CARREFOUR ANTICAPITALISTE Gauche radicale écologiste

PROPOSER un COMMENTAIRE ou une ACTION pour les DROITS de l'HOMME !

 

Les commentaires racistes, antisémites, révisionnistes, sexistes ou en général tout sujet contraire aux valeurs humanistes ne seront pas acceptés.

écrire commentaire

0 Commentaires

  • loading
Adolf et Joseph...
L’ENVOLEE N° 24 décembre 2008
L’ Envolée est un journal critique du système carcéral et judiciaire, et du monde qui le génère.
ENVOLEE_No_24.pdf
Document Adobe Acrobat [2.6 MB]

« En Tunisie, le verrouillage policier et le culte de la personnalité rappelle la RDA de Honecker »

 

BASTA ! 5 novembre 2009

 

La « réélection » du dictateur tunisien Ben Ali avec 89,6% des voix n’a pas suscité beaucoup d’émois en France. Elle a même été « saluée » par l’Elysée et certains dirigeants de l’UMP. Entretien sur le cas tunisien avec le militant des droits de l’Homme Moncef Marzouki et le sociologue Vincent Geisser, auteurs du livre « Dictateurs en sursis, une voie démocratique pour le monde arabe » (Editions de L’atelier).

 

 

Comment réagissez-vous au résultat des élections présidentielles en Tunisie ?

Vincent Geisser : Il ne s’agit pas véritablement d’un scrutin où les électeurs seraient susceptibles d’exercer un quelconque choix, mais d’une opération politique totalement organisée et contrôlée par le régime. Nous sommes plus proches d’une cérémonie d’allégeance que d’une échéance électorale, au sens que l’on donne à cette notion dans les démocraties pluralistes. Contrairement à certains pays africains, il n’existe même pas d’enjeux liés à la fraude ou au comptage des voix. D’une certaine manière, la fraude est déjà établie avant l’élection. Ce qui permet au régime de ne pas bourrer les urnes ou d’acheter les voix. C’est pourquoi le terme d’élection est totalement impropre pour décrire les dernières échéances politiques en Tunisie.

 

Moncef Marzouki : Ce n’est absolument pas surprenant. Tout dictateur - comme Ben Ali - ne peut plus reculer. Dès lors, il se condamne à rester au pouvoir. Ben Ali a modifié quatorze fois la constitution en vingt ans et il la modifiera une quinzième fois pour pouvoir se présenter de nouveau au-delà de l’âge limite actuel, qui est de soixante-quinze ans. Son seul choix semble de vouloir rester et mourir au pouvoir. La réélection de Ben Ali n’est donc en rien surprenante. Ce qui l’est, c’est la réaction des gens qui frôlent la naïveté quand certains croient qu’il aurait pu se dérouler un autre scénario en Tunisie. Dans ce pays, la surprise n’était en aucun cas dans les urnes.

 

En quoi la situation de la Tunisie diffère de celle des autres pays du Maghreb ?

 

Vincent Geisser : La Tunisie s’inscrit dans la même trame que les autres pays du Maghreb. Avec toutefois deux tendances plus prononcées : le verrouillage policier qui touche tous les secteurs de la société et le culte de la personnalité qui rappelle parfois la Roumanie de Ceausescu ou la RDA de Honecker. La Tunisie est devenue une sorte d’ « épure parfaite » du régime autoritaire, là où les autres pays du Maghreb connaissent des formes davantage mixtes et ambivalentes.

 

Moncef Marzouki : Le système tunisien est un système que je qualifie des 3 P. Le « P » offert à l’extérieur, c’est le P de la politique, du gouvernement, du Parlement… Ensuite, il y a le « P » de la police. Celle qui organise en réalité la vie des autres partis. Ce sont ces 150.000 policiers qui font peser le joug sur les Tunisiens et qui impliquent qu’il n’y a pas d’opposition en Tunisie, mais une résistance. Résistance discrète, presque invisible mais qui, malgré tout se renforce peu à peu.

 

Il y a enfin - et là je pèse mes mots - le « P » de la pègre. La Tunisie est devenue le terrain de tous les trafics de blanchiment de toutes les mafias (russe, italienne, etc.). Les mafias sont le noyau du système. Rappelons que Moncef Ben Ali, frère du président, a été condamné par contumace en France à 10 ans de prison [1], c’est ce que l’on a appelé la « couscous connexion » [2]. La Tunisie n’a rien à voir avec un Hassan II, roi absolutiste, ou un Boumediene, idéologue de son état. Non, elle se rapproche davantage de la dictature algérienne et du règne de ses mafias militaires.

 

Comment expliquez-vous le fait qu’il y ait une grande mobilisation sur l’Iran et si peu sur la Tunisie ?

 

Vincent Geisser : On constate une dénonciation à géométrie variable. Alors que la majorité des démocrates se sont émus - à juste titre – des manipulations du suffrage populaire en Iran, ils sont restés étrangement silencieux sur le cas tunisien. Cette politique de deux poids deux mesures contribue à affaiblir les idéaux démocratiques dans les pays arabo-musulmans. Les peuples comprenant mal qu’on critique les tripatouillages électoraux en Iran alors que l’on envoie des télégrammes de félicitation aux dictateurs arabes.

 

Moncef Marzouki : La Tunisie est un pays où l’on ne pose pas des bombes. Il y a une dictature perverse qui est au service des pays occidentaux avec les soi-disant luttes contre le terrorisme et contre l’immigration clandestine. Rappelez-vous que Kadhafi était un dictateur infréquentable il y a encore quelques années, jusqu’à ce qu’il accepte de lutter contre le terrorisme et l’immigration pour le compte des pays dits démocratiques.

 

Quel rôle jouent la France et l’Europe ?

 

Vincent Geisser : Attention de ne pas croire que ces régimes ne tiennent que parce qu’ils sont tenus par l’Europe. C’est la bonne vieille thèse tiers-mondiste de régimes qui seraient entièrement entre les mains de puissances occidentales. Il est trop facile de crier au néo-colonialisme. Ce qui est une manière de déculpabiliser les élites locales. Certes, nous devons en tant que citoyens de la société européenne faire pression pour que nos gouvernements ne donnent plus de chèques en blanc à ces régimes autoritaires, mais nous devons admettre aussi que la solution à la dictature ne pourra être qu’interne. D’où la nécessité d’appuyer et de développer des partenariats avec les oppositions indépendantes dans ces pays où l’on souffre de l’autoritarisme.

 

Moncef Marzouki : Le rôle endossé par la France et l’Europe est un rôle totalement en contradiction avec leurs valeurs affirmées. Les chefs d’Etat des principaux pays du contour méditerranéen, à l’instar des présidents Sarkozy et Chirac, vont en Tunisie juste pour jeter des fleurs aux dictateurs. Les intérêts de la France sont protégés à court terme puisque les dictateurs sont considérés comme des « gouverneurs » des provinces du sud. Cependant, leurs intérêts à moyen et long terme sont mis en danger. Les peuples arabes nourrissent une détestation grandissante de cet occident. Ils ne supportent plus ces pays dits démocratiques qui soutiennent ces dictatures. Cela offre un terreau fertile au nationalisme arabe et au terrorisme. Les dictateurs sont responsables de la dégradation des conditions de vie de ces pays. Ils sont donc responsables de l’immigration massive qui s’en suit. L’absence d’alternative démocratique est telle, qu’elle pousse à la violence des populations qui n’y sont pas portées originellement. Ces politiciens, en soutenant Ben Ali, sont responsables des convulsions des deux côtés des rives de la Méditerranée.

 

Propos recueillis par Eros Sana

 

Notes

 

[1] En 1992. Le frère de Ben Ali est décédé en 1996 sans avoir purgé sa peine.

 

[2] Un trafic de drogues dont le réseau s’étendait en France, en Italie, au Maroc et en Tunisie

Election tunisienne : un rapport accablant de RSF

 


Reporters sans frontières, dont plusieurs membres se sont rendus à Tunis, dénonce une absence de pluralisme de l'information, une police omniprésente, une presse publique aux ordres et un harcèlement des opposants, dont l'écrivain et journaliste Taoufik Ben Brik, qui écrit pour nouvelobs.com.

 

Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali

Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali

(Reuters)

A deux jours de l’élection présidentielle tunisienne, Reporters sans frontières dénonce, dans un communiqué publié vendredi 23 octobre, "une impossible campagne pour les médias d’opposition".
"Le résultat de l’élection ne fait pas de doute. La seule question réside dans le pourcentage avec lequel Zine El-Abidine Ben Ali sera réélu", écrit RSF, dont plusieurs membres se sont rendus à Tunis du 12 au 15 octobre.
"Le pluralisme de l’information n’est toujours pas une réalité en Tunisie", affirme ainsi le secrétaire général de l’association Jean-François Julliard, qui sera l’invité des forums de Nouvelobs.com le mardi 27 octobre, et qui dénonce "une situation inacceptable" : "les autorités tunisiennes (…) empêchent les journalistes indépendants de faire leur travail, ainsi que les envoyés spéciaux étrangers. La présence policière est permanente (…). Les militants de l’opposition, les journalistes indépendants, les défenseurs des droits de l’homme, les avocats et les militants démocrates sont surveillés de près".

 

Tirage au sort truqué


RSF cite plusieurs exemples de ces atteintes à la liberté de la presse. Ainsi, "pour la première fois en Tunisie, les quatre candidats en lice pour la présidence bénéficiaient d’une heure d’antenne afin de présenter leur programme, en direct à 20h30 sur la chaîne publique Tunis 7. Zine El-Abidine Ben Ali est bien entendu arrivé en première position dans l’ordre de passage", raconte RSF. "L’organisation du tirage au sort donnant l’ordre de passage a d’ailleurs valu son post au ministre de la Communication, limogé sur le champ, pour ne pas avoir tiré la boule du chef de l’Etat de sa poche plus discrètement."
Le communiqué de RSF cite également la confiscation, le 10 octobre à la veille de l’ouverture de la campagne, du numéro 149 du journal du parti d’opposition Ettajdid, Al-Tariq Al-Jadid, qui présentait le manifeste du parti, pour l’élection pour "violation du code électoral" .

 

Le soutien des patrons de journaux


"Ces deux exemples illustrent parfaitement la manière don les autorités tunisiennes utilisent tous les moyens à leur disposition pour museler l’opposition qui a décidé de participer aux élections", explique RSF qui dénonce également l’attitude de "la presse publique" qui "regorge d’éloges à l’égard" du président sortant. Ainsi, le 15 octobre, le quotidien La Presse a annoncé que l’Association tunisienne des directeurs de journaux "Atdj" apportait son soutien à la candidature de Zine El-Abidine Ben Ali".
Concernant internet, RSF "a pu constater que la campagne électorale n’a rien changé à la censure de la toile tunisienne par la cyberpolice". Ainsi, "plusieurs sites d’informations et d’opposition ne peuvent pas être consultés depuis la Tunisie". De même, "plusieurs opposants ne peuvent plus avoir accès à leurs boites de courriers électroniques". Les pages Facebook sont, elles, "scrutées à la loupe, et la moindre critique à l’encontre du parti au pouvoir entraîne son blocage".
Enfin, RSF fournit une "chronologie du harcèlement des médias et des journalistes au cours des dernières semaines" confirmant que, le 22 octobre, "le journaliste Taoufik Ben Brik" a été "harcelé du fait de ses articles pour le Nouvel Observateur et le site Médiapart".

 


LIRE AUSSI...

 

Ben Ali organise sa réélection en Tunisie

 


Alors que le scrutin s'est ouvert ce matin à 8h, le président sortant Ben Ali menace de poursuivre quiconque mettra en doute la sincérité du scrutin...

 

Toujours sans mes filles

 

portrait

 

Ezzedine Aboulaïch. Il y a huit mois, un obus de Tsahal tuait trois des filles de ce médecin palestinien, figure appréciée en Israël.

 

Qu’est-ce qui reste lorsqu’il ne reste plus rien ? Qu’est-ce qui nous tient lorsqu’on a perdu ce à quoi l’on tenait le plus ? Qu’est-ce qui résiste quand la vie nous a lâchés ? Comment vivre lorsqu’on est déjà mort ? D’emblée, on ne peut pas s’empêcher de chercher au fond des yeux du docteur Ezzedine Aboulaïch une lueur d’explication, un début de réponse, mais ils sont tellement sombres qu’ils ne renvoient rien d’autre que leur propre lumière, venue de l’intérieur, comme deux puits de charbon phosphorescents.

 

Avant d’avoir un visage, un nom, une histoire, le docteur Ezzedine Aboulaïch est une voix, un sanglot interminable, une douleur insupportable. Pendant la guerre de Gaza, des millions de téléspectateurs l’ont entendu, le 16 janvier, pleurer sans retenue, en direct sur une chaîne de télé israélienne, la mort de trois de ses filles, pulvérisées par un obus de tank. Ce médecin, spécialisé en gynécologie, qui travaille en semaine au complexe hospitalier de Tel-Hashomer, près de Tel-Aviv, est une figure connue du public israélien. Parce qu’il parle l’hébreu et qu’il défend des positions modérées, les médias israéliens l’interviewent régulièrement sur ce qui se passe à Gaza. Ce jour-là, Shlomi Eldar, de la chaîne 10, l’appelle sur son portable pour prendre des nouvelles de la guerre en cours. Une première fois, le médecin ne décroche pas. Shlomi Eldar insiste et branche le haut-parleur, en direct sur le plateau. «Ya Allah ! Mes filles, mes filles», hurle le médecin avant de raconter ce qui vient de se passer, entre deux sanglots. «Pourquoi, pourquoi ?Qu’est-ce que mes filles ont fait pour être tuées ?» La présentatrice, pétrifiée, tente de reprendre le fil de son journal. Shlomi Eldar sort avec son téléphone, toujours allumé, qu’il regarde épouvanté, comme une grenade dégoupillée. Ezzedine Aboulaïch venait de faire exploser la vitre blindée de l’indifférence. Deux jours plus tard, l’armée israélienne cessait le feu unilatéralement.

 

Le docteur Aboulaïch a donné un visage, un nom, une histoire aux victimes de Gaza. Il a fait plus que ça : il leur a rendu leur dignité. Même au pire du drame, jamais il n’a dérapé dans la haine et la vengeance : «De cette tragédie, je veux faire quelque chose de positif pour les civils de Gaza, qui souffrent d’injustice depuis tant d’années. Je refuse d’être prisonnier des ténèbres, j’aspire à la lumière, à la vie.»On pourrait le croire illuminé, naïf. Il est tout simplement habité par ce qu’il considère comme une mission : «Le sang de mes filles aura au moins ouvert les yeux du public israélien. Les gens ont réalisé qu’il y avait des êtres humains, comme eux, dans la bande de Gaza.» Mais il ne veut pas s’arrêter là : mercredi dernier, il était à Paris pour le lancement d’une fondation dédiée à l’éducation des filles et des femmes palestiniennes.

 

Tout le monde a entendu sa voix à la télévision mais lui, à quoi ressemble-t-il ? Trapu, le teint mat, les cheveux noirs, 55 ans. Il parle sans s’arrêter, comme si le silence était sa tombe. Et aujourd’hui, comment se sent-il ? «Comme quelqu’un qui vient d’être opéré du cœur. Une opération réussie mais qui laissera une grande blessure, permanente, ineffaçable.» Sa voix tremble lorsqu’il évoque Bissan, 21 ans, Mayar, 14 ans, Aya, 13 ans, et sa nièce, Nour, 16 ans, toutes brillantes élèves, tuées dans ce funeste bombardement. Depuis la mort - naturelle - de sa propre femme, Bissan tenait lieu de mère à ses sept enfants. Une autre de ses filles, Sheda, a perdu un œil dans le bombardement. Tout est à reconstruire, la vie, la maison. Il pourrait partir s’installer au Canada, où on lui propose un poste. Mais non. Sa vie est à Gaza, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, où il est né et a grandi, où il vit toujours avec ses frères, qui s’occupent des enfants lorsqu’il est en Israël pour son travail. Le week-end, il rentre dans la bande de Gaza et ouvre une consultation gratuite pour les habitants du quartier.

 

Cet homme serait-il un saint ? A l’écouter, tout paraît simple et normal dans une région où rien ne l’est. C’est un enfant de réfugiés, chassés de Houj, dans le désert du Néguev, en 1948. Du village familial, où se trouve aujourd’hui le ranch d’Ariel Sharon, il ne reste rien, sauf un vieux cimetière arabe. L’aîné de six frères et trois sœurs, il a grandi dans l’un des camps de réfugiés palestiniens les plus durs, celui où a éclaté la première Intifada en 1987. «Mes parents étaient très pauvres et illettrés. Mais comme les gens qui ont tout perdu, ils croyaient dans l’instruction.» Ezzedine Aboulaïch est un pur produit de l’UNRWA, l’agence de l’ONU qui prend en charge les réfugiés palestiniens depuis 1948 : études de médecine au Caire, spécialisation à Londres, passage par la Belgique, diplômé de Harvard, il est rentré travailler au pays en 1993. «Dès le début, j’ai compris que notre problème était le manque de communication et de confiance. Quand je soigne un patient, je m’occupe de lui dans sa totalité, comme un être humain, pas comme un bras ou une jambe. Chacun de nous, Israéliens et Palestiniens, doit commencer par reconnaître l’humanité de l’autre, le reconnaître comme un être digne de respect et de dignité. Alors seulement, les choses iront mieux. Mais nos leaders ne veulent pas de ça, ils nous entretiennent dans la caricature et les fantasmes.» D’autres ont reçu le prix Nobel de la paix pour moins que ça.

 

Ezzedine Aboulaïch n’est pas un naïf pour autant. Aux Israéliens, il sait tenir un langage ferme : «Ils devraient se poser la question : pourquoi les Palestiniens leur en veulent autant ? Mais ils ne veulent pas surmonter la peur qui est en eux. Je leur dis une seule chose : vous vivez dans un état indépendant, vous menez une vie libre et confortable ; les Palestiniens ne veulent rien d’autre. Défendre les droits des Palestiniens, c’est défendre votre propre droit à la vie et au bonheur.» Quand on évoque le Hamas, il coupe sèchement : «Oui le Hamas existe, il est le fruit d’un long passé d’injustices et de haine. Mais assimile-t-on tous les Israéliens à Avigdor Lieberman (1) ?» Quant à la communauté internationale, il n’a pas de mots assez durs pour son silence pendant la guerre, tout comme sa prodigalité pleine de culpabilité d’après-guerre : «Nous sommes comme un homme sans eau dans le désert. On nous promet quatre milliards de dollars pour reconstruire Gaza. Mais ce dont nous avons besoin, c’est un verre d’eau, pas de promesses mirobolantes.»

 

Cet homme est un mystère impénétrable, comme son regard. Une fleur poussée sur le béton de Gaza. En arabe, son nom de famille signifie «le père de la vie». Comme dirait le regretté Alain Bashung : «Angora, montre-moi d’où vient la vie, où vont les vaisseaux maudits ?»

 

(1) Leader du parti d’extrême droite Israël Beïtenou, actuel ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Nétanyahou.

 

Ezzedine Aboulaïch en 4 dates :

 

1954: Naissance dans le camp de Jabaliya (bande de Gaza).

1993: Commence à travailler à l’hôpital Tel-Hashomer, en Israël.

16 janvier 2009: Des obus de l’armée israélienne tuent trois de ses filles et sa nièce.

14 octobre 2009: Il annonce à Paris le lancement de sa fondation pour l’éducation des filles et des femmes palestiniennes.

 

 

LIBE 19/10/2009

 


Iran :

 

 

 

 

 

 

 

les fermetures de journaux et les arrestations de journalistes se poursuivent...

 

HNS-INFO mis en ligne vendredi 9 octobre 2009


Le 5 octobre 2009, alors que Reporters sans frontières apprenait la détention de deux journalistes à la prison d’Evin depuis plusieurs mois, trois journaux, Farhang Ashti et Arman à Téhéran et Tahlil rooz à Chiraz (Sud-Ouest), ont été suspendus sur ordre du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique.

 

« L’ayatollah Khamenei, Mahmoud Ahmadinejad et les dirigeants iraniens attaquent publiquement les médias en les qualifiant de ‘moyens utilisés pour renverser l’Etat’. Le régime iranien, qui dénigre les médias indépendants et les désigne comme des ennemis, entrave de manière systématique leur travail sans motif avoué ou base juridique sérieuse. L’Iran reste dans le peloton de tête des pays les plus répressifs en matière de liberté de la presse. L’ayatollah Ali Khamenei et Mahmoud Ahmadinejad ne risquent pas de perdre leur titre de prédateurs de liberté de la presse », a déclaré l’organisation.

 

Le 5 octobre, la Commission d’autorisation et de surveillance de la presse, organe de censure du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, a ordonné l’annulation de la licence de publication de deux quotidiens à Téhéran pour “non-respect de la loi sur la presse“. Les journaux ont été suspendus malgré leurs positions en général modérées à l’égard du gouvernement. Au cours des semaines précédant sa suspension, Farhang Ashti avait osé critiquer sévèrement le quotidien ultraconservateur Kayhan, contrôlé par le Guide suprême, publiant le montant des aides publiques aux journaux progouvernementaux, dont Kayhan. Le directeur du quotidien Arman a été informé de la fermeture de son journal avant même que la Commission d’autorisation et de surveillance de la presse ne se réunisse. Le motif invoqué par les autorités est la “publication d’informations non conformes avec le style du journal“. Le quotidien Tahlil rooz de Chiraz a, quant à lui, été suspendu sans motif. Depuis trois ans, ce quotidien de qualité, seul journal réformateur de la province de Fars, est un des plus lus.

 

Par ailleurs, l’organisation a été informée, par leurs familles et les prisonniers récemment libérés, de la détention de deux journalistes à la prison d’Evin. Mohsein Azmodeh, arrêté le 16 juin à son domicile. Son épouse, arrêtée en même temps que lui, est sortie de prison depuis. Ce journaliste de l’agence Mehr, proche du gouvernement, est accusé d’avoir été en “contact avec des groupes contre-révolutionnaires“. Le 15 août, Fayaz Zahed, membre du comité de rédaction du quotidien suspendu Etemad Meli a été arrêté dans la rue par des hommes en civil et transféré à la prison d’Evin. Les autorités n’ont pas révélé les charges retenues contre ces deux journalistes.

 

Nemat Ahamadi, avocat de plusieurs journalistes emprisonnés, notamment Fayaz Zahed, a déclaré à Reporters sans frontières : « Les journalistes devraient normalement être arrêtés sur base des articles du code de la presse. Aujourd’hui, les journalistes sont accusés d’ “action mettant en danger la sécurité nationale, pour avoir participé à des manifestations ou des réunions, ou pour avoir écrit des articles“, bricolage juridique qui n’existe pas dans les lois iraniennes. »

 

Reporters sans frontières s’inquiète des conditions de détention des journalistes en Iran. Nombre d’entre eux sont toujours maintenu à l’isolement, notamment Mohammad Ghochani et Issa Saharkhiz. Le premier, rédacteur en chef d’Etemad Meli, est détenu depuis le 18 juin, malgré la demande de libération sous caution de son avocat. Issa Saharkhiz, journaliste réformateur et ancien directeur des mensuels Aftab (Soleil, suspendu en 2004), et du journal Eghtesah (suspendu en 2005), a été arrêté le 4 juillet. Il subit toujours des pressions pour faire des aveux.

 

Source RSF

 

Appel des peuples indigènes face à la crise de civilisation

Déclaration sur la crise du capitalisme et de la civilisation occidentale

 

Vers un Forum thématique en 2010 qui articule les paradigmes alternatifs : La décolonisation, la démarchandisation de la vie, le bien-vivre et les droits collectifs

Le capitalisme colonial moderne a commencé il y a plusieurs siècles et a imposé au continent américain l'invasion du 12 Octobre 1492. Cela a commencé par le pillage et l'invention des théories globales de la "race" pour justifier l'ethnocide américain, l'invasion de l'Afrique pour la traite des esclaves et le pillage des autres continents. Ces génocides se sont poursuivis et ont été maintenus par le capital transnational et ses appuis militaires. Cette exploitation et oppression capitaliste globale produisent le  réchauffement de la planète qui entraîne le suicide planétaire.

La crise du modèle de développement capitaliste, eurocentrique, sexiste et raciste, est totale et conduit à la plus grande crise socio-environnementale de l'histoire humaine. La crise financière, économique, de l'énergie, augmente la production d'un chômage structurel, l'exclusion sociale, la violence, les propos racistes, sexistes et le fanatisme religieux, tout à la fois. La crise est si profonde qu'elle constitue une véritable crise de civilisation capitaliste, la crise du développement capitaliste et de la "modernité » qui menacent toutes les formes de vie.

 

 

 

Mais certains continuent à rêver d'amender ce modèle et ne veulent pas assumer que ce qui est en crise, c’est le capitalisme, l'eurocentrisme, avec son modèle d'État uni-national, d’homogénéité culturelle, de droit positif occidental, le développementisme et la marchandisation de la vie.


La crise de la civilisation capitaliste, nous oblige à reconstruire et à réinventer de nouvelles options pour la coexistence entre la nature et de la société, la démocratie, l'état de consommation. Il est urgent de trouver des nouveaux paradigmes de la civilisation et, dans ce contexte, "d'autres mondes sont possibles" mais urgents, et, d'ailleurs, ils sont déjà en cours de construction par les premières victimes des formes les plus barbares de la violence capitaliste / coloniale / moderne : les peuples et les communautés indigènes, paysannes, côtières, Quilombolas, Afro-descendantes, Garifunas, Caboclos, Dalits, entre autres, et leurs enfants qui ont émigré dans les bidonvilles et favelas, et tous les autres exclus et invisibles " intouchables » dans le monde, qui continuent de résister, d'actualiser et de renforcer d'autres formes de civilisation et d'organisation sociale, technique, éthique, politique, économique, culturelle et spirituelle de l'existence humaine.

 

Les peuples autochtones pratiquent et proposent l'unité de la Terre Mère, de la société et de la culture.

 

 

 

 Nourrir la Terre-Mère et se laisser nourrir par elle. Protéger l'eau comme un droit humain fondamental et s'opposer à sa marchandisation. Décoloniser le pouvoir par le principe de « commander en obéissant », développer l'autogestion communautaire, l'auto-détermination, l'unité dans la diversité comme autres formes de l'autorité collective ; Promouvoir l'unité, la dualité, la complémentarité et l'égalité entre les sexes, la spiritualité de la vie quotidienne et la diversité ; Se libérer de toute domination ou discrimination raciste, ethnique ou sexiste ; Développer les décisions collectives sur la production, les marchés et l'économie ; Décoloniser la science et la technologie ; Développer la réciprocité dans la distribution du travail, des produits et des services :  voilà des directions pour produire une nouvelle alternative à l'éthique sociale de marché et du profit colonial / capitaliste.

 

 

 

 Nous appartenons à la Terre Mère, nous n'en sommes ni propriétaires, ni pillards, in vendeurs, et aujourd'hui nous avons atteint un tournant : le capitalisme impérialiste s'est révélé être non seulement dangereux en raison de la domination, l'exploitation, la violence structurelle, mais aussi parce qu'il nous tue nous et la Terre-Mère et conduit la planète à un suicide qui n'est ni «utile» ni «nécessaires».

 

 

 

 Le Mouvement Indigène des Abya Yala / Amériques appelle à la plus grande unité dans la diversité :

 

 

 

 • Pour une mobilisation permanente en défense de la Terre Mère et des Peuples, contre la marchandisation de la vie, la pollution, les consommations toxiques, la criminalisation des mouvements sociaux et et dans ce cadre effectuer une manifestation intercontinentale le 12 Octobre 2009.

 

 

 

• Pour se mobiliser pour défendre les droits des peuples et de notre Mère la Terre contre l'agression des méga-projets, les industries extractives, l'IIRSA, le Plan Puebla Panama, les agrocarburants et les invasions coloniales des peuples d'Haïti et de la Palestine.

 

 

 

• Promouvoir l'échange pour reconstruire, réinventer et articuler de nouvelles valeurs, des structures et des paradigmes de la civilisation dans cette orientation et de co-organiser un Forum social 2010 sur le thème de la crise de la civilisation occidentale capitaliste, la décolonisation, la démarchandisation de la vie, le bien-vivre et les droits collectifs.

 

 

 

• Participer au quatrième Sommet des peuples autochtones de l'Abya Yala à Puno (Pérou) du 27 au 31 Mai 2009, ce qui permettra de renforcer et de promouvoir le processus décrit ci-dessus.

 

 

 

Ainsi, les mouvements sociaux et autochtones dans le monde, organisés dans le Forum social mondial à Belem demandent de :

 • Soutenir la mobilisation pour la défense de la Terre-Mère et le peuple contre la marchandisation de la vie le 12 Octobre 2009.
• Promouvoir l'échange pour reconstruire, réinventer et articuler de nouvelles valeurs, des structures et des paradigmes de la civilisation dans cette orientation et de co-organiser un Forum social 2010 sur le thème de la crise de la civilisation occidentale capitaliste, la décolonisation, la démarchandisation de la vie, le bien-vivre et les droits collectifs

 
Les mouvements
• CTOI Coordinadora Andina de Organizaciones Indígenas
• ECUARUNARI, la Confédération des peuples de nationalité Kichwa de l'Équateur
• ONIC, Organisation nationale indigène de Colombie
• CONACAMI, Confédération nationale des communautés péruviennes touchées par l'exploitation minière
• CONAMAQ national de Ayllus et des Markas Qollasuyu (Bolivie)
• ONPIA, Organisation nationale des peuples autochtones de l'Argentine
• Le Parlement mapuche (Chili)
• Convergencia Nacional Maya Wakib Kej
• ANAMEBI, Association nationale des enseignants dans l'enseignement bilingue au Pérou
• Nordic Saami Council
• Indian Law Centre de ressources
CONAIE • Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur
• CONIC, et la Coordinadora Nacional Indígena Campesina
• CONAVIGUA, Coordinadora Nacional de viudas de Guatemala
• CUC, Comité d'unité paysanne du Guatemala
• Conseil des peuples de la Communauté de San Marcos
• ARPI, Association régionale des peuples indigènes de la Selva Central (Pérou)
• CCM Mouvement populaire Sommet
• CAH, Aguaruna Conseil et Huambisa
• Comité régional Indígena del Cauca
• AICO, les autorités de la Colombie OPIAC • Organisation des peuples autochtones de l'Amazonie colombienne
• Organisation autochtone Kankuamo
• CRIDEC, Conseil autochtone régional de Caldas
• Bureau, Organisation indigène d'Antioquia
• ORIVAC régional de l'Organisation Indígena del Valle del Cauca
• CNA, la Confédération nationale agraire
• CBTE, du Ministère de la Fédération paysanne Cusco
• Anti-indienne
• Agence de presse indienne (Mexique)
• FNMBS, Fédération nationale des femmes paysannes originaires Bartolina Sisa (Bolivie)
• Réseau de la jeunesse Tinkuy
• Front de la lutte paysanne et de la Défense et les Mapuche de Patagonie (Argentine)
• Mesa Nacional Indígena de Costa Rica
• Coordonnateur de la Population Chorotega (Nicaragua)

Mouvements sociaux

• CIEMENS, de nations sans État
• Université populaire des mouvements sociaux
• FAOR Forum est de l'Amazonie (Brésil)
• Mouvement Decrecita
• Nord Amazonie Brésil Forum
• ATTAC Brésil
• ATTAC France
• Les Amis de la Terre
• CEADESC, Centre de recherche sur les droits économiques, sociaux et culturels (Bolivie)
• PHASE, de la Solidarité et de l'éducation
• Mouvement ARCI (Italie)
• TCOE - Trust for Community Outreach and Education (Afrique du Sud)
• Analyse de l'Institut brésilien pour le développement social (IBASE)
• Mouvement ASUD (Italie)
• Maison de droits collectifs (Kurdes, le basque, le catalan, l'amazigh, la Palestine, Gallego et autres)

 

Source

 

ETATS-UNIS

Le témoignage d'un condamné sorti vivant de son exécution

 


L'histoire d'un condamné américain ayant survécu à son exécution relance le débat de la méthode d'injection mortelle aux Etats-Unis.

 

Romell Broom a survécu à son exécution.(REUTERS)

Romell Broom a survécu à son exécution.(REUTERS)

Romell Broom est le premier condamné à mort à survivre à son exécution aux Etats-Unis depuis 1946. Ce détenu de 53 ans, accusé du viol et du meurtre d'une adolescente de quatorze ans, a subi pendant deux heures mardi 15 septembre les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'Etat de l'Ohio. En vain, ces derniers ont piqué ses bras, ses mains et ses jambes 18 fois. Le directeur de la prison a finalement jeté l'éponge, son équipe n'ayant pas réussi à isoler une veine susceptible de supporter le cathéter par lequel l'injection mortelle est diffusée. Trois jours après son exécution manquée, Romell Broom à raconté son expérience dans un témoignage sous serment, dont l'AFP s'est procuré la transcription.

 

Il aide l'équipe d'exécution


Alors qu'il est allongé pendant les préparatifs à l'injection mortelle, l'équipe d'exécution pose les intraveineuses qui diffuseront ensuite trois produits: un qui anesthésie le condamné, un qui paralyse ses muscles et un qui arrête son coeur. "Il y avait trois gardes dans la pièce, un à ma droite, un à ma gauche et l'autre à mes pieds", raconte le rescapé. "L'infirmière a essayé trois fois d'accéder à mes veines au milieu de mon bras gauche" ajoute-t-il. Nouveaux essais, "deux fois dans le bras gauche". "L'infirmière doit avoir touché un muscle parce que la douleur me fait hurler". "Trois fois dans le bras droit". Une veine semble assez solide, l'infirmier tente d'installer le cathéter mais celui-ci cède. "Du sang a commencé à couler sur mon bras", raconte Romell Broom. Deuxième pause. Un gardien lui tapote l'épaule et lui conseille de se détendre. "A ce moment-là, j'avais très mal, les blessures dues aux piqûres m'empêchaient de tendre ou de bouger mes bras". Romell Broom tente alors d'intervenir en aidant les infirmiers à poser le garrot. "J'ai commencé à m'énerver. Je pleurais, j'avais mal et mes bras étaient enflés, les infirmiers piquaient dans des zones déjà contusionnées et gonflées, j'ai demandé qu'on arrête et j'ai demandé à parler avec mon avocate", explique-t-il. Finalement, le directeur de la prison lui fait savoir que la procédure est suspendue. Ses avocats ont déposé depuis des recours contre une nouvelle exécution et deux autres exécutions prévues à l'automne dans l'Ohio ont été suspendues.

 

Un débat relancé


L'échec de l'exécution de Romell Broom a relancé le débat aux Etats-Unis sur les méthodes d'injection mortelle. "Même après cette effroyable exécution ratée, l'Ohio veut continuer à tuer des gens (...), il devrait à tout le moins déclarer un moratoire de manière à être sûr qu'il possède les compétences techniques pour tuer les gens avec humanité", écrivait samedi 3 octobre le New York Times dans son éditorial."Chaque Etat devrait utiliser ce moment de honte pour s'interroger sur la peine capitale", insiste le quotidien."Les exécutions dans l'Ohio sont suspendues jusqu'à ce que ce dossier soit réglé, ça peut prendre six mois ou un an", a expliqué Richard Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), sauf si la Cour suprême levait le sursis. Le gouverneur a estimé de son côté que ses équipes devraient avoir mis au point une "solution alternative" en cas de problème d'ici début décembre.
Initiée en 1982 et déjà pratiquée aux Etats-Unis sur plus de 1.000 condamnés, la méthode d'injection mortelle a pour but d'offrir au condamné et aux témoins une mort rapide et paisible. Mais elle suppose de faire pratiquer une intraveineuse à des équipes plus ou moins formées aux soins médicaux, aucun médecin ne pratiquant lui-même l'injection. Et si le premier produit est mal administré, les deux autres peuvent causer une douleur immense. En décembre 2006, Angel Diaz a vécu une pénible agonie de 34 minutes: les produits avaient été injectés dans ses muscles.

 

Un caricaturiste de Bakchich devant les tribunaux marocains

 


Selon une information du site internet Bakchich.info, le caricaturiste Khalid Gueddar est actuellement entendu par la police marocaine pour avoir dessiné un membre de la famille royale dans le quotidien Akhbar Al Youm.

 

La caricature de Khalid Gueddar (capture d'écran du site Bakchich)

La caricature de Khalid Gueddar (capture d'écran du site Bakchich)

Le caricaturiste Khalid Gueddar est retenu et interrogé par la police marocaine, samedi 3 octobre, pour avoir publié une caricature du Prince Moulay Ismaël dans les éditions des 26-27 septembre du quotidien arabophone indépendant Akhbar Al Youm, indique le site Bakchich.info. Le collaborateur de Bakchich y représentait le membre de la famille royale, récemment marié à une ressortissante allemande, effectuant un salut devant un drapeau marocain. Selon le site d'information satirique, Khalid Gueddar a déjà été interrogé mardi 29 septembre dans les locaux de la police judiciaire de Casablanca, où il est resté de 13 heures à 4 heures du matin.

 

"Un antisémitisme flagrant"


La DST marocaine reproche au caricaturiste d'avoir "déformé" l'étoile verte qui figure sur le drapeau marocain, confondue avec le symbole du judaïsme, l'étoile de David, selon un témoignage de Khalid Gueddar à paraître dans le prochain numéro de Bakchich en kiosque. Le ministère de l'Intérieur a déclaré dans un communiqué que "l’utilisation de l’étoile de David révèle un antisémitisme flagrant". Autre point de désaccord : la DST considère que la caricature de Khalid Gueddar présente le Prince Moulay Ismaël en train d'effectuer un salut nazi. Interrogé par le quotidien espagnol El Pais, le dessinateur a formellement démenti ces accusations.

 

"Outrage au drapeau national"


Le ministère marocain de l'Intérieur a posé en début de semaine des scellés au siège du journal Akhbar al Yaoum, interdisant aux journalistes l'accès à leurs bureaux. Son directeur, Taoufik Bouachrine, a été lui aussi entendu par la police, et comparaîtra devant les tribunaux avec Khalid Gueddar le 12 octobre pour "outrage au drapeau national", le motif de l'antisémitisme n'ayant finalement pas été retenu. Le syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a dénoncé une "atteinte aux libertés" à l'occasion d'une manifestation organisée vendredi 2 octobre à Casablanca. " Le ministère de l'Intérieur peut se permettre de saisir n'importe quel journal mais n'a aucune autorité légale pour ordonner la fermeture de ses bureaux", a déclaré Younès Moujahid, président du SNPM

 

 

Maroc, tous solidaires avec le caricaturiste Khalid Gueddar !

 

LIRE ICI...

 

Les militants américains contre la peine de mort se saisissent du cas d’un innocent exécuté

 

Un rapport officiel et une enquête du magazine New Yorker confirment que Todd Willingham n’était pas responsable de l’incendie pour lequel il a été condamné. Les abolitionnistes mettent son cas en avant.

 

Cameron Todd Willingham a été exécuté le 17 février 2004 après avoir été jugé responsable de l’incendie qui avait coûté la vie à ses trois filles dans leur maison de Corsicana, au Texas, en 1991. Grâce au travail de journalistes d’investigation et de défenseurs des droits de l’Homme, on sait aujourd’hui qu’il était innocent du crime pour lequel il a été mis à mort. Comme les abolitionnistes américains l’ont toujours souligné, la peine de mort ne permet aucune forme de réparation pour le tort qui a été causé à Willingham. Le 7 septembre 2009, le magazine New Yorker publie un article détaillé sur l’affaire. S’appuyant sur trois rapports d’experts reconnus, le journaliste David Grann y démontre qu’aucune des preuves produites par l’accusation n’est valable. Dès janvier 2004, Gerald Hurst, un chercheur spécialiste des incendies, accepte d’examiner les preuves qui ont conduit à la condamnation de Willingham. Il conclut que l’enquête a été fondée sur “de la science de bas étage” et écrit un rapport qui démontre l’innocence du condamné. Grann établit auprès de plusieurs sources que la Commission des grâces du Texas a rejeté le rapport de Hurst sans même le regarder. Le gouverneur Rick Perry a également refusé la demande de grâce de Willingham. “L’analyse scientifique sur l’incendie existait avant son exécution et avait été présentée au juge, à la commission des pardons et au gouverneur trois jours avant son exécution, mais cela n’a rien changé. Tout le monde savait qu’il était probablement innocent”, accuse Sandrine Ageorges, représentante internationale de la Coalition texane pour l’abolition de la peine de mort. En décembre de la même année, le Chicago Tribune publie un premier article sur l’affaire au sein d’une série sur les erreurs judiciaires. Le journal engage un expert indépendant qui confirme l’innocence de Willingham.

 

“Aucun des indices suivis n’est valide”

 

En 2005, Innocence Project, une ONG américaine qui se consacre à innocenter des victimes d’erreurs judiciaires à l’aide de preuves scientifiques, demande à cinq experts en incendie d’étudier l’affaire Willingham, ainsi qu’un feu mortel similaire à la suite duquel un certain Ernest Ray Willis a également été condamné à mort. Ils concluent que les deux incendies sont “accidentels” et qu’"il a depuis été prouvé scientifiquement qu’aucun des indices suivis n’est valide”. Willis est innocenté et libéré après 17 ans passés dans le couloir de la mort. Innocence Project envoie le rapport à la Commission de la police scientifique du Texas en 2006. Cette dernière engage Craig Beyler, un autre spécialiste renommé des incendies, pour procéder à une nouvelle expertise des preuves. Fin août 2009, Beyler rend son rapport : comme ses précédesseurs, il note que “les enquêteurs avaient un faible niveau de compréhension de la science du feu”. Ils ont par exemple considéré la forme des brûlures du sol comme la preuve de l’utilisation d’un liquide inflammable, une croyance sans fondement scientifique. La Commission de la police scientifique du Texas doit rendre ses propres conclusions en 2010. Willingham pourrait ainsi devenir la première personne officiellement reconnue innocente après avoir été exécutée aux Etats-Unis. Cependant, Ageorges craint que le populisme des décideurs ne bloque une telle décision : “C’est une année d’élection au Texas pour le gouverneur et certains juges”, rappelle-t-elle.

 

“Crions-le sur les toits”

 

L’accumulation d’informations prouvant l’innocence de Willingham a conduit les abolitionnistes américains à faire de cette affaire un symbole dans leur campagne contre la peine de mort. “Il n’y a plus aucun doute : une personne innocente a été exécutée”, déclare le coordinateur de Innocence Project, Barry Scheck. “La question est maintenant de savoir comment nous pouvons éviter que cela se reproduise.” La Coalition nationale pour l’abolition de la peine de mort (NCADP) a lancé la campagne “Crions-le sur les toits” (“Shouting from the rooftops”). Elle vise à montrer au public que l’existence de la peine de mort fait courir le risque avéré de voir des innocents exécutés. Selon la NCADP, Antonin Scalia, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, a écrit qu’il n’existait “pas un cas – pas un seul – dans lequel il est clair qu’une personne a été exécutée pour un crime qu’elle n’a pas commis. Si un tel événement s’était produit au cours des dernières années, il n’y aurait pas à chercher : on crierait le nom de l’innocent sur les toits”.

 

135 condamnés à mort innocentés

 

Maintenant que le juge Scalia peut être pris au mot, la NCADP appelle le public à se renseigner, à faire circuler l’information et à publier des vidéos sur internet dans lesquelles des citoyens crient sur les toits le nom de Cameron Todd Willingham ainsi que ceux de Ruben Cantu, Carlos De Luna et Larry Griffin – eux aussi exécutés aux Etats-Unis malgré les preuves qui suggéraient leur innocence. Aux Etats-Unis, des projets militants comme Innocence Project et Witness to Innocence soulignent le fait que “le système de justice pénale américain échoue dans son devoir le plus élevé : protéger les innocents de condamnations injustes à la peine de mort”. Selon le Death Penalty Information Centre, 135 condamnés à mort américains ont été lavés de tout soupçon et libérés depuis 1973. Combien ont été - ou seront - exécutés avant d’avoir pu prouver leur innocence ?

 

 

Sources :

Coalition mondiale contre la peine de mort

in, HNS-Info 30/09/2009

 

Etats-Unis: le prisonnier politique amerindien Leonard Peltier reste en prison

 

 




12-09-2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pas de libération conditionnelle pour le prisonnier politique amérindien Leonard Peltier, mais que va faire Obama ?



Le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), ONG française de défense des droits des peuples autochtones, s'insurge contre la décision de la Commission des libérations conditionnelles des États-Unis de ne pas libérer le prisonnier politique amérindien Leonard Peltier, militant de l'American Indian Movement (AIM) qui est incarcéré depuis trente-trois ans dans une prison fédérale. La Commission des libérations conditionnelles a annoncé arbitrairement, le 20 août dernier, que le prochain réexamen de son cas sera programmé en 2024 (Leonard Peltier aura alors soixante-dix-neuf ans). Amnesty International, qui réclame depuis de nombreuses années la libération de Leonard Peltier, a également fait part de sa déception devant cette décision négative. "C'est en accordant à Leonard Peltier une libération conditionnelle que l'on servirait au mieux la justice, a déclaré Angela Wright, chercheuse d'Amnesty International aux États-Unis. Compte tenu des questions qui se posent autour de sa condamnation, et vu que les recours en appel devant les tribunaux sont épuisés depuis longtemps et qu'il a déjà passé plus de trente-deux années en prison, nous prions instamment le Comité des libérations conditionnelles de revenir sur sa décision."

La prochaine bataille sera donc la demande de grâce présidentielle au président Obama... En janvier 2001, le président Bill Clinton, malgré ses promesses, n'a pas eu le courage politique de lui rendre sa liberté, en évitant de lui accorder une grâce le dernier jour de son mandat en raison des pressions du FBI sur cette affaire. Aujourd'hui, la communauté amérindienne, comme toutes les autres minorités aux États-Unis, attend des signes de véritables changements, notamment la fin des discriminations raciales et sociales, ainsi qu'une justice équitable pour tous. Betty Ann Solano, sœur de Leonard Peltier et directrice de son Comité de défense (le Leonard Peltier Defense/Offense Committee) a récemment lancé un appel émouvant au président Obama : "Nous [Amérindiens] avons besoin de guérir les blessures du passé qui nous ont été infligées par le gouvernement américain. Président Obama, en accordant votre grâce à mon frère, vous serez reconnu comme celui qui aura su faire le premier pas vers la paix et la réconciliation avec nos communautés." Pour lancer la campagne pour la grâce présidentielle et montrer la détermination des autochtones des États-Unis de voir Leonard Peltier libre, un chef spirituel amérindien, Ben Carnes (Choctaw d'Oklahoma), a entamé le 5 septembre un jeûne devant la Maison Blanche à Washington DC.

Le 12 septembre prochain, Leonard Peltier va avoir soixante-quatre ans. Bien qu'innocent, il aura passé injustement plus de la moitié de sa vie en prison. C'est pour cela qu'il ne faut pas l'oublier.

En France aussi plusieurs initiatives en faveur de Leonard Peltier vont se succéder : compilation de soutien avec de nombreux artistes, conférences et tournées de représentants amérindiens, etc., sans oublier les rassemblements tous les mercredis devant le consulat des États-Unis à Paris, au côté de celles et ceux qui luttent pour la libération du journaliste africain-américain, Mumia Abu-Jamal.

QUI EST LEONARD PELTIER ? / Leonard Peltier, indien Anishinabe/Lakota-Sioux, est incarcéré depuis 1976 aux États-Unis pour un crime qu'il n'a pas commis. Il a été condamné à deux peines à perpétuité
consécutives. Amnesty International le considère comme un prisonnier politique, qui "devrait être libéré immédiatement et sans condition". Il est une des victimes de la guerre cachée menée dans les années 1970 par le gouvernement américain et le FBI contre l'American Indian Movement (AIM, Mouvement indien américain). Leonard Peltier est devenu le symbole de la résistance des peuples indigènes au niveau international. Il est soutenu par Nelson Mandela, Desmond Tutu, Rigoberta Menchú, le président Evo Morales, Robert Redford, le sous-commandant Marcos, Mumia Abu Jamal, le Parlement européen et par plusieurs millions de personnes à travers le monde. Que fera le président Obama pour Leonard Peltier ?


Pour plus d'informations :


En France : CSIA-Nitassinan, 21 ter, rue Voltaire, F-75011 Paris
info@csia-nitassinan.org Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
http://www.csia-nitassinan.org/lpdoc.htm


Aux États-Unis : LPDOC – Tél : 001-701-235-2206
http://www.whoisleonardpeltier.info

 


COMMUNIQUÉ DU 21 AOÛT 2009

Communiqué d'Eric Seitz, avocat de Leonard Peltier

Les vieux rescapés de l'administration Bush au sein de la Commission américaine des libertés conditionnelles ont aujourd'hui adopté la position du FBI : toute personne potentiellement impliquée dans la mort de ses agents ne devra jamais obtenir de conditionnelle et devra rester en prison jusqu'à sa mort.

Il a été juridiquement établi que le FBI (même s'il ne l'a jamais reconnu) a fabriqué des preuves et présenté de faux témoignages au procès de Leonard Peltier ; la conduite de M. Peltier a été exemplaire, pendant 33 ans d'incarcération, prouvant ainsi la recevabilité de sa demande de libération conditionnelle ; des lettres et des pétitions demandant sa libération ont été envoyées par millions aux États-Unis et dans le monde entier, notamment par un des juges qui avait précédemment statué sur sa libération conditionnelle ; M. Peltier vieillit et sa santé se dégrade ; pourtant, la Commission des libertés conditionnelles l'a aujourd'hui informé que "sa libération sur parole déprécierait l'importance du délit présumé et encouragerait le non respect de la loi", repoussant la possibilité d'une prochaine audition à 2024.

Voici donc les agissements extrêmes de cette même communauté du maintien de l'ordre qui a instauré l'emprisonnement à durée indéterminée pour les adolescents suspectés de terrorisme, la torture et les meurtres dans les prisons de la CIA de par le monde, et encouragé l'irrespect généralisé pour les valeurs démocratiques de justice sur lesquelles ce pays s'est soi-disant construit. Ce sont ces mêmes institutions qui n'ont jamais traité les autochtones avec respect ou dignité, qui n'ont jamais reconnu leur responsabilité pour des siècles d'intolérance et d'abus.

Pendant l'audition de libération conditionnelle, le 28 juillet dernier, Leonard Peltier a exprimé des regrets et a reconnu avoir eu un rôle dans les incidents qui ont provoqué la mort des deux agents du FBI et d'un activiste amérindien, suite à une fusillade sur la réserve de Pine Ridge. M. Peltier a insisté sur le contexte dans lequel la fusillade a eu lieu, un contexte de guerre entre des leaders tribaux corrompus, soutenus par le gouvernement, d'un côté, et des traditionalistes amérindiens et jeunes activistes de l'autre. Il a à nouveau nié - comme il l'a toujours fait - avoir souhaité la mort de qui que ce soit ou d'avoir tiré les coups de feu qui ont tué les deux agents. Il a d'ailleurs rappelé aux membres de la commission qu'un de ses coaccusés a récemment admis avoir tiré les coups de feu mortels. Il est donc faux de dire que Leonard Peltier a "exécuté deux agents du FBI" comme l'affirme pourtant la Commission de libération conditionnelle ; et il n'y a toujours pas de preuves crédibles de la responsabilité de M. Peltier pour les coups de feu mortels, contrairement à ce que déclare le FBI. De plus, étant donné les pratiques corrompues au sein même du FBI, il est absurde de dire que la libération conditionnelle de Leonard Peltier "dépréciera l'importance" de sa conduite et/ou "encouragera le non respect de la loi".

Nous continuerons à demander la libération conditionnelle et la grâce présidentielle pour Leonard Peltier pour mettre fin rapidement et équitablement à cette injustice qui dure depuis trop longtemps.

Eric Seitz,
avocat de Leonard Peltier

(traduction : Céline Planchou pour le CSIA-Nitassinan)

Leonard Peltier Defense Offense Committee (LP-DOC)
PO Box 7488, Fargo, ND 58106
Tel: 001-701/235-2206


e-mail: contact@whoisleonardpeltier.info Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
http://www.whoisleonardpeltier.info

 

 

L’opposition iranienne réaffirme son existence lors de la journée d’Al-Qods


LE MONDE | 19.09.09 |

 

Combien étaient-ils? L’opposition réformatrice parle de 500000personnes dans les rues de Téhéran, voire plus. D’autres de plusieurs dizaines de milliers. Une seule certitude: la journée traditionnelle d’Al-Qods (Jérusalem), instituée par l’ayatollah Khomeyni il y a trente ans pour soutenir les Palestiniens, s’est transformée, vendredi 18septembre, en une grande vague de contestation "verte". Verte, comme la couleur du mouvement de protestation lancé par Mir Hossein Moussavi, ex-premier ministre et candidat malheureux à la présidentielle de juin, qui conteste la victoire de Mahmoud Ahmadinejad.

 

Quatre mille arrestations en trois mois (près de 200 personnes au moins sont encore détenues), des "aveux" forcés à la télévision d’Etat pour certains militants, des tortures pour d’autres, rien n’a, semble-t-il, pu dissuader les militants de l’opposition de profiter de la marche annuelle pro-palestinienne pour se faire entendre. Pas même la dernière vague d’arrestations, cette semaine, qui vise des enfants de personnalités du régime déjà emprisonnés comme l’ex-vice-président du Parlement, Mohsen Mirdamadi, dont le fils a été interpellé, ou de grands religieux trop critiques du pouvoir actuel: les petits-fils du grand ayatollah Montazeri ont été arrêtés à Qom, la ville sainte, ainsi que le fils de l’ayatollah Mousavi Tabrizi. Une pratique qualifiée de "prise d’otage familiale pour faire des pressions politiques" par le site Modvj sabz (Bague verte).

 

"MENTEUR ! OÙ SONT TES 63  % ?"

 

Bracelets et chemises vertes, banderoles, drapeaux: les signes de ralliement se sont multipliés, vendredi, dans les grandes avenues de Téhéran, ceinturées par la police antiémeute et les miliciens bassidji armés de matraques. Des affrontements ont eu lieu.
Le périmètre de l’université de Téhéran, lieu de la prière du vendredi où parlait M.Ahmadinejad, était réduit à l’état de bunker surprotégé par la police, selon des témoins. Et tandis que M.Ahmadinejad prononçait un violent discours contre Israël, les manifestants ont scandé à plein poumons: "Dorough gou! chast o seh darsadat koo! (Menteur! Où sont tes 63 %?)". Le bruit était tel que le président aurait écourté son discours.

 

Après quoi, les opposants ont entonné un chant, devenu le mot d’ordre de la journée, tiré d’un texte du poète Mochini. Que dit ce poème? "Laisse tomber ton fusil, je hais cet instrument sanguinaire aussi bien au Liban, à Qods que dans les rues d’Iran." Ce qui est déjà une forme de contestation publique de la "diplomatie" musclée et militariste de M.Ahmadinejad au Moyen-Orient. En réponse aux "Mort à Israël!", traditionnels dans cette journée de soutien à la Palestine, ont aussi fusé dans la foule des slogans nouveaux "Mort à la Russie! Mort à la Chine!", alliés de l’Iran. Ce n’était pas le seul changement dans l’attitude des manifestants "verts" qui, vendredi, se sont comptés dans les rues, ce qu’ils n’avaient pu faire depuis la manifestation du 9juillet commémorant le soulèvement étudiant de 1999, durement réprimé.

Behzad, ancien restaurateur au chômage, était parmi eux. Au téléphone, il nous a confié son témoignage: "Lors des grandes manifestations de juin, j’étais terrorisé. Vendredi, nous n’avions plus peur. En nous voyant tous dans la rue, nous avons repris confiance. La différence, c’est que cette fois nous avons répliqué. Mon neveu a été battu à coups de matraque par des bassidji près de la place Valli-a-Ast. Quand ils ont voulu l’embarquer,les gens autour de nous les en ont empêchés en leur jetant des pierres et tout ce qu’ils pouvaient."

 

"S’ILS T’ARRÊTENT, CE SERA LA RÉVOLTE"

 

Même solidarité au secours des trois chefs réformateurs qui s’étaient rendus à la marche. L’ex-président Mohammad Khatami, attaqué par un groupe de fondamentalistes, s’est vu arracher son turban. La foule a empêché qu’il soit blessé car, selon certaines sources, ses assaillants étaient munis d’armes blanches. M.Moussavi a été assiégé dans sa voiture et traité d’"hyprocrite". Quant à Medhdi Karoubi, ce religieux réformateur qui a dénoncé viols et tortures en prison, il a pu, sous la protection des manifestants, participer à la marche plus d’une heure sous les ovations: "Karoubi notre héros! S’ils t’arrêtent, ce sera la révolte."

 

Des arrestations, il y en a eu des dizaines, notamment en province à Tabriz, Ispahan ou Karaj. A Chiraz, selon des témoins, une vingtaine de personnes détenues auraient été délivrées par les manifestants des mains des miliciens. "Voir cette foule pas intimidée du tout dans la rue après la répression terrible des mois derniers a dû être un choc pour le pouvoir", disait encore Behzad. Et l’analyste Ahmad Salamatian de conclure: "Vendredi, l’angoisse et la crainte ont changé de camp. L’hésitation s’installe au plus haut du pouvoir." De fait, dans la soirée, le vice-président du Parlement, Mohammad Reza Bahonar, dénonçait la répression.

 

La «journaliste au pantalon» en prison

 

 

La soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein, qui risquait 40 coups de fouet, a finalement écopé d'une amende. Mais elle a refusé de payer, et s'est retrouvée en prison.

 

LIBE 07/09/2009

 

 

 

Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées lundi devant le tribunal à Khartoum pour

Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées lundi devant le tribunal à Khartoum pour soutenir Loubna Ahmed al-Hussein, ici lors de son dernier rendez-vous avec la justice soudanaise, le 4 août. (AFP Ashraf Shazly)

 

 

Le procès de la journaliste soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein, passible de 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon jugé «indécent», s'est conclu lundi à Khartoum par une condamnation à 500 livres soudanaises (140 euros) d'amende.

 

En dépit des conseils de ses proches, la jeune femme a refusé de s'acquitter de la somme, confiant à l'AFP «préférer aller en prison». Selon l'un de ses avocats, elle aurait été conduite au centre pénitentiaire pour femmes d'Omdurman.

 

Mme Hussein avait été arrêtée début juillet par des policiers dans un restaurant de Khartoum en même temps que 12 autres femmes pour «tenue indécente», alors qu'elle portait un pantalon large et une longue blouse. Dix des femmes arrêtées en même temps qu'elle avaient été convoquées ensuite par la police et fouettées dix fois chacune. Loubna Ahmed al-Hussein aurait pu subir un sort similaire, mais elle a contesté les charges et entamé une campagne publique pour abolir une loi controversée.

 

Article contraire à la charia


L'article 152 du code pénal soudanais de 1991, entré en vigueur deux ans après le coup d'Etat de l'actuel président Omar el-Béchir, prévoit une peine maximale de 40 coups de fouet pour quiconque «commet un acte indécent, un acte qui viole la moralité publique ou porte des vêtements indécents». Cet article viole pourtant la Constitution soudanaise et l'esprit de la loi islamique (charia) en vigueur dans le Nord du Soudan, majoritairement musulman.

Son procès avait été ajourné le 4 août et devait reprendre ce lundi dans un tribunal de la capitale soudanaise où des supporters de la jeune femme étaient présents. ©Si certains se réclament de la charia pour flageller les femmes en raison de ce qu'elles portent, qu'ils me montrent les sourates du Coran ou les hadith (paroles du prophète Mahomet, ndlr) qui le stipulent. Je ne les ai pas trouvés», disait-elle récemment à l'AFP. La trentenaire, qui porte la «tarha», ce foulard traditionnel soudanais recouvrant la tête et les épaules, travaillait à la mission des Nations unies au Soudan (Unmis) lorsqu'elle a été arrêtée. Elle a affirmé depuis qu'elle avait quitté cet emploi qui aurait pu lui conférer une immunité diplomatique.

 

Le procès de la «journaliste au pantalon» était au coeur des discussions dans les familles à Khartoum et a semblé embarrasser le gouvernement par son retentissement international. Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays entretient des relations pour le moins tendues avec Khartoum, avait dit vouloir aider la jeune femme dans son combat et plaidé en faveur d'un arrêt des procédures contre elle.

 

Loi «discriminatoire»

 

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a de son côté exhorté les autorités soudanaises à abroger la loi et à retirer les accusations. «La manière dont cette loi a été utilisée contre les femmes est inacceptable et la sentence prévue -jusqu'à 40 coups de fouet- est répugnante», a déclaré vendredi l'organisation dans un communiqué. «Cette loi est rédigée de telle sorte qu'il est impossible de savoir ce qui est décent ou indécent», ce qui laisse place à l'arbitraire des policiers, ajoute l'organisation qui juge également cette loi «discriminatoire».

 

Loubna Hussein a ouvert un site internet bilingue anglais/arabe -"iamlubna.com"- pour faire connaître son combat et multiplier les signatures sur sa pétition invitant le gouvernement soudanais à abolir une loi controversée qui ne défrayait pas la chronique jusqu'à récemment.

 

 

 

 

 

SITE de

LOUBNA HUSSEIN

DROITS des FEMMES

 

Le Hamas impose la tenue islamique aux lycéennes de Gaza

 

LIBE 24/08/2009

 

 

Pour la rentrée scolaire, dimanche, la tenue en vigueur jusqu'à présent --une chemise bleue sur

Pour la rentrée scolaire, dimanche, la tenue en vigueur jusqu'à présent --une chemise bleue sur une jupe longue de même couleur-- a laissé place au "jilbab" (une longue robe ample). Facultatif, bien que porté par la plupart des lycéennes, le foulard qui cache les cheveux devient désormais obligatoire. (© AFP Mahmud Hams)

 

 

Une majorité des lycéennes dans la bande de Gaza, territoire traditionnellement conservateur, portaient déjà le foulard à l'école, mais la décision du Hamas de rendre obligatoire ce couvre-chef et de l'assortir d'une robe ample, provoque la controverse.

 

Pour la rentrée scolaire, dimanche, la tenue en vigueur jusqu'à présent --une chemise bleue sur une jupe longue de même couleur-- a laissé place au "jilbab" (une longue robe ample). Facultatif, bien que porté par la plupart des lycéennes, le foulard qui cache les cheveux devient désormais obligatoire.

"Nous invitons toutes les étudiantes à respecter la tenue ample", déclare à l'AFP un haut responsable au ministère de l'Education, Mahmoud Abou Hassira, en expliquant les nouvelles directives sur "la tenue islamique".

 

Parallèlement, la Direction de l'enseignement au sein du gouvernement du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle Gaza depuis juin 2007, a décidé de féminiser entièrement le personnel enseignant dans les écoles publiques de filles dans un souci d'empêcher la mixité selon une interprétation stricte de l'islam.

 

"Notre société est musulmane et l'islam nous impose la séparation entre les sexes dès l'âge de sept ans. Nous avons suivi ce principe pour remplacer les enseignants par des enseignantes", souligne M. Hassira.

 

Mais la nouvelle tenue suscite des grincements des dents chez nombre d'écolières. "Le gouvernement du Hamas ne peut appliquer la charia (loi islamique) à Gaza en nous forçant à porter cette tenue islamique. La coercition est incompatible avec la mentalité des filles, surtout à cet âge, et le Hamas ne pourra rien imposer par la force", rouspète Souha, élève en seconde à l'école "Ahmad Shawqi", dans le quartier d'Al-Rimal à Gaza-ville.

Sa camarade Nour Ilwan, une des rares lycéennes qui ne se couvrent pas les cheveux, laisse éclater sa colère: "On peut tout accepter sauf le jilbab qui escamote notre enfance et nous fait apparaître comme des vieilles" !

 

Bien qu'elle soit déjà voilée et s'habille de robes larges, Souad Abou Radi, 16 ans, estime que les nouvelles directives des autorités du Hamas "sont une atteinte à notre liberté personnelle". Elle dit "songer à quitter l'école".

Samar, une élève de 17 ans appartenant à la minuscule minorité chrétienne, se dit prête à s'accommoder de la décision d'imposer la tenue islamique mais critique la mutation des enseignants masculins.

 

"Cette décision est injuste car les enseignants hommes chez nous sont plus compétents que les femmes. J'espère que le ministère va faire marche arrière", dit-elle.

 

La responsable d'une école de l'ouest de Gaza-ville a affirmé à l'AFP que "toute élève qui ne respecte par la nouvelle tenue sera renvoyée chez elle".

La semaine dernière, la direction des établissements scolaires a informé par voie d'affichage les lycéennes de l'adoption de la nouvelle tenue: "Un jilbab bleu foncé, un foulard blanc et des chaussures noires ou blanches".

 

Sans confirmer directement la décision d'imposer ce nouveau code vestimentaire, le porte-parole du gouvernement du Hamas, Taher Al-Nounou, explique que les autorités ont décidé de renoncer à l'ancien uniforme "afin d'alléger la charge financière des parents à cause du blocus (israélien) et de la situation économique asphyxiante".

 

Si la nouvelle tenue a reçu un accueil mitigé chez les parents, selon les us et coutumes de chaque famille, la décision d'interdire les enseignants masculins a, elle, carrément déclenché une large désapprobation.

 

Un parent, préférant se présenter sous son sobriquet d'Abou Mahmoud, dit avoir décidé de transférer ses deux filles dans une école privée.

"C'est un crime contre nos filles et contre l'enseignement. Cette séparation est une sorte de discrimination raciale et elle met en doute l'intégrité des enseignants à qui nous avions confié nos filles", déplore-t-il.

 


BELLACIAO - Le Hamas impose la tenue islamique aux lycéennes de ...

 

Le Hamas impose la tenue islamique aux lycéennes de Gaza... mardi 25 août 2009 (13h47). Une majorité des lycéennes dans la bande de Gaza, ...
bellaciao.org/fr/spip.php?article90329 - Il y a 6 heures


Saisie de deux hebdomadaires marocains et d’un quotidien français pour avoir publié un sondage sur le roi

 

Source / auteur : http://www.rsf.org

HNS 2 août 2009


 

Reporters sans frontières condamne vivement la décision du ministère de l’Intérieur marocain de saisir le dernier numéro de l’hebdomadaire indépendant TelQuel (et sa version arabe, Nichane), le samedi 1er août 2009, suite à la publication d’un sondage sur le bilan des dix premières années du règne du roi Mohammed VI.

 

« Cette décision, à la fois archaïque et illégale, constitue une nouvelle violation de la liberté de la presse au Maroc. Les fameuses “lignes rouges“ qui entravent la liberté d’expression doivent disparaître. Les Marocains, qu’ils soient journalistes ou non, devraient pouvoir exprimer leur opinion sur le Roi et la monarchie, sans crainte d’être arrêtés, emprisonnés, ou condamnés à payer de lourdes amendes », a déclaré l’organisation.

 

Le 1er août, deux jours après la fête du trône, le ministère de l’Intérieur marocain a exigé la saisie des 100 000 exemplaires de TelQuel et Nichane, lesquels ont tous été détruits le lendemain. Les deux hebdomadaires venaient de publier un sondage, effectué en partenariat avec le quotidien français Le Monde, révélant que 91% des Marocains interrogés jugeaient le bilan de Mohammed VI “positif“ ou “très positif“.

 

Le ministre de la Communication, Khalid Naciri, a déclaré à l’Agence France-Presse que « la monarchie au Maroc n’est pas une équation et ne peut faire l’objet d’un débat, même par voie de sondage », ajoutant que, si Le Monde venait à publier ce sondage, « il ne pourra être mis en vente au Maroc ».

 

« Le ministère de l’Intérieur ment, dans la mesure où aucun article du Code pénal marocain ou du code de la presse n’interdit la publication d’un tel sondage. Cette décision de saisie est donc illégale. Par ailleurs, la destruction des exemplaires, avant même que le journal puisse faire appel, constitue une seconde infraction à l’article 77 du Code de la presse. Et enfin, la police ayant aujourd’hui refusé de me notifier la décision du ministère, je ne peux même pas porter plainte ! En mettant en avant une soi-disante atteinte à la sacralité du roi, les autorités sont en flagrant délit de mensonge », s’est indigné le directeur de publication de TelQuel, Ahmed Benchemsi, interrogé par Reporters sans frontières le 3 août.

 

Le Monde, daté du mardi 4 août, publiant le sondage incriminé, devrait être interdit de distribution au Maroc. Contacté par Reporters sans frontières, le directeur de publication du quotidien français, Eric Fottorino, a déclaré « protester contre cette mesure incompréhensible et absurde ». « En agissant de la sorte, le régime marocain bafoue l’opinion de son peuple, ce qui est grave pour un régime qui dit s’ouvrir. Le sondage en question est sérieux, réalisé auprès de 1100 personnes. Aussi le journal a-t-il décidé de maintenir son envoi d’exemplaires vers le Maroc, certes avec une voilure restreinte afin de limiter les pertes, mais pour que les autorités marocaines prennent la responsabilité de saisir elles-mêmes le journal, et que ce ne soit pas Le Monde qui vienne à s’auto-censurer. Cette décision porte atteinte à l’image du Maroc », a-t-il ajouté.

 

L'ordre réactionnaire règne...

Une jeune Soudanaise arrêtée pour port du pantalon défie la justice de son pays

 

LE MONDE | 31.07.09 |

 

Elle est culottée, Loubna Ahmed Al-Hussein ! Beaucoup trop, au goût des juges de Khartoum, devant lesquels la jeune femme, journaliste et employée de la Mission des Nations unies au Soudan (Unmis), devrait de nouveau comparaître, mardi 4 août. Son crime ? S'être montrée en pantalon, lors d'une réception organisée dans un restaurant de la capitale soudanaise, le 3 juillet. Elle est passible de quarante coups de fouet et d'une amende de 250 livres soudanaises (environ 100 dollars). Le fait que, ce soir-là, elle ait aussi porté le voile islamique, comme à son habitude, et une longue chemise à fleurs, en plus d'un jean, ne change rien à l'affaire. Le syncrétisme vestimentaire n'a pas le vent en poupe au pays du président Omar Al-Bachir - du moins, pas pour les femmes.

 

Loubna Ahmed Al-Hussein n'est d'ailleurs pas la seule à avoir été interpellée. D'après son témoignage, la police, qui a fait irruption dans le restaurant au beau milieu de la soirée, a embarqué une douzaine de ses compatriotes de sexe féminin - dont certaines originaires du Soudan sud, région à dominante animiste ou chrétienne, où le rigorisme musulman n'a théoriquement pas sa place et, moins encore, la charia (loi islamique).

 

Dix de ces délurées présumées ont été convoquées par la police deux jours plus tard. Après avoir reçu dix coups de fouet, les porteuses de pantalon ont été libérées. Mais trois autres prévenues, parmi lesquelles Loubna Ahmed Al-Hussein, n'ont pas bénéficié de cette clémence insigne. Pour quelles raisons, exactement ? Difficile de le savoir. L'article 152 du code pénal ne le dit pas de façon nette. Seule la sentence est claire : quarante coups de fouet et une amende.

 

Au Soudan, la chose est banale. Ce qui l'est moins, c'est qu'une accusée se rebiffe. Employée par l'ONU, Loubna Ahmed Al-Hussein pouvait, à ce titre, prétendre à l'immunité. Les juges lui ont d'ailleurs donné le choix, a expliqué son avocat, Me Nabil Adib, mercredi 29 juillet, à l'issue de la première audience. Mais elle a refusé. "Je souhaite démissionner de l'ONU, je veux que le procès continue", a-t-elle déclaré. Les autorités soudanaises ont-elles voulu faire un exemple ? La jeune femme tient une chronique régulière dans le journal non gouvernemental Al-Sahafa. Son arrestation n'est "pas une question de mode, mais une tactique politique pour intimider et terroriser les opposants", a écrit la journaliste Amal Habbani, aussitôt poursuivie pour avoir "diffamé " la police.

 

Le régime soudanais "veut briser une plume libre", a dénoncé, de son côté, Soliman Abeer, militant du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme, association basée au Caire, très active dans cette affaire. Lors de la première audience, des représentants des ambassades de France, de Suède, d'Espagne et du Canada, ainsi que plusieurs dizaines de féministes, étaient présents. "L'usage du fouet est contraire aux normes internationales", a rappelé, à New York, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a exprimé sa "profonde préoccupation".

 

 

Face aux dérives policières, mobilisons-nous !

 

 

Les organisations soussignées appellent à s’opposer à cette alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés. À cet effet, elles invitent les organisations qui s’y reconnaissent à s’associer au présent communiqué en transmettant leur signature à l’une des organisations mentionnées ci-dessous.

 

 

 

Appel du Collectif Liberté, Égalité, Justice (CLEJ)

 Face aux dérives policières, mobilisons-nous !

 

 

 

Mercredi 8 juillet, alors que des militants et des habitants solidaires d'un quartier montreuillois manifestaient contre l'expulsion d'un squat, la police a fait usage à plusieurs reprises de tirs de flash-ball, blessant cinq personnes, dont un jeune homme qui a perdu un œil, venues soutenir pacifiquement les squatteurs.

 

 

Depuis 2005, ce sont pas moins de sept personnes qui ont perdu un œil dans les mêmes conditions, dont cinq pour la seule année 2009. Des syndicats et associations avaient dénoncé en novembre 2007 ces pratiques, alors qu'un lycéen nantais avait été visé à la tête par la police lors d'une manifestation et y avait perdu son œil droit.

 

 

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a plusieurs fois dénoncé l'usage inapproprié de cette arme par la police et la note de service adressée en mai dernier par la Direction centrale de la sécurité publique à ses directeurs départementaux quant à ses règles d'utilisation semble très largement ignorée, voire bafouée.

 

 

Il est urgent de rétablir un fonctionnement de nos institutions policières conforme aux engagements internationaux de la France en matière de droits et libertés. Cela suppose de rompre avec un discours des pouvoirs publics qui non seulement incrimine les militants comme des délinquants ou des coupables potentiels, les exposant fréquemment aux coups de matraque et aux grenades lacrymogènes, mais encore avec des pratiques qui aboutissent à couvrir les dérives ou les brutalités policières, y compris lorsqu’il s’agit des dommages irréversibles causés par l’utilisation de ces armes dites « à létalité atténuée ».

 

 

Les organisations soussignées exigent qu'une enquête présentant des garanties d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics soit menée sur ces derniers incidents à Montreuil, comme pour l'ensemble des affaires impliquant l'usage abusif et inconsidéré des tirs de flash-ball. En l’espèce, elles demandent l’ouverture d’une information judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette scandaleuse affaire. Elles demandent également que des poursuites soient engagées lorsque les responsabilités des agents et de leurs autorités donneuses d'ordre ont été établies. Elles exigent que l'usage des armes de type flash-ball ou taser soit soumis sans délai à un moratoire.

 

 

Les signataires s'insurgent contre une dérive continue et permanente des pratiques policières en matière de sécurité publique. Ces dérives sont constatées et dénoncées tant par la Cour Européenne des Droits de l’Homme que par des organisations internationales ou nationales :

 

 

¨ contrôles ou interpellations au faciès,
¨ délit d’outrage,
¨ gardes à vue abusives,
¨ usage humiliant des fouilles à nu (assorties d’une « inspection anale »),
¨ menottage abusif, méthode d'immobilisation dite de « décubitus ventral »,
¨ abus de la perquisition,
¨ atteintes au libre exercice des journalistes.

 

 

Il est inacceptable que la police, dont le principal objet est d'assurer la sécurité des personnes, puisse être perçue, en raison de certaines de ses pratiques, comme une menace.

 

 

Ces dérives policières tendent à s’inscrire dans un contexte particulièrement inquiétant d’intimidation de l’expression sociale et militante : multiplication des poursuites pour outrage et rébellion, instrumentalisation de la Justice aux fins de répression de la contestation, sentiment d’impunité concernant les brutalités policières...

 

 

Les organisations soussignées appellent à s’opposer à cette alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés. À cet effet, elles invitent les organisations qui s’y reconnaissent à s’associer au présent appel en transmettant leur signature à l’une des organisations mentionnées ci-dessous.    

           

            Le 21 juillet 2009.
 

 

 
Organisations signataires :

 

- associations : 


Association Française des Juristes Démocrates (AFJD)
ATTAC France
Ligue des Droits de l'Homme (LDH)
« Souriez-Vous-Etes-Filmé-es ! » (SVEF)

 

 

- mouvements et partis politiques : 


Parti Communiste Français (PCF)
Les Verts
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

 

 

- syndicats 


Confédération Française Démocratique du Travail – Finances de la Gironde (CFDT-Finances de la Gironde)
Confédération Générale du Travail - Protection Judiciaire de la Jeunesse (CGT-PJJ)
Confédération Générale du Travail - Pénitentiaire (CGT-Pénitentiaire, UGSP)
Fédération SUD Education
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Solidaires Unitaires Démocratiques - Santé/Sociaux (SUD-Santé/Sociaux)
Syndicat des Avocats de France (SAF)
Syndicat de la Magistrature (SM)
Syndicat National de l'Ensemble des Personnels de l'Administration Pénitentiaire (SNEPAP/FSU)
Syndicat National des Enseignants du Second degré (SNES/FSU)
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP/FSU)
Syndicat National des Personnels de l'Education et du Social - Protection Judiciaire de la Jeunesse (SNPES-PJJ/FSU)
Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales, de l'Intérieur et des Affaires Sociales (SNU-CLIAS/FSU)
Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC (SNUIPP/FSU)
Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)
Union syndicale Solidaires

 

 

- autres structures :


Agir ensemble contre le Chômage ! (AC !)
Appel des appels (AdA)
Appel des 39 – La Nuit Sécuritaire
Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)
Collectif « Nous refusons la politique de la peur »
Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB Saint-Nazaire)
Comité Européen Droit, Ethique et Psychiatrie (CEDEP)
Mouvement Politique d’Education Populaire (M’PEP)
Réseau féministe « Ruptures »
Réseau Stop Précarité
Témoignage Chrétien

Commission nationale de déontologie de la sécurité
Dossier de presse "Le rapport 2008"
Dossier de presse CNDS.pdf
Document Adobe Acrobat [150.2 KB]
RAPPORT 2008 CNDS
CommissionNationale Déontologie Sécurité[...]
Document Adobe Acrobat [2.9 MB]

 

 

*********************

 

 

Un rapport blâme des méthodes policières musclées

 

NOUVELOBS.COM | 28.04.2009 |

 

CHINE

Des émeutes font 140 morts dans la province chinoise du Xinjiang

 

 

Dans une rue d'Urumqi, capitale de la région autonome du Xinjiang (Reuters)

Dans une rue d'Urumqi, capitale de la région autonome du Xinjiang (Reuters)

Les émeutes qui ont éclaté dimanche à Urumqi, la capitale régionale du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine, ont fait 140 morts et 828 blessés, et des centaines de personnes ont été arrêtées, a annoncé lundi 6 juillet un porte-parole du gouvernement. L'agence officielle Chine Nouvelle avait dans un premier temps parlé seulement de trois morts.
Des images saisissantes ont été montrées par la télévision centrale CCTV : de nombreux civils ensanglantés, gisant à terre, des voitures et bus en flammes ou déjà carbonisés jusqu'au châssis.
Le calme est revenu lundi dans la ville. De nombreux quartiers ont été bouclés, après ces émeutes que Pékin dit être le fait de la dissidence ouïghoure en exil.


La dissidence ouïghoure accusée


Selon les autorités chinoises, les dissidents auraient orchestré ces émeutes ethniques, en poussant des Ouïghours à attaquer des Hans, des Chinois de souche. En ligne de mire de Chine Nouvelle, le Congrès mondial ouïghour. Dirigé par la dissidente en exil Rebiya Kadeer, c'est lui qui est accusé par Chine Nouvelle et la télévision d'avoir fomenté les violences.
"Les enquêtes initiales montrent que la violence a été orchestrée par le Congrès mondial ouïghour conduit par Rebiya Kadeer", a indiqué l'agence citant le gouvernement régional.

 

"Contrôlés à distance"


"Ces incidents ont été contrôlés à distance et menés de l'intérieur à l'instigation de l'étranger", a aussi dit le commentateur de CCTV, en qualifiant de "séparatiste" Rebiya Kadeer, arrivée en mars 2005 aux Etats-Unis après une détention en Chine de presque six ans et son exil forcé par Pékin.
Le Xinjiang, aux confins de l'Asie centrale, compte environ 8,3 millions de Ouïghours, de religion musulmane, dont certains dénoncent la répression politique et religieuse menée par la Chine sous couvert de lutte contre le terrorisme.

 

Listes des minorités chinoises (ou ethnies chinoises) en Chine.

 

Ouïghours

 

Répartition : L'ethnie ouighoure du Xinjiang 维吾尔族 se répartit principalement dans trois régions s'étendant au sud des monts Tianshan : Hotan, Kashi et Aksu.

 

Population : Avec une population de 8 823 500 personnes en 2003, l'ethnie ouighoure est la principale communauté ethnique de la Région autonome ouighoure du Xinjiang, représentant 45,62% de la population globale du Xinjiang.

 

Langue : La langue ouighoure appartient à la langue turque relevant du système linguistique altaïque. Les Ouighours emploient une langue écrite ayant pour base les lettres de la langue arabe.

 

Histoire : Le mot « Ouighour » signifie « unité », «union ». Ce mot a différente translitération phonétique dans l'histoire , comme « yuan-qi », « wei-qi », « huihe », « huihu », « wei-wu-er » (Ouighour).

 

Cette ethnie possède une longue histoire. Elle a pour origine un peuple, appelé « ding-ling », qui nomadait dans les bassins du lac Baïkal au 3e siècle av.J.-C. Elle fut appelée « Tieli » au 5e siècle et « Huihe » au début de la dynastie des Tang. En 788, elle fut rebaptisée « Huihu ». En 840, les Xiajiasi, peuple de la Chine antique, lancèrent des attaques pour supprimer le khanat huihu. La majorité de sa population se déplaça vers l'ouest, jusqu'aux contrées occidentales, et au lieu de vivre en nomade, elle s'y installa pour pratiquer l'exploitation agricole. Dans le même temps, elle s'est assimilée avec les habitants autochtones des anciennes principautés Yutian, Shule, Qiuci situées dans la région voisine de la Dépression du Tarim, les Han qui se réfugièrent dans les contrées occidentales à l'époque des Han de l'Ouest et à l'époque des Han de l'Est, et les Tubu, les Qidan, les Mongols qui s'y déplacèrent plus tard ; au début du 13e siècle, une communauté « Wei-wu-er » de l'époque contemporaine s'est formée. L'ethnie ouighoure en est issue.

 

 

 

Soutenons les Iraniens

 

Ainsi, ces centaines de milliers de manifestants ne seraient que «poussière» selon le président sortant Ahmadinejad ? Ainsi, son propre peuple n’existerait pas. Par son coup de force électoral, le pouvoir des mollahs décrète l’infaillibilité d’un régime théocratique prétendument supérieur aux choix rationnels des citoyens ; en interdisant les manifestations, censurant les médias, procédant à des arrestations arbitraires, coupant les moyens modernes de communication, il cherche le pourrissement avant l’affrontement. Le mouvement populaire pacifique des Iraniens peut marquer le début d’une nouvelle ère démocratique en Iran. Le peuple d’Iran, dans sa soif de changement, a choisi, après le scrutin du 12 juin, la voie exemplaire d’un soulèvement démocratique. Il a compris que - sauf à vouloir subir le sort du printemps chinois de 1989 - c’était le moment ou jamais de s’unir durablement pour faire respecter leur citoyenneté. La détermination du pouvoir fait désormais face à celle des Iraniens eux-mêmes unis par le nombre, le calme, la détermination… Et le soutien de l’opinion publique internationale.

 

C’est pourquoi il faut se faire les relais de leurs revendications démocratiques : au-delà du respect de leur vote qu’exigent tous les Iraniens, de l’intérieur comme de l’extérieur, les événements iraniens peuvent changer la face du monde et être porteurs d’un avenir neuf. C’est cet espoir dont tous ceux qui sont épris de liberté, de justice et de démocratie ont besoin. Nous voulons que le peuple iranien réussisse ce changement. Les modalités lui appartiennent et le débouché devra certainement être négocié, mais pour cela, il faut tenir. Cela dépend du peuple iranien mais aussi de notre solidarité. Nous voulons lui dire que le monde le regarde en admirant son courage. Nous demandons la cessation des tirs meurtriers, l’arrêt des violences sur les manifestants, le respect du droit des journalistes de rendre compte des événements en cours ; nous demandons la libération des manifestants arrêtés.

 

Premiers signataires: Pouria Amirshahi, Martine Aubry, Pascal Boniface, Marie-George Buffet, Elisabeth Badinter, Olivier Besancenot, Harlem Désir, Bertrand Delanoë, Jean-Pierre Dubois, Caroline Fourest, Marek Halter, Bernard Langlois, Noël Mamère, Gustave Massiah, Dominique Sopo, Benjamin Stora…

 

 

La liste complète des signataires sur www.soutenons-les-iraniens.fr

 

 


Communiqué des Alternatifs du 22 juin

 

Pour l’émancipation du peuple iranien

 

Depuis une dizaine de jours, des milliers de personnes se mobilisent à Téhéran et dans diverses villes iraniennes pour contester la réélection de Mahmoud Ahmadinajad. La fraude semble avérée, il n’est pas exclu qu’elle ait été planifiée à l’avance. La répression qui s’en est suivie a été brutale ; elle a provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes et l’arrestation de centaines de personnes.


La fin de non-recevoir exprimée le vendredi 19 juin par le « guide suprême de la Révolution », Ali Khamenei, indique clairement que le pouvoir n’envisage pas de remettre en cause ce résultat et qu’il est résolu à renforcer la répression. Les mobilisations de ce week-end sont révélatrices de la détermination de certaines couches de la population. Mais en même temps, le pouvoir a de nouveau réprimé dans le sang et procédé à de nouvelles arrestations.

 

Une partie des masses - sans doute pas la plus populaire – a mis en échec la stratégie de fraude massive des secteurs les plus conservateurs pour poser la question de la démocratie. Moussavi n’est que le support d’une contestation politique qui ouvre des perspectives de dépassement de l’ordre islamique chiite et qui fait la démonstration que la société iranienne – loin de correspondre à la caricature qu’en fait l’impérialisme – est capable de se mobiliser pour son émancipation.

 

Dans le double contexte actuel de l’Iran considéré comme obstacle absolu au changement et, en même temps, d’un Iran perçu parfois comme seul clé de résistance à l’ordre impérialiste en Palestine, ce mouvement de contestation doit être soutenu car sa dynamique réduit l’écart entre le réel et le souhaitable, de notre point de vue.

 

L’attitude de la majorité des grands médias dont l’enthousiasme pour des mouvements populaires est souvent sélectif et celle des gouvernements occidentaux qui défendent les intérêts des puissants et leur propre domination sur le monde, sous couvert d’indignation démocratique, ne doit pas faire oublier l’essentiel : l’aspiration à la démocratie et à l’égalité politique et sociale de la majorité du peuple iranien.

 

Les Alternatifs refusent de choisir entre tel ou tel candidat qui sont tous l’émanation de la République islamique, il est par contre de notre responsabilité de soutenir, au sein de la société iranienne, celles et ceux qui luttent pour la démocratie. Il est de notre responsabilité de soutenir une dynamique qui conteste un pouvoir tout puissant bafouant les libertés démocratiques et marquant le pays d’une empreinte brutale et réactionnaire : élimination, souvent physique, de tous les opposant-e-s au régime, droits des femmes systématiquement bafoués, répression systématique des revendications sociales, des minorités nationales (Baluch, Azéri, Kurde…) ou des homosexuel-le-s.

 

Les Alternatifs expriment leur solidarité avec le peuple iranien :

  • Pour l’égalité des droits hommes-femmes ;
  • Pour la libération de l’ensemble des prisonniers politiques ;
  • Pour une société iranienne démocratique, fondée sur les libertés et les droits humains.

Les Alternatifs s’associent au rassemblement appelé unitairement par tout le mouvement syndical français vendredi prochain 26 juin à 12h30 devant l’Ambassade d’Iran, Place d’Iéna à Paris.

 

Avec la population et les travailleurs d’Iran !

 

hmd_60641.jpg

 

Depuis le 13 juin, au lendemain de l’élection présidentielle truquée, des millions d’Iraniens descendent dans la rue aux cris de « A bas la dictature ».

La répression féroce a déjà fait des dizaines si ce n’est des centaines de morts. Les jeunes, les femmes, les habitants des quartiers populaires qui forment le gros des manifestants sont maintenant rejoints par le mouvement syndical.

 

L’Union des travailleurs des autobus a déclaré sa solidarité, en affirmant : « tant que le principe de la liberté d’organisation et d’élection ne sera pas appliqué, tout discours sur la libération sociale et les droits des travailleurs ne sera qu’une farce ». Les ouvriers d’Iran Khodro, premier constructeur automobile du pays (60.000 salariés), ont engagé un mouvement de grève en ajoutant aux revendications de la rue l’augmentation des salaires et le droit de grève.

 

Pour les libertés démocratiques et les revendications du monde du travail

 

L’aspiration de la société à lever la chape de plomb étouffante du régime des mollahs et à en finir avec la répression quotidienne contre la jeunesse et les femmes qui luttent pour leurs droits, se mêle de plus en plus aux revendications propres des travailleurs qui, en Iran aussi, refusent de faire les frais de la crise. L’idée de la grève générale se répand, les possédants et les profiteurs commencent à redouter le spectre d’une nouvelle révolution.

 

La démagogie criminelle d’Ahmadinejad et de son tuteur, le « guide suprême » Khamenei, qui prétendent représenter les « déshérités » en s’opposant à l’impérialisme des puissances occidentales, ne doit pas faire illusion. Mais Moussavi, le « réformateur », n’est pas beaucoup plus fréquentable. Il avait été le premier ministre de la République islamique entre 1981 et 1989, à l’époque où des dizaines de milliers d’opposants, en particulier militants ouvriers et de gauche, des droits des femmes et des minorités nationales, avaient été massacrés dans les geôles du régime.

 

Face aux difficultés économiques croissantes, la corruption et le népotisme sont devenus de plus en plus insupportables, ce qui a exacerbé la concurrence entre les clans rivaux du régime, jusqu’à ouvrir une crise au sommet de l’Etat. Les travailleurs et le peuple se sont engouffrés dans la brèche. Et même une élection non démocratique a alors échappé à tout contrôle.

 

Leur lutte est la nôtre !

 

C’est aux femmes, aux travailleurs et à la jeunesse, à tous les manifestants qui défient la répression en n’hésitant pas à risquer leurs vies, que va tout notre soutien.

 

Le 26 juin, dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les ouvriers d’Iran, les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, UNSA, Solidaires) participeront à un rassemblement devant l’ambassade iranienne à Paris (12 h 30), pour exiger notamment la libération des travailleurs emprisonnés pour avoir manifesté le Premier Mai à Téhéran.

 

Le NPA, qui soutient naturellement ce rassemblement, appelle à développer dans les entreprises, ville et quartiers le maximum d’initiatives en solidarité avec la lutte du peuple iranien, pour le renversement de la dictature, pour la liberté et les droits des travailleurs.

 

L'Etat palestinien selon Netanyahou :

un recul inacceptable !

 

 

Communiqué de presse du 22 juin 2009

 

Les propositions du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou concernant les modalités de l’existence d’un État palestinien sont une véritable provocation.

 

Ces conditions sont inacceptables pour les Palestiniens, et pour toutes celles et ceux qui veulent la paix.

 

Comment l’une des premières puissances militaires mondiales peut-elle interdire à un nouvel État d’avoir une armée, un contrôle de ses frontières, de son espace aérien et de ses eaux territoriales ?

 

Comment un nouvel État peut-il se construire dans un territoire mité par des colonies ?

 

Ce n’est pas d’un protectorat dont les palestiniens ont besoin mais d’un État souverain.

 

Benjamin Netanyahou et son gouvernement veulent juste gagner du temps pour répondre aux demandes de plus en plus pressantes des démocraties de ce monde et du président des États-Unis d’Amérique Obama.

 

Les Verts regrettent la position de la plupart des pays européens et des États-Unis qui ont considéré ces déclarations comme un « pas qui va dans la bonne direction ». Cela revient tout simplement à cautionner le gouvernement le plus réactionnaire et belliqueux qu’Israël ait connu.

 

Les Verts revendiquent l’application du droit international qui affirme le droit des palestiniens à un état souverain avec toutes ses prérogatives notamment les frontières de 1967, le retour des réfugiés et Jérusalem-Est comme capitale.

Les Verts dénoncent l’attitude du gouvernement français qui une fois de plus se range derrière le gouvernement d’Israël, en continuant d’appuyer la poursuite des négociations sur le rehaussement du partenariat entre l’Union Européenne et Israël, sans exigence qu’Israël respecte les droits humains en Cisjordanie et à Gaza.

 

L’heure est à une politique de sanctions, tant sur le plan diplomatique qu’économique aussi longtemps qu’Israël n’arrêtera pas la colonisation et ne s’engagera pas dans un processus de paix.

 

L’Union européenne qui déclare vouloir une négociation pour la création d’un État palestinien doit lier cette négociation à celle qu’elle mène pour le rehaussement du partenariat UE-Israël.

 

En recevant le chef du gouvernement israélien, le 24 juin prochain, Nicolas Sarkozy fait un pas de plus dans sa politique de soutien inconditionnel aux gouvernements israéliens successifs.

 

Les Verts soutiennent le rassemblement du Collectif pour une paix juste au Moyen Orient qui se déroulera le mardi 23 juin à 18H30 devant le métro Franklin Roosevelt, à l’angle de l’avenue des Champs-Elysées et de l’avenue Montaigne. Ils seront représentés officiellement par Djamila Sonzogni, porte-parole nationale.

 

Djamila Sonzogni, Jean-Louuis Roumégas, Porte-parole

 

 

************************

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué du NPA.

"Non à la venue de Nétanyahou en France."

 

Dans un discours prononcé le 14 juin, le premier ministre israélienBenyamin Nétanyahou a une nouvelle fois exprimé tout le mépris des responsables sionistes envers les revendications nationales du Peuple Palestinien.

 

Le terme « Etat Palestinien » a bien été prononcé, mais à la condition qu'Israël soit reconnu comme "l'Etat du peuple juif", avec toutes les conséquences qu'on peut redouter sur les Palestiniens d'Israël : déplacement de populations, expulsions, et un pas de plus vers la concrétisation du vieux projet sioniste du "Grand Israël".

 

D’ Obama à Sarkozy, on se congratule, et on félicite ce gouvernement d'extrême droite. Pourtant Nétanyahou n’a rien caché de ses intentions : rendre les exigences liées à la proclamation d’un Etat palestinien tellement inacceptables que celui-ci ne voit jamais le jour.

 

Le discours de Netanyahou est un discours de guerre et un discours raciste. Et Sarkozy se prépare à le recevoir en France !

 

Plus que jamais l’heure est à l’action pour boycotter les produits israéliens, obliger les entreprises à cesser leurs investissements en Israël et contraindre les gouvernements, en particulier le nôtre, à appliquer des sanctions diplomatiques, économiques, sportives et culturelles à l’encontre de l’Etat d’Israël, tant que celui-ci bafouera les droits du Peuple Palestinien.

 

C'est la meilleure manière aujourd'hui de contribuer au combat du Peuple Palestinien et des forces antisionistes en Israël dans la perspective d'une Palestine libre et respectueuse de toutes ses composantes nationales.

 

Le NPA appelle à manifester unitairement Mardi 23 juin Paris à 18h30 Place Franklin Roosevelt, contre la venue de Nétanyahou.

 

Le 19 juin 2009.





















"Ouvrez les portes !"

Un appel de 56 Prix Nobel et 202 eurodéputés contre le blocus de Gaza

56 Prix Nobel, 202 eurodéputés, mais aussi Michel Rocard, Yasmina Khadra, Martin Gray, Noam Chomsky... cosignent l’appel "Ouvrez les portes !" pour demander la levée définitive du siège de Gaza. "Un million et demi de personnes restent enfermées, soumises à l’arbitraire le plus total".

 

Encore un accrochage sanglant, ce 8 juin 2009, à la frontière de Gaza, nous rappelant combien la situation reste explosive. 4 tués et 12 blessés chez les Palestiniens, aucune perte côté israélien. Dans la bande de Gaza, sur une liste de 4.000 " produits autorisés" par Israël (avant le siège imposé depuis juin 2007), 30 à 40 seulement sont tolérés aujourd’hui, et un million et demi de personnes restent enfermées, soumises à l’arbitraire le plus total.

 

Livres, disques, vêtements, tissus, chaussures, aiguilles, ampoules électriques, bougies, allumettes, instruments musicaux, draps, couvertures, matelas, tasses, verres… sont interdits et ne peuvent transiter que par les fragiles tunnels vers l’Egypte, cibles de bombardements répétés. En 2008, plus de cinquante personnes sont mortes dans ces tunnels, à la suite d’effondrements. Aucun des matériaux nécessaires à la reconstruction (ciment, portes, vitres, fenêtres…) ne sont non plus autorisés, après les effroyables bombardements de décembre 2008-janvier 2009. Le thé, le café, la semoule, restent interdits (cf. enquête d’Amira Hass "Israel bans books, music and clothes from entering Gaza", Haaretz, 17 mai 2009).

 

56 Prix Nobel, dont 10 Nobel de la Paix, 202 membres du Parlement européen (2004-2009), et des personnalités, participent avec l’ONG Peace Lines à la campagne Ouvrez les Portes pour la levée définitive du siège de Gaza et une série de libérations selon des critères humanitaires et juridiques.

 

Nous demandons à tous les dirigeants politiques et aux membres du nouveau Parlement Européen de tout mettre en oeuvre pour ces libérations – dont celle du sergent Shalit et de l’ex-ministre de l’Éducation Al Shaer, réarrêté le 19 mars, dans des conditions contraires au Droit international. L’Europe et l’Union Pour la Méditerranée ne peuvent continuer à tolérer à leur porte de telles conditions de privations et de suffocation.

 

L’APPEL "OUVREZ LES PORTES !"

 

Israël doit mettre fin au blocus de Gaza, à toutes les tueries, et permettre à Gaza de s’ouvrir au monde, de façon à assurer la possibilité d’une économie viable.


Les Palestiniens doivent mettre fin à toute attaque de roquettes sur Israël et les Israéliens.


Les êtres humains ne sont pas une monnaie d’échange.

 

En conséquence :
Les Palestiniens doivent libérer le sergent Shalit qu’ils gardent prisonnier depuis presque trois ans.

 

Les Israéliens, qui détiennent plus de dix mille personnes dans leurs prisons, doivent libérer un nombre significatif de femmes détenues, de malades, ceux qui sont les plus âgés, au terme de longues condamnations, ainsi que les prisonniers en détention administrative, y compris tous les membres élus de la législature palestinienne.

 

56 Prix Nobel

 

Prix Nobel de la Paix : Mgr Carlos Belo, le Dalaï Lama, Shirin Ebadi, John Hume, Mairead Maguire, Adolfo Pérez Esquivel, Mgr Desmond Tutu, Cora Weiss (Représentante des Nations Unies, Le Bureau international de la paix), Betty Williams, Jody Williams.

 

Prix Nobel de Chimie : Peter Agre, Paul Berg, Thomas Cech, Elias Corey, Robert Curl, Johann Deisenhofer, Manfred Eigen, Richard Ernst, John Fenn, Herbert Hauptman, Alan Heeger, Dudley Herschbach, Roald Hoffmann, Robert Huber, Sir Harold Kroto, Yuan T. Lee, William Lipscomb, Jens Skou.

 

Prix Nobel de Médecine : Baruj Benacerraf, Günter Blobel, Arvid Carlsson, Christian de Duve, Martin Evans, Edmond Fischer, Roger Guillemin, Louis Ignarro, Erwin Neher, Marshall Nirenberg, Paul Nurse, Richard Roberts, E. Donnall Thomas, Torsten Wiesel.

 

Prix Nobel de Physique : Zhores Alferov, Albert Fert, Donald Glaser, John Hall, Brian Josephson, Tony Leggett, Jack Steinberger, Gerardus ’t Hooft, Daniel Tsui, Martinus Veltman.

 

Prix Nobel de Littérature : Dario Fo, Elfriede Jelinek, Wole Soyinka.

 

Prix Nobel d’Économie : James Mirrlees.

 

202 parlementaires européens

 

France : Kader Arif, Catherine Boursier, Françoise Castex, Madeleine Jouye de Grandmaison, Harlem Désir, Hélène Flautre, Nicole Fontaine (ex Présidente du Parlement européen), Jean-Paul Gauzès, Marie Anne Isler Béguin, Anne Laperrouze, Alain Lipietz, General Philippe Morillon, Elisabeth Morin, Gérard Onesta (Vice-Président du Parlement), Béatrice Patrie, Martine Roure, Tokia Saïfi, Margie Sudre, Bernadette Vergnaud, Francis Wurtz.

 

Allemagne : Alexander Alvaro, Angelika Beer, Hildrud Breyer, André Brie, Daniel Cohn-Bendit, Michael Cramer, Evelyne Gebhardt, Rebecca Harms, Milan Horáček, Gisela Kallenbach, Jo Leinen, Helmut Markov, Cem Özdemir, Tobias Pflüger, Horst Posdorf, Heide Rühle, Frithjof Schmidt, Feleknas Uca, Sahra Wagenknecht, Gabriele Zimmer.

 

Grande-Bretagne : Christopher Beazley, John Bowis, Sharon Bowles, Chris Davies, Bairbre de Brún, Andrew Duff, Jill Evans, Sajjad Karim, Jean Lambert, Caroline Lucas, Elizabeth Lynne, David Martin, Linda McAvan, Malcolm Harbour, Claude Moraes, Bill Newton Dunn, John Purvis, Alyn Smith, Diana Wallis (Vice-Présidente du Parlement)

 

Belgique : Ivo Belet, Frieda Brepoels, Philippe Busquin, Giovanna Corda, Jean-Luc Dehaene, Véronique de Keyser (Chef de mission d’observation de l’Union européenne pour les élections législatives de Palestine, Vice-Présidente du groupe de travail sur le Moyen-Orient), Gérard Deprez, Mia de Vits (Quaestor), Saïd El Khadraoui, Mathieu Grosch, Alain Hutchinson, Pierre Jonckheer, Annemie Neyts-Uyttebroeck, Bart Staes, Dirk Sterckx, Johan Van Hecke, Anne Van Lancker.

 

Espagne : Maria Badia i Cutchet, Barbara Dührkop Dührkop, Josep Borrell Fontelles, Juan Fraile Cantón, Vicente Miguel Garcés Ramón, Martí Grau i Segú, Ignasi Guardans Cambó, David Hammerstein, Mikel Irujo Amezaga, Miguel Angel Martínez Martínez (Vice-Président du Parlement), Emilio Menéndez del Valle, Willy Meyer Pleite, Raül Romeva i Rueda.

 

Irlande : Liam Aylward, Colm Burke, Brian Crowley, Proinsias de Rossa, Avril Doyle, Marian Harkin, Jim Higgins, Mary Lou McDonald, Mairead McGuinness, Gay Mitchell, Sean O Neachtain, Eoin Ryan, Kathy Sinnott.

 

Italie : Vittorio Agnoletto, Giuletto Chiesa, Fabio Ciani, Luigi Cocilovo (Vice-Président du Parlement), Monica Frassoni, Donata Gottardi, Umberto Guidoni (astronaute), Sepp Kusstatscher, Luisa Morgantini (Vice-Présidente du Parlement), Pasqualina Napoletano, Vittorio Prodi.

 

Suède : Jan Andersson, Göran Färm, Hélène Goudin, Anna Hedh, Jens Holm, Maria Robsahm, Carl Schlyter, Inger Segelström, Eva-Britt Svensson, Åsa Westlund, Anders Wijkman.

 

Hollande : Emine Bozkurt, Dorette Corbey, Jan Cremers, Elly de Groen, Lily Jacobs, Joost Lagendijk, Kartika Tamara Liotard, Jules Maaten, Erik Meijer, Jan Marinus Wiersma.

 

Lituanie  : Laima Liucija Andrikienė, Arūnas Degutis, Jolanta Dičkuté, Gintaras Didžiokas, Eugenijus Gentvilas, Vytautas Landsbergis, Eugenijus Maldeikis, Justas Vincas Paleckis, Aloyzas Sakalas.

 

République Tchèque : Richard Falbr, Věra Flasarová, Jaromir Kohliček, Jiri Mastalka, Miloslav Ransdorf, Vladimir Remek, Daniel Strož, Tomas Zatloukal, Jaroslav Zvěřina.

 

Portugal : Maria da Assunção Esteves, Edite Estrela, Armando França, Ana Maria Gomes, Ilda Figueiredo, Jamila Madeira, Miguel Portas.

 

Grèce : Costas Botopoulos, Giorgios Dimitrakopoulos, Dimitris Papadimoulis, Antonios Trakatellis, Nikolaos Vakalis, Ioannis Varvitsiotis.

 

Chypre : Adamos Adamou, Panayiotis Demetriou, Ioannis Kasoulides, Marios Matsakis, Yiannakis Matsis, Kyriacos Triantaphyllides (Président, Délégation pour Relations avec le Parlement Palestinien).

 

Pologne : Adam Gierek, Urszula Krupa, Wiesław Stefan Kuc, Leopold Rutowicz, Tadeusz Zwiefka.

 

Roumanie : Cristian Silviu Busoi, Gabriela Creţu, Magor Imre Csibi, Renate Weber.

 

Finlande : Satu Hassi, Piia-Noora Kauppi, Reino Paasilinna, Sirpa Pietikäinen.

 

Slovénie : Mihael Brejc, Mojca Drčar Murko, Jelko Kacin, Alojz Peterle

 

Danemark : Margrete Auken, Johannes Lebech, Soren Sondergaard.

 

Lettonie : Guntars Krasts (ex Premier Ministre de Lettonie), Tatjana Zdanoka.

 

Luxembourg : Erna Hennicot-Schoepges, Claude Turmes.

 

Autriche : Harald Ettl, Karin Resetarits.

 

Bulgarie : Mariela Velichkova Baeva.

 

Slovaquie : Árpád Duka-Zólyomi.

 

Hongrie : Magda Kósáné Kovács.

 

Estonie : Toomas Savi.

 

Malte : Louis Grech.

 

Auteurs de l’Appel :
Yasmina Khadra, Franca Rame, Noam Chomsky, Martin Gray (résistant survivant du ghetto de Varsovie), David Grossman, Amos Oz, Michel Rocard (ex-Premier ministre)


ALTERMONDE-SANS-FRONTIERES JUIN 2009

 

Répression sanglante au Pérou où sont les medias français ?

 

Depuis le 5 juin 2009 au soir une terrible répression sanglante s’abat sur les communautés amérindiennes de la région amazonienne du Pérou il y a plusieurs centaines de mort, des « disparitions » des pillages, des viols, des tortures commise par l’armée et la police péruvienne.

 

Le Cloaque médiatico-journalistique français répond absent quand on massacre au Pérou pour les grands trusts de l’industrie pétrolière.

 

Comme a l’époque des terribles répressions qui s’abattirent sur les villes de Atenco et Oaxaca au Mexique une fois de plus les médias français répondent aux abonnés absents, il y eus tout au plus quelques « flashs » d’une dizaine de seconde le 5 au soir en fin de « journaux télévisés » non pour les médias français et ses journaflics seule compte la farce électorale des « européennes » avec Poujadas, Pernault et Laurence Ferrari du 20 heure de Tf1 c’est circulez il n’y a rien a voir.

 

Des images atroces sont a voir ici :

 

http://catapa.be/en/north-peru-killings

 

On s’aperçoit que en France comme au Pérou et comme aux quatre coins de la planète la police n’est la planquée derrière ses armes de répression, ses matraques, ses tonfas, ses grenades « assourdissantes » ses tasers, ses boucliers, pour protéger la haine de classe des oligarques du capital.

Une répression comme celle qui arrive au Pérou ca n’arrivera jamais en France vont nous dire nos « démocrates » et « politiques » de la « gauche » française vous en êtes si sur… ???

 

Communiqué de Catapa une Ong belge présente sur place

 

volontaires de CATAPA, une ONG flamande qui travaille sur le thème des mines en Amérique Latine étaient présents durant les troubles survenus ces dernières heures à Bagua dans le nord du Pérou. CATAPA dénonce la violence, condamne la réaction du gouvernement péruvien e appuie la revendication légitime des peuples indigènes qui exige d’être partie prenante dans les décisions prises pour le développement de l’Amazonie péruvienne. Nos volontaires Marijke Deleu y Thomas Quirynen sont évacués de la région en ce moment.

 

Le conflit qui perdure à Bagua entre l’état péruvien et la population indigène de la région “Amazona” s’est soldé par des confrontations violentes le vendredi 5 juin lorsque les forces policières tentèrent par la force de déloger ceux qui bloquaient la route. Selon les différentes sources il y auraient entre 30 et 84 morts et une centaines de blessés. D’après ,les sources officielles de la police, les indigènes ont tirés les premiers sur les forces de sécurité qui ont ensuite répliqué. Plusieurs représentants des indigènes contredisent cette version des faits et disent être seulement armés de leurs lances traditionnelles. La majorité d’entre eux confirme que la police à ouvert le feu sur eux depuis des hélicoptères. Thomas et Marijke ont vu comment la police emmenait les corps des victimes. « ils ,tentent ainsi de diminuer le nombre officiel de morts » nous commente Marijke de Deleu.

 

Un conflit annoncé :

 

Le conflit trouve son origine dans l’accès accordé aux entreprises multinationales présentent dans cette région du nord du Pérou riche en pétrole, en gaz et minéraux. Durant presque 2 mois plus de 30.000 indigènes habitants les différentes provinces de l’Amazonie péruvienne et de hautes andines, menent une campagne de protestation dénonçant la manière avec laquelle l’état et les entreprises proposent d’investir dans l’exploitation des ressources naturelles. Les peuples indigènes et les organisations paysannes exigent d’être partie prenante dans les décisions sur le développement de leur pays et en particulier de leur région.

 

Depuis 2 mois les routes étaient bloquées par les groupes indigènes. Durant ces 2 dernières années(années du gouvernement de l’actuel président Alan Garcia), plusieurs décrets ont été publiés retirant les restrictions écologiques et sociales à l’extraction des ressources naturelles. Cela permet de simplifier l’inversion étrangère directe au Pérou en facilitant l’exploitation des mines, du pétrole et du gaz.

 

Le 9 mai passé, le gouvernement péruvien à déclaré les 7 provinces de la région en état d’alerte ce qui signifie « retirer temporairement les garanties constitutionnelles sur la liberté et la sécurité des personnes et l’immunité de la résidence ». Officiellement il s’agit d’assurer l’accès des routes et des aéroports et d’éviter que la production des entreprises soit affectée par les actions menées par les indigènes. L’état d’urgence est hélas aussi un moyen de justifier l’utilisation de la violence comme ce fut le cas vendredi passé.

 

Les négociations entre les représentants de l’état et ceux des communautés indigènes furent rompues le 15 mai. Les indigènes décidèrent alors de continuer leurs actions. Depuis lors la protestation populaire et les réponses du gouvernement se sont faites de plus en plus sévères.

 

La convention 169 de l’organisation internationale du travail impose la consultation des peuples indigènes.

 

La convention 169 de l’organisation internationale du travail oblige le gouvernement péruvien à consulter les peuples indigènes pour l’exploitation des ressources naturelles de leur territoire. Le gouvernement péruvien a ratifié cette convention en 1004. Une consultation de la population a eu lieu dans la région « Amazonas ». Elle conclus que la biodiversité et la vie des populations indigènes sont menacées. Mais dans le contexte actuel mondial de manque de ressources naturelles les gains potentiels sont énormes. Ni l’état péruvien ni les entreprises muiltinationales entre lesquelles la pétrolière française PERENCO et l’espagnole REPSOL, ne sont d’accord de perdre du temps dans ce conflit long à résoudre.

 

Le président Alan Garcia commentait dans l’une de ces déclarations gouvernementales que « dans la constitution, les ressources naturelles sont la propriété de tous les péruviens et que tous les péruviens doivent pouvoir profiter de ressources naturelles du pais » De leur côté, les organisations indigènes ne demandent pas la souveraineté unique sur l’Amazonie péruvienne sinon d’être partie prenante dans les décision concernant le développement de leur région. Alberto Pizango, leader ce la centrale AIDESEP des peuples indigènes de l’Amazonie déclare ; « Nous ne sommes pas contre le développement, mais nous voulons que le développement se fasse suivant notre vision ».

 

CATAPA peut vous mettre en contact avec Marijke deleu et Thomas Quirynen

 

http://www.catapa.be

 

 

 

***************************


Répression du gouvernement péruvien contre les mouvements indigènes

 


repression-awajun

 

Des dizaines de morts, une centaine de blessés et un  nombre indéterminé de disparus est le bilan de l'opération militaire visant à expulser le peuple indien Awajun Wampis des positions qu'il occupait à Bagua, dans la zone de Corral Quemao et de Curva del Diablo (Pérou, Département de l'Amazonie). Parmi les victimes du massacre se trouve Santiago Manuin Valera, Président du Comité de lutte de la province de Condorcanqui, qui a été grièvement blessé par huit balles, à l'issue d'une intervention policière qui a fait usage de « balles de guerre », comme l'ont dénoncé la propre population et les autorités de Bagua.

 

Les communautés natives de l'Amazonie péruvienne, rassemblées dans l'association AIDESEP (Association interethnique pour le Développement de la Forêt Péruvienne) sont en grève générale depuis le 9 avril 2009, en réponse aux décrets législatifs 994, 997, 1020, 1060, 1064, 1081, 1089, 1083 et 1090, émis par le gouvernement du président Alan Garcia, dans le cadre des traités de libre échange avec les États-Unis et la Chine, et en vue du futur accord bilatéral d'association avec l'Europe.

 

Au moyen de ces décrets législatifs, établis par le gouvernement en se servant de manière abusive et inconstitutionelle des facultés qui lui furent accordées pour instaurer le Traite de Libre Echange (TLC) avec les Etats-Unis, l'État péruvien prétend donner entière liberté aux grandes multinationales pour œuvrer dans les réserves communautaires et les aires protégées. Il ignore le fait que les droits défendus par les peuples indiens sont des droits reconnus par des Pactes internationaux et des Conventions à caractère contraignant et exigible que le Pérou a ratifiés et s'est engagé à honorer, et qui engagent sa responsabilité devant la communauté internationale.

 

Ces décrets législatifs mettent en péril les droits des communautés natives, ainsi que la biodiversité de l'Amazonie, qui représente plus de 60% de la superficie du Pérou. Le gouvernement péruvien a divisé le 70% de cette superficie en trois lots, qu'il a attribué à des entreprises multinationales pour la prospection ou l'exploitation des énergies fossiles ou des minerais, dont les effets sur l'environnement et la santé des populations seront néfastes. Ces lots se trouvent en grande partie dans des zones classées comme réserves naturelles, ou dans des territoires habités par les peuples originaires. Par ailleurs, ces décrets vont permettre la mise en vente des terres de l'Amazonie aux multinationales de l'agrocarburant, de l'eau, de la cellulose et des cultures transgéniques, et elles ouvrent les portes à la biopiraterie. Il y a actuellement 4 millions d'hectares de forêt qui sont en vente.

 

Les mesures législatives établies par le gouvernement, et que le Parlement refuse jusqu'à ce jour de revoir et d'abroger, portent atteinte à la valeur et la dignité des peuples indigènes du Pérou. Elles nient leur droit à pratiquer leur identité (comprise au sens de l'usage de leur langue, leur culture et leurs croyances religieuses), ainsi que leurs propres modèles de développement, de croissance et de changement.

 

Nous condamnons ces faits et demandons au gouvernement péruvien de :


1. Mettre fin aux agressions pratiquées de manière systématique depuis plusieurs semaines à l'encontre de l'AIDESEP et ses dirigeants, et d'ouvrir un espace pour un dialogue authentique et respectueux.

2. Abroger immédiatement l'ensemble des neuf décrets législatifs qui portent atteinte à la vie des communautés originaires, à la biodiversité de l'Amazonie péruvienne, et au climat de la planète.

3. Respecter les droits des peuples indigènes, conformément aux engagements qui découlent de la signature par le Pérou de la Convention 169 de l'OIT, relatif aux droits des peuples autochtones, ainsi que de la Convention sur la Biodiversité biologique.

4. Garantir le plein respect des droits des communautés à leurs terres traditionnelles, à leurs territoires et à leurs ressources, ainsi que leur droit de produire un accord libre et éclairé à propos de l'utilisation de ces ressources.

5. Mettre un terme à l'état d'urgence ainsi qu'à la repression contre le mouvement d'opposition à ces décrets-lois, et annuler les poursuites pénales contre les dirigeants et membres de l'AIDESEP: Alberto Pizango Chota (président), Saúl Puerta Peña, Marcial Mudarra Taki, Servando Puerta Peña, Daniel Marsano Campos et Teresita Antaza López.

 

6. Mettre en place une commission d'enquête internationale afin de mener une enquête exhaustive visant à mettre en lumière les faits, qui ne doivent pas rester dans l'impunité : les responsables de ce massacre doivent être sanctionnés.

 

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires

RAPPORT MIVILUDES 2008
Rapport Miviludes 2008 publication 19 mai 2009 1,7 Mo
Miviludes_Rapport_2008.pdf
Document Adobe Acrobat [1.7 MB]
Plaquette MIVILUDES
Présentation de la MIVILUDES >> Face aux dérives sectaires : comment réagir ? qui contacter ?
Plaquette_MIVILUDES.pdf
Document Adobe Acrobat [37.9 KB]
La justice face aux dérives sectaires
Réflexion et évaluation des dispositifs judiciaires
de lutte contre les dérives sectaires.
La_justice_face_aux_derives_sectaires.pd[...]
Document Adobe Acrobat [1.4 MB]
Le satanisme : un risque de dérive sectaire
Profanations de cimetières ou de lieux de culte, automutilations et suicides d’adolescents, prolifération de sites internet dédiés...
guide_satanisme_derive_sectaire.pdf
Document Adobe Acrobat [700.2 KB]


TRIBUNAL DE PARIS

"Les conditions des détenus sont dignes du Moyen-âge"

 

par Natacha Rateau, vice-présidente du Syndicat de la magistrature

 

 

Le ministère de la Justice débloque en urgence un million d'euros pour rénover le dépôt du Tribunal de Grande Instance de Paris. Y a-t-il d'autres lieux qu'il serait bon de réhabiliter en priorité ?

- Pour l'heure, ce n'est qu'une annonce. Aucune confirmation ne figure sur le site du ministère de la Justice. Le Syndicat de la magistrature a appris l'initiative en lisant une dépêche AFP.
Nous nous demandons où le gouvernement va trouver l'argent. Apparemment, l'action va être financée à partir du plan de relance. Le gouvernement va peut-être trouver un million d'euros sous le lit de Monsieur Devedjian.
Depuis le mois d'octobre, le Syndicat de la magistrature réclame ces améliorations dans toutes les juridictions avec rapports à l'appui. Nous dénonçons les conditions indignes et inacceptables de détention. Les personnes sont enfermées durant vingt heures durant lesquelles elles ne peuvent pas se laver, manger, dormir. Sans parler de l'humiliation des fouilles à corps effectuée devant des tiers. La pression est maximale avant d'être finalement présenté à un magistrat.
Le problème est typiquement parisien. Il y a trois semaines, dans le dépôt du tribunal de Créteil, un homme en attente de jugement s'est fait mordre par un rat. Les conditions de détention y sont insalubres et dignes du Moyen-Âge.

La somme a été débloquée après la visite d'un juge au dépôt. Faut-il que les juges viennent les inspecter davantage ?

- Bien sûr, les juges doivent y venir davantage. Comment peut-on instruire une affaire dans de tels endroits, de telles conditions dégradantes pour les prévenus ?
Les officiers de police demandent également de l'aide auprès des pouvoirs publics qui font la sourde oreille. C'est de l'abus de pouvoir.
Les policiers nous disent qu'ils achètent des sandwichs aux détenus sur leurs propres deniers afin que les gens puissent manger.
Le Syndicat de la magistrature dénonce la non-action de l'Etat, pas les policiers. En tout cas, pas cette fois.
Il est capital que les personnes puissent être jugées plus rapidement.

Pourquoi rénover maintenant et de manière si urgente alors que l'insalubrité du TGI est dénoncée par les avocats depuis des mois ? Est-ce un coup politique avant le départ de Rachida Dati ?

- C'est l'annulation des comparutions immédiates qui a créé la panique.
Ce n'est pas un coup politique car Rachida Dati est partie depuis longtemps. Aujourd'hui, elle est déjà ailleurs.
La dénonciation des conditions de détention au dépôt du Tribunal de Grande Instance de Paris auprès des médias a engagé un rapport de forces entre nous et le pouvoir politique. Il est capital de rendre cette indignité publique pour agir.

Des comparutions immédiates ont été annulées à cause de l'insalubrité et le Parquet a fait appel. Cela se justifie-t-il ?

- L'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme stipule que l'on ne peut juger une personne que dans des conditions dignes. Et que nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. L'annulation des comparutions immédiates n'est pas aberrante. Cette mesure n'est pas révolutionnaire. Elle ne fait qu'appliquer un texte européen.
Quant à la décision du Parquet de faire appel, il s'agit là d'un acte de lâcheté ou alors le Parquet a reçu des instructions.
Quand l'on sait comment les magistrats du Parquet sont désignés on s'étonne moins de cette réaction. Qu'ils viennent constater par eux-mêmes l'insalubrité du dépôt !

La France continue d'être dénoncée par la Cour européenne des droits de l'Homme à cause des conditions de détention dans ses prisons. Faut-il augmenter le budget ? Y a-t-il trop d'incarcérations ?

- Les dépôts comme les prisons, aucun gouvernement de droite comme de gauche n'y a jamais réellement investi. Ce n'est que le constat des diverses politiques successives. Quand on veut rénover, on rénove.
C'est un problème politique, à savoir, comment doit-on traiter les gens qui sont sous la responsabilité d'un gouvernement ? Cette question est significative de la façon dont on considère la personne interpellée. Les détenus semblent avoir une valeur moindre. Pourquoi mettre de l'argent dans des bâtiments pour ces gens-là ? Toute la question est là.
Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, les comparutions immédiates ont augmenté. En mars 2008, nous avons constaté que 29 personnes avaient été détenues dans une seule et même cellule en attendant leur comparution.
Les conditions sont déjà indignes pour une, deux personnes. Mais lorsqu'on multiplie le nombre de détenus, cela devient franchement insoutenable.
La politique d'incarcération systématique n'arrange rien.
Le Syndicat de la magistrature réclame un numérus clausus concernant l'emprisonnement afin que les peines puissent être effectuées dans des conditions dignes et humaines.

Interview de Natacha Rateau par Valérie Auribault
(le vendredi 29 mai 2009)

NOUVEL OBS

 

Il y a vingt ans :

le massacre de la place Tian’anmen

 

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, l’armée chinoise entrait dans Pékin pour écraser une vaste mobilisation démocratique.

 

Un homme debout devant une colonne de chars comme immobilisée par sa détermination. La solitude d’un citoyen face à un Etat et son armée. L’instantané, saisi par Stuart Franklin (Magnum Photos), a fait le tour du monde au point de devenir le symbole international du Mouvement du 4 juin et de sa répression sanglante. [1] Voilà vingt ans. L’impact durable de cette image souligne l’ampleur du choc provoqué dans le monde par les événements du printemps 1989. Mais une épure photographique ne peut rendre compte seule d’un moment historique complexes où se sont nouées mobilisations de rue et luttes d’appareil ; où étudiants et ouvriers se sont retrouvés côte à côte sans vraiment se rejoindre ; où l’avenir s’est joué au sein du parti dirigeant derrière un théâtre d’ombres.

 

A sa mort, le 15 avril 1989, Hu Yaobang – ancien secrétaire général du PCC réputé réformateur et mis à l’écart deux ans plus tôt par l’aile « conservatrice » du bureau politique – est salué sur les campus de Pékin comme un héro du combat contre l’autoritarisme et la corruption. Six jours plus tard, par dizaines de milliers les étudiants de la capitale entrent en grève contre de difficiles conditions de vie, pour la démocratie et la réhabilitation de Hu. Le 22 avril, à l’occasion de ses funérailles, quelque soixante-dix milles étudiants et trente milles travailleurs se retrouvent place Tian’anmen et reçoivent le soutien de nombreux éditorialistes dans la presse.

 

Le 26 avril, dans un éditorial du Quotidien du Peuple, Deng Xiaoping, principal dirigeant du Parti, dénonce les manifestants étudiants comme de la « chienlit » – le terme même (par-delà les aléas de la traduction) employé par le général De Gaulle en mai 68 contre les occupants du Quartier Latin. Comme en France, l’insulte ne fait que donner plus de vigueur encore à la mobilisation. Le mouvement s’étend : Shanghai, Wuhan, Canton, Xi’an, Chengdu... Des associations étudiantes indépendantes se forment, adoptant des modes de fonctionnement démocratiques. La Fédération autonome des travailleurs de Pékin voit le jour, avec environ vingt milles membres. Des commerçants et petits entrepreneurs s’engagent. Le 4 mai, ils sont cent mille a commencer l’occupation de la place Tian’anmen où un forum permanent attire les foules. Le 13 mai, deux ou trois milles étudiants entrent en grève de la faim. Des ouvriers arrivent en camions de leurs entreprises inquiets de l’inflation et du risque de chômage (mais ils se mêlent peu aux étudiants). Un à deux millions de Pékinois apportent leur soutien aux grévistes de la faim. Les étudiants saluent en Gorbatchev, le dirigeant russe en visite officielle, l’homme d’une libéralisation du communisme – un véritable camouflet pour Deng Xiaoping.

La direction du Parti est divisée. Zhao Ziyang, secrétaire général, affiche sa compréhension à l’égard des manifestants. Le 19 mai, il fait savoir aux grévistes de la faim qu’il a été battu et s’en excuse : « nous sommes venus trop tard et en sommes navrés. Nous méritons vos critiques. » (ses Mémoires posthumes viennent d’être publiée : Prisonnier de l’Etat). La loi martiale est déclarée dans les arrondissements centraux de Pékin mais les 20 et 21 mai, la foule empêche l’entrée en ville d’une armée qui tente encore de garder le beau rôle.

 

Privé de perspectives politiques par la défaite de Zhao Ziyang, le mouvement se poursuit mais se divise aussi... Puis le reflux s’amorce. Le pouvoir l’emporte mais décide néanmoins de faire un exemple : le massacre délibéré d’un rassemblement pacifique. Les soldats stationnés dans la capitale étant sous l’influence du mouvement, des troupes sont appelées des provinces périphériques. L’armée intervient. Elle tire à balles réelles sur les résidants et manifestants. Les chars détruisent les barricades et écrasent les tentes des derniers occupants de la place Tian’anmen (la plupart ont quitté les lieux). Environ deux mille cinq cent civils auraient été tués, ainsi que quelques dizaines de militaires. Une vaste campagne médiatique est orchestrée pour diaboliser le mouvement. Les arrestations se multiplient.

 

Zhao Zhiyang est destitué et sera de fait maintenu en résidence surveillée jusqu’à sa mort en 2005. Il est remplacé par Jiang Zemin, alors maire de Shanghai. Deng Xiaoping triomphe. Mais la défaite du réformateur Zhao et la victoire apparente des « conservateurs » n’empêche pas la poursuite des réformes capitalistes. Simplement, elles s’opèrent « sous contrôle », dans un cadre autoritaire.

 

Le Mouvement du 4 Juin 1989 se réclamait du Mouvement du 4 Mai 1919 et de sa critique des incuries de l’Etat par la nouvelle intelligentsia radicale. Il prolonge d’autres mouvements de contestations démocratiques – aux débuts de la Révolution culturelle en 1966 ou une décennie plus tard en 1978. Il annonce aussi des résistances civiques et sociales à venir. Mais sa répression a provoqué une véritable rupture de continuité militante et son souvenir même est oblitéré par la chape de plomb étatique.

 

Notes

[1] Elle a été prise le lendemain du massacre, le 5 juin 1989.

 

NPA

 

 

Un pasteur américain tasé et battu par la police

 



Arguant du 4e amendement, protégeant les citoyens contre les perquisitions abusives, le pasteur Steve Anderson a refusé de se soumettre à une fouille approfondie de son véhicule. Il a mis en ligne la vidéo de son "contrôle".

 


La police de l'Etat d'Arizona a annoncé l'ouverture d'une enquête interne après la diffusion sur internet d'une vidéo sur laquelle on peut voir un pasteur "tasé" puis battu par des policiers lors d'un contrôle de routine.
L'incident s'est produit le 14 avril dernier, à un poste de contrôle frontalier près de la ville de Yuma, à 60 kilomètres de la frontière avec le Mexique. Le pasteur Steve Anderson affirme avoir été arrêté, au départ, pour un simple contrôle de routine. Mais un chien se serait mis à renifler son véhicule et les policiers lui auraient alors demandé de sortir de son véhicule afin d'effectuer une fouille approfondie.

Le 4e amendement


Arguant du 4e amendement de la Constitution américaine, protégeant les citoyens contre les perquisitions arbitraires ou insuffisamment motivées, le pasteur refuse alors de sortir de son véhicule et allume son caméscope.
Un des policiers se place alors du côté passager, brise la vitre, et tire avec un taser par l'ouverture. Steve Anderson affirme avoir été par la suite battu et tasé à plusieurs reprises alors qu'il n'opposait aucune résistance. Hospitalisé, en raison de nombreuses coupures au visage, le pasteur s'en est tiré avec 11 points de suture.
Afin de dénoncer l'attitude des policiers, il a réalisé un montage, avec les images qu'il a lui-même tournées et celles des caméras de vidéo surveillance du poste de contrôle, et a mis la vidéo sur You Yube. La police de l'Etat d'Arizona a refusé de commenté l'incident en précisant qu'une enquête interne était en cours.

 

Emirats arabes unis :

un cheikh accusé de torture

 

NOUVELOBS.COM | 23.04.2009 | 16:58

Une vidéo circulant sur internet montre le frère du prince héritier torturant un homme.

 


La chaîne américaine ABC a diffusé, mercredi 22 avril, une vidéo amateur, non datée, montrant un membre de la famille royale des Emirats Arabes Unis torturant un homme à terre.
Dans cette vidéo, le Cheikh Issa Ben Zayed Al Nahyan, frère du prince héritier, le Cheikh Mohammed, pratique plusieurs sévices sur un homme maintenu au sol par un agent de la police. On peut voir le cheikh faire ingérer du sable à la victime, la fouetter ou la frapper avec une planche recouverte de clous avant d'appliquer du sel sur les plaies. Dans une version plus longue de la vidéo, on peut voir une voiture rouler sur ses jambes.

Un Afghan


Selon Bassam Nabulsi, un partenaire financier de la famille royale de longue date interrogé par ABC, la victime serait un vendeur de grain afghan accusé d'avoir trompé le cheik sur le compte d'une livraison. Bassam Nabulsi avait secrètement fait sortir du pays plusieurs cassettes de ce type et envoyé cette vidéo à l'ambassade des Emirats à Washington.
Cela fait plusieurs semaines que des militants tentent de faire circuler cette vidéo sur internet. Régulièrement postée sur You Tube, elle a été systématiquement effacée. Un site consacré à l'affaire a également été mis en ligne.

 

CAMBODGE •  Mais où sont les complices des Khmers rouges ?

 

 

Au moment où le premier procès d'un ancien responsable khmer rouge s'ouvre, un spécialiste de la question s'interroge sur l'absence de certains dirigeants occidentaux, qui ont pourtant soutenu le régime de Pol Pot.

 

Dans l'hôtel où je logeais, à Phnom Penh, les femmes et les enfants étaient assis d'un côté de la salle et les hommes de l'autre, respectant l'étiquette. Ce soir-là, la fête battait son plein et l'ambiance était bon enfant. Mais, soudain, les gens se sont dirigés vers les fenêtres, en pleurs. Le DJ venait de lancer une chanson de Sin Sisamouth, un chanteur adulé qui avait été forcé, sous le régime de Pol Pot, de creuser sa propre tombe et de chanter l'hymne khmer rouge avant d'être battu à mort [la rumeur dit que ses tortionnaires lui auraient arraché la langue]. J'ai été témoin de nombreuses "piqûres de rappel" de la sorte. Un jour, dans le village de Neak Leung [sur le Mékong, au sud-est de la capitale], j'ai traversé un champ de cratères de bombes au côté d'un homme éperdu de douleur. Toute sa famille, treize personnes au total, avait été pulvérisée par les bombes d'un B-52 américain. C'était en 1973, deux ans avant l'accession de Pol Pot au pouvoir. Selon les estimations, plus de 600 000 Cambodgiens ont péri de cette façon.

Le problème, avec le procès – soutenu par l'ONU – contre les anciens chefs khmers rouges qui s'est ouvert à Phnom Penh, c'est que seuls les assassins de Sin Sisamouth y seront jugés, et pas ceux de la famille de l'homme de Neak Leung, ni leurs complices. L'holocauste cambodgien comporte trois phases. Le génocide commis par Pol Pot est l'une d'elles, mais c'est la seule à avoir une place dans la mémoire officielle. Pol Pot n'aurait sans doute jamais réussi à prendre le pouvoir si le président Richard Nixon et son conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger, n'avaient déclenché une offensive au Cambodge, alors un pays neutre. En 1973, les B52 ont largué davantage de bombes sur le centre du Cambodge [où passait une partie de la piste Hô Chi Minh utilisée par le Vietcong pour ravitailler ses troupes dans le Sud-Vietnam] que sur le Japon pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Certains dossiers prouvent que la CIA mesurait parfaitement les conséquences politiques de ces bombardements. "Les dégâts causés par les raids des B52 sont au centre de la propagande [des Khmers rouges]", signalait le chef des opérations le 2 mai 1973. "Cette stratégie a permis de recruter un grand nombre de jeunes gens [et] a été efficace auprès des réfugiés [obligés de fuir les campagnes]." Avant les bombardements, les Khmers rouges n'étaient qu'un groupuscule maoïste privé de base populaire. Les bombes ont agi comme un catalyseur. Ce que Nixon et Kissinger avaient commencé, Pol Pot l'a terminé. Kissinger ne prendra pas place sur le banc des accusés à Phnom Penh, car il est occupé à conseiller le président Obama en stratégie géopolitique.

Margaret Thatcher ne sera pas là non plus, ni ses ministres et hauts fonctionnaires aujourd'hui à la retraite qui, en soutenant secrètement les Khmers rouges après avoir été chassés par les Vietnamiens, ont pris directement part à la troisième phase de l'holocauste cambodgien. En 1979, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont imposé un embargo dévastateur à un Cambodge moribond parce que son libérateur, le Vietnam, n'était pas dans le bon camp pendant la guerre froide. Peu de campagnes orchestrées par le ministère des Affaires étrangères britannique ont atteint ce degré de cynisme ou de violence. Les Britanniques exigèrent que feu le régime du Kampuchea démocratique conserve le "droit" de représenter ses victimes aux Nations unies. Ils joignirent par la suite leur vote à celui des représentants de Pol Pot lors des réunions des agences onusiennes, dont l'Organisation mondiale de la santé, l'empêchant ainsi d'intervenir au Cambodge. Pour déguiser ce crime, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Chine, principal allié de Pol Pot, inventèrent une coalition "non communiste" en exil qui, en réalité, était dominée par les Khmers rouges. En Thaïlande, la CIA et la Defence Intelligence Agency entretenaient des liens étroits avec le mouvement khmer rouge. En 1983, le gouvernement Thatcher envoya les SAS, ses forces spéciales, former la "coalition" aux technologies des mines terrestres, dans un pays plus infesté par ces "tueurs aveugles" que n'importe quel autre à l'exception de l'Afghanistan. "Je confirme", écrivit néanmoins Margaret Thatcher au leader de l'opposition, Neil Kinnock, "que le gouvernement britannique n'est impliqué en aucune façon dans l'entraînement, l'équipement ou une coopération quelconque avec les forces khmères rouges ou leurs alliés." Un mensonge éhonté. En 1991, le gouvernement Major a été forcé de reconnaître devant le Parlement que les SAS avaient secrètement entraîné la "coalition".

 

A moins que la justice internationale ne soit une comédie, ceux qui se sont rangés du côté des criminels devraient être appelés à comparaître devant le tribunal de Phnom Penh. Leurs noms devraient pour le moins être inscrits sur une liste de la honte et du déshonneur.

 

John Pilger

Phnom Penh Post

24.02.2009


Courrier international

 

 

Le texte intégral du manifeste des dissidents chinois, la Charte 08

 

LIRE... sur Rue 89

 

Chine : la liste des premiers signataires de la Charte 08

 

于浩成(北京,法学家)Yu Haocheng (Pékin, Juriste)

张思之(北京,律师)Zhang Sizhi (Pékin,avocat)

茅于轼(北京,经济学家)Mao Yushi (Pékin, Economiste)

杜光(北京,政治学家)Du Guang (Pékin, Politologue)

李普(北京,老记者)Li Pu (Pékin,Journaliste)

沙叶新(上海,剧作家)Sha Yexin (Shanghai, Dramaturge)

流沙河(四川,诗人)Liu Shahe Sichuan,poète)

吴茂华(四川,作家)Wu Maohua (Sichuan, écrivain)

张显扬(北京,思想家)Zhang Xianyang (Pékin,Penseur)

孙文广(山东,教授)Sun Wenguang (Shandong, Professeur)

鲍彤(北京,公民)Bao Tong (Pékin, Citoyen)

丁子霖(北京,教授)Ding Zilin (Pékin, Professeur)

张先玲(北京,工程师)Zhang Xianling (Pékin,Ingénieur)

徐珏(北京,研究员)Xu Jue (Pékin, Chercheur)

蒋培坤(北京,教授)Jiang Peikun (Pékin, Professeur)

刘晓波(北京,作家)Liu Xiaobo (Pékin, Ecrivain)

张祖桦(北京,宪政学者)Zhang Zuhua (Pékin,Universitaire)

高瑜(北京,记者)Gao Yu (Pékin, Journaliste)

戴晴(北京,作家)Dai Qing (Pékin,Ecrivain)

江棋生(北京,学者)Jiang Qisheng (Pékin,Universitaire)

艾晓明(广东,教授)Ai Xiaoming (Canton, Professeure)

刘军宁(北京,政治学家)Liu Junning (Pékin, Politologue)

张旭昆(浙江,教授)Zhang Xukun (Zhejiang, Professeur)

徐友渔(北京,哲学家)Xu Youyu (Pékin, Philosophe)

贺卫方(北京,法学家)He Weifang (Pékin, Juriste)

莫少平(北京,律师)Mo Shaoping (Pékin,avocat)

陈子明(北京,学者)Chen Ziming (Pékin,Universitaire)

张博树(北京,政治学家)Zhang Boshu (Pékin, Politologue)

崔卫平(北京,学者)Cui Weiping (Pékin,Universitaire)

何光沪(宗教学专家)He Guanghu (Pékin,Universitaire)

郝建(北京,学者)Hao Jian (Pékin,Universitaire)

沈敏骅(浙江,教授)Shen Minhua ( Zhejiang, Professor)

李大同(北京,记者)Li Datong (Pékin, Journaliste)

栗宪庭(北京,艺术评论家)Su Xianting (Pékin, Critique d'art)

张鸣(北京,教授)Zhang Ming (Pékin, Professeur)

余杰(北京,作家)Yu Jie (Pékin,Ecrivain)

余世存(北京,作家)Yu Shicun (Pékin,Ecrivain)

秦耕(海南,作家)Qin Geng (Hainan, Ecrivain)

周舵(北京,学者)Zhou Duo (Pékin,Universitaire)

浦志强(北京,律师)Pu Zhiqiang (Pékin,avocat)

赵达功(深圳,作家)Zhao Dagong (Pékin,Ecrivain)

姚立法(湖北,选举专家)Yao Lifa (Hubei, Election expert)

冯正虎(上海,学者)Feng Zhenghu (Shanghai,Universitaire)

周勍(北京,作家)Zhou Qing (Pékin,Ecrivain)

杨恒均(广州,作家)Yang Hengjun (Canton,Ecrivain)

滕彪(北京,法学博士)Teng Biao (Pékin,Avocat)

蒋亶文(上海,作家)Jiang Danwen (Shanghai,Ecrivain)

唯色(西藏,作家)Wei Se(Tibet,Ecrivain)

马波(北京,作家)Ma Bo (Pékin,Ecrivain)

查建英(北京,作家)Cha Jianying (Pékin,Ecrivain)

胡发云(湖北,作家)Hu Fayun (Hubei,Ecrivain)

焦国标(北京,学者)Jiao Guobiao (Pékin,Universitaire)

李公明(广东,教授)Li Gongming (Canton, Professeur)

赵晖(北京,评论家)Zhao Hui (Pékin, Critique)

李柏光(北京,法学博士)Li Baiguang (Pékin, LLD)

傅国涌(浙江,作家)Fu Guoyong (Zhejiang,Ecrivain)

马少方(广东,商人)Ma Shaofang (Canton, Businessman)

张闳(上海,教授)Zhang Hong (Shanghai, Professeur)

夏业良(北京,经济学家)Xia Yeliang (Pékin, Economiste)

冉云飞(四川,学者)Ran Yunfei (Sichuan,Universitaire)

廖亦武(四川,作家)Liao Yiwu (Sichuan,Ecrivain)

王怡(四川,学者)Wang Yi (Sichuan,Universitaire)

王晓渔(上海,学者)Wang Xiaoyu (Shanghai,Universitaire)

苏元真(浙江,教授)Su Yuanzhen (Zhejiang, Professeur)

强剑衷(南京,老报人)Qiang Jianzhong (Nankin,Journaliste)

欧阳小戎(云南,诗人)Ouyang Xiaorong (Yunnan, Poete)

刘荻(北京,自由职业者)Liu Di (Pékin, Self-employed)

昝爱宗(浙江,记者)Zan Aizong (Zhejiang, Journaliste)

周鸿陵(北京,社会活动家)Zhou Hongling (Pékin, Social Activist)

冯刚(浙江教授)Feng Gang (Zhejiang, Professeur)

陈林(广州学者)Chen Lin (Canton,Universitaire)

尹贤(甘肃,诗人)Yin Xian (Gansu, Poete)

周明(浙江,教授)Zhou Ming (Zhejiang, Professeur)

凌沧洲(北京,新闻人)Ling Cangzhou (Pékin,Journaliste)

铁流(北京,作家)Tie Liu (Pékin,Ecrivain)

陈奉孝(山东,北大右派学生)Chen Fengxiao (Shandong,Droitier)

姚博(北京,评论家)Yao Bo (Pékin, Critique)

张津郡(广东,职业经理人)Zhang Jinjun (Guangdong,Manager)

李剑虹(上海,作家)Li Jianhong (Shanghai,Ecrivain)

张善光(湖南,人权捍卫者)Zhang Shanguang (Hunan,Militant des droits de l'homme)

李德铭(湖南,新闻工作者)Li Deming (Hunan,travailleur des médias)

刘建安(湖南,教师)Liu Jian‘an (Hunan,Enseignant)

王小山(北京,媒体人)Wang Xiaoshan (Pékin,Travailleur des médias)

范亚峰(北京,法学博士)Fan Yafeng (Pékin,Universitaire)

周明初(浙江,教授)Zhou Mingchu (Zhejiang, Professeur)

梁晓燕(北京,环保志愿者)Liang Xiaoyan (Pékin, Enviromentaliste)

徐晓(北京,作家)、Xu Xiao (Pékin, Ecrivain)

陈西(贵州,人权捍卫者)Chen Xi (Guizhou, Militant des droits de l'homme)

赵诚(山西,学者)Zhao Cheng (Shanxi,Universitaire)

李元龙(贵州,自由撰稿人)Li Yuanlong (Guizhou, Freelance Writer)

申有连(贵州,人权捍卫者)Shen Youlian (Guizhou, Militant des droits de l'homme)

蒋绥敏(北京,工程师)Jiang Suimin (Pékin, Engineer)

陆中明(陕西,学者)Lu Zhongming (Shan‘xi,Universitaire)

孟煌(北京,画家)Meng Huang (Pékin, Peintre)

林福武(福建,人权捍卫者)Lin Fuwu (Fujian, Militant des droits de l'homme)

廖双元(贵州,人权捍卫者)Liao Shuangyuan (Guizhou, Militant des droits de l'homme)

卢雪松(吉林,教师)Lu Xuesong (Jilin, Teacher)

郭玉闪(北京,学者)Guo Yushan (Pékin,Universitaire)

陈焕辉(福建,人权捍卫者)Chen Huanhui (Fujian, Militant des droits de l'homme)

朱久虎(北京,律师)Zhu Jiuhu (Pékin,avocat)

金光鸿(北京,律师)Jin GuangHong (Pékin,avocat)

高超群(北京,编辑)Gao Chaoqun (Pékin, Editor)

柏风(吉林,诗人)Bai Feng (Jilin, Poete)

郑旭光(北京,学者)Zheng Xuguang (Pékin,Universitaire)

曾金燕(北京维权人士)Zeng Jinyan (Pékin, Militant des droits de l'homme)

吴玉琴(贵州,人权捍卫者)Wu Yuqin (Guizhou, Militant des droits de l'homme)

杜义龙(陕西,作家)Du Yilong (Shan‘xi, Writer)

李海(北京,人权捍卫者)Li Hai (Pékin, Militant des droits de l'homme)

张辉(山西,民主人士)Zhang Hui (Shanxi, Democratic Activist)

江山(广东,业主维权者)Jiangshan (Guangdong, Militant des droits de l'homme)

徐国庆(贵州,民主人士)Xu Guoqing (Guizhou, Democratic Activist)

吴郁(贵州,民主人士)Wu Yu (Guizhou, Democratic Activist)

张明珍(贵州,民主人士)Zhang Mingzhen (Guizhou, Democratic Activist)

曾宁(贵州,民主人士)Zeng Ning (Guizhou, Democratic Activist)

全林志(贵州,民主人士)Quan Linzhi (Guizhou, Democratic Activist)

叶航(浙江,教授)Ye Hang (Zhejiang, Professor)

马云龙(河南,资深媒体人)Ma Yunlong(Henan,Universitaire)

朱健国(广东,自由撰稿人)Zhu Jianguo (Guangdong, Writer)

李铁(广东,社会活动人士)Li Tie (Guangdong, Democratic Activist)

莫建刚(贵州,自由撰稿人)Mo Jiangang (Guizhou, Freelance writer)

张耀杰(北京,学者)Zhang Yaojie (Pékin,Universitaire)

吴报建(浙江,律师)Wu Baojian (Zhejiang, avocat)

杨光(广西,学者)Yang Guang (Guangxi,Universitaire)

俞梅荪(北京,法律人)Yu Meisun (Pékin,Legal worker)

行健(北京,法律人)Xing Jian (Pékin, Legal Worker)

王光泽(北京,社会活动家)Wang Guangze (Pékin, Social Activist)

陈绍华(广东,设计师)Chen Shaohua (Guangdong, Designer)

刘逸明(湖北,自由撰稿人)Liu Yiming (Hubei, Freelance Writer)

吴祚来(北京,研究员)Wu Zuolai (Pékin, Researcher)

高兟(山东,艺术家)Gao Zhen (Shandong, Artiste)

高强(山东,艺术家)Gao Qiang (Shandong, Artiste)

唐荆陵(广东,律师)Tang Jingling (Guangdong,avocat)

黎小龙(广西,维权人士)Li Xiaolong (Guangxi, Militant des droits de l'homme)

荆楚(广西,自由撰稿人)Jing Chu (Guangxi, Freelance Writer)

李彪(安徽,商人)Li Biao (Anhui, Businessman)

郭艳(广东,律师)Guo Yan (Guangdong,avocat)

杨世元(浙江,退休人员)Yang Shiyuan(Zhejiang, Rightist)

杨宽兴(山东,作家)Yang Kuanxing(Shandong, Writer)

李金芳(河北,民主人士)Li Jinfang(Hebei, Democratic Activist)

王玉文(贵州,诗人)Wang Yuwen(Guizhou, Poet)

杨中义(安徽,工人)Yang Zhongyi(Anhui, Worker)

武辛源(河北农民)Wu Xinyuan (Hebei, Farmer)

杜和平(贵州,民主人士)Du Heping(Guizhou, Democratic Activist)

冯玲(湖北,宪政义工)Feng Ling(Hubei, Democratic Activist)

张先忠(湖北,企业家)Zhang Xianzhong(Hubei, Entrepreneur)

蔡敬忠(广东农民) Cai Jingzhong(Guangdong,Agriculteur)

王典斌(湖北,企业主)Wang Dianbin(Hubei, Entrepreneur)

蔡金才(广东农民) Cai Jincai(Guangdong,Agriculteur)

高爱国(湖北,企业主)Gao Aiguo(Hubei, Entrepreneur)

陈湛尧(广东农民)Chen Zhanyao(Guangdong, Agriculteur)

何文凯(湖北,企业主)He Wenkai(Hubei, Entrepreneur)

吴党英(上海,维权人士)Wu Dangying(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

曾庆彬(广东工人)Zeng Qingbin(Guangdong,Ouvrier)

毛海秀(上海,维权人士)Mao Haixiu(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

庄道鹤(杭州,律师)Zhuang Daohe(Hangzhou,avocat)

黎雄兵(北京,律师)Li Xiongbing (Pékin,avocat)

李任科(贵州,民主人士)Li Renke(Guizhou, Democratic Activist)

左力(河北律师)Zuo Li (Hebei,avocat)

董德筑(贵州,民主人士)Dong Dez(Guizhou, Democratic Activist)

陶玉平(贵州,民主人士)Tao Yuping(Guizhou, Democratic Activist)

王俊秀(北京,IT从业者)Wang Junxiu(Pékin, IT Professional)

黄晓敏(四川,维权人士)Huang Xiaomin(Sichuan, Militant des droits de l'homme)

郑恩宠(上海,法律人)Zheng Enchong(Shanghai,avocat)

张君令(上海,维权人士)Zhang Junling(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

杨海(陕西,学者)Yang Hai( Shan‘xi,Universitaire)

艾福荣(上海,维权人士)Ai Furong(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

杨华仁(湖北,法律工作者)Yang Huaren(Hubei,Legal Worker)

魏勤(上海,维权人士)Wei Qin(Shanghai,Militant des droits de l'homme)

苏祖祥(湖北,教师)Su Zuxiang(Hubei,Enseignant)

沈玉莲(上海,维权人士)Shen Yulian(Shanghai,Militant des droits de l'homme)

关洪山(湖北,人权捍卫者)Guan Hongshan(Hubei,Militant des droits de l'homme)

宋先科(广东,商人)Song Xianke(Guangdong, Businessman)

汪国强(湖北,人权捍卫者)Wang Guoqiang(Hubei, Militant des droits de l'homme)

陈恩娟(上海,维权人士)Chen Enjuan(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

李勇(北京,媒体人)Li Yong(Beijing, Media worker)

常雄发(上海,维权人士)Chang Xiongfa(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

王京龙(北京,管理学者)Wang Jinglong(Pékin,Universitaire)

许正清(上海,维权人士)Xu Zhengqing(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

高军生(陕西,编辑)、Gao Junsheng(Shan‘xi, Editor)

郑蓓蓓(上海,维权人士)Zheng Beibei(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

王定华(湖北,律师)Wang Dinghua(Hubei, Lawyer)

谈兰英(上海,维权人士)Tan Lanying(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

范燕琼(福建,人权捍卫者)Fan Yanqiong(Fujian, Militant des droits de l'homme)

林辉(浙江,诗人)Lin Hui(Zhejiang, Poet)

吴华英(福建,人权捍卫者)Wu Huaying(Fujian, Militant des droits de l'homme)

薛振标(浙江,民主人士)Xue Zhenbiao(Zhejiang, Democratic Activist)

董国菁(上海,人权捍卫者)Dong Guoqing(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

陈玉峰(湖北,法律工作者)Chen Yufeng(Hubei, Legal Worker)

段若飞(上海,人权捍卫者)Duan Ruofei(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

王中陵(陕西,教师)Wang Zhongling(Shan‘xi, Teacher)

董春华(上海,人权捍卫者)Dong Chunhua(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

陈修琴(上海,人权捍卫者)Chen Xiuqin(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

刘正有(四川,人权捍卫者)Liu Zhengyou(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

马萧(北京,作家)Ma Xiao(Pékin, Writer)

万延海(北京,公共卫生专家)Wan Yanhai(Pékin, Public Health Expert)

沈佩兰(上海,维权人士)Shen Peilan(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

叶孝刚(浙江,大学退休教师)Ye Xiaogang(Zhejiang, retired Lecturer)

张劲松(安徽,工人)Zhang Jingsong(Anhui, Ouvrier)

章锦发(浙江,退休人员)Zhang Jinfa(Zhejiang, Droitier)

王丽卿(上海,维权人士)Wang liqing(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

赵常青(陕西,作家)Zhao Changqing( Shan‘xi,Ecrivain)

金月花(上海,维权人士)Jin Yuehua(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

余樟法(广西,作家)Yu Zhangfa(Guangxi, Writer)

陈启勇(上海,维权人士)Chen Qiyong(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

刘贤斌(四川,民主人士)Liu Xianbin(Sichuan, Democratic Activist)

欧阳懿(四川,人权捍卫者)Ouyang Yi (Sichuan, Militant des droits de l'homme)

邓焕武(重庆,商人)Deng Huanwu(Chongqing, Businessman)

贺伟华(湖南,民主人士)He Weihua(Hunan, Democratic Activist)

李东卓(湖南,IT从业者)Li Dongzhuo(Hunan, IT professional)

田永德(内蒙,人权捍卫者)Tian Yongde(Inner Mongolia, Militant des droits de l'homme)

智效民(山西,学者)Zhi Xiaomin(Shanxi,Universitaire)

李昌玉(山东,教师)Li Changyu(Shandong,Enseignant)

郭卫东(浙江,职员)Guo Weidong(Zhejiang, Clerk)

陈卫(四川,民主人士)Chen Wei(Sichuan, Democratic Activist)

王金安(湖北,企业主)Wang Jin‘an(Hubei, Entrepreneur)

察文君(上海,维权人士)Cha Wenjun(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

侯述明(湖北,企业主)Hou Shuming(Hubei, Entrepreneur)

刘汉南(湖北,人权捍卫者)Liu Hannan(Hubei, Militant des droits de l'homme)

史若平(山东,教授)Shi Ruoping(Shandong, Professeur)

张忍祥(湖北,人权捍卫者)Zhang renxiang(Hubei, Militant des droits de l'homme)

野渡(广东,编辑)Ye Du(Guangdong, Editor)

夏刚(湖北,人权捍卫者)Xia Gang(Hubei, Militant des droits de l'homme)

赵国良(湖南,民主人士)Zhao Guoliang(Hunan,Democratic Activist)

李智英(北京,学者)Li Zhiying(Pékin,Universitaire)

张重发(贵州,民主人士)Zhang Chongfa(Guizhou, Democratic Activist)

陈永苗(北京,学者)Chen Yongmiao(Pékin,Universitaire)

江婴(天津,诗人)Jiang Ying(Tianjin, Poete)

田祖湘(贵州,民主人士)Tian Zuxiang(Guizhou,Democratic Activist)

黄志佳(湖北,公务员)Huang Zhijia(Hubei,Fonctionnaire)

关业波(湖北,公务员)Guan Yebo(Hubei,Fonctionnaire)

王望明(湖北,企业主)Wang Wangming(Hubei, Entrepreneur)

高新瑞(湖北,企业家)Gao Xinrui(Hubei, Entrepreneur)

宋水泉(湖北,法律工作者)Song Shuiquan(Hubei, Legal Worker)

赵景洲(黑龙江,人权捍卫者)Zhao Jingzhou(Heilongjiang, Militant des droits de l'homme)

温克坚(浙江,学者)Wen Kejian(Zhejiang,Universitaire)

魏文英(云南,教师)Wei Wenying(Yunan,Enseignant)

陈惠娟(黑龙江,人权捍卫者)Chen Huijuan(Heilongjiang, Militant des droits de l'homme)

陈炎雄(湖北,教师)Chen Yanxiong(Hubei,Enseignant)

段春芳(上海,人权捍卫者)Duan Chunfang(Shanghai,Militant des droits de l'homme)

刘正善(云南,工程师)Liu Zhengshan(Yunnan,Ingénieur)

关敏(湖北,大学教师)Guan Min(Hubei, Lecturer)

戴元龙(福建,企业主)Dai Yuanlong(Fujian, Entrepreneur)

余以为(广东,自由撰稿人)Yu Yiwei(Guangdong, Freelance Writer)

韩祖荣(福建,企业主) Han Zurong(Fujian, Entrepreneur)

汪定亮(湖北,律师)Wang Dingliang( Hubei,avocat)

陈青林(北京,人权捍卫者)Chen Qinglin(Pékin, Militant des droits de l'homme)

钱世顺(广东,企业主)Qian Shishun(Guangdong, Entrepreneur)

曾伯炎(四川,作家)Zeng Boyan(Sichuan,Ecrivain)

马亚莲(上海,人权捍卫者)Ma Yalian(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

车宏年(山东,自由撰稿人)Che Hongnian(Shandong, Freelance Writer)

秦志刚(山东,电子工程师)Qin Zhigang(Shandong,Ingénieur)

宋翔峰(湖北,教师)Song Xiangfeng(Hubei, Enseignant)

邓复华(湖北,作家)Deng Fuhua(Hubei,Ecrivain)

徐康(湖北,公务员)Xu Kang(Hubei,Fonctionnaire)

李建强(山东,律师)Li Jianqiang( Shandong,avocat)

李仁兵(北京,律师)Li Renbing(Pékin,avocat)

裘美丽(上海,维权人士)Qiu Meili(Shanghai, Militant des droits de l'homme)

兰志学(北京,律师)Lan Zhixue(Pékin,avocat)

周锦昌(浙江,退休人员)Zhou Jinchang(Zhejiang, Rightist)

黄燕明(贵州,民主人士)Huang Yanming(Guizhou, Democratic Activist)

刘巍(北京,律师)Liu Wei(Pékin,avocat)

鄢烈汉(湖北,企业主)Yan Liehan(Hubei,Entrepreneur)

陈德富(贵州,民主人士)Chen Defu(Guizhou, Democratic Activist)

郭用新(湖北,医生)Guo Yongxin(Hubei,Médecin)

郭永丰(广东,中国公民监政会发起人)Guo Yongfeng(Guangdong,Militant des droits de l'homme)

袁新亭(广州,编辑)Yuan Xinting(Guangzhou, Editor)

戚惠民(浙江,民主人士)Qi Huimin(Zhejiang, Democratic Activist)

李宇(四川,采编)Li Yu(Sichuan, Editor)

谢福林(湖南,人权捍卫者)Xie Fulin(Hunan, Militant des droits de l'homme)

徐光(浙江,企业主)Xu Guang(Zhejiang, Entrepreneur)

野火(广东,自由撰稿人)Ye Huo(Guangdong, Freelance Writer)

邹巍(浙江,维权人士)Zou Wei(Zhejiang, Militant des droits de l'homme)

萧利彬(浙江,工程师)Xiao Linbin(Zhejiang, Engineer)

高海兵(浙江,民主人士)Gao Haibing(Zhejiang, Democratic Activist)

田奇庄(河北,作家)Tian Qizhuang (Hebei, Writer)

邓太清(山西,民主人士)Deng Taiqing(Shanxi, Democratic Activist)

裴鸿信(河北,教师)Pei Hongxin(Hebei, Teacher)

徐民(吉林,法律工作者)Xu Min(Jilin, Legal worker)

李喜阁(河南,维权人士)Li Xige(Henan, Militant des droits de l'homme)

王德邦(北京,作家)Wang Debang(Beijing,Ecrivain)

冯秋盛(广东,农民)Feng QiuSheng(Guangdong,Agriculteur)

侯文豹(安徽,维权人士)Hou Wenbao(Anhui,Militant des droits de l'homme)

唐吉田(北京,律师)Tang Jitian(Pékin,avocat)

刘荣超(安徽,农民)Liu Rongchao(Anhui,Agriculteur)

李天翔(河南,工人)Li Tianxiang(Henan,worker)

崔玉振(河北,律师)Cui Yuzhen(Hebei,avocat)

许茂连(安徽,农民)Xu Maolian(Anhui,Agriculteur)

翟林华(安徽,教师)Zhai Linhua(Anhui,Enseignant)

陶晓霞(安徽,农民)Tao Xiaoxia(Anhui,Fermier)

张望(福建,工人)Zhang Wang(Fujian,Ouvrier)

黄大川(辽宁,职员)Huang Dachuan(Liaoning,Employé)

陈啸原(海南,职员)Chen Xiaoyuan (Hainan,Employé)

张鉴康(陕西,法律工作者)Zhang Jiankang ( Sha‘nxi,Legal Worker)

张星水(北京,律师)Zhang Xingshui(Pékin,avocat)

马纲权(北京,律师)Ma Gangquan(Pékin,avocat)

王金祥(湖北,维权人士)Wang Jinxiang(Hubei,Militant des droits de l'homme)

王家英(湖北,企业主)Wang Jiaying(Hubei,Entrepreneur)

鄢来云(湖北,企业主)Yan Laiyun (Hubei,Entrepreneur)

李小明(湖北,维权人士)Li Xiaoming(Hubei,Militant des droits de l'homme)

肖水祥(湖北,维权人士)Xiao Shuixiang(Hubei,Militant des droits de l'homme)

鄢裕祥(湖北,维权人士)Yan Yuxiang (Hubei,Militant des droits de l'homme)

刘毅(北京,画家)Liu Yi(Pékin,Peintre)

 

Campagne de soutien pour la libération de Kareem Amer

 

 

Kareem

Amer ?

 

 

 

Kareem Amer est le pseudonyme d'un blogueur et ancien étudiant en droit égyptien, Abdul Kareem Suleiman Amer (parfois Abdul Kareem Nabeel Suleiman) (né vers 1984).

 

Il a été arrêté par les autorités égyptiennes pour ses articles sur son blog qui étaient considérés comme anti-religieux et insultants envers le président égyptien Hosni Moubarak. Parmi les thèmes abordés, il dénonçait la discrimination que les femmes subissent dans son pays et les crimes quotidiens perpétrés contre elles.

 

S'il est condamné, il risquait jusqu'à onze ans de prison. La troisième partie de son procès s'est déroulée le 22 février 2007 : il a été reconnu coupable et a été condamné à 3 ans pour insulte à l'islam et incitation à la sédition, et à un an pour insulte au président Moubarak.

 

 

Libérez Kareem Amer

 

Informer et se mobiliser pour Kareem Amer

 

 

 

 

16.10.2008

 

Dans sa dernière lettre adressée à un ami, Kareem déclare qu’il se sent désespéré et ne sait pas si sa situation va s’améliorer.
« J’ai peur que la prison me brise comme elle l’a fait pour d’autre » écrit-il.
C’est très difficile pour lui et Il souffre de son emprisonnement surtout qu’il n’a rien fait de mal.

Il dit clairement qu’il a besoin de soutien des gens. Ce soutien est la seule chose qui peut garantir sa force. Il demande à ceux qu’ils lui écrivent de ne pas arrêter de le soutenir car cela l’aide vraiment.

Voici l'adresse de sa prison :

Kareem Amer
Borg el Arab prison, Section 22 Cell 1 Alexandria, Egypt

Free Kareem Amer !

DROITS des FEMMES

Savez-vous qu'en France...


La place des femmes en politique
Savez-vous qu'en France... <br> La place des femmes en politiqueen France, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944...
Les Françaises représentent aujourd'hui 53,4% de l'électorat.

Chez les élu-e-s français-es :


Les femmes représentent (source : fondation Robert Schuman, mars 2009) :
7 ministres sur 17 soit 41,18% (élection 2007)
107 députées sur 577 soit 18,74%(élection 2007)
35 députées européennes sur 78 soit 44,87%
75 Sénatrices sur 343 soit 21,9 % (source senat.fr)

En europe :


Nombre de femmes dans les gouvernements et parlements : les chiffres

Dans les instances dirigeantes des grands partis français :


31% au PC,
28% au PS,
53,3% chez les Verts ,
25% à Chasse, Pêche, Nature et Tradition,
8,3% à l'UDF,
29,3%à DL,
12,5% au RPR,
10,5% au RPF,
7,9% au FN.

Dans le classement mondial de la représentation politique des femmes, sur 166 Etats, la France était au 64e rang mondial.

  • La place des femmes en politique reflète le caractère sexiste de notre société. Le débat autour de la parité a mis en évidence l'invisibilité des femmes dans la sphère publique.

  • Ces inégalités sont aussi présentes dans tous les autres domaines de la vie sociale (au travail, à la maison...).

Sources : Mix-Cité

 

A TELECHARGER ici !

 

 

 

 

 

 

Femmes d’Afghanistan

 

 

 

 

Femmes musulmanes

 

 

 

 

Femmes d’Irak

 

 

 

 

Femmes d’Haïti

 

 

 


Femmes d’Afrique

 

 

 

 

Femmes d’Iran

 

 

 

 

 

 

Chahrazad face à l’homme qui a voulu la brûler vive

 

Aujourd’hui s’ouvre le procès de celui qui a voulu tuer Chahrazad parce qu’elle ne voulait pas l’épouser. Une agression qui démontre que les violences faites aux femmes restent un drame d’actualité en France.

 

LE PARISIEN 10.02.2009

 

« Je ne pourrai jamais vraiment tourner la page »

 

INTERVIEW : CHAHRAZAD BELAYNI, brûlée par Amer Butt, un ami qu’elle refusait d’épouser

 

Elle a frôlé la mort, survécu dans un souffle fragile durant plusieurs semaines de coma, puis subi d’innombrables opérations. A sa main gauche, qu’elle enfouit pudiquement dans la manche de sa veste, elle garde une large cicatrice. Et à sa joue, le souvenir détesté de l’homme qui a voulu sa mort. Chahrazad avait 18 ans lorsqu’Amer Butt a tenté de l’immoler par le feu parce qu’elle refusait de l’épouser.

C’était le 13 novembre 2005 dans une rue de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), et Chahrazad a été brûlée sur 60 % du corps. A partir d’aujourd’hui, son tortionnaire, un Pakistanais désormais âgé de 28 ans, est jugé par la cour d’assises de Bobigny. C’est la première qu’elle revoit Amer Butt depuis l’arrestation de ce dernier en novembre 2006. Chahrazad nous a accordé un entretien à quelques heures du procès. Forte et fragile, la voix douce et un peu rauque.

Il y a deux ans, vous suiviez des soins quotidiens, vous ne pouviez ni travailler ni étudier. Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

Chahrazad Belayni. Ça revient doucement. Et cela continuera, même si je sais que cela prendra encore longtemps. Et puis, je travaille dans l’administration, à la direction centrale de la police judiciaire. Je suis un peu déçue parce que, ce que je voulais, c’était être active, être sur le terrain. J’ai passé le concours des gardiens de la paix, mais j’ai été refusée pour raison médicale. Un jour peut-être, je recommencerai. Je vis à Paris, je n’arrivais plus à vivre à Neuilly-sur-Marne. Je garde aussi une très, très grande peur du feu.

Qu’attendez-vous du procès ? Dans quel état d’esprit l’abordez-vous ?

Au cours de l’instruction, il y a eu deux demandes de confrontation il y a plusieurs mois à l’initiative de son avocat. Les médecins ont estimé que j’étais alors trop fragile. Aujourd’hui, je n’ai pas peur, je stresse beaucoup, mais ce n’est pas de la peur : je stresse du fait de « le » retrouver, alors que la dernière image que j’ai de lui, c’est quand il m’a jeté l’allumette. J’attends des réponses à mes questions, j’attends que la justice passe, mais ce procès ne signifie par pour moi tourner la page. Ce serait mentir parce que je ne pourrai jamais vraiment tourner la page.
Je n’ai pas de haine, ça ne changerait rien, surtout cela ne nous ramènerait pas en arrière. En revanche, je veux qu’il soit condamné et que cela se sache, pour que des choses comme ça n’arrivent plus. Je ne me pose pas la question d’un nombre d’années de prison, mais j’attends qu’il soit reconnu coupable et condamné à une peine à la mesure de ce qu’il a fait. Une peine sévère, j’imagine, qui punira une tentative d’assassinat commise dans des conditions atroces, mais serait aussi un symbole dans le combat contre les violences faites aux femmes.

Pourquoi alors demander le huis clos ?

Parce que cette agression, c’était entre moi et lui. Je sais que mes proches auraient voulu être là de bout en bout, le regarder, l’entendre s’exprimer, mais j’ai besoin que cela se passe entre lui et moi, que ce soit une sorte d’explication en tête à tête, en tout cas devant aucun autre témoin que les magistrats, les avocats, les jurés. Il y a des choses que je veux lui dire, et qui doivent être dites de moi à lui, et des choses que je veux entendre de lui. Qu’il me dise aussi « pourquoi ». Mes parents ont confiance dans la justice, moi aussi, alors ils doivent garder cette confiance malgré le huis clos.

Parlez-nous de votre rôle dans l’association Ni putes ni soumises ?

Je suis vice-présidente de l’association et participe à des rencontres. Ça m’encourage à me battre encore plus, donc ça m’aide à aider les femmes victimes de la violence, quelle qu’en soit la forme. C’est important d’aider les femmes et les jeunes filles, qu’elles puissent arrêter de se dire que personne ne fait attention à elles. Il y a encore beaucoup de chemin, mais mon histoire et mon désir de me battre encore les aident à comprendre qu’elles ont le droit de dire non.

Le Parisien

VIDEO

Campagne Internationale contre les crimes "d'honneur"
KURDISTAN : stop aux lapidations !
kurdistan stop aux lapidations.pdf
Document Adobe Acrobat [81.1 KB]
"J’essaime" - numéro 7 - mai 2009
« J’Essaime... pour une autre justice », lettre électronique d’information du Syndicat de la magistrature
Lettre_d_information_du_SM_-_no7_-_mai_2[...]
Document Adobe Acrobat [3.4 MB]
Bulletin d’information du Comité de Soutien aux Inculpés de TARNAC
Taiga3-2.pdf
Document Adobe Acrobat [1.4 MB]

 

 

FLUX RSS LDH

Hommage à Mehdi Ben Barka (dim, 25 oct 2009)
L'association des Marocains de France propose une journée de débats autour de la pensée de Mehdi Ben Barka. La LDH soutient cette initiative - Agenda / ,
>> plus d'infos

L'antisémite Dieudonné condamné pour son hommage à Robert Faurisson (mar, 27 oct 2009)
La Ligue des droits de l'Homme se félicite de la décision rendue par la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamnant Dieudonné M'Bala M'Bala à une amende de 10 000 € pour injure raciale. - Antisémitisme
>> plus d'infos

La Cimade publie son 9<sup class="typo_exposants">e</sup> rapport sur les centres et locaux de rétention (ven, 30 oct 2009)
La Cimade publie son 9e rapport sur les centres et locaux de rétention. - Rétention administrative
>> plus d'infos

Tunisie : Mise à exécution des menaces présidentielles à l'encontre de journalistes indépendants (jeu, 29 oct 2009)
En Tunisie, la repression s'accentue. Trois journalistes, coupables de faire leur métier sont harcelés par la police - Tunisie / , ,
>> plus d'infos

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme a lancé son nouveau site Internet (dim, 01 nov 2009)
Le tout nouveau site du REMDH ! - Organisations internationales /
>> plus d'infos

Hamida, 1961-2009 : « Si mon obstination à vivre fait peur, c'est que résolument j'ai choisi d'être une combattante, pas une victime. » (mer, 04 nov 2009)
Hamida Ben Sadia, membre du bureau national de la LDH est décédée le 29 octobre 2009 - Actualités
>> plus d'infos

La LDH soutient le film « Walter, retour en Résistance » (mar, 03 nov 2009)
La LDH soutient le film Walter, retour en Résistance de Gilles Perret - Les films de la LDH
>> plus d'infos

Chocolat : une conférence spectacle (mar, 03 nov 2009)
Conférence-spectacle « Chocolat » : nouvelles représentations au centre Curial - Paris 19e - Agenda / ,
>> plus d'infos

En Chine, une Ligue des droits de l'Homme ? (mar, 03 nov 2009)
« Les droits de l'Homme en Chine » n°40 (octobre 2009), le bulletin du groupe de travail de la Ligue des droits de l'Homme. - Chine / , ,
>> plus d'infos

Cela ne sert à rien d'évacuer les travailleurs-euses sans papiers ! Il faut aller au bout des discussions sur les circulaires ! (jeu, 05 nov 2009)
Les cinq organisations syndicales et les six associations parties prenantes du mouvement des travailleurs-euses « sans papiers » dont la LDH fait partie protestent contre le recours à des méthodes extra judiciaires et réclament une circulaire de régularisation. - Regularisation
>> plus d'infos

Guide pratique du blogueur et du cyberdissident - RSF
Ce guide propose des explications claires sur le "blogging" à tous ceux dont la liberté d’expression est restreinte sur le Web.
guide du blogueur et du cyberdissident.p[...]
Document Adobe Acrobat [2.2 MB]

HOMMAGE à... Rosa L. PARKS

Rosa avec M-L King

 

 

 

 

 

 

ROSA L. PARKS  (1913 - 2005)

Rosa Louise McCauley Parks, (4 février 1913, Tuskegee, Alabama États-Unis - 24 octobre 2005, Detroit, Michigan), était une couturière qui devint une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, ce qui lui valut le surnom de mère du mouvement des droits civiques de la part du Congrès américain.

Parks est devenue célèbre parce que le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama), elle refusa de céder sa place à un passager blanc dans un bus. Arrêtée par la police, elle se vit infliger une amende de 10 dollars (plus 4 dollars de frais de justice) le 5 décembre ; elle fit appel de ce jugement. Un jeune pasteur noir inconnu de 26 ans, Martin Luther King, avec le concours de Ralph Abernathy, lança alors une campagne de protestation et de boycott contre la compagnie de bus qui dura 381 jours. Le 13 novembre 1956, la Cour suprême cassa les lois ségrégationnistes dans les bus, les déclarant anticonstitutionnelles.

 

 

 

 

FLUX RSS RSF

 

Tunisie - La blogueuse Fatma Arabicca incarcérée et censurée
La blogueuse et professeure de théâtre Fatma Arabicca, de son vrai nom Fatma Riahi, a été convoquée le 2 novembre 2009 par la police de Gorjani à Tunis. Libérée le soir même, elle a été de nouveau convoquée le lendemain et placée en état d'arrestation. Des policiers l'ont escortée à son domicile à Monastir pour fouiller son appartement et saisir son ordinateur. Accusée de "diffamation", son procès devrait avoir lieu le 9 novembre. On ne sait toujours pas si elle est poursuivie sur la base du code pénal ou du (...)
>> plus d'infos

Corée du Nord - Le directeur de la radio Free NK récompensé : Reporters sans frontières lance un appel à davantage de soutien international
Reporters sans frontières félicite chaleureusement Kim Seong-Min, directeur et fondateur de Free North Korea Radio, pour le prix pour les droits de l'homme et la démocratie en Asie 2009 qui vient de lui être décerné par la Fondation Taiwan pour la Démocratie. "Nous appelons la communauté internationale à apporter un soutien beaucoup plus massif aux efforts des journalistes nord-coréens qui, grâce aux radios, défient la censure implacable imposée par Kim Jong-il. Free North Korea Radio, mais également (...)
>> plus d'infos

Iran - Reporters sans frontières lance un appel aux dons pour les journalistes iraniens en exil
Depuis l'élection contestée du 12 juin dernier, au moins cent journalistes et blogueurs ont été arrêtés, 23 sont encore en détention, et près d'une cinquantaine ont été contraints de quitter l'Iran afin d'éviter la répression impitoyable. La liste des professionnels des médias en exil, auxquels Reporters sans frontières apporte une assistance juridique et humanitaire, s'allonge chaque jour. Face à l'ampleur de cet exode, l'organisation lance un appel à soutenir financièrement ces journalistes et blogueurs, (...)
>> plus d'infos

Togo - "Il ne faut pas transformer la HAAC en police des médias" : Lettre ouverte au président Faure Gnassingbé
Le 5 novembre 2009, Reporters sans frontières a écrit au président de la République du Togo, Faure Gnassingbé, pour lui demander de ne pas promulguer le projet de loi organique adopté par le Parlement, le 30 octobre, relatif au renforcement des pouvoirs de la Haute Autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC). Voici le texte de la lettre : Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé Président de la République Lomé – Togo Paris, le 5 novembre 2009 Monsieur le Président, Reporters sans (...)
>> plus d'infos

Iran - Un journaliste de l'Agence France Presse arrêté
Reporters sans frontières est toujours très inquiète de la dégradation de la situation de la liberté de la presse et des conditions de détention des journalistes en Iran. Le correspondant de l'Agence France-Presse, Farhad Pouladi, et Nafiseh Zareh Kohan, collaboratrice de plusieurs journaux réformateurs, ont été arrêtés à Téhéran, le 4 novembre 2009, lors des manifestations marquant le trentième anniversaire de la prise de l'ambassade des Etat-Unis en Iran en 1979. La veille, le 3 novembre, le blogueur (...)
>> plus d'infos

Albanie - Reporters sans frontières choquée par l'agression d'un journaliste indépendant
Le 4 novembre 2009, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le palais du Premier ministre albanais, à Tirana, pour protester contre le climat d'intimidation des journalistes dans le pays, après l'agression d'une figure de la presse indépendante locale. Reporters sans frontières s'est déclarée très choquée par le passage à tabac de Mero Baze. "Cette agression est intolérable. Elle témoigne du sentiment de toute-puissance de certains hommes d'affaires albanais proches du pouvoir, qui (...)
>> plus d'infos

"On va vous écraser"
"On va vous écraser"
La restriction de l’espace politique en République démocratique du Congo
On va vous écraser.pdf
Document Adobe Acrobat [2.5 MB]