourtant un sujet de société crucial.
Le Parti Socialiste a répondu de façon ambiguë, voire hypocrite, se prononçant pour ITER (fusion nucléaire) et pour les réacteurs dits "de 4e génération",
bien que ces deux technologies pour l’heure inexistantes absorbent plus de 80% des crédits européens pour la recherche énergétique. Ce positionnement vide de sa substance le soutien de principe que
le PS exprime pour les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Reconnaissant le problème que posent les déchets nucléaires, le PS soutient pourtant du rôle que la France entend jouer dans
le déploiement international du nucléaire !
L’UMP n’ayant pas daigné répondre au questionnaire du Réseau "Sortir du nucléaire", le seul élément dont nous disposons est la fameuse interview de
Mme Dati, numéro 2 sur la liste d’Île-de-France, lors d’un meeting des jeunes UMP, où elle a démontré son incompétence, confondant allègrement électricité et énergie. Il est vrai que M Sarkozy
lui-même avait été défaillant sur ce sujet lors de la campagne présidentielle. En résumé, l’UMP soutient totalement la politique pronucléaire de l’Etat… sans pouvoir ni savoir justifier cette
option.
Parallèlement à ce questionnaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" a lancé une campagne de pétition par cartes postales, appelant les citoyens à interpeller les listes sur ces
questions énergétiques. Cette campagne (http://europe-sans-nucleaire.org) a rencontré un grand succès, ce qui témoigne une fois
de plus du véritable divorce entre les citoyens et les partis dominants : malgré la crise écologique, malgré les déconvenues de l’industrie nucléaire française (retards et surcoûts considérables
des chantiers des réacteurs EPR de Finlande et de Flamanville ; fuites d’uranium au Tricastin et ailleurs, etc.), l’UMP et le PS restent enfermés dans le carcan d’une idéologie productiviste et
scientiste inapte à penser le futur énergétique et écologique de l’Europe.
NPA européennes 2009
«Mélenchon veut fumer le PS. Nous, on veut exploser la droite»
LIBE 30.05.2009
Olivier Besancenot explique la démarche électorale du Nouveau Parti anticapitaliste.
En panne le NPA ? Olivier Besancenot ambitionnait de polariser toute la gauche radicale autour du Nouveau Parti anticapitaliste. Pour son premier test électoral, la formation se
retrouve au coude-à-coude dans les sondages (entre 5 % et 7 %) avec le Front de gauche, fruit de l’alliance entre le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, le PCF et d’ex-unitaires de la LCR. Il
revient pour Libération sur sa stratégie dans cette campagne.
Quel est l’enjeu de ces élections européennes pour le NPA ?
C’est de prouver électoralement qu’il y a bien un espace politique pour les anticapitalistes. Ici et en Europe, puisque, pour la première fois, on fait une campagne simultanée au Portugal, en
Espagne, en Irlande, au Danemark, en Belgique et en Pologne, avec, pour objectif, d’aboutir à un parti anticapitaliste européen. Pour nous, le socialisme sera sans frontières ou ne sera pas. Entre le
repli franchouillard souverainiste, y compris chez certains à gauche, et la démarche d’amendement de l’Europe, notre troisième voie consiste à dire : il ne faut pas changer l’Europe, mais changer
d’Europe. En faire une nouvelle avec une harmonisation par le haut, avec le salaire minimum, des services publics européens, une taxation des profits des multinationales.
Pourquoi êtes-vous parti si tard en campagne ?
Certains font campagne depuis des mois. Notre stratégie était de donner un prolongement à la campagne politique que l’on mène sur le terrain des luttes sociales depuis janvier. Quatorze grands
meetings et des dizaines de réunion publiques sans compter les rencontres avec les salariés : on ne peut pas nous faire le procès de ne pas faire campagne. Par rapport à d’autres partis, nous n’avons
pas à rougir. C’est notre première échéance électorale en tant que NPA. Ceux qui nous surestimaient ont tendance à nous sous- estimer. C’est le jeu…
Sur l’Europe, ne peinez-vous pas à mobiliser les jeunes auxquels s’adresse le NPA ?
A nous de convaincre les milieux dans lesquels le NPA est présent, celui des prolos, de la jeunesse et des précaires, de voter pour nous. Il y a des gens orphelins d’une représentation politique
ou qui ne se retrouvaient plus nulle part. Est-ce qu’ils vont se retrouver avec nous dans les urnes ? C’est cela l’enjeu. Notre seul concurrent, c’est l’abstention.
Et pas le Front de gauche qui fait jeu égal avec vous dans les sondages ?
Si l’objectif pour Mélenchon est de battre le NPA, le nôtre n’est pas de le battre, mais de savoir si on aura un maximum de voix et d’élus. Nous lui avions fait une proposition unitaire : celle
d’un front anticapitaliste - et non pas antilibéral - qui propose, par exemple, un service public bancaire ayant le monopole du crédit et non pas un simple pôle public en concurrence avec des groupes
privés. Et surtout un rassemblement qui soit durablement indépendant du PS, avec la nécessité de lier les européennes aux régionales de 2010. La direction du PCF l’a refusée. Faire un bon coup
aux européennes pour qu’ensuite certains retournent dans le giron du PS, cela créerait de l’espoir politique déçu.
N’avez-vous pas raté une occasion de talonner le PS en ne vous alliant pas avec le Front de gauche ?
En politique, il n’y a rien d’arithmétique ou d’automatique. Les scores ne s’additionnent pas toujours. Lorsque la LCR s’est présentée avec LO aux européennes en 2004, nous avions fait 2,5 %.
On laisse à d’autres les objectifs chiffrés et le retour sur investissement. Il y a deux-trois circonscriptions où l’on peut avoir des élus. C’est notre objectif. Nous ne tondons pas la laine sur le
dos du PS. Quand il nous tape dessus, il ne choisit pas le bon adversaire. Pour l’instant c’est plutôt Bayrou, les Verts et le Front de gauche qui le grignotent.
Mais l’alliance avec le Front de gauche…
Son objectif, c’est : «On va fumer les socialistes.» Le nôtre, c’est d’exploser la droite. Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet sont ensemble, mais ce n’est pas la première fois. Ils
l’étaient dans un gouvernement de gauche plurielle qui a privatisé plus que deux gouvernements de droite réunis.
En parvenant à une gauche de la gauche unie, n’auriez-vous pas aidé le PCF à s’émanciper du PS ?
C’est leur problème ce n’est pas le nôtre. Ceux qui disent : «On va faire des gros scores pour peser de l’intérieur», eh bien qu’ils essaient ! Au début des années 80, le PCF faisait des
scores à deux chiffres et était dans des gouvernements socialistes. On ne peut pas dire qu’il a beaucoup pesé sur l’orientation politique. Je ne vois pas comment cette tactique qui n’a pas fonctionné
pendant trente ans serait validée, alors qu’aujourd’hui la seule différence, c’est qu’il y a François Bayrou et le Modem dans les bagages.
Vous faites donc cavalier seul…
Nous sommes sur une autre orientation. Maintenant, il faut assumer qu’il y a une gauche qui n’est pas contrôlée et pas contrôlable par la direction du PS. Et que c’est le NPA qui est le plus
efficace, à la fois pour donner un débouché politique aux luttes sociales, pour chahuter la gauche et pour s’opposer efficacement à la droite.
Sur le front social, vous appelez à la grève générale, mais rien ne bouge…
C’était juste, et cela le reste. Maintenant, on est obligés d’analyser les rapports de force. La séquence ouverte en janvier, la résistance massive face au gouvernement, enregistrent un ressac.
Notamment à cause du manque d’unité de la gauche syndicale et politique. Mais cette séquence reste ouverte. Comme l’ont dit certains du LKP en Guadeloupe, plutôt que de faire une grande journée de
manifestation nationale tous les deux mois, il aurait été plus utile d’appeler à trois jours consécutifs de grève générale en bloquant les capitales pour faire en sorte que Sarkozy et Parisot
nous parlent un peu mieux.
Votre slogan électoral «riposter utile» suffit-il pour mobiliser ?
Quand on dit riposter utile, il ne s’agit pas simplement de contester. D’abord, il n’y a pas de honte à protester. Il ne faut pas s’abstenir d’exprimer sa colère sociale y compris dans les urnes.
Les actionnaires, les banquiers vont se mobiliser et savent pour qui ils vont voter. Nous, nous devons aussi nous mobiliser. Quand j’entends Ségolène Royal dire aux salariés de Molex et d’Arcelor :
«L’Europe sociale à besoin de vous», je dirais que ce sont eux qui auraient besoin du PS, qui n’a pris aucune mesure pour faire que cette Europe sociale soit palpable. Ils nous refont le
coup du vote utile, c’est quand même gonflé. Nous disons riposter utile, pour apporter dans les urnes les solutions pour lesquelles on milite au quotidien.
30 mai 2009
Une nouvelle voie à gauche :
enjeu vital !
Nous reproduisons ici une tribune parue dans l’Humanité du 29 mai 2009.
Une nouvelle voie à gauche : enjeu vital !
Par Armand Creus, Denis Daumas, Michelle Ernis, Céline Malaisé, Annick Monot, Christian Picquet, membres de la Gauche unitaire, candidats sur les listes du
Front de gauche.
C’est désormais l’évidence, le Front de gauche s’est imposé comme l’événement de la campagne des élections européennes à gauche. En dépit du choix injustifiable de
division du NPA, qui a conduit à la formation de la Gauche unitaire, notre démarche inédite de rassemblement, sur des contenus en rupture avec les politiques libérales, a commencé à répondre au
besoin largement ressenti d’une alternative politique face à la droite et au libéralisme européen. Nos responsabilités sont donc immenses.
C’est la raison pour laquelle chaque heure compte pour faire reculer l’abstention populaire et convaincre que le vote Front de gauche sera, le 7 juin,
le seul vote utile de ce scrutin. La crise historique du capitalisme confronte la gauche et le mouvement social à des défis colossaux. La violence de la course au profit et de la concurrence sans
limites se déploie avec une brutalité sans précédent. Pour les classes dirigeantes, la « sortie de crise » passe par une dégradation massive des conditions de vie et de travail du plus
grand nombre. C’est la politique que mettent en oeuvre, en France, Nicolas Sarkozy et le MEDEF. C’est celle que codifie le calamiteux traité de Lisbonne à l’échelle de toute l’Union européenne.
Pourtant, jamais depuis longtemps la résistance sociale n’a revêtu une telle ampleur. Autour du front syndical uni, c’est la majorité de la population qui refuse de payer une crise dont elle n’est
nullement responsable. Le bras de fer engagé entre la droite sarkozyenne et le monde du travail, à l’occasion notamment des journées de mobilisations massives du 29 janvier, du 19 mars et du 1er Mai,
est donc loin d’être terminé. Il n’en demeure pas moins que cet affrontement, aux enjeux décisifs pour l’avenir, se trouve tragiquement dépourvu d’un prolongement politique et d’un projet de société
à la hauteur des attentes populaires.
Les dirigeants du Parti socialiste ne mènent pas seulement une campagne inconsistante, c’est leur projet même d’accompagnement des logiques capitalistes qui révèle sa
faillite inexorable. Poussant toujours plus loin leur dérive droitière, les voilà qui s’orientent vers une alliance avec le Modem. Le prix en sera inévitablement des compromissions toujours plus
importantes, dont on verra probablement toutes les conséquences dès les élections régionales de 2010. Partout, la même tendance s’avère d’ailleurs à l’oeuvre : la social-démocratie se retrouve
sans autre projet que sa propre survie ; elle met en oeuvre des stratégies d’alliance avec le centre droit, voire avec la droite, au point de gouverner avec cette dernière dans plusieurs pays et
de cogérer le Parlement européen avec le Parti populaire européen ; elle se métamorphose progressivement en vague conglomérat démocrate. Nous connaissons l’aboutissement possible d’un tel
processus : en Italie, la gauche a purement et simplement disparu du champ politique, pour la plus grande satisfaction de M. Berlusconi.
La responsabilité de notre Front de gauche va donc bien au-delà du scrutin du 7 juin. Elle est de sauver la gauche, de rouvrir le chemin de l’espoir à toutes ces
femmes et à tous ces hommes de gauche qui désespèrent de n’avoir plus de représentation politique conforme à leurs aspirations. Jusqu’à ces militants ou électeurs socialistes qui, hier, avaient
majoritairement voté non au traité constitutionnel européen et, aujourd’hui, ne veulent pas se résoudre à perdre leurs repères fondamentaux, à confondre leur droite et leur gauche… À travers l’unité
que nous avons commencé de réaliser, la gauche de transformation manifeste son ambition de devenir majoritaire à gauche, pour changer radicalement la donne politique dans ce pays.
Dit autrement, le Front de gauche montre qu’il peut exister une autre voie à gauche. Il incarne une gauche qui est de tous les combats contre les injustices et pour
l’égalité des droits. Une gauche sans concession face à la droite et aux privilégiés. Une gauche déterminée à défendre ses propositions dans les institutions et à aller jusqu’au bout de la
confrontation avec les classes dirigeantes pour les concrétiser. Une gauche qui ne s’arrête pas au milieu du chemin quand il s’agit de défendre les intérêts populaires. Une gauche réellement de
gauche, qui fait vivre une alternative à une société de plus en plus inhumaine. Notre campagne a déjà fait bouger les lignes. La qualité de ses propositions a représenté un souffle d’air frais dans
un climat politique délétère. Son pluralisme assumé, sa capacité à respecter les spécificités de chacun, qu’il soit communiste, socialiste, écologiste, républicain ou révolutionnaire, lui ont déjà
permis de s’ouvrir, sur le terrain, à de nouvelles composantes. Elle est à présent en mesure d’attirer à elle de nouvelles réalités militantes, de convaincre ceux qui ont hésité à s’engager jusqu’à
maintenant, d’élargir encore son soutien populaire.
Telle est la bonne nouvelle de ces européennes. Le Front de gauche n’est pas un coup électoral sans lendemain. Fort des acquis d’une campagne rassembleuse, il peut
être, il doit être le début de quelque chose de neuf à gauche. À nous, tous et toutes ensemble, de le transformer en un véritable front du peuple de gauche !
Buffet lance un appel aux électeurs du PS et aux abstentionnistes
"Je veux leur dire qu'en votant pour le Front de gauche ils (...) montrent qu'ils en ont assez de voir des députés socialistes européens voter des directives de libéralisation" a déclaré la
numéro 1 du Parti communiste.

Marie-George Buffet (AFP)
La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a lancé vendredi 29 mai soir à Lyon un appel aux électeurs socialistes et aux abstentionnistes pour
une "vraie politique de gauche" avec le Front de gauche, dans le cadre des élections européennes du 7 juin prochain. "Je lance un appel aux électeurs et électrices socialistes car
ils se retrouvent aujourd'hui face à un parti dont ils ne cernent pas vraiment les orientations", a déclaré la secrétaire du Parti communiste, qui s'exprimait en marge d'un meeting du Front de gauche
dans le Sud-Est.
Appel aux absentionnistes
"Je veux leur dire qu'en votant pour le Front de gauche ils expriment leur souhait d'une gauche qui soit vraiment à gauche et montrent qu'ils en ont assez de voir des députés socialistes européens
voter des directives de libéralisation", a-t-elle poursuivi., a-t-elle poursuivi. "C'est un appel que je leur fais jour après jour", a-t-elle ajouté.
Marie-George Buffet a aussi appelé les abstentionnistes à se rendre aux urnes. "Je dis aux hommes et aux femmes qui pensent à l'abstention: vous êtes unis dans la rue et bien nous
aussi sommes unis (...) pour transposer les luttes sociales au Parlement européen".
Front de gauche
Elle a aussi évoqué l'alliance du Front de gauche qui réunit le PCF et le Parti de gauche. "Quelque chose de neuf à gauche va peut-être éclore à partir de cette élection, depuis le temps qu'on
l'attend (...) c'est pas gagné, ça prendra du temps mais le front de gauche va peut-être enfin permettre la possibilité d'une alternative à gauche, pour une vraie politique de
gauche", a-t-elle dit.
Le Front de gauche (alliance PCF-Parti de gauche) est à 5%, selon le baromètre OpinionWay réalisé pour TF1, RTL et Le Figaro, diffusé jeudi.
Decazeville.
Alain Krivine :
« le seul adversaire du NPA, c'est la Droite»
Alain Krivine, hier soir, place Decazes au milieu d'une dizaine de militants du NPA local. Photo DDM, J.R.

L'ancien député européen (1999-2004) Alain Krivine, mentor d'Olivier Besancenot, tête d'affiche du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), tenait hier soir une conférence de presse place Decazes dans
le cadre des élections européennes. « Cette campagne des Européennes est difficile, a déclaré Krivine. Je crois que le désintéressement apparent chez les jeunes, les entreprises et les précaires
réside dans plusieurs facteurs. D'abord, cette Europe-là, les gens n'en veulent pas. Secundo, ils ont le sentiment d'avoir été bafoués avec le traité de Lisbonne et tertio l'Europe et son
fonctionnement sont incompréhensibles et je pense que c'est délibéré. J'ai été député européen cinq ans et je ne pense pas en avoir fait le tour. Quant au NPA, ces élections sont importantes car ce
sont les directives européennes qui font 80 % de nos lois. Or, nous avons un contre projet européen avec des mesures telles que le SMIC européen, la baisse du temps de travail, les services publics
européens, l'interdiction des licenciements… Il est donc vital d'avoir des députés européens NPA pour défendre nos idées au Parlement européen. » À une semaine du vote, le 7 juin prochain, Alain
Krivine ne se trompe pas de cible : « Notre seul adversaire, c'est la Droite. Quant au vote PS, c'est un vote futile. Enfin, il est dommage que Bové mène son combat avec les Verts et que le Front de
Gauche n'ait voulu une union que pour cette élection. »
LA DEPECHE.FR 29.05.2009
Les écologistes divisés à la veille des Européennes
© B.LeVaillant
Europe-Ecologie de Cohn-Bendit, MoDem avec Corinne Lepage et l'Alliance écologiste indépendante d'Antoine Waechter
Trois groupes, trois sensibilités, mais un même souci, l'écologie, et une même philosophie : la prise en compte de la fragilité du monde et la nécessité de mettre une limite volontaire à notre
main-mise sur le monde.
Problème, la démultiplication des voix diminue la portée du message. Les Verts se font donc de l'ombre eux-mêmes pour les Europénnes.
Rappel des faits. A l'automne, Daniel Cohn-Bendit, aujourd'hui tête de liste en Ile-de-France, réussit à réunir les Verts - qui n'avaient obtenu que 1,57% des voix à la
présidentielle de 2007 - José Bové, l'ex juge d'instruction Eva Joly et des proches de l'animateur de télévision Nicolas Hulot pour les Européennes. "Un scrutin souvent porteur pour les listes
vertes", selon Emmanuel Rivière de l'institut de sondages TNS-Sofres.
En parallèle, après des discussions avortées, le Mouvement écologiste indépendant d'Antoine Waechter rejoint finalement Génération écologie et France en Action pour
fonder l'Alliance écologiste indépendante (AEI). Europe-Ecologie répond et regrette la division: "J'espère qu'il n'auront pas moralement à regretter in fine qu'un groupe écologiste soit
moins fort qu'il ne devrait être parce qu'on a besoin d'un groupe fort au Parlement européen", déclare le porte-parole d'Europe-Ecologie, Pascal Durand, dont les listes sont créditées d'environ 10 -
11% dans les sondages, contre 2% pour l'AEI.
Les raisons de la discorde
Pour Antoine Waechter, leader de l'AEI, les Verts se revendiquant de gauche "s'interdisent tout accord avec quelques formations qui ne soient pas à gauche. Pour eux,
l'écologisme n'existe pas".
Europe-Ecologie renvoit la balle en ironisant sur la candidature du chanteur Francis Lalanne (AEI) dans le Sud-Est en demandant "quelle crédibilité il aurait en prenant la parole devant 500 ou 600
parlementaires?".
Les représentants de l'écologie se trouvent aussi côté MoDem, avec Mme Lepage, ex-ministre de l'Environnement ou l'ancien secrétaire national Verts, Jean-Luc Bennahmias, respectivement têtes de liste
dans le Nord-Ouest et le Sud-Est.
"J'avais vu (Mme Lepage) cet été (au moment de constituer Europe-Ecologie), son seul problème c'est qu'elle a préféré la possibilité de devenir ministre si (François) Bayrou devient président (en
2012), c'est humain", estime Daniel Cohn-Bendit. Ne pensant "que du bien" de M. Bennahmias, il estime que "si le rassemblement avait eu lieu plus tôt, Jean-Luc serait avec nous".
La réponse ne se fait pas attendre. "Quel rassemblement?", lui répond l'ex-Vert: "s'il y avait un rassemblement des écologistes, ça se saurait. Dans le Sud-Est, il y a quatre listes écolos!". "Si
j'ai co-fondé le MoDem, c'est que je pense qu'à un moment donné, il faut être majoritaire. Les Verts n'en sont pas capables", assure-t-il, se disant "adversaire" de l'UMP et du PS mais pas
d'Europe-Ecologie où il y a des "personnalités remarquables".
D'ailleurs, il évoque la constitution d'un "groupe démocrate-écolo" au Parlement européen.
Pour mémoire, les Verts français avaient obtenu six sièges à Strasbourg en 2004 mais deux élus ont quitté leurs rangs. Selon les sondages actuels, la liste Europe-Ecologie arriverait en 4è
position avec 11% d'intentions de vote.
INFO FRANCE 2 28.05.2009
*********************
«Cohn-Bendit, allié de Sarkozy»
Francis Lalanne, porte-parole et candidat de l’Alliance écologique indépendante, appelle à sanctionner le gouvernement.
Tête de liste aux élections européennes dans le Sud-Est, Francis Lalanne est porte-parole national de l’Alliance écologiste indépendante (AEI). Cette liste concurrente des Verts se
prononce elle aussi contre le nucléaire et pour une réduction de la consommation d’énergie. Elle propose également une harmonisation des minima sociaux et des systèmes fiscaux
européens.
Pourquoi vous êtes-vous engagé en politique ?
Francis Lalanne. Pas pour l’argent en tout cas, je le fais bénévolement. Ni la soif de notoriété, j’ai ce qu’il faut. Je suis un patriote français, j’aime mon pays. J’assiste au glissement de la
République vers quelque chose qui ne me plaît pas. Mon père était résistant sous de Gaulle, mon grand-père a participé au Front populaire, mon arrière-grand-père, à la Commune de Paris, mon bisaïeul
était soldat de l’An II. Eux ont versé leur sang, moi je ne fais que donner un peu de mon temps. Je m’engage au sein d’une véritable alliance écologiste entre Génération Ecologie, fondée par
Brice Lalonde, le Mouvement écologiste indépendant, d’Antoine Waechter et La France en action, de Jean-Marc Governatori.
Dans les sondages, votre mouvement est crédité, au mieux, de 2 % des voix. Décevant ?
Tout a été mis en place par le pouvoir pour que rien ne change. On a organisé les élections au mois de juin, à un moment où les électeurs pensent davantage à leurs congés qu’à autre chose. On a rendu
l’idéal européen lointain et inaccessible. On nous affirme : « Tout est réglé d’avance, ne vous en faites pas. » Si on en croit les sondages, l’UMP va faire 26 %, le sous-marin Vert, Daniel
Cohn-Bendit, allié objectif de Sarkozy, autour de 10 %. Eh bien moi je dis aux gens ne vous laissez pas enfumer, battez-vous, votez pour des gens qui représentent vraiment le peuple, qui ont des
convictions réelles. Sanctionnez le gouvernement qui vous a mis dans la situation dramatique dans laquelle vous vous trouvez.
Vous avez la dent particulièrement dure contre Daniel Cohn-Bendit, écologiste comme vous. Pourquoi ?
Maintenant que les enquêtes d’opinion lui promettent son fauteuil de député européen, il annonce qu’il va rentrer à la maison, en Allemagne, payé par le contribuable français. Il a été piloté par
l’Elysée pour affaiblir la vraie opposition, la vraie liste écologie que nous représentons. Sarkozy fait exactement avec Besancenot et Cohn-Bendit, ce que Mitterrand faisait avec Le Pen et Tapie. En
« bakchichant » certains dirigeants, il espère s’assurer une réserve de voix, à gauche, dans la perspective du second tour de 2012. Ce n’est pas un hasard si toute la gauche caviar se presse dans les
salons de l’Elysée. Il faut que la société civile revienne aux affaires. C’est aussi le sens de notre campagne.
LE PARISIEN 02.06.2009
Nouvelles du 27 mai :
Allègre votera Barnier...
Alors que persiste la rumeur de son entrée au gouvernement lors d’un prochain remaniement, Claude Allègre a confié mardi à l’AFP qu’il allait voter le 7 juin «sans état d’âme»
pour la tête de liste UMP d'Ile-de-France Michel Barnier. Et ce même si l’ex-ministre socialiste du gouvernement Jospin assure avoir toujours des «convictions de gauche intactes». Ne se
contentant pas de brosser Barnier - qu’il «aime bien» - dans le sens du poil, il a estimé que Nicolas Sarkozy était «la seule personne qui a fait bouger la Commission européenne et [que]
la présidence française de l’UE a été formidable».
Baylet (PRG) votera blanc...
Jean-Michel Baylet, président des radicaux de gauche, a annoncé mercredi que le PRG, qui ne présente pas de candidat aux européennes, n’appellerait pas à voter PS le 7
juin. Lui-même votera blanc pour ne «pas renforcer des courants politiques qui nous méprisent et méprisent l’Europe». Alliés traditionnels des socialistes, «les radicaux de gauche ne
souhaitent pas être instrumentalisés dans la campagne du PS dont les contours ne sont pas exactement ce à quoi nous aspirons», a souligné le sénateur.
Traité de Lisbonne :
Mélenchon dénonce «l’enfumage général»
Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de gauche dans le Sud-Ouest, a condamné «l’enfumage général» autour du Traité de Lisbonne, accusant les partis «ouistes» d’être en
«contradiction totale» avec leurs promesses électorales. «L’UMP promet dans son programme de "combler le fossé entre les Etats en matière de normes sociales communes pour ériger un
marché du travail plus cohérent". C’est mot pour mot ce que le traité de Lisbonne interdit. Mensonge, donc!», s’agace le sénateur du Parti de gauche, dans une interview à L’Humanité
Dimanche, à paraître jeudi. Quant à ses ex-camarades socialistes, Mélenchon veut «les obliger à rompre leur allégeance à la politique libérale que constitue leur adhésion au Traité de
Lisbonne».
LIBE 27.05.2009
Nos listes ont été déposées !
samedi 23 mai 2009
Moins d’un mois après le lancement de notre campagne, nous avons déposé nos listes.
Finalement nous seront officiellement présents dans 6 circonscriptions régionales et participeront à la campagne officielle audiovisuelle dans :
le Nord-Ouest :
- Virginie Verhassel - vinie.verhassel[at]orange.fr - 03 20 73 47 19
- Stéphane Madelaine - decroissance.lehavre[at]laposte.net - 02 35 42 55 04
l’Ouest :
- Thierry Brulavoine - tbrulavoine[at]no-log.org - 02 40 53 60 16
- Mathilde Gauchet - gauchetmathilde[at]yahoo.fr - 02 49 44 44 94
l’Est :
- Catherine Bahl - catherinebahl[at]yahoo.fr - 06 71 50 63 77
- Vincent Bruyère - vbruyere[at]aliceadsl.fr - 03 84 73 72 44
le Sud- Ouest :
- Sylvie Barbe - cantoyourte[at]orange.fr - 04 66 54 84 77
- Lounis Bourad - coeurdetonnerre2[at]wanadoo.fr - 05 65 21 21 45
le Sud- Est :
- Annie Vital - cofarobi[at]club-internet.fr - 04 75 59 48 12
- Claudio Vitari - claudiovitari[at]yahoo.it - 04 76 91 84 65
l’Île-de-France :
- Jean-Luc Pasquinet - jlp38[at]wanadoo.fr - 06 07 30 83 85
- Anne Isabelle Milekic-Veillot - anisabel22[at]free.fr - 09 52 05 49 02
Notre force, ce sont nos idées !
Le but de cette démarche n’est pas électoraliste !
Nous rappelons que dans l’état actuel, les institutions européennes ne permettent en aucun cas une réelle représentation populaire. Nous ne chercherons donc pas à obtenir coûte que coûte des
sièges au parlement européen. Il s’agit bien pour nous, d’amener au débat public, pour la première fois dans l’histoire politique, les idées de la Décroissance. Des idées qui nous permettrons enfin
de construire un autre avenir pour les peuples d’Europe.
Bulletins de vote !
Nous n’aurons pas les moyens d’imprimer les bulletins qui sont mis à disposition dans les bureaux de vote ; toutefois, nous invitons celles et ceux qui souhaitent voter pour nous à venir télécharger et imprimer nos bulletins de votes !
Participer !
Nous avons besoin de vous pour faire de cette campagne la résultante de milliers de campagnes de proximité. N’hésiter pas à contacter nos têtes de listes afin de rejoindre notre campagne
auto-gérée !
Et aussi, nous avons besoin de votre soutien financier pour faire parvenir à tous, pour la première fois les idées,
les valeurs et les propositions des Objecteurs de Croissance.
Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !
europedecroissance@gmail.com
http://www.europedecroissance.eu/
Profession de foi EUROPE-DECROISSANCE
Une croissance illimitée dans un monde l
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23 mai 2009
Nathalie Arthaud (LO) :
“Les classes populaires n’attendent rien des élections européennes”
J’ai 39 ans, j’enseigne dans un lycée dans la région lyonnaise et j’habite Vaulx-en-Velin, ville dont je suis conseillère municipale. Je suis porte-parole
des listes de Lutte ouvrière pour ces élections européennes et je suis tête de liste dans le Sud-Est, ce qui fait que je partage ma semaine entre Paris et Lyon.
Pourquoi vous présentez-vous aux européennes ?
Nous sommes pour une Europe des peuples, pour une Europe débarrassée de la dictature des financiers. Ce sont parfois les mêmes groupes industriels comme Peugeot Citroën, Continental, Valeo,
Arcelor qui ferment des usines en France, au Luxembourg, en Allemagne et dans les pays de l’Est. Ils font ainsi basculer la vie de familles entières, ils plongent des régions entières dans le chômage
et la misère. Tant que leur pouvoir absolu s’imposera, aucune Europe sociale ne sera possible. Et s’il y a une chose qui unifie aujourd’hui toute l’Europe, ce sont les licenciements, l’explosion du
chômage. Il faut que les populations, que les travailleurs imposent un contrôle sur ces puissances capitalistes, qu’ils imposent un contrôle sur leurs capitaux, sur leurs projets pour les empêcher de
nuire. Et c’est de l’intérêt commun des travailleurs européens qui sont de plus en plus confrontés aux mêmes groupes financiers et industriels !
Est-il plus difficile de faire campagne que pour un autre scrutin ?
Les classes populaires n’attendent rien de ces élections. Les salariés menacés de licenciement, ceux dont les salaires ne permettent pas de boucler les fins de mois, les retraités dont les
pensions sont insuffisantes savent que ces élections ne résoudront pas leur problème. L’Europe s’intéresse aux affaires des capitalistes et ce n’est pas pour rien que 6 000 lobbyistes se sont
installés en face du Parlement. Mais l’Europe a été incapable ne serait-ce que de faire progresser des droits sociaux élémentaires. Pour refuser que la Turquie entre en Europe, certains disent
qu’elle ne répond pas aux exigences de démocratie. Mais qu’ont-ils fait pour qu’au sein même de l’Europe, des pays comme l’Irlande ou la Pologne accordent enfin aux femmes ce droit élémentaire qu’est
l’interruption volontaire de grossesse !
Mais ces élections sont l’occasion de dire notre colère contre la domination de ces grandes entreprises, contre la politique du gouvernement qui fait porter le poids de la crise sur les classes
populaires. Nous aurons une occasion rêvée d’exprimer nos convictions les 30, 31 mai et 1er juin, lors de notre fête nationale à Prêles, dans le Val d’Oise.
Votre priorité si vous êtes élue ?
Défendre le principe que l’Europe doit donner à tous ses habitants ce qui existe de meilleur en termes de droits sociaux et démocratiques, notamment en matière des droits du travail et des droits
des femmes.
Le Monde
23.05.2009
Mise
au point :
ils ne soutiennent pas la liste du Parti Socialiste
Le Parti Socialiste manque-t-il de soutien au point d'aller en chercher sur les listes des autres ? Ou bien plus simplement son organisation manque-t-elle de sérieux ? Quoi qu'il en soit,
plusieurs des personnalités affichées en Ile de France sur le site Internet de la liste d'Harlem Désir non seulement ne la soutiennent pas mais ont déjà apporté officiellement leur soutien au Front
de Gauche pour changer d'Europe, liste conduite dans notre région par Patrick Le Hyaric, Raquel Garrido et Christian Picquet !
C'était déjà le cas d'Alexis Corbière, conseiller de Paris du Parti de Gauche, qui a immédiatement réagi jeudi par le biais d'un communiqué et a vu son nom enlevé des soutiens à Harlem Désir.
Mais, depuis, d'autres cas apparaissent comme dans le 94 où Mourad Tagzout, conseiller municipal à Ivry sur Seine, Jocelyne Pigrée, 1ère maire adjointe à Limeil Brévannes, Stéphane Bayet,
vice-président de l'agglomération de la plaine centrale et Laurent Ziegelmeyer, conseiller municipal socialiste délégué à Choisy le Roi, se voient rangés « de force » sous la bannière socialiste
alors qu'ils sont tous des soutiens officiels du Front de Gauche.
On peut légitimement se demander aujourd'hui si n'autres n'ont pas subi le même sort.
Nous exigeons donc officiellement du Parti socialiste qu'il révise ces « vraies fausses » listes de soutien et que ceux du Front de Gauche lui soient rendus.
Communiqué Front de Gauche
Élections européennes :
MOBILISONS-NOUS POUR QUE LES FUTURS DÉPUTÉS S’ENGAGENT !
Une Europe sans nucléaire : moins d’effet de serre, plus d’emplois, une économie prospère !
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«L’écologie, c’est ni demain ni peut-être, mais maintenant»
Interview
José Bové, leader d’Europe Ecologie avec Cohn-Bendit, dénonce un «hold-up» sur la campagne.

José Bové, tête de liste d’Europe Ecologie dans le Sud-Ouest, était hier invité par Ségolène Royal à une «université populaire participative» sur la thématique Europe-Afrique. Un paradoxe
alors qu’il dénonce avec Daniel Cohn-Bendit la «nationalisation» par le PS et le Modem de cette campagne.
Pourquoi dénoncez-vous une confiscation de la campagne des européennes ?
Il y a un hold-up organisé sur cette campagne. Un détournement manifeste par tous ceux qui pensent à la présidentielle, plutôt que de parler d’Europe. Je pense au triptyque
Sarkozy-Bayrou-Hollande. Aujourd’hui, nous n’avons pas d’interlocuteurs. Nous parlons d’urgence sociale et écologique, et on nous répond : présidentielle de 2012. Avec Dany, on est les seuls à
proposer la mise en place d’une assemblée constituante, élue à la majorité des citoyens pour refonder les droits et le fonctionnement de l’UE. Ce serait intéressant qu’on débatte de ça. Mais ils sont
tous enfermés dans leur affaire.
Daniel Cohn-Bendit accuse Bayrou de faire dérailler la campagne…
Il y a des Européens convaincus chez les centristes. Sauf que la volonté messianique de Bayrou pour 2012 prend le dessus. De son côté, Nicolas Sarkozy a bien joué en amenant le PS et le Modem
sur 2012 et le terrain du vote sanction, qui est un piège total dans lequel ils sont tous tombés. Et, le soir du 7 juin, Sarkozy va dire : «J’arrive en tête, donc c’est moi le meilleur,
c’est moi le chef.» Même si le score de l’ensemble de la gauche est supérieur à celui de l’UMP.
Le débat sur l’Europe ne passionne guère les Français…
Au niveau des télés, le débat est indigent. Y compris pour la soirée électorale du 7 juin, où l’on va se retrouver avec le service minimum. Au Parlement européen, les Verts sont le quatrième
groupe politique. Or le CSA nous traite comme toutes les formations qui n’ont pas de groupe parlementaire national. Europe Ecologie va donc se retrouver avec un temps de parole de trois minutes alors
que les autres ont droit à vingt minutes. C’est scandaleux. Et cela résulte d’un mauvais coup du Parti communiste. Avec son groupe au Sénat, le PCF a légitimement demandé vingt minutes pour le Front
de gauche qu’il partage avec Jean-Luc Mélenchon. Mais, à l’Assemblée nationale où il fait groupe commun les Verts, le PCF a mis un veto à ce qu’Europe Ecologie puisse bénéficier du même temps de
parole. C’est d’un mesquin ! Cela explique que beaucoup de gens ne comprennent rien aux enjeux de cette élection.
Quels sont les enjeux du 7 juin ?
C’est l’élection la plus importante pour l’avenir… Au sommet de Copenhague en décembre prochain, la nécessité de réduire globalement de 50 % les émissions de CO2 d’ici à 2020 - et
donc de 80 % en Europe - va imposer un véritable bouleversement de nos modes de production et de consommation. On est dans une logique d’emballement climatique… Si on n’est pas capables de prendre
aujourd’hui les bonnes décisions pour organiser la reconversion écologique de l’économie, on va dans le mur.
Les Français sont surtout inquiets de la crise…
Face à l’urgence, il faut agir de suite. Ni demain, ni peut-être, c’est maintenant qu’il faut choisir. Nous proposons des mesures concrètes pour sortir du modèle productiviste, comme le revenu
universel de formation pour assurer la mutation écologique de l’économie, par exemple pour les salariés de l’automobile… On n’invente pas la lune, mais cela correspond aux besoins sociaux.
Quelle utilité d’envoyer des écolos à Strasbourg ?
Le Parlement européen ne fonctionne pas comme l’Assemblée nationale. Il y a une plus grande diversité qui fait que c’est sur les textes et les amendements que se créent des majorités. A
Strasbourg, le groupe vert, du fait de la radicalité de sa pensée et de son expérience du Parlement, est un groupe central - et non pas centriste - pour amener des propositions novatrices. Les
socialistes au sein du PSE cogèrent, eux, de façon scandaleuse avec le PPE la politique libérale responsable de la crise.
Vous voilà pragmatique quand Olivier Besancenot appelle, lui, à la grève générale…
Il est dans un discours incantatoire. Le Grand Soir, pourquoi pas, mais qu’est ce qu’on fait au quotidien en attendant ? Dans cette campagne, on est les seuls à porter une alternative concrète. On
n’est pas dans le hors-sol.
Quel score devez-vous faire pour être élu dans le Sud-Ouest?
Au moins 8 %.
LIBE 19.05.2009
Nathalie Arthaud, "nouvelle Arlette" à l'épreuve des européennes
NOUVEL OBS | 20.05.2009 |
PARIS (Reuters) - "Travailleuses, travailleurs" : c'est désormais Nathalie Arthaud qui incarne le mouvement trotskiste Lutte ouvrière, mais la formule popularisée par Arlette Laguiller est restée
la même.
LO a choisi la campagne des élections européennes du 7 juin pour lancer sa nouvelle porte-parole, qui a la rude tâche de succéder à "Arlette", dont la voix porte bien au-delà de l'extrême gauche
et qui continue à l'épauler.
Elle doit aussi faire face à la percée du dirigeant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot, autre icône d'une "gauche de la gauche" foisonnante en France.
"C'est la richesse de l'extrême gauche en France, que les couches populaires aient le choix, c'est une bonne chose", dit Nathalie Arthaud dans un entretien à Reuters, au siège du mouvement, dans
la proche banlieue de Paris.
Vu de l'extérieur, rien ne signale la présence d'un parti politique dans ce bâtiment vaste et fonctionnel. L'atmosphère y est studieuse, à l'image d'un mouvement jugé souvent austère.
Choisie par consensus après vingt ans de militantisme, la "nouvelle Arlette" a des faux airs de son aînée mais fait entendre un ton plus posé et des propos plus personnels.
D'emblée, cette enseignante de 39 ans, conseillère municipale à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, dit croire à "l'actualité du communisme" face à la faillite du capitalisme illustrée, selon elle, par
la crise.
"Tout le monde parle de moraliser le capitalisme. Nous, nous disons qu'il faut le renverser", explique-t-elle.
"LA COLÈRE NE S'ÉMOUSSE PAS"
Opposée comme son parti aux institutions européennes, Nathalie Arthaud voit dans le scrutin du 7 juin l'occasion pour les couches populaires de se faire entendre.
"Il ne faut pas laisser le terrain aux plus riches", dit-elle en évoquant les "grands actionnaires qui tirent les ficelles" et les "milliards distribués à une minorité".
Bien qu'affaibli par les 1,33% d'Arlette Laguiller à la présidentielle de 2007, contre 5,72% en 2002, Lutte ouvrière n'entend pas dévier de sa ligne, contrairement au NPA qui s'ouvre par exemple
aux écologistes et altermondialistes.
"Mais nous nous retrouvons à chaque fois sur les conflits sociaux", souligne la parole de LO, insistant sur les caractéristiques propres des deux courants trotskistes.
En revanche, le mouvement réfute tout point commun avec le Front de gauche mené par le PCF et le Parti de gauche, soupçonnés de préparer une nouvelle Union avec les socialistes.
"Ils se préparent à gérer ce système-là", insiste Nathalie Arthaud, fustigeant un patronat "qui va se permettre de baisser les salaires, du jamais vu en France".
Quand on lui fait remarquer que la crise semble moins présente dans la campagne qu'on ne le pensait, elle répond : "L'inquiétude, la colère, le sentiment d'injustice, ça ne s'émousse pas." "La
lutte des classes, elle est là, sous nos yeux, avec brutalité."
Nathalie Arthaud ne semble guère impressionnée par les hauts et les bas électoraux de LO. "On a tout connu", dit-elle, soulignant que l'organisation existe en France depuis 50 ans.
Elle préfère insister sur l'implantation du mouvement "dans les entreprises et dans les quartiers", un présence confirmée lors des conflits sociaux de ces derniers mois.
Le gouvernement a d'ailleurs dit voir la main de l'extrême gauche dans les récentes séquestrations de dirigeants.
Priée de dire si son statut d'enseignante ne contredit pas l'image "ouvriériste" de LO, elle répond : "Le monde du travail, ce sont ceux qui ne vivent que de leur salaire, qui doivent vendre leur
force de travail, qu'elle soit manuelle ou intellectuelle."
Contrairement à Olivier Besancenot, elle ne fait pas de Che Guevara, même si elle a de la sympathie pour son combat, une référence. "Je ne pense pas que la révolution paysanne en Amérique latine
soit transposable dans les économies industrialisées", dit-elle.
Le Mouvement Politique d'Education Populaire (MPEP) soutient le Front de gauche
Le Front populaire est né le 14 juillet 1935 lors d'un rassemblement antifasciste de
communistes, socialistes, radicaux, socialistes indépendants, syndicalistes de la CGT et de la CGTU, membres d'une association d'anciens combattants, du Comité de vigilance des intellectuels
antifascistes, du Mouvement contre la guerre et le fascisme, de la Ligue des droits de l'Homme. Puis, un « comité national pour le rassemblement populaire » élabora un programme commun et des accords
de désistement dans la perspective des élections du printemps 1936. Les législatives des 26 avril et 3 mai donnaient la victoire au Front populaire...
Le Front de Gauche, lui aussi, a vocation à s'inscrire dans l'Histoire. Il est loin d'avoir révélé tout son potentiel. Pour y parvenir, trois objectifs sont à atteindre dans des délais très brefs
: offrir un débouché politique aux luttes sociales, réduire les votes de diversion et endiguer l'abstention.
OFFRIR UN DÉBOUCHÉ POLITIQUE
L'élection européenne peut être un référendum anti-Sarkozy si nous lui donnons le souffle d'un renouveau politique en créant l'union à la base : celui qui lie mouvement social unitaire dans la rue
et combat dans les urnes. Les citoyens veulent une vraie gauche, anticapitaliste, fière, qui transmet son histoire et regarde vers l'avenir. Une gauche qui mène un combat acharné pour l'égalité,
internationaliste, qui ne renonce ni à la souveraineté populaire et nationale, ni à la laïcité. Une gauche qui protège et inscrit les droits au cœur de ses objectifs : santé, retraite, logement,
emploi et même plein emploi...
RÉDUIRE LES VOTES DE DIVERSION
Pourtant près d'un tiers des électeurs ayant voté NON en 2005 s'apprêteraient à voter pour le PS et les Verts. Mais voter pour les listes de l'UMP, du PS, du MoDem et des Verts, revient à voter
OUI au Traité de Lisbonne. Existe-t-il une seule raison pouvant expliquer ce revirement ? Non. Le Traité de Lisbonne est la copie du Traité constitutionnel européen. Il est incompatible avec une
politique de gauche, au niveau européen et au niveau de chaque nation. Il est même fait pour rendre incontournables les politiques libérales.
Opter pour le NPA, le parti chouchou des grands médias, qui ne fait que du « y a qu'à », refuse de gouverner et dont la religion consiste à faire des génuflexions devant Platon - pour citer Michel
Onfray - est le deuxième vote de diversion qu'il faut combattre.
ENDIGUER L'ABSTENTION
Les raisons de l'abstention (qui progresse, en France, de 39,3 % en 1979 à 57,2 % en 2004) sont connues : les citoyens rejettent les politiques néolibérales et le fonctionnement antidémocratique
de l'Union européenne (UE), et ne croient pas que le Parlement européen (PE) puisse s'y opposer.
Certes, il est inexact de prétendre que le PE ne dispose d'aucun pouvoir. La « codécision » a mis sur un pied d'égalité le Conseil et le Parlement dans certains domaines. En cas de désaccord sur un
texte, il n'est pas adopté. Le meilleur exemple est celui du projet de directive de libéralisation des services portuaires rejeté par le PE.
Cependant, comparé aux autres institutions (Conseil, Commission, Cour de Justice, Banque centrale), le PE est celle qui a le moins de pouvoir. Ecarté des domaines essentiels (politiques monétaire,
économique, commerciale, étrangère et de sécurité commune), le PE est un rouage du système surplombé par les traités libéraux : il ne peut pas changer les traités et seule la Commission est habilitée
à proposer des projets de règlement ou de directive.
Certains craignent que le rappel de ces vérités démoralise les électeurs, qu'il faudrait donc laisser croire que le PE peut changer l'Europe. C'est l'inverse qui est attendu ! Les électeurs
veulent un discours de vérité.
En réalité, il faut oser dire qu'un gouvernement de gauche devra refuser de transposer en droit français les directives européennes de libéralisation. Et qu'il fera ainsi de la « désobéissance
européenne » par respect du peuple qui l'aura élu !
POLITISER LES ÉLECTIONS
Outre l'affaiblissement des partisans du Traité de Lisbonne, l'élection du 7 juin doit constituer une étape dans la reconstruction de la gauche en France. Des députés du Front de gauche seront
indispensables pour freiner l'eurolibéralisme, diffuser les informations utiles aux luttes sociales, former un groupe indépendant et créer des liens internationaux.
Telles sont les conditions à réunir pour donner au Front de Gauche dynamisme, ouverture, enthousiasme et sens politique et créer ainsi les conditions d'une véritable union à la base : celle qui
résiste et coopère à la construction d'alternatives politiques.
Michèle Dessenne et Jacques Nikonoff, porte-parole du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP) anciens secrétaire générale et président
d'Attac.
Ken Loach apporte son soutien à Olivier Besancenot
Un changement est nécessaire et celui-ci "s'est appelé de tout temps une révolution", a déclaré le réalisateur de 72 ans, invité à une projection débat par le NPA.

Le réalisateur britannique Ken Loach avait déjà apporté son soutien à Olivier Besancenot, à l'époque candidat pour la LCR. (DR)
Le réalisateur britannique Ken Loach, dont le film "Looking for Eric", mettant en scène le footballeur Eric Cantona, a été présenté
dimanche 17 mai à Cannes, a apporté samedi son soutien au Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot lors d'une projection-débat à Marseille.
Les 600 personnes présentes ont pu assister à la projection du documentaire "Which side are you on?" ("De quel côté êtes-vous?"), retraçant la grève des mineurs britanniques, qui dura un an en
1984-85 et fut violemment réprimée par le gouvernement de Margaret Thatcher.
Le NPA est la "base d'une réponse"
Le réalisateur est ensuite intervenu et s'est dit "très content de soutenir cette nouvelle initiative en France parce qu'(il) pense que nous (l'Europe) avons besoin d'une réponse à la crise à travers
toute l'Europe".
Il a expliqué que la création d'un petit parti d'extrême gauche, "aura le même effet que tous les autres, c'est-à-dire un effet nul". C'est au niveau de la gauche européenne qu'une
réponse doit être apportée a ajouté le réalisateur, qui espère que "le NPA est la base de cette réponse".
Une union avec les partis de gauche
Le britannique de 72 ans a aussi appelé à une union des partis de gauche avec les partis écologistes.
"J'ai toujours essayé d'être impliqué en politique en soutenant les gens avec lesquels je suis d'accord et en essayant de créer des liens internationaux mais je ne veux pas être sectaire. Nous devons
nous unir", a-t-il répété.
A un participant qui lui demandait s'il se définissait comme un révolutionnaire, Ken Loach a répondu avec beaucoup d'humour que "les réalisateurs qui sont en route pour le festival
de films le plus glamour au monde et qui se déclarent révolutionnaires s'aventurent sur des territoires dangereux".
Mais le réalisateur a néanmoins estimé qu'un changement était nécessaire et que celui-ci "s'est appelé de tout temps une révolution".
Le réalisateur, dont le film "Le vent se lève" avait reçu la Palme d'or en 2006, n'en est pas à ses débuts politiques. En 1995, il soutenait Arlette Laguiller à l'élection
présidentielle et soutenait le "non" lors du référendum portant sur la Constitution de l'Europe en France. Aujourd'hui il retrouve Olivier Besancenot, qu'il avait déjà soutenu à l'élection de
2007.
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Le réalisateur Ken Loach apporte son soutien au NPA de Besancenot
MARSEILLE, 16 mai 2009 (AFP) - Le réalisateur britannique Ken Loach, dont le film "Looking for Eric" qui met en scène le footballeur Eric Cantona est présenté dimanche à Cannes, a apporté samedi à
Marseille son soutien au Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot lors d'une projection-débat.
"Je suis très content de soutenir cette nouvelle initiative en France parce que je pense que nous avons besoin d'une réponse à la crise à travers toute l'Europe", a déclaré le réalisateur après la
diffusion de l'un de ses documentaires datant de 1984 intitulé "Which side are you on?" (de quel côté êtes-vous). Le film retrace la grève des mineurs britanniques qui dura un an en 1984-85 et fut
violemment réprimée par le gouvernement de Margaret Thatcher. "Si nous essayons de créer un autre petit parti d'extrême gauche, il aura le même effet que tous les autres, c'est-à-dire un effet nul.
Nous devons apporter une réponse au niveau de la gauche européenne et j'espère que le NPA est la base de cette réponse", a-t-il ajouté, acclamé par une salle comble contenant 600 places assises.
Il a également appelé à une union des partis de gauche avec les partis écologistes. "J'ai toujours essayé d'être impliqué en politique en soutenant les gens avec lesquels je suis d'accord et en
essayant de créer des liens internationaux mais je ne veux pas être sectaire. Nous devons nous unir", a-t-il répété.
A un participant qui lui demandait s'il se définissait comme un révolutionnaire, Ken Loach a répondu avec beaucoup d'humour que "les réalisateurs qui sont en route pour le festival de films le
plus glamour au monde et qui se déclarent révolutionnaires s'aventurent sur des territoires dangereux". "Néanmoins, je pense que nous avons besoin d'un changement qui s'est appelé de tout temps une
révolution", a ajouté le réalisateur de 72 ans.
Ken Loach a reçu en 2006 la Palme d'or du 59e festival de Cannes pour son film "Le vent se lève" qui traite de la guerre d'indépendance en Irlande et de la guerre civile irlandaise qui suivit
pendant les années 1920. Pour ce 62e festival de Cannes, "Looking for Eric" est présenté en compétition officielle.
NPA 17.05.2009
ELECTIONS EUROPEENNES.
José Bové, tête de la liste Europe Ecologie dans le Sud-Ouest aux élections européennes de juin 2009 était l'invité du "Tchat Sud Ouest" le vendredi 15 mai
José Bové est à la tête de la liste d'Europe-Ecologie dans le Sud-Ouest pour les européennes du 7 juin. Le leader altermondialiste avait voté non au Traité consitutionnel européen
(TCE) et fait aujourd'hui campagne avec Daniel Cohn-Bendit, qui avait voté oui. Dans cette campagne, il estime que Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) "sont en train de
vouloir refaire la campagne de 2005" lors du référendum contre le TCE.
"Faire croire qu'il y a un vote sanction à travers les européennes", c'est une façon de "détourner les électeurs" de l'Europe, estime-t-il, ajoutant que les
militants d'Europe-Ecologie sont "à peu près les seuls à parler d'Europe". "C'est un sacré piège qu'a tendu le président de la République Nicolas Sarkozy et tout le monde est tombé dans le panneau.
Le PS est tombé dans le panneau en prônant un vote sanction, Bayrou est tombé dedans à pieds joints". Voici le compte-rendu intégral du Tchat organisé le vendredi 15 mai sur www.sudouest.com
lillllou: Etes-vous confiant pour ces élections européennes ?
Cette élection européenne arrive dans un moment ou les crises s'aggravent. Crises sociales et crises écologiques.
Partout où je me suis déplacé dans notre grande région sud-ouest, j'ai senti une attente très forte pour que des solutions concrètes soient appliquées pour améliorer la vie de tous les jours. J'ai
reçu beaucoup d'échos très positifs pour les propositions d'Europe Ecologie.
ecolo: Comment s'y retrouver entre tous les candidats qui se réclament de l'écologie; le MEI, le Modem, et tous les autres ?
Je crois que la différence entre Europe Ecologie et les autres listes c'est que Europe Ecologie met l'écologie au coeur de la nécessaire transformation de l'Europe. Nous avons mis au centre de notre
projet à la fois la nécessité de la transformation écologique de l'économie, la nécessité, pour lutter efficacemment contre les changements climatiques, d'une réduction à la fois de la consommation
énergétique et la reconversion européenne à 100% vers des énergies renouvelables. Pour nous, la protection de la bio-diversité n'est pas un supplément d'âme, au contraire, sans restauration des
éco-systèmes, il n'y aura pas d'avenir pour les territoires européens, ni sur terre, ni sur mer.
Vehem: Bonjour, en 2007 on vous a quitté après que vous ayez voulu, sans succès, être le candidat unique de la "gauche antilibérale"; aujourd'hui vous vous affichez
au sein d'une liste écologiste loin d'être aussi radicale dans ses propositions. Vos idéaux altermondialistes ont-ils disparus face à la réalité des scrutins ?
Je pense que les
propositions d'Europe Ecologie ont gardé toute la radicalité nécessaire pour construire un avenir commun, puisque nous sommes à la fois favorables à la garantie d'un revenu minimum d'existence pour
chacun et à la définition d'un revenu maximum pour éviter les dérives des hauts salaires.
De plus, nous affirmons qu'il est nécessaire que l'Europe assume ses responsabilités dans la construction d'un monde multipolaire et équitable. Il faut en finir avec les paradis
fiscaux, il faut affirmer les droits fondamentaux des peuples, notamment celui de la souveraineté alimentaire. Il faut enfin, remettre en cause les accords de libre échange qui sont des véritables
traités de domination vis à vis des pays du Sud.
Europe Ecologie allie à la fois la radicalité de la pensée et le pragmatisme des actions. C'est pour ça que je me sens très à l'aise dans ce rassemblement de tous les
Ecologistes.
Bast: Pourquoi ne pas avoir rejoint Mélenchon, qui est pourtant prêt à vous laisser sa place, vous considérant comme un très bon candidat ?
Keats: L'écologie etant difficilement conciliable avec le systeme productiviste induit par le capitalisme pourquoi ne vous etes vous pas allié avec le front de gauche ou le NPA
?
Le rassemblement Europe Ecologie est né au mois d'août 2008 de la volonté d'agir au niveau européen pour, comme je le disais tout à l'heure, pour répondre à l'urgence sociale et
à l'urgence écologique. Je me réjouis de voir qu'aujourd'hui, d'autres forces politiques nous rejoignent sur la nécessaire remise en cause du système de production productiviste qui met en péril
l'avenir de la planète. Il me semble que certains partis à gauche insistent néanmoins plus sur les critiques du système, plutôt que sur les propositions. De plus, le scrutin des Européennes va
permettre, en envoyant massivement des candidats écologistes, de renforcer le seul groupe parlementaire européen qui s'oppose à l'énergie nucléaire en Europe.
ecolo: La liste socialiste est-elle pour vous un adversaire ou un compagnon de route de gauche?
Aujourd'hui, la liste socialiste tant au niveau
national qu'au niveau européen, n'a toujours pas clarifié sa position par rapport aux institutions européennes. D'une part, nous n'acceptons pas le fait que le Parti Socialiste Européen, continue de
vouloir cogérer avec le PPE (droite européenne) le Parlement en se répartissant les postes et d'autre part, que le flou persiste quant au vote de ce rassemblement socialiste européen, par rapport à
la candidature de Monsieur Barroso à sa propre succession. En effet, les socialistes anglais et espagnols se disent favorables au maintien de la commission Barroso.
Quand on sait la responsabilité de cette commission ultra libérale dans les crises financières et économiques que nous traversons, il faudrait que les socialistes adoptent une
position claire. Nous avons proposé d'organiser un rassemblement au Parlement pour dire stop à Barroso et pour arrêter les dégâts de cette ligne libérale en Europe. Nous attendons que les socialistes
européens clarifient leur position dans des actes et pas simplement dans des discours de tribune.
leblogvert: Quel est votre avis sur la politique des transports en Aquitaine ? et notamment à Bordeaux ?
Rose: Quelle est, clairement, votre position sur la construction de lignes nouvelles LGV de Bordeaux à la frontière espagnole : les trouvez-vous justifiées ou y-a-t'il des alternatives selon
vous, et comment voyez-vous leur financement ?
Par rapport à la circulation dans Bordeaux et l'ensemble de la communauté urbaine, je suis favorable à un maillage accru du
transport collectif par tram et par des liaisons tram-TER au-delà de la communauté urbaine, comme notamment à l'ouest de Bordeaux, pour l'ensemble des agglomérations qui ceinturent le Bassin
d'Arcachon.
En ce qui concerne les LGV, je pense qu'elles ne sont pas une solution pour résoudre le double problème du transport des passagers et du transport des marchandises. Si je suis
favorable à une véritable ligne qui réunisse Bordeaux à Bilbao en utilisant les tracés déjà existants, en les modernisant et en mettant en place une densité de trains passagers plus importante, ainsi
que la mise en circulation de trains marchandise longs (1000 mètres) qui permettraient de remplacer la circulation des camions de plus en plus nombreux et dangereux pour le climat.
Rhizomes: L'an dernier, M. Cohn Bendit et M. Onesta (que vous aurez probablement la charge de remplacer, ont voté pour la directive énergie. Bizarrement, tous font
profession de foi envers les services publics, mais se servent de l'Europe pour les déboulonner. Peut-on vous faire confiance pour avoir des actes en adéquation avec votre discours? Pouvez-vous
engager Europe-Ecologie dans son entier de la même manière pour les services publics?
Dans le programme d'Europe Ecologie, nous avons affirmé de manière très claire, qu'il fallait
un moratoire immédiat sur toutes les nouvelles libéralisations des services. Nous revendiquons la nécessité de renforcer les services publics et nous avons affirmé de manière très claire notre
opposition à la mise en marché des services aussi bien de l'énergie que de la poste, de même que nous avons participé aux mobilisations contre la marchandisation de l'hôpital ou de l'université.
Pour ma part, en 2002, j'ai participé au rassemblement organisé à Barcelone, le jour ou les différents responsables européens, dont M. Jospin pour la France, ont signé le traité
de libéralisation de l'énergie. Pour ces élections européennes, certains à la gauche du Parti Socialiste, étaient présents à ce moment-là dans le gouvernement Jospin et n'ont pas démissionné de leurs
fonctions suite à ce démantèlement des services publics. Je m'engage au Parlement européen à continuer ce combat pour la défense des services publics, mais aussi pour le retrait de l'accord général
sur le commerce des services à l'intérieur de l'Organisation Mondiale du Commerce.
SABAS maritchu: Ma nièce est diabétique et à l'heure du recyclage, il est très difficile de se débarrasser des aiguilles et du nécessaire qui a servi à injecter
l'insuline. Qu'en faire? De plus, les sacs plastiques si nocifs ne peuvent-ils être remplacés par le papier ce qui permettrait d'écouler le bois Landais détruit par la tempête? Economiquement et
écologiquement ce pourrait être un plus !
La question des déchets est une question qui est étroitement liée à la fois, aux modes de production et aux modes de consommation. Les
principaux responsables de l'augmentation des déchets sont à rechercher du côté des industriels qui utilisent de plus en plus de matériels plastiques ou autres pour les emballages. Il faudrait taxer
ces transformateurs et leur faire payer le triage et le recyclage de ces matériaux pour faire en sorte que ce scandale cesse.
Aujourd'hui, il est nécessaire d'aller encore plus loin dans le tri sélectif afin d'augmenter le nombre de produits recyclables, mais aussi de permettre de beaucoup mieux gérer
les déchets fermentiscibles, qui peuvent, quand ils sont gérés et stockés de manière convenable, produire du gaz méthane réutilisable soit directement dans les circuits de gaz de ville, soit pour
produire de l'électricité. Des réalisations sont déjà en oeuvre en France et produisent de l'électricité à l'année pour des communes de plusieurs dizaines de milliers d'habitants.
Il faudrait évidemment interdire comme cela se fait déjà en Corse, l'utilisation des sacs plastiques et leur remplacement par des sacs que l'on peut conserver, pour les réutiliser
plusieurs fois.
Pour l'utilisation de la forêt landaise, je pense qu'il faut avoir une stratégie globale pour que la filière bois trouve de nouveaux débouchés, notamment dans l'habitat. Il n'est
pas normal qu'en France, l'habitat à ossature bois ne représente que 5% de l'ensemble de la construction, alors qu'il représente aux Etats-Unis, plus de 90%.
Un effort particulier doit être mené au niveau européen, pour que la forêt devienne une compétence de l'Europe afin de pouvoir gérer à la fois la bio diversité,
l'utilisation du bois énergie, du bois construction, mais aussi qu'une stratégie soit mise en place.
Xavier: En quoi votre passé et votre expérience en tant que syndicaliste paysan vous seront utiles quand il faudra redéfinir la politique agricole commune (PAC) de
l'Union Européenne ?
Pendant 30 ans, j'ai agi en tant que syndicaliste par rapport aux politiques nationales et européennes concernant l'agriculture. J'ai vécu et combattu les
différentes réformes de la PAC de 92, 99 et 2003 et je connais aujourd'hui l'ensemble des mécanismes qui ont été mis en oeuvre pour éliminer à la fois les paysans (une exploitation agricole disparaît
toutes les 3 minutes en Europe) standardisé et donc éliminé la bio diversité agricole tout en favorisant l'emploi massif de pesticides.
A partir de ces constats et en connaissant les règles internationales qui amènent à cette situation catastrophique, je pense être en capacité de pouvoir mettre mon expérience au
service d'une autre politique agricole basé à la fois sur la création d'emplois paysans et sur la reconversion de l'agriculture industrielle vers une agriculture paysanne, nous faisons le pari de
pouvoir reconvertir dans les 5 ans, 30% des terres en agriculture biologique. Mon combat sera aussi de supprimer toutes les formes de subventions directes, indirectes, aux exportations de produits
agricoles de base, qui détruisent les agricultures des pays du Sud.
sacavin: Si vous êtes élu au Parlement, quelle sera votre position sur le rosé de mélange et le vin en général ?
Si je suis élu au Parlement
européen, il est évident que je me battrai contre ce nouveau coup de poignard qui a été porté à la viticulture, je dénonce d'entrée le fait, que la France, contrairement au discours de M. Barnier, a
donné son accord à ce scandale qui consiste à faire du rosé en mélangeant du vin rouge et du vin blanc.
Nous faisons aujourd'hui 10 propositions pour la viticulture européenne. Ces propositions se basent sur la nécessité de retisser les liens entre la viticulture et son
environnement. Il faut de manière très forte, diminuer l'utilisation des pesticides en viticulture. La vigne représente 3% de la surface agricole en France et utilise 15% des pesticides utilisés dans
le pays. Il faut redévelopper les liens entre les territoires et la viticulture. Dans beaucoup de régions, les paysages et les modes de vie ont été structurés par le développement du vignoble. Il
faut pouvoir maintenir cette forme de lien. Il faut aussi à la fois renforcer les exploitations à taille humaine. Faire en sorte de rendre les exploitations viticoles plus autonomes, il faut aussi
redonner au vin toute sa dimension culturelle et donc il faut faire en sorte que le vin bénéficie d'une image positive liée à la fois à ce mode de production mais aussi àsa vinification. Il faut
évidemment permettre aux viticulteurs de vivre correctement de leur travail en n'étant pas soumis à la logique du marché internationale, qui paye aujourd'hui le vin à des prix inférieurs aux coûts de
production.
Voilà quelques éléments pour sortir à la fois la viticulture de la crise, mais aussi pour développer la viticulture en Europe. Pour nous un des points essentiels est de redéfinir
ce qui fait le vin.
Keats: Quelle est votre position sur l'entrée de la Turquie dans l'Union ?
Je pense que de poser aujourd'hui la question de l'entrée de la
Turquie dans l'Europe est démagogique dans la mesure ou ce débat s'inscrit dans un processus long qui ne pourra au mieux être débattu que dans 15 ans. Toutefois, aujourd'hui les démocrates turcs, les
représentants des Kurdes et beaucoup de minorités dans ce pays, espèrent que la Turquie fera partie de l'Europe, car cela voudra dire que les règles internes de la Turquie auront évolué.
En ce qui me concerne, la question de l'entrée de la Turquie ne doit être ni une question géographique, ni une question religieuse, mais bien une question politique, sur la
définition de ce que pourrait être une véritable Europe qui porte un projet politique, démocratique et aussi une véritable diplomatie internationale. Je ne serai certainement plus dans le débat
politique au moment où cette question sera à l'ordre du jour et je fais confiance aux générations futures, pour apporter des solutions positives.
BULOT: Le vote du 7 Juin doit-il être un vote sanction pour Sarkozy ? Nicolas Hulot soutient-il vraiment Europe Ecologie ?
Je pense que, comme je l'ai déjà exprimé à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a organisé un véritable piège autour de la question du vote sanction. ça serait une erreur de s'enfermer dans ce débat,
dans la mesure ou l'élection du parlement européen n'aurait aucun impact sur les choix de politique nationale immédiate.
L'importance du vote européen réside dans la nécessité de créer une dynamique au niveau de l'Europe pour sortir de la crise économique et aussi de la crise écologique. Cela ne
peut se faire qu'au niveau de l'Union Européenne et vouloir faire de cette élection européenne un vote sanction, c'est se tromper d'objectif, même si la logique libérale à l'oeuvre en France est
celle de la commission européenne, sont la même. C'est pourquoi j'appelle les électeurs à se mobiliser pour affirmer leur volonté d'un vrai projet européen et écologiste.
Quand nous avons créé Europe Ecologie en aout 2008, Nicolas Hulot avait envoyé un message pour saluer cette initiative. J'imagine qu'il suit de près la campagne d'Europe
Ecologie et qu'il saura le moment venu, exprimer sa position.
sudouest: Merci à tous d'avoir participé à ce Tchat spécial Européenne avec José Bové, candidat Europe Ecologie dans le grand sud-ouest, à qui nous laissons le mot
de la fin !
J'espère que ces quelques moments passés ensemble avec les tchateurs de Sud Ouest, permettront de donner envie de voter Europe Ecologie et pour ceux qui voudraient encore réfléchir, je les invite à
venir à notre grand meeting à Bordeaux le 24 mai prochain à la Médoquine.
SUD-OUEST
Européennes : Chevènement appelle à voter "blanc ou nul"
NOUVELOBS.COM | 14.05.2009 |
"Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l'oeil", estime le président du Mouvement républicain et citoyen, qui ne présente pas de liste.
PCF-PG : double jeu
mercredi 13 mai 2009
C'était promis, juré, craché. Lors des rencontres avec les dirigeants du PCF et du Parti de gauche (PG),
pour un éventuel accord aux élections européennes, privilégier la convergence de la gauche radicale au détriment de la collaboration avec le PS coulait de source…
Pour les dirigeants de ces deux partis, hors de question d'agir en commun avec le PS sur le plan européen, tant ce
parti est coresponsable avec la droite du caractère libéral de la construction européenne et des directives antisociales qui en émanent.
Si le NPA a proposé un accord durable, incluant au moins les élections régionales, c'est parce qu'il pense que les
principes animant les dirigeants socialistes au plan européen sont les mêmes que ceux qui guident leurs politiques au sommet des conseils régionaux, dans les mairies des grandes villes, au
gouvernement quand il s'y trouve. Cette volonté d'indépendance avec le PS au niveau européen devrait alors avoir des conséquences dans toutes les autres institutions.
Qu'en est-il ? Passons sur le fait que les listes PCF/PG comportent plusieurs ministres du gouvernement Jospin, qui a
privatisé plus que ses deux prédécesseurs de droite. Les listes du Front de gauche comportent aussi des membres d'exécutifs de conseils régionaux ou de grandes villes qui cogèrent avec le PS.
Pourtant, les politiques mises en œuvre par les mairies des grandes villes ou des conseils régionaux se différencient peu de celles menées par la droite. On ne trouve aucun exemple où des élus du PCF
ou du PG de premier plan se soient désolidarisés de budgets prévoyant des subventions au patronat, alors que la gauche, dominée par le PS, dirige de nombreuses grandes villes et 20 régions sur 22. Ce
serait là, véritablement, mettre en accord les actes d'élus locaux avec les promesses de candidats à l'élection européenne.
Les municipales de Perpignan, qui vont se dérouler de nouveau le 21 juin à la suite de la fraude des
« chaussettes » (bourrage des urnes) organisée par le maire sortant UMP Jean-Paul Alduy, confirment ces craintes. Le NPA de Perpignan a proposé immédiatement à la gauche radicale de se
rassembler, en suggérant une liste commune à LO, au PCF et au PG.
Mieux inspirés que l'an passé lorsqu'ils avaient contracté une alliance, dès le premier tour, avec la liste d'Union de
la gauche, les camarades de LO ont répondu positivement.
Le PCF a immédiatement refusé la main tendue pour choisir l'alliance avec le PS. Petit détail, la liste d'Union de la
gauche comprendra, dès le premier tour, la droite catalaniste. Et il faut tout de même le rappeler : l'an passé, au second tour, socialistes et communistes s'étaient alliés avec le Modem ! Cette
alliance est toujours à l'ordre du jour.
Quant au PG, après avoir fait le choix de s'allier avec le PS et le PCF, il a préféré s'abstenir de toute participation
au vu des perches tendues à la droite, mais sans se prononcer sur le principe d'un tel accord. Radicaux dans la campagne des européennes, gestionnaires au quotidien: tel pourrait se résumer la
politique des directions du PCF et du PG.
La problématique du NPA est différente. Il s'agit de reconstruire un pôle anticapitaliste conséquent, qui change le
rapport de forces au sein du monde du travail. Pour cela, l'indépendance avec le PS est une condition incontournable. Cela peut prendre du temps et le NPA est conscient de l'urgence de la situation.
Mais c'est la seule voie possible. Sinon, les désillusions seront grandes et nourriront l'extrême droite.
Le NPA est prêt à s'associer avec les forces qui partagent sincèrement ces objectifs et le montrent par des actes. Pas
avec celles qui pratiquent un double jeu.
La compétition s'intensifie au sein de la gauche radicale, qui bénéficie d'un vent porteur
LE MONDE |
13.05.09 |
Les équilibres électoraux sont ils en train de changer dans la gauche radicale ? Selon un sondage IFOP, réalisé les 6 et 7 mai auprès de 886 personnes, pour
Paris Match pour les européennes, le total des intentions de vote en faveur des listes de la gauche du PS (LO, NPA, Front de gauche) dépasse les 15 %. En 2004,
cette même frange avait totalisé 8,6 %. La progression est réelle face au PS qui voit son capital électoral s'effriter.
Mais la répartition de ce potentiel électoral au sein de la gauche radicale évolue. Dans les sondages, le Front de gauche, alliance du PCF et du Parti de gauche, progressse. Selon l'IFOP, il
aurait rattrapé son retard sur le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) avec 6,5 % des intentions de vote contre 7 % pour le parti d'Olivier
Besancenot. Alors qu'il obtenait 9 % en février, ce dernier subit un tassement qui profite aux amis de Marie-George Buffet et Jean-Luc
Mélenchon. "On sent un début de dynamique en faveur des listes du Front de gauche. Dans les milieux les plus politisés ou syndicaux, cette alliance ressemble à l'unité recherchée de la
gauche de la gauche", remarque Jérome Fourquet, directeur de l'IFOP.
CONTEXTE D'ABSTENTION
Le contexte d'une abstention forte favoriserait ce rééquilibrage. L'électorat du NPA, plutôt jeune et populaire, constitue une frange sociale particulièrement touchée par la crise et fortement
encline à s'abstenir. "Les électeurs du PCF et du Parti de gauche sont plus participants", souligne M. Fourquet.
Le constat est partagé par Stéphane Rozès, président de la société de conseil CAP : "Le réservoir de voix du NPA se trouve dans un vote de contestation. Le Front
de gauche apparaît comme plus utile pour que les choses changent en Europe", analyse le sondeur.
Sur le terrain, le Front de gauche s'est lancé tôt dans la campagne et commence à en récolter les fruits. On voit un peu partout fleurir ses affiches rouge et jaune comme ses autocollants ; ses
militants sont très présents dans les manifestations et multiplient les réunions publiques. "On constate une petite dynamique depuis la semaine du 1er mai avec plus gens dans les
réunions et plus de non-militants", raconte François Delapierre, bras droit de Jean-Luc Mélenchon.
Ce n'est pas encore le cas du NPA : ses militants ont donné la priorité aux luttes sociales, aux mobilisations syndicales. La crise a accaparé l'essentiel des forces de ce parti qui rêve d'une
grève générale. "L'échéance européenne est lointaine pour nos franges sympathisantes. L'enjeu est de mobiliser cet électorat abstentionniste en expliquant qu'on peut protester utile", admet
Pierre-François Grond, le bras droit d'Olivier Besancenot.
Le NPA s'efforce désormais de faire le lien entre la crise économique et l'Europe en estimant qu'il existe une convergence des luttes que ce soit en Grèce, en Espagne ou en Italie. Il affiche un
objectif modeste : "Si on obtient un élu, on sera content", insiste M. Grond.
"Il ne faut pas oublier que les européennes sont les élections plaisir dans lequel l'enjeu de pouvoir est faible. Et avec ce niveau, le NPA a installé son électorat", fait remarquer
Vincent Tiberj, chercheur au Centre d'études européennes.
L'UMP devance toujours le PS dans les sondages
NOUVELOBS.COM | 12.05.2009 |
Selon un sondage Ifop pour Paris Match, l'UMP devance le Parti socialiste de plus de cinq points dans les intentions de vote aux élections européennes de juin.
Ainsi, la majorité obtiendrait 27%, en hausse par rapport aux dernières enquêtes de l'Ifop, et dix points au dessus de son score lors du dernier scrutin européen en 2004 (16,6%).
L'Ifop explique le chiffre de l'UMP par une forte mobilisation de son électorat (40% parmi les plus de 65 ans et 76% chez les électeurs de Nicolas Sarkozy de la présidentielle).
- Le PS obtient 21,5% d'intentions de vote (-1 point), tandis que le Mouvement démocrate conforte sa troisième place avec 13,5% (-0,5).
- Les listes Europe Ecologie soutenues par Daniel Cohn-Bendit obtiennent 7% (-0,5)
- Le total des intentions de vote en faveur de la "gauche radicale" (Lutte ouvrière, Nouveau parti anticapitaliste, Parti communiste et Parti de gauche) dépasse 15%.
- Les listes situées à la droite de l'UMP obtiennent 13,5% (Libertas, Debout la République et Front national).
- L'institut de sondage estime qu'un changement de dynamique semble se préparer au sein de la "gauche radicale" au détriment du NPA d'Olivier Besancenot. Alors qu'en février il
approchait les 10%, il est aujourd'hui à 7%. Cette chute profite aux autres listes du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) qui obtiennent 6,5%.
Le sondage a été réalisé par téléphone du 6 au 7 mai auprès d'un échantillon de 886 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 964 personnes, représentatif de la
population française âgée de 18 ans et plus.
Lutte Ouvrière aux élections européennes
Les élections européennes auront lieu dans un peu plus d’un mois, le 7 juin. Les grandes chaînes de télévision n’en parlent guère, si ce n’est pour faire écho aux disputes pour les places au sein
des grands partis, l’UMP et le PS, qui vont rafler la majorité des sièges.
Quant à l’écrasante majorité des électeurs, ils ont d’autres préoccupations en cette période où les coups pleuvent sur le monde du travail, où les plans de licenciements, voire les fermetures
d’usines, se succèdent et où de plus en plus de familles ouvrières ont du mal à boucler les fins de mois avec des salaires amputés par le chômage partiel.
On pourrait se dire : quel intérêt ont donc ces élections européennes alors qu’il paraît évident, même pour les plus naïfs, que leur résultat n’aura pas d’influence pour modifier la situation
des classes populaires ?
Le Parlement européen a en effet encore moins de prérogatives que le parlement français qui n’en a déjà pas beaucoup. Quant au pouvoir, ils n’en ont ni l’un ni l’autre.
On le voit bien avec le parlement français qui n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions prises par l’exécutif, c’est-à-dire surtout par le président de la République et, derrière lui,
au-dessus de lui, par les grands groupes industriels et financiers qui, en dominant la vie économique, dominent aussi la vie politique et sociale. Lorsqu’un de ces grands groupes décide de fermer une
entreprise, quand bien même cette fermeture pousse vers le chômage et la pauvreté des milliers de familles ouvrières, quand bien même cela se répercute sur les revenus de bien d’autres catégories
sociales comme les commerçants qui vivent des salaires ouvriers, des ministres au président de la République, tous lèvent les bras au ciel pour dire qu’ils n’y peuvent rien. Et quand le président
promet d’agir, ce n’est qu’un gros mensonge, comme ont pu le constater les travailleurs de l’aciérie de Gandrange, aujourd’hui fermée.
Il en va de même pour le Parlement européen, rassemblement des députés de 27 pays et dont la seule fonction véritable est de servir de décor démocratique à des décisions prises en commun par les
réunions des chefs d’Etat et de gouvernement des différents pays. S’y ajoute une deuxième fonction, non assumée celle-là, qui est commune à toutes les institutions de l’Union européenne : servir
de bouc-émissaire pour des décisions impopulaires des gouvernements nationaux. Oh, qu’il est commode de pouvoir dire que “c’est la faute à Bruxelles” ou “la faute à l’Europe et qu’on n’y peut rien”
alors que, dans la réalité, les décisions essentielles sont prises à l’unanimité de tous les gouvernements ! Aussi tous ceux qui ne manqueront pas, dans les semaines à venir, d’expliquer qu’en
votant pour eux, on décide “une autre Europe”, sont des charlatans.
Les institutions européennes sont comme les institutions de la République française : entièrement sous le contrôle des riches et des possédants. L’Union européenne a été faite par les
représentants de la classe capitaliste des principales puissances capitalistes d’Europe, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne notamment, pour permettre une circulation plus fluide des
marchandises et des capitaux, pour faciliter certaines formes de collaboration entre leurs grands capitaux. Tout cela afin de permettre à ces pays, qui pour être les plus puissants en Europe n’en
sont pas moins des nains face aux Etats-Unis et même au Japon, d’unir leurs forces pour mieux se défendre dans la guerre économique mondiale.
Ces grands groupes, dont les exigences sont à la base de la construction européenne, n’ont que faire des élections et de leurs résultats.
Lutte Ouvrière se présente néanmoins à ces élections européennes car, si les résultats du scrutin ne peuvent pas modifier la marche réelle des choses, ce vote permet au moins d’exprimer une
opinion politique et de pousser un cri.
Le cri, c’est la colère des classes populaires face à la politique du gouvernement français qui, comme les autres, vise à leur faire payer la crise économique alors qu’elles n’en sont en rien
responsables.
Et l’idée politique que les listes Lutte Ouvrière entendent exprimer est que seule une Europe débarrassée de la dictature des financiers pourrait être gouvernée dans l’intérêt de la majorité de sa
population.
Besancenot va au charbon
« Notre conférence de presse a lieu en même temps que celle de l’UMP » : hier, dans un café du XXe arrondissement de Paris, Olivier Besancenot et les têtes de liste du Nouveau Parti
anticapitaliste (NPA) aux élections européennes ont pris un plaisir évident à souligner cette coïncidence. Comme pour mieux s’affirmer en opposant direct à Nicolas Sarkozy et exclure ceux qui, à
gauche et au MoDem, veulent exploiter le thème du vote sanction.
« Les vrais opposants à la politique du gouvernement, c’est ceux qui vont au carton, pas ceux qui se réveillent de temps en temps », martèle Besancenot en revendiquant « deux ans » de combat contre
Sarkozy et l’UMP. Et Omar Slaouti, tête de liste en Ile-de-France où Besancenot a choisi de n’être que numéro 3, de revendiquer « pleinement ce poste d’opposition frontale au gouvernement ».
« Inviter la vraie vie dans cette campagne »
Accusé d’attiser les conflits sociaux, notamment par François Fillon et François Hollande, le NPA récuse. « Le seul truc dont on n’est pas soupçonné, c’est le blocage des centres pénitentiaires ! »
s’amuse Besancenot.
Mais le postier de Neuilly souhaite que le vote du 7 juin soit l’occasion d’un « prolongement des luttes ». « On veut inviter la vraie vie dans cette campagne et il est important que la colère
s’exprime dans ce scrutin », prévient-il en reprochant à l’UMP de vouloir faire une « campagne invisible ou virtuelle ». Besancenot déclinera son slogan « Partout en Europe, pas question de payer
leur crise ! » dans une série de meetings en France et à l’étranger. Il commence ce soir au Portugal.
Le Parisien 08.05.2009
Le cœur des Alternatifs de l'Ain balance entre NPA et Front de Gauche
Le Progrès de Lyon
07.05.2009
« Les Alternatifs ont décidé de ne participer à aucune liste aux Européennes en raison de l'impossibilité de réaliser un large rassemblement à gauche de la gauche et de l'écologie
radicale. »
Dans un communiqué, les militants Alternatifs de l'Ain enfoncent le clou.
Ils regrettent en effet, par la voix de leur porte-parole Christiane Bataillard, de n'avoir finalement pu trancher (et ce « après des semaines de réflexion ») entre un soutien au Front
de Gauche (Parti de Gauche de Mélenchon et Parti communiste) et le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot.
Et cela malgré « des convergences importantes en termes de réponses aux exigences sociales, écologiques et démocratiques, ainsi qu'en terme de proposition pour une alternative politique
au niveau européen. »
Du coup, les Alternatifs appellent leurs électeurs à battre la droite en votant soit pour les uns, soit pour les autres.
Le NPA
et l’unité à la gauche du PS...
jeudi 7 mai 2009
Nous publions ici une tribune de Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Raoul Jennar, membres de l'exécutif national du NPA, envoyée au journal Le Monde voilà plus d'un mois et qui n'est
jamais parue...
Il s’est beaucoup dit et écrit que le NPA, d’emblée, avait décidé d’aller seul aux élections européennes. Et cette affirmation toute gratuite s’est souvent accompagnée de propos polémiques
et de qualificatifs peu amènes. Nous ne nous placerons pas à ce niveau.
L’opinion publique est en droit de connaître la réalité de notre démarche. Une démarche qui s’appuie sur l’observation des pratiques des uns et des autres, hier comme aujourd’hui. Nous
sommes plongés dans une crise globale et historique du capitalisme. Nous sommes confrontés à un pouvoir, celui de Nicolas Sarkozy et de Laurence Parisot, toujours aussi déterminés à faire payer aux
mêmes, les classes populaires, la facture d’une crise qui n’est pas la leur.
Hier, nous avons enregistré le bilan catastrophique de la dernière présence du PS au gouvernement, une participation dont le PCF et les Verts partagent la responsabilité : davantage de
privatisations que sous les deux gouvernements de droite précédents, participation à des décisions européennes qui ont eu des conséquences catastrophiques sur les services publics (transports,
énergie, poste, éducation, santé), sur la déréglementation financière, sur le droit du travail. Aujourd’hui, nous observons que dans beaucoup de régions co-gérées par ces mêmes partenaires, le primat
de la gestion publique cède le pas aux partenariats publics-privés, aux concessions privées (pour la distribution de l’eau, par ex.). Nous estimons donc légitime de réclamer de partenaires éventuels
le refus de toute collaboration avec le PS qui gère le capitalisme.
Au moment où il se crée, le NPA veut rompre avec la trop longue succession des lendemains qui déchantent et des victoires électorales qui se terminent en échecs politiques, sociaux et
écologiques. Créer les conditions d’une unité qui permettent de ne plus décevoir, telle est notre préoccupation. Elle impose de s’interdire des « coups électoraux » porteurs d’illusions
mais sans effets sur la réalité d’un système qui exploite les humains et la planète. Elle oblige à sortir de l’ambiguïté et de l’aléatoire.
Pour ces raisons, les congressistes du NPA ont choisi un cadre pour des négociations. Il précise l’unité que nous voulons construire avec d’autres. Un rassemblement durable dans les luttes
et dans les élections.
Une unité sur un contenu réel qui développe les raisons toujours actuelles à l’origine de notre refus du traité constitutionnel européen, qui couvre à la fois les questions sociales et
écologiques, tout comme les questions démocratiques. L'unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis en rupture avec le système.
Une unité qui doit se retrouver sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, contre
le productivisme, la marchandisation du vivant, pour la sortie du nucléaire. La démarche électorale seule ne pourra résoudre la crise du capitalisme exploiteur et productiviste.
Une unité qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain, mais qui s’inscrive comme un instrument durable pour les luttes des travailleurs. Une unité qui ne se limite pas aux élections
européennes, mais s'étende aux élections qui suivent, toujours dans l’indépendance vis-à-vis du PS. La crise et Sarkozy seront, hélas, encore là au lendemain du scrutin européen.
Cette conception de l’unité a été adoptée lors de notre congrès. Nous l’avons présentée à tous les partenaires potentiels, depuis le PCF jusqu’aux Objecteurs de Croissance, en passant par le
Parti de Gauche, la Fédération et les Alternatifs.
Nos premiers contacts avec le PG du sénateur Mélenchon avaient été très prometteurs ainsi qu’en témoigne le compte-rendu commun rendu public. Mais ils n’ont pas eu de suite, le PCF ayant
exigé que les contacts ultérieurs se fassent de manière tripartite. Une exigence acceptée par le PG. Ce qui a compromis les chances d’un accord, les divergences avec le PCF sur le contenu comme sur
la durée de l’unité étant abyssales.
Nous avons rencontré la Fédération, qui nous a reproché notre refus de signer un chèque en blanc avec le cartel PCF-PG. Alors qu’eux-mêmes n’ont pas obtenu du PCF de pouvoir le rencontrer
!
Le Parti Pour la Décroissance et le Mouvement des Objecteurs de Croissance ont affirmé ne pas être intéressés par les élections, mais souhaiter poursuivre le dialogue sur des questions de
fond.
Avec les Alternatifs, nous avons enregistré de très nombreuses convergences. Mais leurs militants ont préféré, faute d’unité plus large, ne pas participer aux élections, même si 41% d’entre
eux étaient favorables à un accord avec le NPA.
Si « une occasion historique a été manquée », ce n’est pas notre fait. Le « Front de gauche » n’est qu’un tête à tête entre deux partis : le PCF et le parti de
Gauche. Ce qui marque l’échec d’un rassemblement sans contenu et sans clarté stratégique.
Nous regrettons cet échec avec des interlocuteurs qui ne sont pas des adversaires et qui pouvaient devenir des partenaires dans le cadre d’un accord précis sur son contenu et sur sa durée.
Personne ne peut faire grief au NPA d’être ferme sur les principes et les stratégies, tout particulièrement en ces temps où la confusion des idées domine, où on entend de la bouche des mêmes le
contraire de qu’ils disaient il y a à peine un an.
Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Raoul Jennar, membres de l'exécutif national du NPA, le 25 mars 2009.
Besancenot veut inviter la crise dans la campagne européenne
LEMONDE.FR 07.05.2009
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a lancé ses listes en vue des élections européennes avec pour objectif d'inviter la réalité de la crise économique et sociale dans la
campagne.
Le dirigeant, qui présentait ses candidats pour le scrutin du 7 juin le même jour que l'UMP, en signe "d'opposition frontale", a annoncé que le NPA allait se développer "à l'échelle européenne",
en lien avec d'autres mouvements.
Refusant de commenter la baisse du NPA dans les sondages, actuellement autour de 7%, il a reproché à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement de tout faire en ce début de campagne pour faire oublier
la crise et son cortège de licenciements.
"C'est une campagne invisible, la crise économique est la grande absente de la campagne", a-t-il lancé entouré des têtes de liste du NPA dans les régions réunies dans un bar parisien.
"On veut faire en sorte d'inviter la réalité, la vraie vie dans cette campagne", a-t-il ajouté.
Olivier Besancenot a estimé que Nicolas Sarkozy avait éludé les questions sociales dans son discours sur l'Europe mardi et accusé l'UMP de vouloir ramener le débat sur la sécurité pour faire
diversion.
"Quand on parle d'Europe, on parle d'une centrale d'achat pour le gaz mais surtout pas de la réalité de la crise", a-t-il dit, épinglant au passage les médias qui ont privilégié, selon lui, la
grippe A (H1N1) le jour de mobilisation du 1er mai.
Le Premier ministre, François Fillon, et le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, ont dénoncé le rôle joué, selon eux, par l'extrême gauche dans les récents conflits sociaux et la crise
des universités.
FAIRE ENTENDRE LA COLÈRE
Tout en récusant les accusations de manipulation, les responsables du NPA ont répondu que le moins que leurs militants puissent faire était d'accompagner les mouvements sociaux et de pousser à une
"convergence" des luttes.
Myriam Martin, chef de file dans le Sud-Ouest, a défendu l'idée d'un "lien naturel entre les luttes sociales et la campagne européenne."
Yvan Zimmermann, ouvrier dans l'automobile et chef de file dans le Grand Est, a insisté sur le fait que les militants du NPA étaient "représentatifs de la vraie vie."
"Si on est élus, on emmènera nos idées au Parlement européen. Ils n'ont pas l'habitude, eux qui vivent dans la soie", a-t-il dit.
Olivier Besancenot, qui se présente au scrutin en troisième position sur la liste d'Ile-de-France, doit animer une douzaine de meetings, dont trois en Espagne et au Portugal.
Sur le front social, il estime que les deux nouvelles journées de manifestations prévues par les syndicats français, les 26 mai et 13 juin, ne sont pas à la hauteur de la riposte à organiser.
Selon lui, une marche nationale sur Paris des salariés touchés par les plans sociaux "rencontrerait un écho important parmi la population."
Depuis des mois, le leader du NPA préconise une grève générale face à "une oligarchie qui impose un rapport de force inouï".
Cohn-Bendit :
Sarkozy a lancé "la campagne de l'UMP, pas de la France"
NOUVELOBS.COM | 06.05.2009 |
Pour le leader écologiste, le chef de l'Etat n'a pas mis "les vrais problèmes sur la table" lors de son discours sur l'Europe à Nîmes.
Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts au Parlement européen, a reproché, mercredi 6 mai, à Nicolas Sarkozy d'avoir lancé la veille, dans
son discours à Nîmes, "la campagne non pas de la France en Europe, mais de l'UMP".
Le président de la République "ne met pas les vrais problèmes sur la table et surtout l'Europe hier dont il a parlé c'est l'Europe du Conseil, c'est l'Europe des gouvernements" alors que "nous sommes
à la veille d'une élection pour le Parlement européen", a aussi déploré sur RTL, Daniel Cohn-Bendit, tête de liste Europe-Ecologie en Ile-de-France pour le scrutin du 7 juin.
Nicolas Sarkozy "a lancé la campagne non pas de la France en Europe mais de l'UMP", a-t-il reproché. "Quand je vois le vote réel des parlementaires UMP, comment ils ont voté
activement, avec la commission Barroso, toutes les dérégulations ces dernières années, avant la crise, je dis : il n'y a aucune sincérité d'autocritique chez Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté.
"La politique industrielle dont il a parlé c'est la politique industrielle de papa", a aussi jugé l'eurodéputé.
Bayrou a "squeezé la campagne"
Interrogé sur le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou, dont les listes sont selon lui "au coude à coude" dans les sondages avec celles d'Europe-Ecologie, Daniel Cohn-Bendit a jugé
qu'il était "tombé dans le piège de Sarkozy" en faisant "un livre sur l''Abus de pouvoir', donc sur Sarkozy et pas sur l'Europe".
Selon lui, François Bayrou "est un européen convaincu" mais "il a squeezé la campagne européenne du MoDem pour sa fusée personnelle des présidentielles".
Sur le livre de Daniel Cohn-Bendit: "Que faire ?"
Daniel Conh-Bendit, tête de liste de la liste Europe Ecologie en Ile-de-France et porte parole de ces mêmes listes aux côtés de José Bové et Eva Joly, est en campagne.
Autour d’un thème central : la conversion écologique de l’économie, à l’échelle européenne… L’irruption de la crise capitaliste et l’immersion dans les remous de la situation
politique française rendent plus complexe le travail de conviction.
Dans Le Monde daté des 19-20 avril, Daniel Cohn-Bendit calibre assez précisément l’objectif : « Le pari de cette élection est de voir si 10% à 15% des électeurs sont capables d’adhérer à cette idée
de transformation ».
Par ailleurs on notera l’aveu d’un doute quant à l’avenir de l’Union européenne : « Je pensais l’unification européenne irréversible. J’en suis moins convaincu aujourd’hui. » Et aussi un
positionnement par rapport au pouvoir sarkozyste qui mérite attention : « C’est pour cela qu’il ne faut pas chercher à faire campagne contre Sarko. Il faut se différencier de lui ». Pour en savoir
davantage sur ce que propose Conh-Bendit se reporter à son livre, qui vient d’être publié.
Sur le livre de Daniel Cohn-Bendit
Que faire ?
L’exercice est quasi obligé : porte-parole des listes Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit publie son livre programme Que faire ? Toute allusion léniniste ne
saurait être que narquoise, la référence est bien l’écologie politique. Les derniers mots du livre donne la clé du titre : « La nécessité absolue est aujourd’hui de changer radicalement nos modes
de vie. Nous n’y parviendrons que si nous sommes capables d’en faire le choix, ensemble. C’est difficile, ce n’est pas impossible. Osons-le ! Seul, je ne peux que plaider pour cette issue. Ensemble,
nous saurions que faire. » (p173)
Ajoutons que Cohn-Bendit plaide avec talent. Car il sait ne pas manquer d’atouts. Sans forfanterie ni excès de modestie, il les abat. Un : «j’ai un privilège exceptionnel : celui de ne pas être
considéré comme un homme politique ordinaire, c’est-à-dire comme un politicien professionnel » (p9). Deux : « Je passe – et sans doute pas totalement à tort – pour un personnage médiatique.
Les événements de Mai 68 et mon rôle à l’époque de «porte voix » de la révolte estudiantine m’ont conféré, en France et bien au-delà, une notoriété incroyable et qui ne cesse encore aujourd’hui de
m’étonner. J’ai la chance de me faire entendre facilement dans les médias et cela m’a permis de conserver une liberté de parole exceptionnelle et une très grande latitude dans ma façon d’être en
politique » (p173).
C’est ainsi que notre non politicien professionnel est parvenu à rassembler, sur les bases politiques qui sont les siennes, et malgré le clivage entre le « non » et le « oui au Traité
constitutionnel, la plupart de ceux qui se réclament de l’écologie. Y compris José Bové, qui avait été un des porte-parole du « non » de gauche en 2006. Mais en s’écartant de ceux qui se réclament de
la décroissance : « Il n’y a plus de débat sur la décroissance : nous sommes dans une décroissance subie, qui provoque une série de catastrophes, des pans entiers de l’économie qui s’effondrent,
des personnes condamnées au chômage. » (p169)
L’ouvrage est alerte et porte une double profession de foi. La première radicale-réformiste : « Les révolutionnaires sont dangereux ou impuissants. Je préfère être
convaincant et efficace. Aujourd’hui, je me dirais volontiers radical-réformiste : radical dans les options nécessaires pour remédier à la crise que nous connaissons, et réformiste dans la démarche,
car nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer. » (p10-11). La deuxième de ferveur européenne : « Parce que j’ai la conviction qu’on peut changer les choses, et que l’Europe est la bonne
échelle pour conduire ce changement. » (p13)
On ne s’attardera pas sur les raccourcis, scandaleux, de l’auteur : Les révolutionnaires condamnés, par mépris de la démocratie, à céder au totalitarisme ! Les opposants à l’Europe libérale qui
ne peuvent être que des « souverainistes » ! Mais on s’intéressera aux propositions avancées pour l’Europe, puisque tel est bien le sujet de l’heure et le thème central du livre.
Il en est bon nombre qu’on ne peut qu’approuver et partager : la lutte contre les inégalités sociales, la nécessité de services publics à l’échelle européenne, l’espoir de rapports solidaires avec
les pays du Sud, en particulier dans le domaine agricole, le refus d’une Europe forteresse…
D’autres laissent davantage perplexe. Ainsi l’engagement solennellement pris par l’auteur (p142) : « Au regard de la gravité de la situation que nous traversons,
j’entends donc demander que le Parlement qui sera nouvellement élu vote pour qu’une coordination de ces trois instances [ la BCE, la Banque européenne d’investissement, l’Eurogroupe ] puisse émettre
pour 1000 milliards d’ « eurobligations » sur cinq ans, afin de financer un véritable plan de transformation de nos systèmes productifs dévastés par les crises financière, économique, sociale et
écologique ». Et aussi l’idée d’organiser des référendums paneuropéeens à double majorité pour permettre que s’affirme une souveraineté supra nationale : « Le même jour, dans toute l’Europe,
tous les Européens, c’est-à-dire les «citoyens résidentiels », (tous ceux qui sont en possession d’un titre de séjour durable), sont consultés sur la même question. La double majorité, c’est une
majorité d’Etats-membres et une majorité de la population de l’Union européenne. On peut même, dans les deux cas, penser à des majorités qualifiées qui pourraient se situer autour de 60% des Etats et
de la population, par exemple. » (p152) Idée, il est vrai, présentée dans la partie qui suit celle intitulée « L’Europe, école de la complexité » !
Notons pourtant que, si le montage imaginé est complexe, il répond à un souci simple : justifier l’escamotage des votes souverains des peuples français, néerlandais,
irlandais, et justifier le vote des députés verts qui ont permis l’opération de Sarkozy d’évitement d’un nouveau référendum ! Et ce en disqualifiant la procédure qui a permis l’expression de cette
volonté populaire opposée au Traité constitutionnel : « Les défis aujourd’hui sont tels qu’il faut donner à l’Europe les moyens d’agir plus fortement en surmontant ses blocages. Mais cela ne se
fera pas en court-circuitant les peuples, et pas davantage en offrant aux souverainistes la tribune des référendums nationaux. Ces référendums sur des sujets européens sont une contradiction en soi.
Ils reconduisent à l’échelle des peuples la règle de l’unanimité qui prévaut dans l’intergouvernemental » (p152). Faute d’être un politicien professionnel, Dany s’avère être un sophiste retors !
A l’échelle d’un pays, la règle n’est pas l’unanimité mais bien la majorité (une majorité de 55% dans le cas français), à l’échelle de l’Union, tant qu’il n’existe pas un peuple européen, la
démocratie exige (ou plutôt exigerait) que chacun des peuples souverains soit consulté. Mais rien n’interdit en principe qu’un de ces peuples refuse ce que les autres acceptent, sans que
celui-là interdise à ceux-ci de mettre en application ce qu’ils ont adopté. C’est au demeurant ce qu’envisage explicitement Cohn-Bendit pour ses référendums paneuropéens.
La vraie question est ailleurs : « Pourquoi certains peuples de l’Union refusent-ils la Constitution qui leur est proposée ? ». Le problème étant épineux, Dany ne sait
comment s’en dépêtrer.
Notre auteur est clair , enthousiaste, voire lyrique lorsqu’il plaide pour plus d’Europe, et pour une meilleure Europe : « Je n’aime pas quand l’Europe n’est pas à la hauteur de ses ambitions,
des espoirs mis en elle par celles et ceux qui se sont engagés dans cette aventure au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qu’elle déçoit les attentes de justice et de liberté qu’une bonne partie
du monde place en elle. » (p137) Ce qui l’amène à applaudir chaleureusement à tout ce qui porte le label européen : l’euro, le Traité de Lisbonne, la vraie Constitution qu’il faudra à l’avenir…
Et, reconnaissons-lui se mérite, à ne pas ménager ses critiques à l’encontre des dirigeants, en premier lieu Sarkozy, qui ne se montrent pas à la hauteur de l’ambition européenne.
Pourquoi sa plume se fait-elle lourde et embarrassée lorsqu’il faut traiter du désenchantement qui règne parmi les peuples de cette Europe si enthousiasmante ? Et de multiplier les euphémismes
: « la désaffection d’un certain nombre de citoyens envers l’Europe », «la conscience diffuse, chez certains citoyens, que la construction européenne leur échappe », « la défiance envers les
institutions et politiques européennes se nourrit de l’idée que l’Europe est lointaine et hors de tout contrôle démocratique » (p142-143)…
Et pourtant… Pourtant, nous explique Cohn-Bendit, il n’est est rien ! « Or, il n’est pas vrai que les institutions européennes ne sont pas démocratiques » (p145). Le Parlement est élu au
suffrage universel, le Conseil européen réunit des chefs de gouvernement qui ont été élus, la Commission est désignée par le Conseil et investie par le Parlement… Donc tout est pour le mieux dans
l’Europe la plus démocratique possible !
Pourtant les citoyens ne le ressentent pas ainsi, et Cohn-Bendit le sachant s’efforce de comprendre pourquoi. «C’est le fonctionnement de l’Union européenne qu’il est nécessaire de
clarifier, de simplifier et auquel il faut redonner légitimité et efficacité » (p146) ; il faut que les gouvernants cessent de renvoyer démagogiquement sur Bruxelles la responsabilité de leurs
propres politiques ; il faudrait rompre avec un cadre conceptuel prégnant : « Tout se passe en effet comme si les Européens n’étaient pas en mesure de penser la démocratie en dehors du contexte
de l’Etat-nation » (p145). Sérieux problème en effet, de savoir quel autre cadre, européen, leur est proposé pour « penser la démocratie ».
Survient alors sous la plume de notre auteur un aveu de taille : « Le manque de légitimité politique est en outre aggravé par le caractère technocratique de nombreuses décisions prises par la
Commission européenne » (p146). Cette institution démocratique prendrait donc des décisions de caractère technocratique ? Voici l’Europe idéale, à laquelle Cohn-Bendit ne se lasse de tresser des
lauriers, bousculée par la réelle Union européenne : « Dans la formation de l’intérêt général européen, la Commission joue néanmoins un rôle fondamental car elle se situe théoriquement au-delà
des Etats-membres. Mais, progressivement, la doctrine de la Commission a glissé du consensus autour de l’économie sociale de marché à la dérégulation néolibérale » (p147). On sera d’accord avec
Cohn-Bendit pour ne pas ménager le président de ladite Commission, José Manuel Barroso. Mais, en élève attentif des explications qu’il nous a apportées précédemment, on a compris que de cette
dérégulation néolibérale est responsable l’ensemble des institutions européennes, des gouvernements européens et des multiples lobbys qui a fait de l’Union une machine redoutablement efficace
pour imposer l’ultralibéralisme à des peuples qui la combattent… Et voici pourquoi, cher Daniel Cohn-Bendit, ces peuples manifestent désaffection et défiance à l’égard de cette même
Union !
Lorsqu’on daigne les consulter, ils disent « non » : non à l’aggravation et à l’institutionnalisation de ces politiques ultralibérales. Quant à ceux qui feignent de ne
pas le comprendre, pour expliquer que ces peuples sont victimes de la démagogie souverainiste d’anti-européens viscéraux, ils ne sauraient répondre au problème posé.
Qu’est-ce qui sépare l’Europe rêvée de Cohn-Bendit - solidaire, écologiste, de justice et de paix - et l’Europe réelle des classes dirigeantes européennes - antisociale,
antidémocratique et impérialiste ? Tout simplement les antagonismes de classes et les affrontements politiques… Que l’auteur semble vouloir dissoudre dans une espèce d’eurobéatitude, séduisante
peut-être, mais trompeuse.
Un projet pour l’Europe, oui ! Mais un projet porté par les peuples, et répondant à leurs intérêts et aspirations. Donc s’opposant frontalement à cet autre projet qui est celui des classes
dirigeantes. Entre l’un et l’autre, nul ne saurait échapper à… faire le choix.
Gauche Unitaire 04.05.2009
Le NPA sort une brochure avec ses propositions pour une autre Europe !
Brochure NPA élections européennes.pdf
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L'UMP reste en tête des intentions de vote pour les élections européennes, selon un sondage Ipsos pour l'hebdomadaire Le Point, rendu public
lundi 4 mai.
NOUVELOBS.COM | 04.05.2009 |
- L'UMP recueille 27% des intentions de vote. Le score du parti majoritaire reste inchangé par rapport au sondage précédent effectué les 13 et 14 mars, selon l'enquête.
- Le PS 23%. Il recule lui d'un point (24% en mars).
- Le MoDem de François Bayrou progresse de 1%, avec 11% des intentions de vote.
- Les Verts-Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit progressent aussi d'un point (10%).
- Le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot cède 2 points avec 7% des intentions de vote,
- Les listes du Parti communiste et du Parti de gauche sont inchangées à 6%.
- Libertas, bannière sous laquelle sont réunis le MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous, est stable à 6%
- Le Front National recule de 0,5% à 5%.
- Lutte ouvrière, avec 2% des intentions de vote,
- Debout la République, avec 1%, sont inchangés.
- Les autres listes totalisent 2% des intentions de vote, contre 0,5% en mars.
Sondage réalisé par téléphone les 30 avril et 2 mai auprès d'un échantillon de 861 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française de 18 ans et plus. Dans
chacune des sept circonscriptions métropolitaines, les listes et les noms des têtes de liste déjà déclarés ont été proposés. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des
sondages.
Les résultats d'intention de vote ne sont pas une prévision du résultat électoral, rappelle l'Ipsos.
***************
Si les élections européennes avaient lieu dimanche prochain et si vous aviez le choix entre les listes suivantes dans votre région, quelle serait celle pour laquelle il y
aurait le plus de chances que vous votiez ?
Rappel Européennes 2004
% |
Rappel Présidentielle 2007 (1er tour)
% |
|
Votants potentiels, exprimés (1)
% |
Rappel 13-14 mars 2009 (2)
% |
| 2,6 |
1,3 |
Listes Lutte Ouvrière |
2 |
2 |
| 4,1 |
Listes du Nouveau Parti Anticapitaliste |
7 |
9 |
| 5,9 |
1,9 |
Listes Parti Communiste et Parti de Gauche |
6 |
6 |
| 28,9 |
25,9 |
Listes du Parti Socialiste |
23 |
24 |
| 7,4 |
2,9** |
Listes Les Verts - Europe Ecologie |
10 |
9 |
| 12* |
18,6 |
Listes du MoDem |
11 |
10 |
| 16,6 |
31,2 |
Listes UMP - Nouveau Centre |
27 |
27 |
| 8,4 |
3,4*** |
Listes MPF et CPNT |
6 |
6 |
| - |
- |
Listes Debout la République |
1 |
1 |
| 9,8 |
10,4 |
Listes du Front National |
5 |
5,5 |
| |
|
Autres listes (3) |
2 |
0,5 |
| |
|
|
100 |
100 |
(1) 19% des votants potentiels n'ont pas exprimé d'intention de vote.
(2) Enquête Ipsos Le Point.
(3) Notamment les listes Alliance Ecologiste Indépendante, Parti de la France, CNI, Alternative Libérale.
(*) Score obtenu par l'UDF.
(**) Somme des scores obtenus par Dominique Voynet et José Bové.
(***) Somme des scores obtenus par Philippe de Villiers et Frédéric Nihous.
Ipsos.fr
NPArguments :
pour une autre Europe !
Partout en Europe, les gouvernements s'attachent à nous faire payer leur crise. Une orientation de rupture avec les
politiques libérales est plus que jamais nécessaire.
La crise qui frappe aujourd'hui le cœur même de l'économie capitaliste n'a pas épargné l'Union européenne (UE). Du
Traité de Rome de 1957 jusqu'au minitraité européen de 2007 en passant par le Traité de Maastricht, tous les choix politiques ont favorisé la libre circulation des marchandises, des biens, des
services et des capitaux. Ils ont été imposés aux peuples par des institutions pour la plupart non élues, la seule soumise au suffrage universel, le Parlement européen, n’ayant quasiment pas de
pouvoir de décision. Leur Europe n'est pas la nôtre !
Cette Europe qu'ils nous imposent est au service des multinationales et de la finance. Les populations des Pays-Bas et
de la France, en 2005, puis de l’Irlande en 2008, ont rejeté ce projet de société, en votant majoritairement « non » au projet de traité constitutionnel. L’Union européenne a une
responsabilité majeure dans la dégradation des équilibres environnementaux. Par ses politiques antisociales et sa défense de la « concurrence non faussée », elle ajoute les inégalités
sociales aux inégalités environnementales. Le « capitalisme vert » ne modifiera pas le productivisme.
Une véritable Europe sociale ne pourra voir le jour que par une contre-offensive des travailleuses et des travailleurs
pour annuler toutes les lois et mesures de régression sociale imposées par le patronat et ses gouvernements dans tous les pays d'Europe. Pour les élections au Parlement européen, le 7 juin prochain,
le NPA mènera une campagne résolument internationaliste, en convergence avec des forces de la gauche anticapitaliste européenne, notamment au Portugal, dans l’Etat espagnol, en Pologne, en Irlande,
en Ecosse, etc. Le NPA présente des listes dans les sept circonscriptions de France, pour défendre un plan de mesures de rupture avec le capitalisme, basé sur le partage des richesses, sous le
contrôle de la population. Voici quelques-unes de ces mesures.
1) Une Europe de l’emploi
Les travailleurs n’ont aucune responsabilité dans la gestion et dans la faillite du système capitaliste.
Ils n’ont donc pas à en payer les conséquences, en perdant leur emploi ou en perdant du salaire en cas de chômage partiel. Les politiques de l'Union européenne encouragent la précarité (temps
partiels imposés, intérim, revenus et retraites amputés, recul de l’âge de la retraite,etc.). L’Europe que nous voulons exige des critères opposés à ceux du marché. A l’inverse de l’Union
européenne au service des multinationales et de la finance, elle unifiera par le haut les droits sociaux, les conditions de travail, les retraites et la législation sociale, pour l’ensemble des
travailleurs et travailleuses des pays européens. Nous revendiquons une diminution du temps de travail, vers les 30 heures pour tous et toutes, sans flexibilité ni annualisation, et avec création de
postes sous contrôle des salariés. Tous les contrats précaires doivent être convertis en emplois statutaires ou en CDI. Nous sommes pour une loi d’interdiction des licenciements, et pour le contrôle
des salariés et salariées sur les conditions d’emploi et d’embauche.
2) Une autre répartition des richesses en Europe
L’urgence, c’est l’augmentation de tous les salaires, retraites et minima sociaux, de 300 euros net par mois. C’est
aussi un plan de rattrapage des salaires des femmes. C’est possible en prenant les dix points du PIB qui sont passés de la poche des travailleurs à celle des capitalistes ces 25 dernières
années : en France, cela représente plus de 170 milliards d'euros par an. Contre la mise en concurrence des salariés, il faut rendre obligatoire un salaire minimum dans chaque pays européen, qui
serait l’équivalent, en termes de pouvoir d’achat, des 1500 euros net que nous revendiquons en France. Face à la crise, il ne faut pas moins, mais beaucoup plus de protection sociale ! L’Europe
que nous voulons garantirait des normes élevées de protection sociale et de services publics, fondées sur la socialisation des richesses produites (salaires sociaux ou collectifs) et une nouvelle
répartition entre les salaires et les profits, au détriment de ces derniers. Pour réaliser tout cela, il faut prendre sur les profits. Il faut que les salariés et la population contrôlent les comptes
des entreprises et les mouvements de capitaux, imposent la fermeture des paradis fiscaux et la taxation des profits. L'urgence économique exige que les populations contrôlent également les banques
centrales, en particulier la Banque centrale européenne.
3) Une Europe des services publics
Se loger, se chauffer, se nourrir, étudier, se soigner, se divertir, se déplacer: autant de droits élémentaires que les
services publics doivent garantir à toutes et à tous. Aujourd'hui, l'Union européenne et les gouvernements continuent la casse et la privatisation des services publics. Ce sont des marchés très
lucratifs pour les entreprises privées, qui n'hésitent pas à les démanteler, avec de lourdes répercussions sur nos vies quotidiennes. Le NPA revendique plus de services publics; des embauches et des
moyens massifs; l'arrêt des privatisations de la santé et de l'éducation; le développement des services de la petite enfance et des personnes âgées, des transports et de la culture; la création d'un
pôle public bancaire; la nationalisation des énergies. Les élections européennes doivent être l’occasion de faire converger les mouvements de défense des services publics, aujourd'hui nombreux, et
d'organiser la solidarité entre usagers et travailleurs.
4) Une Europe écologique
Les grandes firmes capitalistes ont une forte influence sur les décisions européennes, de sorte que
l’Europe actuelle est une énorme consommatrice d’énergie, produisant des déchets nucléaires et dégr
adant le climat. Or, le réchauffement global est, avec le nucléaire, l'une des plus grandes menaces pour
l'humanité. Le paquet climat-énergie de l’UE préconise des objectifs inférieurs aux recommandations des climatologues et vise surtout à délocaliser dans les pays du Sud la réduction des gaz à effet
de serre. L'Europe que nous voulons doit organiser une véritable révolution énergétique, une rupture avec les modes actuels de production, de consommation et de transport. Gratuites pour les usagers,
ces mesures devront être financées par une taxe sur les profits du secteur énergétique. Cela permettrait de créer plus de 800000 emplois dans la rénovation et les énergies renouvelables, et des
dizaines de milliers d’autres dans les transports en commun. La politique agricole commune au service des agrimanagers et des industriels a provoqué la dérégulation des marchés et la volatilité des
cours, concentré les productions, détruit les sols, pollué l'eau, accentué la dépendance aux énergies fossiles, contribué au réchauffement climatique. Les politiques européennes sur la pêche, en
s'alignant sur le modèle néolibéral, ont accentué la surexploitation des mers en autorisant toujours plus de pêche industrielle. Elles n'ont su protéger ni l'équilibre de la biosphère, ni les
pêcheurs face à la destruction de leur métier. En matière de politique agricole commune comme en matière de pêche, il faut radicalement changer de cap !
5) Pour les droits des femmes
La législation concernant l’avortement est très inégale en Europe. Il est toujours pénalisé en Irlande,
en Pologne et à Malte, et très limité en Italie et au Portugal. Nous exigeons le droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits dans toute l’Union européenne. Nous voulons une
loi-cadre européenne contre les violences faites aux femmes qui prenne en compte les violences dans la famille et le couple, au travail, dans les lieux publics, les violences lesbophobes, la
prostitution, une loi qui s’impose à tous les pays pour lutter contre les violences sexistes dans toutes leurs dimensions : prévention, sanction, accueil et accompagnement des victimes,
protection des victimes, garantie de leur revenu et de leur droit au séjour, accès au logement. Les inégalités de salaire entre hommes et femmes persistent : de 20 à 35% selon les pays. Nous
exigeons l'égalité salariale, avec un rattrapage des salaires des femmes, seul à même de résorber les inégalités.
6) Contre l’Europe forteresse, une Europe solidaire !
L'Europe actuelle est une véritable forteresse, où la situation des immigrés ne cesse de se compliquer. La politique de
l’Union européenne vise à une « gestion concertée des flux migratoires », c'est-à-dire pouvoir utiliser la main-d'œuvre étrangère du Sud au bon vouloir des besoins des capitalistes
européens. Les immigrés sont transformés en main-d’œuvre jetable, à utiliser en cas de besoin puis dont on se débarrasse, la fameuse « immigration choisie ». En juin dernier, le Parlement
européen votait la « directive de la honte », qui permet de porter la durée de rétention pour les sans-papiers à dix-huit mois. Nous ne voulons pas de cette Europe. Au contraire, nous
voulons une Europe ouverte à toutes et à tous, antiraciste, multiculturelle, et nous demandons la suppression de toutes les lois racistes et discriminatoires, une Europe de l’égalité des droits. Cela
passe notamment par la régularisation de tous les sans-papiers, l’arrêt des rafles et la fermeture des centres de rétention, la liberté de circuler et la fin du contrôle de l'immigration, le droit de
vote pour tous les immigrés à toutes les élections.
Marie-Georges Buffet :
«Nos portes restent ouvertes»
Pour les élections européennes du 7 juin prochain, le Parti communiste français s'est allié au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. La secrétaire nationale, Marie-George Buffet,
revient sur leur projet.
Le Parti communiste a constitué, avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, un «front de gauche» en vue des élections européennes. Pourquoi avez-vous échoué à rassembler plus largement
la gauche de la gauche?
Il est faux de dire cela. En plus du Parti communiste et du Parti de gauche, nous rassemblons également la «gauche unitaire», c'est-à-dire toute une série d'hommes et de femmes qui étaient à la LCR
ou au NPA et qui n'ont pas souhaité suivre la décision du NPA de refuser l'union de ceux et celles qui veulent changer l'Europe. Nous avons aussi été rejoints par des hommes et des femmes du MRC qui
n'ont pas accepté que cette formation n'adhère pas à notre démarche alors que nous avions porté ensemble le non au projet du Traité constitutionnel et qui ont constitué un groupe qui s'appelle
«République et socialisme». Je regrette que cela ne soit pas plus large, mais les portes sont toujours ouvertes. Nous sommes la seule liste qui porte cette aspiration à l'unité de la gauche.
Les sondages vous placent derrière le NPA d'Olivier Besancenot. Cela vous inquiète-t-il?
Le dernier sondage publié nous crédite de 5,5% des intentions de vote. Cela tient au peu de visibilité médiatique que nous avons eu jusqu'ici. Mais la campagne commence. Beaucoup de gens viennent à
notre rencontre dans toutes les circonscriptions. Ils débattent et veulent comprendre pourquoi il est important de voter le 7juin. Ils constatent que notre démarche est intimement liée avec le
mouvement social, avec les luttes pour la défense des services publics, avec les luttes pour l'emploi et pour les salaires et qui sont ainsi liés aux choix qui vont s'imposer demain au niveau de
l'Union européenne.
Les socialistes lorgnent de plus en plus ouvertement vers le MoDem. S'ils devaient faire alliance avec François Bayrou, cela interdirait-il à vos yeux la reconstitution de la gauche
plurielle?
En France, comme au Parlement européen, le MoDem vote en faveur de tous les textes de la droite. Si le Parti socialiste faisait ce choix, cela ne répondrait pas aux exigences populaires
d'aujourd'hui. Nous ne pourrions adhérer à une telle alliance. Le 28mai, je défendrai à l'Assemblée nationale une proposition de loi qui prévoit des mesures urgentes en faveur du pouvoir d'achat et
de l'emploi. Elle vise à interdire les licenciements dans les entreprises qui distribuent des dividendes et vise à instaurer un smic à 1.600euros. J'appelle tous les députés de gauche à voter ce
texte. La gauche doit avoir le courage d'affronter les logiques libérales, la loi des actionnaires et défendre les salariés. C'est seulement sur cette base-là que la gauche doit se rassembler. Il ne
faut pas chercher une majorité qui serait fondée sur des accords avec une partie de la droite.
Ne pensez-vous pas que la crise actuelle appelle, au contraire, davantage d'unité nationale?
La crise provient du fait que, depuis des décennies, les richesses créées par le travail ont été se perdre dans des jeux spéculatifs au lieu d'aller à la recherche, à la production, aux salaires, à
la qualification, à la formation, à la santé et aux grands équipements. Il ne faut surtout pas continuer dans la même voie. C'est pourquoi l'unité qui porte une solution pour sortir de la crise,
c'est celle des salariés.
Le Télégramme
30.04.2009
EUROPE
ÉCOLOGIE :
Les Verts passent au ni droite ni gauche !

Avec des listes dirigées par Daniel COHN-BENDIT, libéral décomplexé, et José BOVE, antilibéral farouche, mais aussi Eva JOLY, dont les prises de position écologistes ne
sont guères connues, et Yannick JADOT, ancien dirigeant de Greenpeace peu porté sur les questions sociales, on peut légitimement se demander ce qui unit Europe-Ecologie.
En les écoutant, on comprend que les Verts en reviennent à leurs vieux démons d'une alliance transparti qui aurait pour fondement de préserver l'environnement. Leurs récentes prises de position
sur les mobilisations sociales des mois de janvier et mars, sur le rapport Balladur et sur le G20 montrent que la direction des Verts assume ce dépassement du clivage gauche droite, et l'affirme
comme marque de fabrique.
Le programme d'Europe-Ecologie s'en ressent, qui mêle propositions libérales visant au développement d'un nouveau capitalisme vert, et propositions plus à gauche, mais impossibles à mettre en
œuvre dans le cadre du Traité de Lisbonne que les Verts continuent de soutenir et promouvoir.
Bien sûr, beaucoup de militants verts sont aujourd'hui dans une totale incompréhension de ce que fait leur direction. Notre tâche dans cette campagne sera donc de montrer que l'écologie n'est pas
soluble dans l'Europe de Lisbonne et qu'une planification écologique en Europe sera plus sûrement le moyen de régler les désastres en cours. Donc qu'il vaut mieux voter pour le Front de gauche si
l'on veut sauver la planète...
1- Extraits choisis du livre de Daniel COHN BENDIT, «Une envie de politique», publié en 1998 pour les Européennes de 1999.
Extraits publiés par le journal La Décroissance de février 2009.
Publié en 1998, ce livre d'entretiens servira de profession de foi pour Daniel Cohn Bendit lors de sa campagne pour les élections européennes de 1999. C'est en fait son cri de ralliement à
l'économie capitaliste. « Je suis pour le capitalisme et l'économie de marché », confesse-t-il. La société est à ses yeux « inévitablement de marché ». Il
ajoutera dans une interview dans Libération le 6 janvier 1999 : « Je suis persuadé que si on dit non à l'économie planifiée socialiste, on dit oui à l'économie de marché. Il n'y a rien
entre les deux ».
Ce crédo économique se décline dans tous les domaines. Daniel Cohn Bendit défend la course au moins-disant social : « si Renault peut produire moins cher en Espagne, ce n'est pas
scandaleux que Renault choisisse de créer des emplois plutôt en Espagne, où, ne l'oublions pas, il y a plus de 20% de chômage ». Sur la culture, il défend la vision selon laquelle
« l'artiste doit trouver lui-même son propre marché », sans subvention. Face au SMIC jeunes, il avoue qu'il n'est pas contre « si en échange d'un salaire réduit pendant 3
ou 4 ans, on leur donne la garantie d'accéder ensuite à un emploi ordinaire ». Il se déclare également pour l'autonomie des établissements scolaires, pour qu'ils fassent sans l'Etat leurs
propres choix de professeurs et d'enseignements. Il n'est d'ailleurs pas opposé à l'appel aux fonds privés pour ces établissements afin de créer de « véritables joint-ventures avec les
entreprises », en ajoutant que « naturellement, l'industrie participerait aussi à la définition des contenus de l'enseignement contrairement à ce que nous disions en
1968 ».
Dans cette logique, il reprend évidemment à son compte la litanie libérale sur la dépense publique : « Je suis très ferme sur le déficit public. Par principe, tout écologiste
conséquent doit être pour une limitation des dépenses publiques ». Quant aux services publics, il affirme dès 1998 qu'ils doivent être ouverts à la concurrence : « des
services comme le téléphone, la Poste, l'électricité n'ont pas de raison de rester dans les mains de l'Etat ». Et il insiste : « il n'y a pas de raison qu'il
existe un service public de la télévision ».
Enfin, il se déclare pour le travail le dimanche. « Il faut admettre que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail du week-end », et il
ajoute : « j'ai toujours été hostile aux horaires obligatoires d'ouverture des magasins (...). Tout le monde est scandalisé par le travail le dimanche, mais un Français serait aussi
scandalisé de ne pouvoir faire son marché ou acheter son pain le dimanche. » Pour se donner bonne conscience, il justifie ainsi cette proposition : « Les parents ont besoin
d'être avec leurs enfants (...). Mais bien des jeunes, qui n'ont pas de contraintes ou besoins familiaux, sont prêts à travailler les vendredi-samedi-dimanche pour être libres à un autre
moment, voire à travailler sept jours d'affilée s'ils ont ensuite une semaine de congés pour aller faire de la marche, de l'escalade ou toute autre chose dont ils ont envie. »
2- Récentes prises de position de la direction des Verts
On pourrait penser que les Verts auraient du mal à assumer un leader aussi libéral. Il n'en est rien. La direction des Verts se désolidarise toujours plus avec le camp de la gauche, au nom d'un
« réformisme assumé ». Dès lors, c'est plutôt José Bové qui fait figure de singularité dans ce rassemblement.
Trois prises de position récentes en témoignent.
A/ refus de signer l'appel commun aux mobilisations des 29 janvier et 19 mars
La direction des Verts a refusé de signer avec l'ensemble des partis de gauche, du PS à l'extrême-gauche, les deux communiqués de soutien à la mobilisation sociale organisée par le front
syndical aux mois de janvier et mars.
B/ soutien officiel au rapport Balladur
Edouard Balladur a été reçu au siège des Verts par Cécile DUFLOT, porte parole nationale, qui s'est fait dédicacer le rapport. La rencontre s'est conclue par un communiqué de soutien des Verts,
rappelant qu'ils soutiennent la plupart des propositions de la commission et sont prêts à engager le vote de leurs 9 parlementaires pour le faire passer. Cécile Duflot a ainsi déclaré : « On lui
a rappelé qu'on avait neuf parlementaires, il était content car il sait que, dans ces réformes, chaque voix compte ». Les Verts sont même prêts à rencontrer le président et le Premier ministre
sur la question. « On peut, comme pour Balladur, inviter Nicolas Sarkozy à notre siège », ont-ils ainsi proposé. « Cela ne veut pas dire évidemment qu'on est dans le camp de l'UMP et de
Nicolas Sarkozy », a précisé François de Rugy, député de Loire-Atlantique, « cela veut juste dire qu'on est du côté des réformateurs ».
C/ Félicitations après le G20
« Le G20 a pris des engagements importants visant à renforcer la régulation financière, à la fois dans chacun des Etats et au plan mondial, allant jusqu'à la surveillance des fonds
spéculatifs et l'appel à en finir avec le secret bancaire ». Tel était le communiqué de presse des Verts. Même Corinne Lepage (Cap 21) dans l'émission « Parlons net » sur France Info, a été
plus radicale dans sa critique.
Ces trois positionnements sont dictés par la volonté d'être "constructifs" et de sortir du clivage gauche-droite. A ce rythme, JL Benhamias, passé des Verts au Modem (et tête de liste Modem dans
le Sud-Est) va pouvoir réintégrer son ancien parti et aurait légitimement pu être tête de liste pour Europe écologie !
3- Analyse du programme d'Europe écologie - entre libéralisme vert et contradictions insurmontables
Ce positionnement ni droite ni gauche se retrouve dans le programme d'Europe écologie, qui ne rejette pas l'Europe actuelle de Lisbonne, et propose un libéralisme peint en vert.
A/ Europe écologie n'est pas une liste pour le changement d'Europe.
Europe écologie ne remet pas en question le processus de validation forcée du Traité de Lisbonne (Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne - TFUE). Selon eux, la promesse d'un changement
plus radical des orientations de l'Union européenne serait un renoncement à la construction démocratique du droit ! Ainsi, ils proposent une Assemblée Constituante Européenne uniquement pour
régler le fonctionnement institutionnel de l'Union européenne, sans remettre en cause les orientations des traités existants.
B/ Un libéralisme « vert »
Europe écologie se garde bien de dénoncer le libéralisme de l'Union européenne. Ainsi, il propose un moratoire sur les libéralisations, en demandant un bilan de celles passées, mais il ne propose
pas de les remettre en cause. Et lorsqu'il parle, parfois, des « services publics », l'expression est utilisée comme un simple synonyme de la notion de « services d'intérêt
général », qui signifie un service minimum pour les plus pauvres, et non un service public à la française.
De même, il propose certaines mesures qui ne déplairaient pas aux libéraux européens... mais s'avèreront totalement inefficaces d'un point de vue écologique et social.
Ainsi par exemple, Europe Ecologie propose un « Bruxelles de l'emploi » pour reconvertir l'industrie européenne, en particulier
automobile, en envisageant sa conversion écologique et l'accompagnement social de la contraction du secteur. Problème, il propose pour cela la forme contractuelle avec un « contrat européen de
conversion écologique de l'industrie automobile », qui fait donc reposer complètement l'objectif sur le bon vouloir des entreprises du secteur ! On peut donc faire confiance aux
constructeurs automobiles européens pour refuser une telle proposition... qui fera partie des innombrables vœux pieux de cette campagne européenne.
De même, Europe écologie veut nous faire croire qu'on pourrait « aller vers un futur 100% énergies renouvelables », sans remettre en
cause la libéralisation du marché de l'énergie ni le marché des droits d'émission de gaz à effet de serre, qui a pourtant largement démontré son inefficacité depuis sa mise en œuvre en 2005 ! Leur
seule mesure volontariste réside dans la mise en œuvre d'une taxe européenne climat/énergie visant à renchérir uniformément le prix de l'énergie d'origine fossile ou non renouvelable. Une telle taxe
aurait non seulement des conséquences sociales fortes en renchérissant le prix de l'énergie, mais son efficacité sur la baisse des consommations n'est absolument pas démontrée aujourd'hui.
Pour atteindre l'objectif proposé, il faudrait sortir du nucléaire, arrêter la course à l'exploitation pétrolière, investir massivement dans les énergies renouvelables et réduire massivement les
consommations d'énergie... Ce n'est pas en faisant confiance au libre marché et à ses opérateurs, Total, AREVA et EDF, qu'on y arrivera ! La seule manière de viser cet objectif, c'est de le
planifier en constituant un pôle public européen de l'énergie, comme le propose le Front de gauche, et pour cela, de remettre en cause la ratification du Traité de Lisbonne qui l'interdit.
C/ Et des contradictions insurmontables
Fruit d'un compromis avec la gauche des Verts ( ?), certaines mesures d'Europe écologie sont en revanche très intéressantes. Problème : elles ne pourront pas se faire dans le cadre du
Traité de Lisbonne qu'Europe écologie défend !
Ainsi :
- La proposition de taxe sur les transactions financières de type Tobin est interdite par l'article 63-1 du TFUE : « Dans le cadre des
dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. »
- La défense du droit à la souveraineté alimentaire avec, si nécessaire, des barrières douanières, ainsi que leur proposition de relocalisation de l'activité agricole entrent en contradiction avec l'article 188 B du TFUE : « L'Union contribue à la suppression progressive des
restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »
- La proposition de réorienter la PAC dans un sens non
productiviste nécessiterait d'abroger ou modifier l'article 39 duTFUE : « La politique agricole commune a pour but d'accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès
technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu'un emploi optimal des facteurs de production, notamment de la main-d'œuvre ; »
- La proposition d'un revenu minimum d'existence et d'un revenu maximum, dont les montants seraient calculés dans chaque Etat membre en fonction du
revenu médian ou moyen, se heurte au principe posé par l'article 153 du TFUE qui exclut « toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des États membres » en la
matière.
- La possibilité de donner des instructions à la BCE pour favoriser le financement de politiques est exclue par l'article 130 du TFUE : « ni
la Banquecentrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions,
organes ou organismes de l'Union, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. »
Une liste
antisémite
aux
européennes ?
Le 21 mars Dieudonné a annoncé son intention de présenter une liste aux élections européennes.
Sous convert "d'antisionisme" il s'agit en réalité d'une liste (si elle voit le jour...) antisémite qui associerait les juifs au pouvoir politique, économique, médiatique...
Parmi les colistiers potentiels pourraient figurer : Alain Soral tranfuge du PCF et ex-membre du comité central du FN président de l'association Egalité et Réconciliation,
Ahmed Moualek animateur du site Labanlieuesexprime, le séparatiste Kémi Séba, Yahia Gouasmi président du centre Zahra et de la
Fédération des chiites de France et qui a lancé la Parti anti-sioniste de France, Ginette Skandrani ex-militante des Verts exclue de cette formation pour ses collaborations à un
site négationniste, Thierry Meyssan du Réseau Voltaire auteur d'un livre remettant en cause la version officielle du 11-Sptembre, et des sectaires de Neturei Karta...
Il ne manquerait plus à cet bel aéropage que le négationniste Robert Faurisson que Dieudonné avait reçu récemment à son théâtre de la Main d'Or...
Il semblerait que Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Capochichi, fondateur du groupuscule ultraradical Tribu Ka désormais dissous, et président du Mouvement des
damnés de l'Impérialisme ait repoussé cette invitation.
Kémi Séba a été condamné le 2 avril, par la cour d'appel de Paris à 8 mois de prison avec sursis pour provocation à la haine raciale...
Marc George, secrétaire général d'Egalité et Réconciliation (E&R), a annoncé lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le 24 avril , que la liste
Dieudonné sera bien présente aux prochaines élections européennes, car ils sont parvenus à réunir les fonds nécessaires pour le financement des documents officiels.
Cette liste sera soutenue par E&R ainsi que par le Parti anti-sioniste.
Ras L'Front Rouen
Elections européennes :
le choix des Alternatifs
Après une large consultation de ses adhérent-e-s, les Alternatifs ont décidé de ne participer à aucune liste aux élections européennes en raison de l’impossibilité de réaliser un large
rassemblement unitaire de la gauche de gauche et de l’écologie radicale.
Ce choix est intervenu après plusieurs semaines de rencontres avec les partenaires possibles de notre mouvement, le NPA d’une part et le Front de Gauche ( PCF et PG) d’autre part qui ont manifesté
des convergences importantes en terme de réponses aux exigences sociales, écologiques et démocratiques et de propositions pour une alternative politique au niveau européen. Ceci ne peut que renforcer
notre regret qu’une telle unité large n’ait pas pu se réaliser.
En effet seul un tel rassemblement unitaire aurait été en mesure de renouveler l’expérience de 2005 où de larges masses de citoyennes et de citoyens s’étaient emparées de la question de la
construction européenne et avaient permis la lutte victorieuse contre le projet de Traité Constitutionnel Européen symbole de l’Europe telle qu’elle se construit actuellement. Celle signée, sans que
les peuples aient été consultés, à Lisbonne, et approuvée, quelles que soient les nuances entre eux, par les gouvernements européens et mise en œuvre par la Commission , celle que mène au Parlement
européen depuis le traité de Rome en 1957 les majorités successives basées sur des compromis entre la droite et la sociale-démocratie. En un mot, même si la crise actuelle désavoue les politiques
économiques libérales, une politique européenne menée, pour l’essentiel, en faveur d’un « libre marché sans entrave à la concurrence ».
C’est pourquoi lors du vote du 7 juin notre choix en faveur d’une autre construction européenne, sera de battre la droite et toutes les listes qui
approuvent le traité de Lisbonne et se portera indistinctement sur les listes présentées par le NPA ou par le Front de gauche.
Communiqué des Alternatifs 28.04.2009
Raoul Jennar et O. Besancenot
10 questions pour changer d'Europe :
les réponses de Raoul Jennar (NPA)
Utopia a soumis sa liste de questions sur le devenir de l'Europe à plusieurs responsables politiques. Aujourd'hui, Raoul
Jennar, candidat tête de liste du NPA dans la circonscription du sud-est.
Politiques d'harmonisation fiscale et sociale
1/ Comment éviter le dumping fiscal au sein de l’Union Européenne ?
Il faut revoir les traités en vigueur et abroger la jurisprudence de la Cour de Justice. Il faut notamment revoir les dispositions apportées par l’Acte unique
européen voulu par Jacques Delors qui permettent de déroger à l’harmonisation. Une telle révision doit s’accompagner des mesures mettant fin à la concurrence de tous contre tous. Une harmonisation
fiscale s’impose.
2/ Quelles sont les lois sociales qui doivent s’imposer aux citoyens européens ? Celles de leur pays d’origine ou celles de leur pays d’accueil
?
Nous sommes partisans, au NPA, après restauration du droit du travail actuellement en cours de démantèlement, d’une harmonisation par le haut élargissant à
l’ensemble des pays les dispositions qui représentent le mieux disant social. Une fois de plus, cela implique une remise en cause des traités existants et de la jurisprudence de la Cour de Justice.
On ne peut parler d’Europe sociale et conserver les traités actuels. Moins encore soutenir le traité de Lisbonne qui empêche toute Europe sociale.
3/ Quelle doit être la position de l’Union Européenne concernant la durée légale de travail ?
Nous défendons le partage du temps de travail et donc sa réduction à 35H dans un premier temps, à 30H par la suite. Nous voulons la retraite à 60 ans partout et un salaire minimum
européen qui soit l’équivalent en termes de pouvoir d’achat des 1500 euros nets réclamés en France.
Politiques énergétiques et agricoles
4/ Quelle nouvelle politique agricole européenne ?
Le NPA veut mettre fin à une PAC qui s’est traduite par un plan social qui a frappé des centaines de milliers d’emplois, qui a provoqué une dégradation massive de
l’environnement et des équilibres écologiques et qui a provoqué des catastrophes sanitaires sans même réaliser l’objectif d’autonomie alimentaire. Nous voulons remplacer l’agro-business par une
agriculture extensive, de proximité, sans pesticide et sans OGM, qui nourrisse ceux qui en vivent, qui nourrisse sainement la population et qui soit respectueuse de l’environnement. 100% bio est un
objectif qui réalise le droit fondamental de toutes et de tous à une alimentation saine.
5/ Quelle doit être la position de l’Europe face aux OGM ?
Les OGM découlent du droit des brevets créé par l’Organisation Mondiale du Commerce afin d’assurer la captation de la chaîne alimentaire par l’agro-business. Le NPA
demande la suppression des OGM et remet en cause le brevetage du vivant et la biopiraterie permis par le droit des brevets et la législation européenne.
6/ Quelle politique énergétique en Europe ?
Nous voulons la sortie du nucléaire et des investissements massifs dans les économies d’énergie, dans les énergies alternatives, dans les transports ferroviaires et
fluviaux. Nous voulons la mise en place d’une empreinte écologique et sociale pour toute production.
Institutions et démocratie
7/ Quelle méthode pour parvenir à une modification des institutions européennes qui reçoive l’adhésion des Européens ?
Les peuples n’ont jamais eu la parole sur le principe de l’intégration européenne avec transferts de souveraineté. Ils n’ont jamais eu à se prononcer sur les
modalités et les finalités de l’intégration européenne. Nous demandons que le principe de l’adhésion de chaque peuple à une entité politique européenne fasse l’objet d’un référendum. Nous demandons
que les peuples qui ont répondu affirmativement à l’adhésion à une telle entité élisent une assemblée constituante qui proclamera les droits individuels et collectifs et définira des institutions
répondant aux critères de base de la démocratie : séparation des pouvoirs, exécutif responsable devant une assemblée élue à la proportionnelle au suffrage universel, parlement détenteur du pouvoir de
proposer les textes légaux, de voter recettes et dépenses et d’exercer un contrôle poussé du pouvoir exécutif. Les attributions de cette entité politique seront limitées à ce qui peut mieux
s’accomplir au niveau européen. Les pouvoirs respectifs des Etats, des Régions et des communes ne pourront être affectés par des décisions européennes.
8/ Quelles institutions pour l’Europe ?
Voir question précédente. C’est à l’assemblée constituante d’en décider pourvu que ces institutions s’inscrivent dans le cadre démocratique décrit ci-dessus
9/ Quelle doit être la place de la laïcité dans l’Union Européenne ?
Le NPA défend la laïcité, une laïcité qui rassemble et non une laïcité qui exclut. La laïcité ne peut en aucun cas servir de paravent à l’arabophobie. La laïcité
doit être reconnue partout en Europe. Le droit à la contraception et à l’avortement doit être reconnu dans chaque pays de l’Union européenne. Ce ne sont pas les églises, quelles qu’elles soient, qui
décident des législations.
Stratégie de la gauche pour construire une autre Europe
10/ Quelle stratégie de la part de la Gauche pour construire une autre Europe ?
Quelle gauche ? Celle qui, juste avant la crise, au nom de la « modernité » reconnaissait le capitalisme comme l’horizon indépassable de l’humanité ? Celle qui a
soutenu l’Acte unique européen, Maastricht, le TCE et le traité de Lisbonne ? Celle qui est en première ligne au Parlement européen pour faire avancer le principe d’un marché commun euro-américain et
qui défend l’adhésion de l’UE à l'OTAN ? Bref, celle du PSE ?
Le NPA n'a rien à voir avec cette gauche-là qui n'est plus à gauche.
Le NPA veut construire une fédération européenne de partis anticapitalistes et antiproductivistes décidés à réaliser ensemble une Union socialiste des peuples d'Europe en lieu et place de l'UE selon
les modalités indiquées dans la réponse 7.
Il entretient à cette fin des contacts avec une douzaine de formations politiques qui partagent ce même objectif.
Le NPA n’a rien à voir avec cette gauche-là qui n’est plus à gauche.
Le NPA veut construire une fédération européenne de partis anticapitalistes et antiproductivistes décidés à réaliser ensemble une Union socialiste des peuples
d’Europe selon les modalités indiquées en réponse 7.
Il entretient à cette fin des contacts avec une douzaine de formations politiques qui partagent ce même objectif.
Raoul JENNAR
Candidat tête de liste du NPA dans la circonscription du sud-est
Sur Mediapart
ELECTIONS EUROPEENNES
L'UMP en tête dans les sondages
NOUVELOBS.COM | 28.04.2009 |
L'UMP arrive en tête des intentions de vote pour les élections européennes avec 26,5% des intentions de vote,
devançant ainsi le Parti socialiste (PS) de quatre points, selon un sondage IFOP pour L'Humanité rendu public lundi 27 avril.
Le parti de droite progresse d'un demi-point par rapport à février dernier et de 4,5 points par rapport à novembre, selon cette enquête d'opinion. Le PS crédité de 22,5% des intentions de vote,
observe un taux quasi-stable (0,5 point de moins qu'il y a deux mois et 0,5 de plus qu'en novembre).
Les autres listes soumises aux personnes interrogées évoluent assez peu: 14% (-0,5 point) pour le MoDem de François Bayrou, 7,5% des intentions de votes pour Europe
Ecologie de Daniel Cohn-Bendit et le FN qui progressent respectivement de 0,5 et 1,5%.
Le NPA semble s'éroder
Au sein de la gauche du non, Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot s'érode et accuse une baisse de 2 points par rapport à février, récoltant 7% d'intentions de
votes. En revanche le Front de gauche (PCF et Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) affiche 5,5 points, soit une hausse de 1,5%.
Libertas, bannière sous laquelle sont réunis le MPF de Philippe de Villiers et CPNT de Frédéric Nihous, reste stable à 5%, tout comme Lutte ouvrière (LO) qui totalise à 3%.
- Sondage réalisé par l'IFOP pour L'Humanité, par téléphone du 23 au 24 avril auprès d'un échantillon de 853 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population
française de 18 ans et plus. (Avec AP)
Résultats détaillés - 24 Avril 2009
Les intentions de vote aux élections eur
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Les faiblesses du « Front de gauche »
Dans les jours qui viennent, les sections du PCF doivent s’exprimer, par un vote, sur la composition des listes du « Front de gauche » pour les élections européennes de juin prochain.
La Riposte ne s’oppose pas, par principe, aux alliances électorales entre le PCF et d’autres partis de gauche. L’union fait la force. Cependant, le programme que défend le PCF, dans cette
campagne, n’offre aucune solution au véritable désastre économique et social que le capitalisme inflige à la masse de la population.
La situation actuelle, en France, place le PCF devant d’énormes responsabilités. Les 29 janvier et 19 mars, plusieurs millions de travailleurs ont manifesté contre le capitalisme et le
gouvernement de droite. La production industrielle connaît un véritable effondrement. Elle est en baisse constante depuis le mois de juillet 2008. Le chômage monte en flèche. Pour le seul mois de
janvier 2009, les statistiques officielles font état 90 000 chômeurs de plus. La réalité est sans doute encore plus grave. Cela signifie que, sur l’année 2009, le nombre de sans emploi augmentera au
moins de 500 000 – et sans doute bien plus. Cette crise est la conséquence d’un système où le contrôle des banques, de l’industrie et de la grande distribution est entre les mains d’un nombre
restreint de capitalistes. Pour défendre leurs profits, ces capitalistes mettent des centaines de milliers de salariés au chômage, démantèlent l’industrie, détruisent les services publics et
s’efforcent, avec l’aide du gouvernement, de supprimer toutes les conquêtes sociales du passé, tranche par tranche. La même situation existe dans tous les pays de l’Union Européenne, sans exception
aucune.
Pour notre parti, les élections européennes sont l’occasion d’expliquer aux travailleurs et à la jeunesse la nécessité de mettre fin à la dictature du capital, de les mobiliser autour d’un
programme pour l’expropriation des capitalistes. Ceci constitue le seul moyen de mettre un terme définitif au chômage de masse, à la misère, à la précarité et aux innombrables injustices qui
caractérisent la société capitaliste. Tous ces fléaux existaient avant la récession. Mais ils connaissent actuellement une aggravation extrême.
Depuis de nombreuses années, La Riposte – l’aile marxiste du PCF – insiste sur la nécessité impérative de placer ce programme communiste au cœur de la propagande du parti. Le
rôle principal du parti, son devoir suprême, c’est de s’efforcer de convaincre les travailleurs du bien-fondé des idées et du programme du communisme. Il faut lier la lutte pour les salaires, pour
l’emploi, contre les fermetures et les délocalisations, pour la défense des services publics, contre le racisme, etc., à la nécessité de nationaliser les banques et les entreprises capitalistes, et
de les placer sous le contrôle et la gestion démocratique des travailleurs.
Malheureusement, sous le drapeau du « Front de gauche », les militants du parti sont appelés à faire campagne sur la base d’un programme extrêmement limité. Ce programme ne contient
aucune mesure susceptible de réduire l’emprise des capitalistes sur l’économie, et donc sur la société toute entière. Les propositions principales qu’il présente seraient complètement
inefficaces.
Le « crédit sélectif », par exemple, n’est pas une revendication juste, d’un point de vue communiste. Selon cette proposition, les capitalistes qui, dans leur recherche de profit, font
des investissements ou embauchent du personnel, devraient être récompensés par la prise en charge partielle ou totale, par les contribuables, des intérêts sur leurs emprunts. Qu’y a-t-il de
progressiste, dans cette revendication ? Les travailleurs doivent payer des intérêts sur leurs crédits bancaires. Pourquoi les capitalistes en seraient dispensés ? Est-il juste que les
travailleurs, comme contribuables, paient non seulement les intérêts de leurs propres emprunts, mais aussi ceux des capitalistes ? Non seulement cette mesure n’a rien de progressiste, mais elle
n’aurait absolument aucun effet positif sur le plan économique. Les suppressions d’emplois, les délocalisations, les fermetures, la baisse de la production et de l’investissement ne sont pas un
problème de trésorerie. Les capitalistes ne manquent pas d’argent. C’est un problème de surproduction, un problème de marchés, doublé d’une expansion colossale du crédit, c’est-à-dire de
l’endettement. Par l’expansion du crédit, les capitalistes ont cherché à reporter à « plus tard » la crise de surproduction. La demande a été artificiellement et temporairement
augmentée. Mais les crédits doivent être remboursés, et à un certain stade, la surproduction – par rapport à la demande – intervient inévitablement. Ce « certain stade », que La
Riposte avait prévu et expliqué à l’avance, dans ses publications, nous y sommes. Ainsi, même si l’on admettait que, dans tel ou tel cas précis, le fait d’exonérer les capitalistes de telle ou
telle dépense – aux frais de la collectivité – pourrait avoir un effet bénéfique pour l’entreprise en question, ceci ne pourrait se faire qu’au détriment de ses concurrents. On sauverait –
supposons-le – des emplois dans une entreprise, mais on en détruirait dans une autre. Tel est le fonctionnement du capitalisme.
Prenons une autre des mesures prônées par le « Front de Gauche ». Jean-Luc Mélenchon exige la mise en place d’un « bouclier douanier sélectif ». Autrement dit, il faudrait
bloquer les importations de biens et de services dans certains secteurs, de façon à protéger les marchés et les profits des capitalistes de ces secteurs. L’idée, c’est que l’augmentation de leurs
profits rendrait ces capitalistes moins enclins à supprimer des emplois ou à délocaliser. Or, premièrement, ce n’est pas parce qu’on protège ainsi les profits d’un capitaliste qu’il ne cherchera pas
à les augmenter encore et toujours plus au détriment de l’emploi et des conditions de travail. Même « protégé », un marché est bien plus rentable avec des emplois précaires et mal payés. La
rapacité des capitalistes est sans limites.
Mais ce n’est pas le seul problème que pose la proposition protectionniste de Mélenchon. « Sélectives » ou pas, des mesures prises contre un pays étranger appelleraient immédiatement des
mesures de rétorsion. Par exemple, la Chine est l’un des pays qui conquiert beaucoup de parts de marché, en France, et ce malgré les mesures protectionnistes au niveau européen. Un renforcement de
ces mesures protectionnistes inciterait la Chine à faire de même. L’industrie française se verrait privée de marchés en Chine, et perdrait bien plus qu’elle ne gagnerait, dans une guerre commerciale
de ce type. En plus de cette considération, il y a le rôle de la Chine dans le financement de l’Etat français. Le déficit abyssal des finances publiques françaises est largement comblé par des
emprunts levés en Chine. Pour faire annuler toute mesure qui gênerait sérieusement les exportations de la Chine, il suffirait que celle-ci ferme le robinet financier qui alimente les caisses de
l’Etat et des banques françaises. En quelques jours, l’affaire serait réglée. De manière générale, la mise en place de barrières douanières aurait pour effet de restreindre le volume des échanges
commerciaux à l’échelle internationale. Loin d’atténuer la récession économique, elle l’aggraverait encore plus – au détriment des salariés.
Par ailleurs, l’idée de sauvegarder des emplois, en France, en imposant le chômage aux travailleurs des autres pays, est en complète contradiction avec les idées communistes et internationalistes
que nous défendons. Cette revendication favorise des réflexes nationalistes. Elle détourne le regard des travailleurs vers la « concurrence étrangère », plutôt que de le fixer sur le rôle
pernicieux des capitalistes français. Comme le disait Karl Liebknecht : « l’ennemi principal est chez nous ! »
Lors du meeting du 8 mars dernier, au Zénith, Marie-George Buffet a proposé de « nationaliser toutes les banques qui ont failli ». On pourrait être tenté d’y voir un progrès par rapport
à la position généralement défendue par la direction du parti, qui n’est pas favorable à la nationalisation des banques. Mais pourquoi ne nationaliser que les banques en faillite ? En substance,
cette politique recoupe celle de nombreux gouvernements européens – et celle de l’administration américaine, sous Bush comme sous Obama – qui consiste à privatiser les profits et nationaliser les
pertes. La « nationalisation » d’une banque en faillite signifie tout simplement que les contribuables paient la note des orgies spéculatives des banquiers capitalistes.
Nous le voyons bien : ce « Front de Gauche » repose essentiellement sur des bases programmatiques inefficaces et inacceptables, d’un point de vue communiste. Le véritable ciment de
l’alliance avec Mélenchon n’est pas un programme « véritablement anti-capitaliste ». Il n’y a aucune mesure, dans ce programme, qui entame sérieusement le pouvoir des capitalistes. Cette
modération ne permettra pas au « Front de gauche » de se distinguer nettement du Parti Socialiste – et renforcera, en même temps, la base électorale du NPA.
Le rapprochement du PCF avec Mélenchon s’explique avant tout par l’ambition personnelle de ce dernier – laquelle constitue, à vrai dire, la principale raison d’être du minuscule Parti de
Gauche (PG) ! L’écrasante majorité des sections locales du PCF auront bien du mal à travailler avec les structures locales du PG, pour une raison simple : ces structures n’existent que sur
une toute petite partie du territoire national. Dans la plupart des cas, les militants du PCF constateront qu’il n’y aura aucun adhérent du PG, dans leur localité – ou très peu. Si Mélenchon a rompu
avec le Parti Socialiste, c’est parce qu’il était marginalisé au sein de l’appareil du PS. A force de trahisons et renoncements répétés, au fil des années (soutien aux privatisations massives du
gouvernement Jospin, soutien à la participation de la France à l’invasion de l’Afghanistan, ralliement systématique, lors des congrès du PS, aux textes présentés par l’aile droite du parti, etc.), il
s’est trouvé avec des adversaires, en face, mais pratiquement plus personne derrière lui. C’est pour cela qu’il s’est résolu à négocier une « place au soleil » avec la direction du PCF –
une place complètement disproportionnée, au regard des forces qu’il représente.
Si cette place ne lui avait pas été réservée, de longue date, Mélenchon serait resté au PS. N’ayant pu attirer qu’une poignée de militants socialistes à sa cause, il a besoin des militants et des
moyens d’action du PCF pour gagner un siège au parlement européen. Tel est l’alpha et l’oméga de ce soi-disant « front ». A l’avenir, si Martine Aubry ou Ségolène Royal accède à la
présidence de la République, le besoin de meubler un « gouvernement d’ouverture » se traduira par l’offre de quelques strapontins à des « personnalités d’horizons divers » – au
centre, mais aussi à gauche. S’il réussit son pari aux européennes, Mélenchon sera en bonne position pour occuper l’un de ces strapontins, exactement comme il a intégré le gouvernement Jospin, en
2000, lorsque la politique de ce dernier virait brusquement vers la droite, avec les contre-réformes de Claude Allègre et la mise en œuvre des privatisations. Ainsi, l’accord conclu avec Jean-Luc
Mélenchon pourrait, à terme, se retourner contre le PCF.
Pour toutes ces raisons, autant sur le fond programmatique que sur la forme de cette alliance, nous appelons les communistes à voter contre les listes présentées par la direction, lors de la
consultation interne des jours à venir. Toutefois, il faut infliger une défaite électorale à la droite, les 6 et 7 juin. Aussi, indépendamment du résultat du vote interne au PCF sur les listes du
« Front de gauche », nous encourageons tous les communistes à participer activement à cette campagne pour les européennes, quelles que soient leurs opinions sur la manière dont elle est
menée.
Greg Oxley et Jérôme Métellus (PCF Paris)
Publication : lundi 23 mars 2009
Jean-Luc Mélanchon et Cathy Daguerre en campagne hier soir à Decazeville pour le Front de Gauche. Photo DDM
« Faire du Front de Gauche un Front populaire »
Publié le 22/04/2009
Entourées des militants locaux du Parti de Gauche et du Parti Communiste, les deux têtes de liste du « Front de gauche », Jean-Luc Mélanchon et Cathy Daguerre, passaient hier soir par Decazeville
et Figeac. Parce qu'une « dynamique est en train de prendre », parce que le militantisme commence à s'organiser à travers les comités de base, les meneurs ont envie de « rencontrer leurs camarades
».
En ces temps de campagne électorale pour le prochain scrutin européen (7 juin), les deux meneurs appellent les électeurs. « Les deux grands partis que sont le PS et l'UMP ont intérêt à
l'abstention : elle annulerait la signification politique du vote » commence Jean-Luc Mélanchon. À ces deux (grosses) entités qui ont voté « oui » au traité de Lisbonne, il rappelle qu'il n'est
toujours pas adopté, puisque tous les pays doivent le ratifier. En attendant, lui (et son équipe) continue à se battre contre : « Notre position est claire, nous l'assumons ».
Il reconnaît qu'il aurait préféré un « Front de gauche plus large » que celle qui ne rassemble que le parti de gauche et le parti communiste. « Tout a été fait pour que chacun (Alternatifs, le MRC
de M. Chevénement, le NPA de M. Besancenot) y trouve sa place ». Il veut croire que cette unité de combat est encore possible.
"LE PS N'EST PAS UN ENNEMI"
« Évidemment que nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais peu importe : nous n'avons pas envie d'une fusion des partis ! Mais ça n'empêche pas de partager un fond commun : changer l'Europe. Le
NPA souhaitait évoquer déjà les élections régionales : ce n'est pas le sujet. Notre objectif c'est de faire du front de gauche, un front populaire. Et un certain nombre de militants NPA ou MRC nous
ont rejoints dans cette démarche. Pour nous, il n'est pas question de désigner une partie de la gauche (le PS en l'occurrence) comme un ennemi. Nous avons besoin les uns des autres ».
Cathy Daguerre est encore plus ferme et considère le refus du NPA de participer ensemble à l'élection comme « une faute. Nous avons tous envie de construire l'Europe sur des bases de gauche. La
première chose à faire, c'est de reconstruire la gauche. Plus le front de gauche sera large, plus nos chances seront importantes. Et il est d'autant plus regrettable de ne pas parvenir à nous
rassembler aujourd'hui que nos divergences ne sont pas énormes ».
LA DEPECHE.FR
SONDAGE
Elections européennes :
l'UMP largement en tête
NOUVELOBS.COM | 18.04.2009 |
L'UMP recueillerait 28% des suffrages, contre 23% pour le PS. Une avance qui s'expliquerait par "une absence réelle de concurrence à droite", selon l'institut Opinion Way.
Si les Français devaient aller voter dimanche pour les élections européennes, l'UMP serait en tête, selon un sondage réalisé par Opinion Way pour Le Figaro du samedi 18 avril.
Cependant la proportion d'électeurs qui se déclarent certains d'aller voter est faible: 49%. Mais elle resterait tout de même supérieure de six points, si le scrutin se déroulait dimanche, à celle de
juin 2004.
- L'UMP apparaît en tête avec 28% des suffrages. Selon Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'Opinion Way, cette avance s'explique principalement par "une
absence de concurrence à droite".
- Le PS arrive deuxième avec 23%.
- Le MoDem recueille 12%.
- Europe Ecologie (Daniel Cohn-Bendit et José Bové) : 10%.
- Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste): 7%
- Le Front national : 6%
- Libertas (l'association de Philippe de Villiers et des chasseurs) : 5%
Un vote sanction qui reste minoritaire
Le PS appelle déjà depuis plusieurs semaines à transformer le scrutin du 7 juin en vote sanction contre la politique de Nicolas Sarkozy. Mais cette tentation reste
minoritaire, car même si 58% des Français veulent profiter de cette élection pour donner leur avis sur la manière dont la France est gouvernée, il ne sont que 38% à vouloir exprimer leur
"insatisfaction vis-à-vis de l'action du président et du gouvernement" selon Bruno Jeanbart. Il ajoute que la répartition sociologique reste stable: chez les cadres le sentiment pro-européen domine
et ils sont 53% à affirmer qu'ils voteront en focntion d'enjeux européens. Quant aux ouvriers, ils sont 73 % à déclarer qu'ils voteront en fonction d'enjeux nationaux.
Claude Bartolone, secrétaire national en charge des relations extérieures au PS relativise ces chiffres et estime que c'est "plutôt une bonne surprise, compte tenu de ce qu'on (le PS) s'est pris dans
la tête".
- Sondage réalisé par internet du 16 au 17 avril par opinion Way pour Le Figaro. Etude réalisée sur un échantillon de 1.005 personnes. Marge d'incertitude: plus ou moins 3 ou 4
points.
Sondage européennes 2009 par Opinion Way
Sondage européennes 17 avril 2009.pdf
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Le Front de Gauche vu par le NPA
Le numéro 3 de Tout est à nous, l’hebdomadaire du NPA, informe, sous forme d’une photo légendée, que le meeting de Montreuil du 2 avril a marqué le lancement
de la campagne du NPA pour les européennes en Île-de-France. Et, sous les signatures de Frédéric Borras et Raul Marc Jennar, il propose une analyse d’où en est le Front de Gauche.
Le constat fait titre : le Front de gauche est réduit. Réduit aux seuls Parti Communiste et Parti de Gauche, plus « quelques dizaines de camarades
issus du courant « Unir » de l’ex-LCR » (qualifiés plus tard dans l’article transfuges)… Oubliés ADS, les collectifs unitaires locaux, des militants du mouvement
social… Réduit parce que « les discussions unitaires avec le MRC de Chevènement, les Alternatifs, Lutte ouvrière ou le NPA ont échoué ».
Cet « échec », que nos auteurs feignent de déplorer, ne renvoie-t-il pas à des discussions de natures fort différentes ?
LO n’a pas envisagé une démarche unitaire pour ces élections, à la différence des municipales.
Le MRC n’a pas rejoint le Front de gauche du fait de divergences de fond constatées sur la question de la souveraineté nationale.
Les Alternatifs, partagés entre l’alliance avec le NPA et l’alliance avec le Front de gauche, ont finalement opté pour une non participation à la campagne.
Et le NPA, que fait-il en cette série hétéroclite ? On apprend qu’il se serait vu refuser sa proposition unitaire.
Quelle était-elle ?
La motion majoritaire du congrès du NPA mettait comme conditions pour s’inscrire dans le Front de gauche la sortie du nucléaire et le refus de toute alliance avec le
PS lors des régionales de 2010, donc la non participation aux exécutifs dirigés par le PS.
La proposition présentée dans l’article paraît plus positive : « Notre proposition unitaire – refusée par le PCF et le PG – visait à nous rassembler de façon
durable, dans la rue et dans les urnes, sur la base d’un plan d’urgence anticapitaliste et antiproductiviste».
Si l’on a bonne mémoire, le PG acceptait la perspective d’un « front durable », pour les luttes et les élections, dont les régionales. Le NPA a-t-il soumis à
discussion le plan d’urgence évoqué ? Le NPA a-t-il répondu à la demande à lui adressée de ce que sera sa position au second tour des élections régionales pour battre la droite ?
Lorsqu’on veut réellement l’unité, on se donne les moyens d’une discussion sérieuse. Et l’on est prêt à accepter certains compromis. La LCR le savait qui en 1999 pour
son accord avec LO n’avait pas, à juste titre, mis en avant la question du nucléaire. Le NPA en est lui aussi capable, puisque sa proposition d’alliance avec les Alternatifs, qui laissait à ces
derniers la tête de liste dans la région Ouest, ne posait pas comme condition que les Alternatifs désavouent dans cette même région leur participation à des exécutifs dirigés par le PS, ni ne
leur demandait un engagement quelconque pour les prochaines élections régionales.
Si la volonté unitaire du NPA est ce qu’en disent nos auteurs, que ne relancent-ils, lorsqu’il en est encore temps, la discussion sur des bases clarifiées ?
Pour s’engager sur cette voie, il suffit de se convaincre de l’importance de l’enjeu. Tout le monde voit les conséquences négatives d’une division maintenue parmi les
forces qui, à gauche du PS, partagent une même hostilité au Traité de Lisbonne et peuvent défendre ensemble un plan d’urgence anticapitaliste face à la crise. Inversement on peut comprendre quelle
dynamique transformatrice des rapports de force serait celle d’un Front de gauche large, incluant le NPA, et quel encouragement aux mobilisations cela signifierait.
Mais l’article n’est pas disert sur cette dimension du problème.
GAUCHE UNITAIRE 17.04.2009
Européennes :
Europe-Ecologie et le Front de gauche accusent les grands partis
A moins de deux mois des européennes, le front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et le rassemblement Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, "seuls" en campagne à gauche, accusent les grands partis
de refuser un débat de fond sur l'Europe.
Europe-Ecologie (Verts et associatifs) et front de gauche (PCF et Parti de Gauche) multiplient meetings et rencontres sur le terrain avec deux discours radicalement différents: d'un côté la
question de la "conversion écologique" de la société au niveau européen, de l'autre le refus du Traité de Lisbonne.
Dans cet affrontement, M. Mélenchon, qui critique l'alliance de José Bové avec M. Cohn-Bendit (le premier a voté non au référendum sur le traité européen de 2005, le second oui), est allé jusqu'à
proposer au leader altermondialiste de prendre sa place comme tête de liste du front de gauche dans le Sud-Ouest où il est également candidat.
En ordre de marche depuis plusieurs semaines, les deux rassemblements s'accordent toutefois sur un "mépris" des grands partis pour la campagne tandis qu'une abstention massive se profile avec
seulement un Européen sur trois prêt à aller voter (enquête Eurobaromètre).
"On fait campagne tout seul", déplore Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts pour qui les européennes sont une "élection de conviction".
L'UMP n'a pas fini de boucler ses listes et le PS lance son premier meeting le 24 avril à Toulouse. Avec les ponts de mai, "ça va être une campagne de trois semaines", soupire la porte-parole
d'Europe-Ecologie.
"Les partis traditionnels focalisent l'ensemble de leur fonctionnement sur l'élection présidentielle", critique Yannick Jadot, tête de liste d'Europe-Ecologie dans l'Ouest, y voyant "une insulte au
débat européen".
"Benoît Hamon (PS) dit qu'il faut sanctionner Sarkozy aux européennes, c'est indécent", François Bayrou (MoDem) voit ces élections comme un "tour de chauffe" pour la présidentielle et l'UMP n'a "pas
de pensée très construite sur l'Europe", juge-t-il, voulant croire que la campagne de terrain se traduira dans les urnes le 7 juin.
Au front de gauche, si on milite pour un vote anti-Sarkozy, on croit aussi à une "campagne de proximité", comme lors du "non de gauche" en 2005.
"Ceux qui étaient pour le oui ne tiennent pas trop à réveiller le diable", affirme M. Mélenchon. Le gouvernement dont la "volonté délibérée" est de "minimiser l'élection", "craint un vote-sanction",
assure Pierre Laurent, numéro deux du PCF, pour qui "le silence médiatique pèse" aussi.
"En reprenant le thème de l'insécurité, Sarkozy montre son échec sur la question sociale", ajoute-t-il. Quant au PS, "il n'est pas très à l'aise avec son électorat", vu "son soutien aux politiques
européennes libérales".
Même son de cloche au NPA qui pourtant ne démarrera sa campagne que le 8 mai par un déplacement d'Olivier Besancenot au Portugal.
"Les partis politiques dominants ne veulent pas d'une campagne européenne très profonde", assure Pierre-François Grond (NPA) pour qui le Parlement européen a de toute façon "très peu de pouvoirs".
"On voit mal l'UMP organiser elle-même une sanction de Nicolas Sarkozy".
Et comme un coup de griffe au front de gauche que le NPA a refusé de rejoindre, il ajoute: "contrairement à d'autres, on ne joue pas toute notre stratégie sur cette échéance-là, ça n'est qu'un moment
politique parmi d'autres".
Selon un sondage Ipsos mi-mars, Europe-Ecologie et NPA font jeu égal avec 9% des voix, devant le front de gauche à 6%.
17.04.2009
Rencontre MOC, PPLD et PG
mardi 14 avril 2009
Lire le COMPTE-RENDU
Rencontre entre le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC), le Parti pour la Décroissance (PPLD) et le Parti de Gauche (PG)
15 AVRIL 2009
Ouverture du site internet des candidats du Nouveau Parti Anticapitaliste pour les Européennes 2009
Les élections européennes menacées d’abstention massive
34% seulement des citoyens européens se disent prêts à aller voter, en juin. C’est le chiffre -préoccupant- qui ressort de l’enquête Eurobaromètre réalisée pour le Parlement
européen...
C’est un chiffre qui ne fait pas franchement plaisir - et qui fait mesurer une fois encore, s’il en était besoin, le fossé qui existe entre les institutions et les citoyens
européens.
Ce chiffre, c’est celui de la participation attendue aux prochaines élections, du 4 au 7 juin : 34% seulement des Européens se disent prêts à aller voter.
L’enquête Eurobaromètre paraît inattaquable. Elle n’a pas été réalisée pour un groupe d’eurosceptiques, mais précisément pour le Parlement européen. 27.218
citoyens, des 27 pays membres, ont été interrogés. Rien que ça...
Et les résultats sont préoccupants. Outre ce chiffre de 66% d’abstention, plus de la moitié (53%) se disent "pas intéressés" par le scrutin.
Pourquoi ? Parce qu’à 62%, ils estiment que leur vote ne changera rien.
FRANCE-INFO 15.04.2009
Élections européennes :
faire entendre une voix communiste révolutionnaire
Dans moins de deux mois se dérouleront les élections des 736 membres du Parlement européen. Du 4 au 7 juin, les électeurs des vingt-sept pays membres de l'Union européenne pourront y envoyer des
représentants, pour autant que le mode de scrutin et le nombre de députés attribué à leur pays le leur permettent.
En France, le scrutin se déroulera le samedi 6 juin pour l'outre-mer et le dimanche 7 pour la métropole. Au total, 72 sièges sont à pourvoir, répartis sur huit grandes circonscriptions. Pour prendre
quelques exemple, l'ensemble de l'outre-mer n'aura droit qu'à trois députés, la circonscription Massif-Central-Centre, qui regroupe les trois régions Auvergne, Limousin et Centre, à cinq, et
l'Ile-de-France ou le Sud-Est (soit Paca, Corse et Rhône-Alpes) à treize. Contrairement au mode de scrutin antérieur où le pays formait une seule circonscription, permettant à toute liste obtenant
plus de 5 % des suffrages d'obtenir des élus, la loi électorale modifiée en 2003 par Sarkozy fait que, même en Ile-de-France ou dans le Sud-Est, seules les listes dépassant les 7 % peuvent avoir
droit à un élu - il faut même dépasser 33 % dans la « région » Dom-Tom, étendue sur des dizaines de milliers de kilomètres !
Cependant, en pleine crise économique, alors que l'actualité est faite, pour les classes populaires, d'annonces de fermetures de sites, de suppressions d'emplois, d'envolée du chômage total ou
partiel, bref, d'aggravation des conditions de travail et de vie, les candidats de Lutte Ouvrière saisiront l'occasion offerte par cette campagne pour faire entendre une voix communiste
révolutionnaire dans les sept circonscriptions de métropole.
Dénonçant le fait que les capitalistes sont manifestement en train de prélever sur les salariés de quoi faire face à la crise qu'ils ont eux-mêmes provoquée, nos candidats diront tout ce qu'ils
pensent de la politique de Sarkozy, qui continue à privatiser les profits et à « étatiser » les pertes de ses amis les patrons.
Ils s'efforceront aussi de montrer qu'à la source de la crise il y a la domination du capital privé sur l'économie : il est indispensable que le monde du travail se défende, lui seul pouvant, en
arrachant au grand patronat et aux financiers le contrôle de l'économie, assurer non seulement sa propre survie, mais celle de l'ensemble de la société.
Dans la course aux profits, les bourgeoisies, tout en n'ayant que le mot « Europe » aux lèvres, se livrent une concurrence débridée. Mais le protectionnisme, qui n'a pour but que de protéger les
intérêts d'une bourgeoisie contre ses voisines, ne protège nullement les travailleurs. Leur intérêt est dans l'unification de tout le continent, la suppression des frontières, l'harmonisation par le
haut de tous les droits sociaux, contrairement à la bourgeoisie qui n'ambitionne que de faire circuler librement ses marchandises et ses capitaux, et rapatrier ses bénéfices là où ça l'arrange. La
véritable Europe unie ne peut pas être celle du capital, mais celle des travailleurs.
Un meeting de lancement de la campagne de Lutte Ouvrière aura lieu à Paris le jeudi 14 mai.
Le MEI, GE et la FEA
Waechter et Lalanne critiquent le rassemblement Europe-Ecologie de Cohn-Bendit...
10.04.2009
L'Alliance écologiste indépendante (AEI) d'Antoine Waechter et Francis Lalanne a déclaré vendredi vouloir s'adresser "à tous les Français" et "pas seulement au peuple de gauche", à la
différence, selon elle, du rassemblement Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit.
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Lettre du Mouvement Ecologiste Indépendant
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"Vidéo-gag" :
Lalanne et l'incinérateur
En lice pour les élections européennes, Francis Lalanne s'est rendu hier sur les rives de l'étang de Berre. Logiquement, LaProvence.com lui a demandé s'il était
pour ou contre l'incinérateur que la communauté urbaine Marseille Provence Métropole fait actuellement construire près de Fos-sur-Mer. Sa réponse montre qu'il doit encore réviser ses
dossiers...
VOIR !
Corse :
élections européennes et NPA
Samedi 4 avril, A Manca-NPA et son candidat d'ouverture, Alain Mosconi, ont rendu
public, lors d'une conférence de presse à Bastia, les accords liant A manca-NPA, le NPA et Alain Mosconi, en vue des élections européennes.
Alain Mosconi a expliqué le sens de sa présence sur une liste anticapitaliste. Cette conférence de presse a permis d'officialiser l'existence d'un comité de soutien en Corse, qui témoigne d'une
réelle dynamique, portée par les militants d'A Manca-NPA mais aussi par des patriotes progressistes, des syndicalistes, des militants culturels ainsi que des militants associatifs. Le comité compte
déjà 150 membres et dispose d'un site Internet. La première réunion publique se déroulera dans le village de Canari (Cap corse), site de
l'ancienne mine d'amiante ou, au nom de la rentabilité, les capitalistes ont tué des ouvriers et empoisonné des centaines de familles corses.
Texte de l'accord A-Manca / NPA
Accords-europennes NPA A-Manca.pdf
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Un « front » au périmètre réduit
Le « Front de gauche » n'a finalement que le
PCF et le Parti de gauche comme principales composantes.
Le paysage électoral pour les européennes de juin se dessine peu à peu. Le « Front de gauche » ne sera finalement
constitué que du PCF, du Parti de gauche (PG) dirigé par Jean-Luc Mélenchon et de quelques dizaines de camarades issus du courant «
Unir » de l'ex-LCR. Les discussions unitaires avec le MRC de Chevènement, les Alternatifs, Lutte ouvrière ou le NPA, ont toutes
échoué.
En guise d'explication, les responsables du « front de gauche » fustigent l'esprit de «boutique» et
l'irresponsabilité qui animeraient les partenaires pressentis. La gauche radicale serait partagée en deux: d'un côté, les unitaires, raisonnables, qui veulent un débouché politique aux luttes; de
l'autre, les sectaires, qui ne pensent qu'à leurs intérêts d'appareil… Mais la réalité est plus complexe. Notre proposition unitaire - refusée par le PCF et le PG - visait à nous rassembler de façon
durable, dans la rue et dans les urnes, sur la base d'un plan d'urgence anticapitaliste et antiproductiviste. La situation nécessite plus qu'un « coup électoral » (expression de Mélenchon).
Il s'agit de renouveler radicalement l'offre politique, de défendre un programme politique inédit, jamais mis en œuvre. Hors de question pour le NPA de soulever des espoirs et de les voir mourir
demain dans le réalisme de gestion. Si le NPA s'est constitué, c'est parce qu'il est animé d'une volonté farouche de changer durablement les rapports de forces au sein du monde du travail, en faveur
d'une gauche radicale, anticapitaliste et antiproductiviste. Cet objectif politique est ambitieux. Il ne se résume pas à une élection. C'est pour cela que nous avons proposé, à tous les partenaires,
une alliance durable qui aille au moins jusqu'aux régionales de mars 2010 et, pourquoi pas, au-delà.
Pourquoi les dirigeants du PCF et du PG n'ont-ils pas répondu « banco » ? Silence radio. La raison inavouée,
c'est de ne pas vouloir remettre en cause une collaboration, durable justement, avec les dirigeants socialistes, au sommet des grandes institutions, conseils régionaux, conseils généraux, mairies des
grandes villes, gouvernement, où les équipes « Union de la gauche » mènent des politiques qui ressemblent souvent à s'y méprendre à celles de la droite. A trop vouloir laisser cette question
essentielle dans l'ombre, l'union PCF-PG n'a réussi à englober ni le MRC de Chevènement, qui veut rassembler toute la gauche - PS compris -, ni les Alternatifs et le NPA, qui prônent l'indépendance
totale vis-à-vis du social-libéralisme.
Ainsi, le périmètre du « front » est limité, malgré les artifices des dirigeants du PCF et du PG, qui essayent
désespérément de faire croire que des pans entiers du NPA les rejoindraient. Nous ne tomberons pas, pour notre part, dans le petit jeu qui consisterait à comptabiliser les transfuges… Quant à notre
campagne, elle sera dirigée contre Sarkozy, les capitalistes et ceux qui les servent. Pas contre le « Front de gauche ».
NPA 10.04.2009
- Lancement de la campagne Europe-Décroissance
-
L’appel “Europe-Décroissance“ pour la constitution de listes Décroissance aux élections européennes a été signé par plus de 1 600 objecteurs de
croissance. Le PPLD et le MOC ont entendu l’appel des signataires. Ils proposent de constituer, des listes et de lancer une campagne sur la base d’un socle commun de propositions anticapitalistes et
antiproductivistes, pour une véritable émancipation sociale et humaine.

Des membres du Mouvement « les Objecteurs de Croissance » (MOC) et du Parti Pour La Décroissance (PPLD) vous invitent à venir participer à la campagne politique Europe-Décroissance pour les
élections européennes de 2009.
Samedi 25 avril 2009
De 13h à 20h
Espace Jean Dame
17 rue Léopold Bellan - 75002 Paris - Métro : Sentier (ligne 3)
L’appel “Europe-Décroissance“pour la constitution de listes Décroissance aux élections européennes a été signé par plus de 1 600 objecteurs de croissance. Le PPLD et le MOC ont entendu l’appel des
signataires. Nous vous proposons de constituer, tous ensemble, des listes et de lancer notre campagne sur la base d’un socle commun de propositions anticapitalistes et antiproductivistes, pour une
véritable émancipation sociale et humaine.
Rejoignez-nous !
Cette réunion actera la naissance de l’Association Des Objecteurs de Croissance (ADOC-France) et préparera les thèmes de la campagne. Au delà des élections européennes, cet événement s’inscrira sur
le long terme dans le lancement d’un mouvement politique autour de la Décroissance et de l’après développement.
Nous appelons l’ensemble de ceux qui se réclament de l’objection de croissance, de l’écologie radicale et de l’altermondialisme politique, à venir construire avec nous ce nouveau projet de société
soutenable et souha